28/12/2016

Une citation à mettre en rapport avec le Cinquième Principe

CITATION A MEDITER

" Nous avons tant à changer en nous-mêmes que nous ne devrions même pas nous préoccuper de haïr ceux que nous appelons nos ennemis.

Nous sommes bien assez ennemis les uns des autres.

A vrai dire, je ne crois pas du tout à l’existence de ce qu’on appelle des ‘méchantes gens’…

La seule solution, vraiment la seule, je ne vois pas d’autre issue: que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres.

Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il n’est déjà."

D'autant plus à méditer quand on sait dans quelles conditions elle a été écrite:

ce texte est de ETTY HILLESUM.

Ce nom ne vous dit sûrement rien.

Etty HILLESUM était une jeune juive hollandaise morte en camp de concentration en 1943. Elle a eu la force d'écrire ces mots à ce moment !

A méditer pour tous ceux qui prétendent que le Cinquième Principe est inapplicable !

On peut aussi le rapprocher d'un texte de la Bible (Matthieu 5.43-48)

 
 " Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux"
 
Ces paroles, comme celles de Etty HILLESUM, comme celles du Cinquième Principe sont bien difficiles à entendre quand la colère nous saisit et que ce qui nous vient à l'esprit en premier lieu est le désir de vengeance.
Cela peut susciter beaucoup d’incompréhension… Quoi de moins naturel que d’aimer ses ennemis ! On éprouve des difficultés avec l'application de ce principe lorsqu'on ne sait pas exactement en quoi consiste l'amour: la relecture de l'Auréole de la Conscience est là pour nous éclairer.
Voilà sans doute la maxime la plus difficile qu'on ait jamais entendue.  Aimer ses ennemis n’est pas chose facile pour tout le monde,
Peut-on néanmoins pour les ennemis  les mêmes sentiments que ceux que l'on a  pour ses amis ? Non bien sûr, mais il importe de ne pas entrer dans le jeu de l’ennemi. Ce que celui-ci veut, c’est détruire, diviser. En fait, la violence est signe de faiblesse.
Quand on dit " Efforcez-vous d'aimer vos ennemis", on ne demande pas de s’en faire des amis mais de résister à l’engrenage et au piège de la haine.
 

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26/11/2016

Naissance de l'humanité: position révolutionnaire du Père ANTOINE.

Position "anti-créationniste" du Père ANTOINE.

 

Alors que, encore à l'heure actuelle, se font jour, les postions créationnistes, on doit signaler l'attitude révolutionnaire du Père ANTOINE. 

Révolutionnaire pour l'époque ( 1909/1910 ). Cette attitude devait sûrement faire scandale.

Nous la trouvons dans le chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL ":

" Je serai court pour vous enseigner ce qui m'en a été révélé; si je devais faire le développement, plusieurs jours ne me suffiraient pas.

Je ne puis dire, comme les écritures, que ADAM a été le premier homme, il en existait d'autres à cette époque qui occupaient diverses contrées, formant différents milieux de la même élévation. Tous avaient une foi en DIEU, aucun d'eux ne faisaient rien qui ne lui fût inspiré."

Assurément, pour l'époque, et avec une telle formulation, la position du Père ANTOINE et des Antoinistes devaient faire un véritable scandale: s'opposer aux Saintes Ecritures dans une question aussi fondamentale !

Et nous retrouvons l'histoire d'ADAM:

" Mais pour s'épurer on passe parfois par des filières bien douloureuses. Il en a été ainsi d'ADAM pour qui une grande épreuve se préparait. ADAM et EVE avaient apprivoisé un serpent et il l'aimaient comme une mère aime son enfant. La Providence place toujours sur notre chemin ce qui est nécessaire à notre progrès. "

Pour rappel, le Père ANTOINE a bien déclaré au début qu'il existait, à l'époque d'ADAM, d'autres hommes qui avaient " la même élévation".

Ce qui signifie que, quand il parle d'ADAM, ADAM est en fait une figure, une image, représentant l'humanité. Il faut bien avoir cela en tête pour comprendre l'histoire d'ADAM telle que la présente le Père ANTOINE.

En extrapolant, on pourrait même dire que l'histoire d'ADAM continue encore à l'heure actuelle à se produire.

