ANTOINISME - DOCUMENTATION
Il s'agit d'un site absolument personnel qui expose ma compréhension du CULTE ANTOINISTE. Il y a de la documentation historique, des textes du Père, des contributions personnelles, des aphorismes...
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NOUVELLES REFLEXIONS SUR LE DEUXIEME PRINCIPE."Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire" Le sage n'affirme aucun dogme à propos de la façon dont il devrait se comporter avec autrui. Et, réciproquement, il ne doit attendre de la part d'autrui rien de préétabli, rien d'obligatoire. Donc, en ce qui concerne la morale, l'attitude religieuse, il ne doit pas essayer de modifier les autres à son image sous le prétexte qu'ils ne correspondent pas à un moule, le moule en question n'étant rien d'autre que nos propres certitudes. Ceux qui se comportent de ctte manière, c'est tout simplement parce qu'ils doutent au lieu d'avoir la foi véritable. Pour étouffer leurs doutes, pour se rassurer sur ce qu'il croit être leur foi mais qui n'est en réalité que de la croyance, ils essayent d'utiliser les autres. Le sage ne doit pas se préoccuper de convertir à tout prix. Le sage doit respecter la façon de vivre et de croire d'autrui. Au contraire, il devra toujours considérer les autres comme autant de miroirs de lui-même et se remettre en question au vu des pratiques d'autrui. Chercher à tout prix à convertir, c'est chercher à se fabriquer un territoire dont on deviendrait le maître. Sur le plan de la morale, il ne peut exister aucun territoire dont on serait propriétaire. C'est ainsi que, très naturellement, nous débouchons sur le troisième principe. |
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LA FRIVOLITE.
Selon les dictionnaires: « Tendance qui consiste à changer trop facilement d'opinion, de décision, de sentiment ou de comportement. » Donc, nous sommes dans le domaine de la versatilité, dans l'émotionnel pur, dans la superficialité, dans l'inconstance: inconstance de goût, d'humeur, de tempérament, de volonté ( on pourra souvent dire que les inconstants au lieu d'être pourvus de volonté sont des velléitaires ). La frivolité, c'est également et avant tout, un état d'esprit qui fait que l'on accorde prioritairement l'attention à des actions mentales, matérielles ou physiques superflues, sans intérêt réel. La frivolité nous empêchera de voir ce qui se passe réellement autour de nous. On pourrait dire, plus méchamment, nous permettra de ne pas voir ce qui se passe. Les gens frivoles, superficiel accordent une importance capitale au « paraître », à l'apparence pour soi et pour les autres. Faire montre de frivolité, de superficialité, c'est ne rien prendre au sérieux. C'est en fin de compte faire preuve d'égoïsme, d'un manque de compassion. Le Père ANTOINE s'est penché sur le sujet, notamment dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »: « Quand certaines pensées nous procurent de l'agrément dans ce qui flatte nos faiblesses et nous porte à les assouvir, nous pouvons trouver sublime, comme l'a dit D., ce que nous regardons avec les yeux de la matière. Mais il en est de cette satisfaction comme de tous les plaisirs passagers. Des enfants en bas âge sont satisfaits d'un rien, alors que d'autres plus âgés, plus sérieux et plus raisonnables demandent plus et mieux. » Toutefois,il faut bien reconnaître que les personnes qui prétendent n'accorder aucune importance aux apparences font souvent preuve d'hypocrisie. Ces personnes chercheraient ainsi avant tout à tenter de prouver leur absence de frivolité, de superficialité. Attention: prétendre n'accorder aucune importance à l'apparence, voire même la mépriser pourrait bien être une façon d'apparaître , de se distinguer facilement de la masse! On doit, au contraire, craindre que les personnes qui présentent comme une vertu leur manque total de superficialité, de frivolité devraient en avoir honte. Pour eux, il n'y a aucun espoir d'évolution. Le frivole veillera à apparaître, à faire belle figure, à créer de la sensation et, réciproquement, il sera sensible à cet aspect des choses chez les autres. Il sera attiré par « le beau plumage » et « le beau ramage ». Voici, toujours dans le même chapitre, ce que le Père ANTOINE dit de ces préférences pas toujours sensées: « Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer; il affectionne indistinctement les uns et les autres; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n'en dira pas du mal. »