D'ailleurs le Père ANTOINE, dans le dernier paragraphe, dit:

" En résumé, le péché d'ADAM, c'est la vue du mal.....

  Voilà où en est le progrès de nos jours et ce qui prouve que nous subissons encore l'instinct ancestral, c'est que nous en retrouvons la trace dans toutes les croyances."

 

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25/05/2016

" Efforçez-vous d'aimer..."

" EFFORCEZ-VOUS D'AIMER..."

( Cinquième Principe )

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On est toujours interpellé par ce cinquième principe ! Pour commencer, on prend toujours cette recommandation comme une prescription.

 

On ne manque pas d'y attribuer des notions de politiques, et pas seulement de politique locale ou nationale ( rivalités entre partis ou entre tendances dans un parti ). mais surtout on fait référence à l'histoire ou à l'actualité.

 

On objecte souvent que ce principe serait une incitation à la soumission, voire à la collaboration.

 

J'ai été frappé par la lecture faite par hasard d'une interview du moine bouddhiste français Mathieu RICARD.

 

C'est alors seulement que j'ai compris le sens réel du cinquième principe.

 

On lui pose la question suivante:

" Vous écrivez qu'il faut en arriver à aimer même son ennemi...Ne pensez-vous pas que c'est une des limites de l'empathie ? "

 

Il répond:

" En anglais, ça marche mieux: love et like sont deux notions différentes. En français, le même mot nous fait confondre aimer et apprécier.On pense que l'amour, c'est seulement éprouver des sentiments pour ceux auxquels nous sommes attachés. La bienveillance, c'est souhaiter apporter le bonheur aux autres. la compassion vise à remédier aux causesde souffrances quelles qu'elles soient. C'est ce que signifie " aimer son ennemi ". Cela veut dire, par exemple, souhaiter que la haine, l'indifférence, la cruauté, le vice de BACHAR AL-ASSAD disparaissent de son esprit tout en contrecarrant au mieux ses actions barbares. Ce n'est pas être négligent ni tolérant vis-à-vis du mal. c'est simplement dire que des êtres humains sont tombés dans une aberration, mais qu'ils ne se confondent oas avec cette aberration.Ces personnes ont la haine, comme on a un cancer. Le malade ne vient pas voir le médecin en disant '' Docteur, je suis le cancer''. Un médecin confronté à un fou violent ne va pas se saisir d'un bâton pour le réduire en charpie ! Il va faire le nécessaire pour le maîtriser, puis pour le soigner. Il faut l'empêcher de nuire et ensuite, si on peut, le soigner. C'est cela la compassion."

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Dans la société actuelle, le discours ambiant nous influence tous: l'altruisme, la générosité, la bienveillance, la simple gentillesse sont considérés non pas comme des qualités mais comme des défauts. Non pas comme des vices mais comme des défauts. Il faut ici donner au mot " défaut " un autre sens: la gentillesse est certes une qualité morale mais, dans la vie pratique, ce serait un défaut parce que cela nous empêcherait de mener notre vie de façon autonome, parce qu'elle nous mettrait toujours en état d'infériorité, parce que nous serions de pitoyables naïfs toujours prêts à être abusés.

 

Ce qui est demandé, c'est d'essayer d'éliminer les " mauvaises pensées ". Celles-ci agissent sur le comportement, générant angoisses, doutes et dépression. Elles occultent ce qui est réellement important pour la personne. Elles amplifient tout. On ne sait plus faire la distinctions entre les « vrais » problèmes et ce qui est accessoire. Même ce qui est accessoire devient « problème ». On finit par manquer d'objectivité.

 

On se tourmente mentalement. On voit des ennemis, des embûches, des pièges partout. Cet état provoque du mal-être. Il provoque une réaction de fuite ou d'agressivité.

 

En, derrière, se cache une peur ? Se cache des blessures mentales, la peur d'être humilié, d'être rejeté, d'être trahi, de subir des injustices, d'être mal considérés.

 

 

 

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27/04/2016

L'essentiel dans la vie: la conversion.

L'essentiel dans notre vie.