Il ne faut pas confondre « frivolité » avec « spontanéité ». Le frivole ne sera pas nécessairement spontané, loin s'en faut. Au contraire, la frivolité impliquera souvent une certaine recherche. C'est logique puisque le frivole accorde une grande importance au « paraître ». La frivolité ne relève donc pas, comme on pourrait peut-être le penser, du naturel, de l'inné. La spontanéité relève du naturel. La frivolité, elle, pousse plutôt, à quitter le naturel. Je vous livre un petit passage de l'Enseignement que l'on peut méditer: « Nous devrions toujours agir naturellement, ce n'est qu'en sortant de notre naturel que nous nous égarons; nous nous éloignons de la vérité, croyant nous en rapprocher. La raison en est bien simple: n'est-ce pas se dénaturer que de ne pas agir naturellement , Ah! Pauvres êtres que nous sommes ! Etudions-nous, voyons si nous ne voulons pas nous persuader que ce qui existe en apparence est au dessus de la réalité, que le mensonge est plus grand que la vérité. C'est toujours la vue d'ADAM qui nous fait prendre le bien pour le mal et le mal pour le bien; elle contrarie la marche de l'épreuve qui doit nous élever, tout en nous détournant de la raison; nous ignorons que c'est en l'interprétant contrairement que nous souffrons parce que nous nous dénaturons. Si l'épreuve nous rend malheureux, c'est parce que nous y voyons le mal tandis qu'elle est un bien. Rendons-nous en compte, nous reconnaîtrons que c'est l'erreur seule qui nous accable; si nous étions instruits de l'efficacité de l'épreuve, nous comprendrions qu'elle fait notre bonheur. » Pourquoi un tel détour ? Quel est le rapport de ce long texte avec le sujet traité ? Le rapport se trouve dans la dernière phrase: la frivolité n'est en fait qu'un moyen d'échapper à l'épreuve. Par la frivolité, on échappe à l'épreuve en refusant de la voir.
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EMOTIONS ET SENTIMENTS.Les émotions semblent souvent nous emporter, nous priver de toute volonté. On se laisse facilement submerger par les sentiments, par les émotions. Les émotions, on peut difficilement les éviter. Un évènement, souvent imprévu, se présente à nous et il est normal qu'il provoque une réaction, une émotion. Les émotions amènent des sentiments. Les sentiments, ce sont en fait des jugements, négatifs ou positifs. Et cela, il faut essayer de le gérer, sinon nous nous laissons emporter par la "vue du mal". Nous trisquons de "voir le mal" là où il n'est pas ou de "voir le bien" alors que c'est loin d'être le cas. Peut-on guider ses sentiments ? Peut-on rester maître de ses sentiments ? Pour la plupart des personnes, les sentiments positifs ne font pas problèmes. Là où cela devient malsain, là où cela nous fait mal, c'est quand il s'agit de sentiments de peine, de colère ou de peur. Faut-il absolument refouler les sentiments ? Non, plus haut on ne parlait d'ailleurs pas de refouler les sentiments mais de les gérer. Cette gestion des sentiments implique qu'on doit les accepter mais qu'il faut réagir et, surtout s'abstenir de jugement. Retenons bien le cinquième principe: " Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vou connaître que je le place sur votre chemin. mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain" |
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NEGATIVITE ET IDEES SUICIDAIRES.Inévitablement, nous connaissons tous, à un moment ou l'autre, pendant des périodes courtes ou plus longues, l'expérience de la négativité. Chacun de nous connaît des journées creuses où rien ne va. La négativité est le résultat d'une sorte d'agression, parfois seulement imaginée, du monde extérieur qui nous amène à ne pas aimer la situation dans laquelle on se trouve, à désirer, souvent ardemment mais vainement, que la situation soit différente de ce qu'elle est. La mélancolie est une manifestation de cette négativité. C'est un état dépressif qui se manifeste même lorsque les évènements vécus sont en principe heureux et agréables. La personne atteinte se sent enveloppée sous une chape de plomb que rien ne peut enlever. La personne mélancolique se sent vide et privée de toute volonté. Il ne prend même plus la peine d'avoir aucune initiative. C'est comme si celles-ci étaient freinées ou annihilées. On se sent comme coupé de la vie, retranché du monde. Alors, nous percevons tout comme une attaque. Donc, nous nous réfugions dans une attitude de repli sur nous-mêmes, défensive ( au mieux ), ou ( au pire ) offensive. Nous nous renfermons sur nous, nous pensons à protéger tout ce qui est à nous et nous passons à l'attaque ( sournoisement, ou offensivement ). Ce mode de comportement génère des tensions, des ragots, des médisances, de la calomnie, le mécontentement. Et nous chercherons presque toujours à créer et élargir un cercle de mécontents. On peut dire que c'est la culture du ressentiment, de l'amertume. A l'origine du ressentiment, de l'amertume, on trouvera toujours cette négativité. On trouvera toujours une blessure ( peut-être seulement imaginaire, mais l'effet est le même ), une violence subie ( qui ne sera parfois qu'une impression de violence, une situation ressentie comme violence ), un affront ( mais la sensibilité est tellement exacerbée que n'importe quoi de bénin peut être ressenti comme affront ). Celui qui se considère victime ne peut bien souvent réagir car il se sent impuissant. Ce sentiment d'impuissance aggrave la négativité car non seulement on s'estime victime de quelque chose par injustice mais en plus on a une image dévalorisée de soi-même. On ne peut réagir, on ne peut faire que ruminer son amertume et rechercher