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Dans le chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI ", le Pèrec ANTOINE nous révèle:

" DIEU ne nous a pas donné la croyance pour nous guider, mais il nous a mis une conscience, par laquelle nous devons nous diriger et qui devient plus sensible au fur et à mesure que nous nous améliorons. "

 

Et dans le chapitre " LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR ":

" Nous ne pourrions apprécier la réalité que par son opposé: l'obscurité donne le prix à la lumière, la maladie à la santé; il en est de même de l'amour que nous ne ressentons qu'à travers notre semblable. Le vrai bonheur ne peut résulter que du malheur; c'est ce qui explique qu'ADAM traverse l'abîme de l'incarnation comme nous le faisons tous; nous en sortirons en travaillant à notre amélioration..."

 

Ces deux passages, apparemment dissemblables, nous font comprendre qu'il faut rechercher l'essentiel dans notre vie. Il faut, dans les événements que nous traversons ou dans les événements qui se déroulent autour de nous, bien faire la distinction entre ce qui est essentiel et ce qui l'est moins, ce qui n'est qu'accessoire, anodin.

 

Comment envisageons-nous notre vie ? La voyons-nous triste, pleine d'amertume ? La passons-nous dépourvus de but, sans entrain ? Pour beaucoup, la religion était plutôt une affaire de sentiment et de pure habitude, ce n'est pas une affaire de foi réelle.

 

Nous devons bien assimiler ce qui est dit en préambule. Cette mauvaise impression qui nous déprime doit être dépassée. Cette mauvaise image de notre vie, et en fin de compte de nous-mêmes doit être dépassée. Nous devons être convaincus qu'elle est l'image opposée de la réalité.

 

Nous sommes notre propre vie. Le principal moyen de mener une vie heureuse, épanouie, nous le trouvons dans notre prise de conscience: nous sommes, comme ADAM, dans l'abîme de l'incarnation et nous en sortirons en travaillant à notre amélioration. Grâce à ce travail, nous stimulerons la conscience que Dieu a placée en nous. Nous aurons alors la capacité de faire face aux problèmes quotidiens. Nous serons capables d'avoir, même dans les circonstances difficiles, un comportement courageux et optimiste.

 

Dans le chapitre " LA CHARITE MORALE ", le Père ANTOINE nous dit:

" Nos souffrances nous permettent, par contraste, de mieux savourer le bonheur; n'est-ce point dans les grands froids de l'hiver, au milieu de la neige et des glaces, que nous apprécions surtout les joies de l'été? "

 

Nous devons considérer l’ensemble de notre vie, comme une série d’étapes que nous nous devons absolument franchir pour parvenir à une vraie prise de conscience. en fait, il faut " se convertir". Donnons ici à l'expression "se convertir", son véritable sens: "changer son état d'esprit". En changeant son état d’esprit, on peut tout changer.

 

Nous devons bien nous convaincre que dans la vie, nous irons toujours plus loin en nous appuyant sur la conscience que DIEU nous a donnée qu'avec nos seules connaissances ou notre seule intelligence !

 

Pour amorcer cette "conversion", ce véritable changement de soi, il faut passer par une étape de la pratique spirituelle: le perfectionnement de l’âme. Comment faire ? Ce travail spirituel commence par une découverte de soi. Le premier pas est de s’étudier, de s'analyser, comme si on était quelqu'un d'autre situé à l’extérieur. Quels sont nos points positifs et nos points négatifs. Ce qui est, à priori, positif l'est-il dans la réalité ? Par exemple, admettons que nous avons comme qualité la gentillesse. Sommes-nous gentils tout en étant désintéressés ? Ou sommes-nous gentils par vanité, pour être bien considérés ?

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19:06 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/04/2016

Encore quelques réflexions sur le cinquième principe.

 

Encore des réflexions sur le cinquième principe.

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" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi..."

 

Le coeur de l'homme, et surtout son esprit, paraissent être à la violence, à l'agressivité. Dans le langage courant, dans le langage professionnel, dans le langage politique, dans le langage des affaires, les formulations sont marquées par l'agressivité.

 

On entend dire, sans que cela ne choque plus guère de monde: " On aura sa peau ", " il faut le descendre"," on va les avoir", "nous devons avoir une attitude commerciale agressive"...

 

Certains sont persuadés que leurs difficultés quotidiennes sont de la faute de l’Autre. Cette méfiance vis-à-vis de l'Autre devient très rapidement haine de l'autre. La haine de l'Autre débouche inévitablement sur la violence. D'abord violence des pensées, puis violence des mots, puis violence des discours publics et,enfin, violence physique.

 

Est-ce là la démonstration concrète de l'état du cœur de l'homme ?

 

Aujourd'hui, la gentillesse est un concept qui étonne, qui semble paradoxal. Naturellement, on penche plutôt vers la méfiance,les a priori, le manque d'intérêt.

C'est pourquoi, le cinquième principe, révélé par le Père ANTOINE, peut paraître hors de propos, voire inadapté au monde actuel. Cela suscite l'incompréhension, voire les moqueries à propos de cette valeur à laquelle, pourtant, nous sommes tous sensibles ?

 

Les gens s'étonnent de ces paroles, qui se retrouvent d'ailleurs, sous d'autres formes, dans d'autres passages de l'Enseignement antoiniste. Le Père Antoine a vécu en accord avec ces paroles.

 

En voici quelques unes:

Dans le chapitre " LA CHARITE BIEN COMPRISE ":

" Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'a à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle mais la charité morale"

dans le chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE":

" Nous pouvons voir quelqu'un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l'observant avec notre amour,, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti-pris."

Dans le chapitre " TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER":

" Juger les actes d'autrui avec malveillance, y voir l'injustice est une erreur; c'est plutôt nous qui nous trompons, mais notre peu d'avancement nous empêche de reconnaître la réalité."

Dans le chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL":

" Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison."

 

 

 

L'état désespéré de l'humanité met en évidence la grandeur de l'Enseignement antoiniste.

 

Cette œuvre renouvelle entièrement le cœur de tout qui s'interroge, fait un effort d'introspection, fait l'effort de prendre, mentalement la place de celui qui paraît offensant à notre égard. Il est difficile d'être heureux, motivé, enthousiaste sans un minimum de gentillesse, de bienveillance en famille, au travail, dans les groupements... 

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02/12/2015

"FOI, ESPERANCE, CHARITE": réflexions d'un Antoiniste.

« FOI, ESPERANCE, CHARITE et CONTRITION »

vues par un Antoiniste.

 

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Pour les catholiques, les 3 vertus théologales, « Foi, l’Espérance et Charité » sont une grâce divine. Les 3 actes de Foi, d’Espérance et de Charité ont un triple aspect:

  • d'abord, une louange vers DIEU pour avoir reçu ces trois vertus;

  • ensuite, une prière, ou plutôt une résolution, pour aller vers DIEU;

  • enfin, une mise à profit de ces prières pour rappeler certains dogmes et affirmer que l'on y croit.

 

Par l’Acte de Foi, on affirme croire en DIEU, croire tout ce qu’Il a révélé et que l'on connaît grâce à l'Eglise.

 

Il en existe deux versions. Une ancienne remplacée par une nouvelle. Pourquoi ce remplacement ?

 

Voici l'ancienne version :

« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités
que tu as révélées et que tu nous enseignes
par ton Église,
parce que tu ne peux ni te tromper, ni nous tromper. »

 

Et la nouvelle :

Je crois en toi, Seigneur.
Tu es un seul Dieu,
mais tu t'es révélé Père, Fils et Saint-Esprit.
Par le baptême,
tu m'as fait participer à ta vie.
Fortifie ma foi
et donne-moi d'agir en toute chose
comme ton Fils Jésus Christ.

La seconde version explicite davantage les « vérités » à croire qui ne sont pas détaillées dans la première et elle prend davantage la forme d'une prière, d'un souhait.

 

Par l’Acte de Charité, on déclare aimer DIEU plus que tout et son prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu.

 

Voici l'ancienne version:

Mon Dieu, je t'aime de tout mon coeur
et par-dessus toute chose,
parce que tu es infiniment bon
et infiniment aimable,
et j'aime mon prochain comme moi-même
pour l'amour de toi.

 

Et la plus récente:

Je t'aime Seigneur,
parce que tu m'as aimé le premier.
Que ton Esprit augmente en moi la charité
me fasse aimer tous les hommes
comme celui qui les aima jusqu'au bout,
ton Fils Jésus Christ.

 

Par l’Acte d’Espérance, on affirme désirer et attendre de DIEU, avec une ferme confiance, la vie éternelle et son aide pour y parvenir.