une vengeance. Il nous arrivera fatalement de faire supporter aux autres notre négativité. Nous deviendrons ainsi responsables des relations parfois malsaines, souvent médiocres avec autrui. Il ne sera donc nullement étonnant que nos manques, notre sentiment d'impuissance apparaissent dans notre vie quotidienne et l'empoisonnent, notamment au sein de la famille, sous forme de nervosité, de violence parfois, mais aussi de renoncement, d'inertie, ou d'acceptation de tout. La négativité fera donc courir des risques divers. Le risque le plus sérieux sera l'isolement social,la dévalorisation de soi-même, dévalorisation accompagnée de tendances suicidaires. Une personne suicidaire est une personne qui souffre, qui se sent dépassée par les événements. La première manifestation d'une tendance suicidaire sera d'abord le désir de ne plus se réincarner. C'est certes assez contradictoire de dire cela vu qu'on pourrait penser que le but est, justement, d'arriver au bout du cycle des réincarnations. Mais, nous avons bien dit lorsque le cycle normal est terminé, lorsqu'on a atteint la perfection, qu'il n'y a plus aucune raison pour l'âme de se réincarner! Ce n'est pas le cas ici! il n'existe pas de critères ou de ressentis particuliers, qui permettent de déterminer notre ancienneté sur Terre, notre nombre de vie ou l'absence de vies antérieures terrestres. Le fait qu'on ne souhaite plus revenir sur Terre la prochaine incarnation n'est que le sentiment d'être mal à l'aise sur un monde injuste et guerrier. Dire que le monde, que la société actuelle est devenue « guerrière » peut paraître exagéré. Nous sommes en tout cas dans une société de concurrence généralisée, exacerbée. Il n'y a qu'à observer les expressions de la vie courante: ainsi on parlera d'attitude commerciale « agressive ». Dans la société actuelle, les gens ont la hantise du « déclassement ». Le mot « déclassement » est dans toutes les pensées. Les gens vivent dans une angoisse sourde mais tenace: la peur du « déclassement ». La plupart ont la conviction que personne n'est à l'abri, que tout le monde ( et d'abord soi-même ) risque à tout moment de subir un déclassement: risque sur l'emploi, le salaire, la position sociale, la considération des proches... Cette hantise du déclassement est devenue source de négativité. Paradoxalement, cette négativité est devenue la source d'énergie majeure de la vie sociale: on n'agit plus tant pour progresser que pour ne pas être déclassé: dès lors, parfois, tous les coups sont permis! Dans cette optique, l'anxiété est poussée à son paroxysme. Elle est devenue source de concurrence et de frustrations. Les suicidaires ne décident jamais par avance d’abréger leur existence par le suicide. Si cet évènement intervient c’est que les choses ne se seront pas déroulées comme prévu. Ils recourent à cette solution parce que la vie incarnée est plus lourde à porter que prévu , et puis les malheurs de l’ existence ne sont pas programmés et nul ne peut prétendre être certain de pouvoir toujours affronter la réalité lorsque celle ci prend mauvaise tournure. Une mauvaise lecture ou une lecture superficielle de l'Enseignement pousse parfois à penser qu'il y a de la négativité dans l'Antoinisme, que l'Antoinisme est pessimiste. On citera souvent, en exemple, ce passage du chapitre « REINCARNATION »: « Ah! Quand pourrons-nous nous éveiller, quitter l'affreux cauchemar de l'incarnation ? » Voilà la phrase qui m'est souvent citée pour me démontrer le fait que l'Antoinisme serait basé sur un pessimisme ambiant. Il faut bien relativiser et resituer ce passage qui vient après toute la révélation sur la réincarnation. Il s'agit de bien expliquer que le principe des réincarnations multiples et successives aura un jour une fin. Que ce cycles de réincarnations a un but: l'éveil final et la fusion dans la divinité. On n'est donc pas condamné à un cauchemar perpétuel. Dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE? », nous trouvons, en écho de qui vient d'être dit, la conclusion suivante: « A mesure que nous traversons les tissus de matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'on jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU. » Voilà une autre façon, certes moins brutale, de dire lamême chose. Nous trouvons aussi le début du chapitre « LA CHARITE MORALE »: « ...Ici-bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique... » Certes, on parle de « tribulations et de vicissitudes » qui semblent être la définition de monde. Mais il ne s'agit rien d'autres que des épreuves rencontrées. Et c'est l'occasion d'une mise en garde: il faut se défaire de l'hypocrisie ( « parler de la morale » ) mais de mettre celle-ci comme fondement de notre vie. Nous sommes donc loin de prôner une fuite devant les ennuis! Il y a aussi, à la fin de ce chapitre, un très beau passage qui nous montre un vissage résolument optimiste de l'Antoinisme: « ...nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie, qui fera comprendre à l'un comme à l'autre que la vie spirituelle est la seule