 

Voici la formule traditionnelle:

Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance
que tu me donneras,
par les mérites de Jésus Christ,
ta grâce en ce monde et,
si j'observe tes commandements,
le bonheur éternel dans l'autre,
parce que tu l'as promis
et que tu tiens toujours tes promesses.

 

Et la nouvelle:

J'espère en toi, Seigneur.
À ceux qui t'aiment tu as promis la vraie vie.
Dans les difficultés de l'existence
et à l'heure de la mort,
affermis ma confiance
en celui qui nous donne une vie nouvelle
par sa victoire sur la mort,
ton Fils Jésus Christ.

 

Quant à l'acte de contrition qui les complète, il ne doit pas être mis sur le même pied. Ce n'est pas une déclaration comme les trois autres mais une prière, une supplique. C'est une prière exprimant le regret d’avoir offensé DIEU et un engagement à réparer la faute. Il peut néanmoins être rapproché des trois autres puisqu'il se base sur la foi en DIEU, la reconnaissance que l'on a failli au devoir de charité et l'espérance en sa miséricorde.

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De notre côté, rappelons d'abord qu'il ne peut être nullement question de tourner en dérision ce qui vient d'être dit. Le père ANTOINE, dans le chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ":

"Une société qui blâme ou critique une autre, qui cherche à s'élever à son détriment, lui est plutôt inférieure. On est supérieur par amour, d'aimer ceux qui nous témoignent de l'indifférence, voire même de l'hostilité. Elle n'est pas coupable cependant puisqu'elle croit agir conformément à la vérité et à la justice.".

 

En ce qui concerne le problème même de la foi, rappelons qu'il ne suffit pas d'afirmer qu'on a la foi pour l'avoir réellement et qu'il faut se garder de confondre la foi avec la croyance.

 

Nous pouvons faire nôtre cette pensée de KRISHNAMURTI:

« La croyance n'est qu'un mot, une pensée, c'est une chose absolument destructrice. Celle-ci divise les gens, les endurcit, les pousse à se haïr réciproquement, à cultiver la guerre d'une façon détournée. »

 

C'est un peu ce que le Père ANTOINE dit dans le chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI":

" C'est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de Lui la même conception; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer."

 

Pour ce qui est de la Foi, le Père ANTOINE insiste fortement, à diverses reprises, pour qu'elle ne soit pas confondue avec la croyance. Dansle m^me chapitre, voici ce que l'on peut lire:

" La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu4il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous croyons faire le mal croyant faire le bien."

 

Sans vouloir offenser quiconque, quand on relit bien ce qui est repris plus haut, on doit bien constater que c'est cette vision d'un DIEU extérieur au hommes qui en constitue la trame.

 

C'est opposé à l'Enseignement Antoiniste. Relisons ce passage, interpellant, du chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI:

" Ne croyons pas en DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. sachons que nous sommes DIEU nou-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait toujours agir contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'IL nous observe,, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien."

 

Et, si le Père ANTOINE ne s'oppose pas à la prière, voici ce qu'il en dit de son utilité , dans le même chapitre. C'est une précision importante quand on sait que les quatre actes cités au début sont des prières demandant une faveur personnelle:

" ...lorsque nous désirons demander une chose à DIEU, nous avons toujours plus de foi en notre semblable qu'en nou-mêmes; c'est la preuve que nous nous appuyons sur la croyance plutôt que par un doute. Elle nous tente à prier DIEU pour être heureux dans l'assouvissement de notre imperfection, tandis que le bonheur ne résulte que de notre amélioration. Mais celle-ci ne peut s'effectuer que par la vraie prière qui consiste dans les actes et non dans les paroles, qui s'appuie sur la loi qui nous dit: Fais bien et bien tu trouveras.

Je le répète, la croyance en DIEU telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine."

 

Il n'est pas inutile non plus que le lecteur se repenche sur les Dix Principes et l'Auréole de la Conscience et les médite.

 

 

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21/11/2015

Quelques mots encore sur "ENVIE ET JALOUSIE"

QUELQUES REMARQUES SUR L'ENVIE.

Revenons sur ce passage repris de cet article. 

Nous n'irons pas jusqu'à partager la pensée de Jacques LANGUIRAND :

Le seul véritable service qu'on peut rendre à quelqu'un, c'est de l'envier : l'opportunité lui est ainsi offerte de ressembler, un jour ou l'autre, à l'image avantageuse qu'on se fait de lui.”

 

Mais pourtant, elle renferme quand même un fond de vérité. On peut dire que l'envie est à la base de l'émulation, de la recherche de l'amélioration. L'envie peut être à la base d'un désir de progrès. L'envie est avoir un désir qui peut être positif ou négatif. On peut avoir envie de s'améliorer dans tous les domaines, ou un seul c'est alors un fait positif. Le regard sur le prochain peut être à l'origine de cette envie. L'envie , c'est le désir , le besoin de disposer de quelque chose, ou d'être quelque chose...Au départ, cela n'a donc rien à avoir avec la jalousie."

Cela peut sûrement paraître simpliste. Pourtant, elle renferme une grande part de vérité. On ne peut s'empêcher de faire référence à l'Enseignement du Père ANTOINE, notamment le Troisième Principe:

" Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien, parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple et ne voir le mal en rien".

On insiste ici, très fortement, sur la notion d'exemple. On est un exemple pour autrui...Autrui est un exemple pour nous...Le fait de prendre autrui pour exemple peut l'inciter à devenir, réellement, l'exemple que l'on voit en lui et réciproquement.

Et aussi ce petit passage du chapitre "LE FOND ET LA FORME":

" Notre plaisir ne consiste pas seulement à nous réformer, il réside aussi dans le bonheur de ceux qui nous approchent, partagent notre travail moral et s'unissent à nous par les liens de l'amour fraternel. c'est ainsi qu'étant désireux d'avancer vers DIEU, nous sommes aidés, on nous amène des personnes sincères pour travailler avec nous à leur amélioration; leur exemple est un témoignage de plus en faveur de cet amour que nous aspirons à posséder afin de réaliser un progrès."

Donc, toujours cette notion "d'exemple". Evidemment, qui parle d'exemple, donné ou reçu, suppose nécessairement "l'envie" de ressemble, d'égaler "l'exemple" ou d'être vraiment conforme à "l'exemple" qu'on veut donner.

Ici, la notion d'envie est absolument positive. Mais malgré tout, prenons bien garde à quatre choses:

1° Ne nous transformons pas en gourou.

2° Ne dévions par vers la jalousie envers celui qui est "exemple".

3° Ne nous laissons pas monter la tête et de versons pas dans le culte de la personnalité, le fanatisme...

4° Ne pas se garnir exagérément ou même faussement. ARISTOTE en parle déjà: « Il y a deux espèces d’exemples : l’une consiste à citer des faits antérieurs, une autre à inventer soi-même. Dans cette dernière, il faut distinguer d’une part la parabole, de l’autre les fables comme les ésopiques » (Aristote, Rhét. II, 1393a).

Ce serait alors la face négative de la notion "d'exemple".

Attention aussi à d'autres aspects négatifs ! Il ne faut pas chercher sans cesse à se valoriser et à combler ainsi le manque d'attention dont on fait l'objet ou de guérir le sentiment de dévalorisation que l'on a de soi. Beaucoup de gens se dévalorisent, se  culpabilisent ou ont un complexe d'infériorité. Même les personnes paraissant prétentieuses ou orgueilleuses souffrent d'une dévalorisation personnelle.  Elles le compensent par un désir d'apparence qui génère un complexe de supériorité. Se poser en exemple n'est en fait qu'un moyen qui leur fait croire qu'ils sont admirés et admirables. Ils ont perdu  l'humilité, vertu appréciée de tous. 

Retrouver cette humilité c'est le chemin à suivre pour être exemplaire. On sera alors débarrassé de tous les aspects négatifs de l'envie et surtout on sera immunisé contre la jalousie.

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ENVIE ET JALOUSIE.

 

L' envie et la jalousie.

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L'envie envers son prochain est un sentiment très humain. Comme nous l'avons déjà dit, en matière de sentiments, de vertu ou de défaut, tout est toujours relatif. Rien n'est jamais complètement blanc ou complètement noir. L'envie est un sentiment normal. On peut même aller jusqu'à dire que sans un minimum d'envie, il n'y a pas de progrès.

 

Nous n'irons pas jusqu' à partager la pensée de Jacques LANGUIRAND :

Le seul véritable service qu'on peut rendre à quelqu'un, c'est de l'envier : l'opportunité lui est ainsi offerte de ressembler, un jour ou l'autre, à l'image avantageuse qu'on se fait de lui.”