vie, que le monde corporel n'en est que le reflet, une illusion, une chimère bien misérable. Nos souffrances nous permettent, par contraste, de mieux savourer le bonheur; n'est-ce point dans les grands froids de l'hiver, au milieu de la neige et des glaces, que nous apprécions surtout les joies de l'été ? Nous disons souvent aux heures ensoleillées : Il fait doux aujourd'hui, le beau temps! C'est alors que nous nous souvenons du mauvais et nous établissons une comparaison. » Une leçon à tirer: les chocs de la vie sont autant de points de rupture avec le passé, avec les illusions, avec les erreurs de compréhension. Ces chocs de la vie nous aident à nous éloigner de ce qui est accessoire pour accorder de l'importance uniquement à l'essentiel. C'est chaque fois l'occasion de s'interroger sur le sens de l'existence. Une fois cet état d'esprit adopté, on en sort avec davantage d'énergie, de force morale et de courage. Que penser dès lors des frères qui n'ont pas eu cette force devant une masse d'épreuves qu'ils n'ont pu surmonter et qui les a amenés à quitter le monde volontairement et prématurément, par le suicide. Gardons-nous de juger. Faisons profit de ce passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: « Juger les actes d'autrui avec malveillance, y voir l'injustice est une erreur; c'est plutôt nous qui nous trompons mais notre peu d'avancement nous empêche de reconnaître la réalité. »
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TOUJOURS SUR LE "CONNAIS-TOI".Je suis tombé sur un passage du Développement qui peut être rattaché à la question. Il s'agit du chapitre "COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER": " Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c'est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c'est à la cause de tout ce qui tient dans l'imperfection qu'il faut porter le remède. cependant c'est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l'Enseignement et aussi du Développement. J'ai dit que nos défauts, tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l'atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d'autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c'est à la cause qu'il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont tous ces fluides qu'il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d'autant plus d'amour? J'ai enseigné que tout fluide est une pensée et toute pensée une loi, si nous ne puisons plus dans notre atmosphère, nous le ferons dans l'amour divin, cette réalité nous fait réfléchir bien souvent car quand nous avons puisé dans cet amour, nous sommes tout ranimés, nous disons:'' j'ai reçu une inspiration'', celle-ci nous étonne même parfois, elle change peut-être tout notre être et nous sommes heureux aussi longtemps que nous la respectons." Ici, le Père nous met en garde contre notre possible fausse vue sur nous-mêmes, résultante de la vanité. D'où l'importance d'une bonne maîtrise dans la poursuite du "Connais-toi": " Cependant nous pourrions encore nous tromper en croyant que nous avons été inspirés et tenter d'autres à suivre nos préceptes, tandis qu'ils ne seraient que de simples pensées résultant de notre atmosphère. Toutes les fois que nous recourons à celle-ci, nous effectuons nos actes matériellement." A la fin de ce chapitre, le Père revient à nouveau sur le principe de la réincarnation. La bonne compréhension de ce principe de réincarnation est absolument utile si on veut bien comprendre notre ressort interne: " Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous jouissions de l'aisance dans la précédente et réciproquement, nous n'attacherons pas tant d'importance à notre personnalité, nous aurons d'autant plus d'égards pour notre semblable parce que nous l'apprécierons d'une tout autre façon; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l'obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c'est l'embryon des vertus." Quand on vous disait dans le précédent article que cette recherche sur et de soi-même était aussi le chemin vers une grande leçon d'humilité! |
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LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE.La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé. Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin! Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité. « Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel. Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer. Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde... Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes. Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter. Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides. Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même. Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique. Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »: « Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. » Et, plus loin: « Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »
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