 

Mais pourtant, elle renferme quand même un fond de vérité. On peut dire que l'envie est à la base de l'émulation, de la recherche de l'amélioration. L'envie peut être à la base d'un désir de progrès. L'envie est avoir un désir qui peut être positif ou négatif. On peut avoir envie de s'améliorer dans tous les domaines, ou un seul c'est alors un fait positif. Le regard sur le prochain peut être à l'origine de cette envie. L'envie , c'est le désir , le besoin de disposer de quelque chose, ou d'être quelque chose...Au départ, cela n'a donc rien à avoir avec la jalousie.

 

Mais, si on n'y prend pas garde, on déborde vite de l'envie vers la jalousie. Jalousie, envie, colère, ambition, la compétition, concurrence sont, en fin de compte, divers aspects d'une même disposition d'esprit. Tout est question de nuances et de degré dans la nuance.

 

La jalousie est plus aiguë que l'envie. Elle réclame l'appropriation de ce que l'autre a ou la mise à mal de ce que l'autre est. L'envie c'est vouloir la même chose que ce que l'autre a ou être la même chose que ce que l'autre est. 

 

Jalousie et envie se trouvent donc sur la même palette. Ce sont deux aspects, contradictoires d'un même sentiment. Comme l'émulation, disposition saine, peut dériver sur la concurrence, puis sur la compétition. Comme l'ambition peut dériver sur l'esprit de supériorité, le mépris de l'autre. Ces sentiments, s'ils ne sont pas maîtrisés, engendrent tous tôt ou tard une situation de conflit. Les réactions de jalousie et d’envie se ressemblent souvent.

 

Il est donc important de faire régulièrement son propre examen de conscience. Et de se rappeler le cinquième principe :

« Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain. »

 

Quand on aura bien assimilé la pensée profonde ce principe, on se rendra compte qu'il importe de faire quelque chose et d'adopter les bonnes attitudes.

 

Tout d'abord, la jalousie découle d'un manque de confiance en soi, d'un manque d'estime personnelle. La jalousie est un sentiment associé à un manque de confiance en soi chronique, à un manque de maturité affective.

 

Et surtout, il faut éviter de susciter, volontairement, la jalousie d'autrui. Car c'est aussi un moyen de se venger de l'autre. Alors, on se vautre, dans l'esprit de jalousie. Nous ne dirons pas que l'on se complaît alors dans cet esprit de jalousie. Car c'est un esprit dans lequel on ne trouve aucun plaisir. La jalousie est un sentiment agressif.

La jalousie et l'envie sont des problèmes du « paraître ». Je vous renvoie donc à l'Enseignement du Père ANTOINE, dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE », plus spécialement à ce passage :

 

«  On m'a déjà dit que vous étiez de vrais fils de DIEU, revendiquant sans cesse l'amour qui doit nous unir. Tâchons de mériter de plus en plus ce titre; rappelons-nous toujours la pensée de pardon à côté de la pensée de haine et de vengeance; être froissé n'est pas un mal, nous pouvons tous l'être puisque nous sommes imparfaits; c'est un moyen pour nous faire apprécier ce qu'il y a de mauvais en nous et qu'il faut extirper. Le mal est dans la préméditation et dans l'arrière-pensée. Dès que nous avons été froissés, efforçons-nous de revenir à de meilleurs sentiments; si nous nous sommes montrés indifférents envers quelqu'un, tâchons de comprendre notre devoir et nous saurons ce que nous avons à faire.

Celui qui désire s'améliorer en recherche l'occasion. N'éprouve-t-on pas du bonheur d'aller au-devant de son adversaire et de lui dire: Je vous ai peut-être manqué, ne voulant pas que ma conscience me fasse de reproches, je viens m'excuser si je vous ai offensé. »

 

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18/11/2015

L'exigence amicale.

L'exigence amicale

( sur une pensée de Tahar ben Jelloun )

 

« Je considère qu'un ami est celui qui ne ment pas, ne fait pas semblant et parle avec toute la sincérité, la franchise que l'amitié véritable requiert. C'est ce que j'appelle l'exigence amicale: dire ce qu'on pense sans, bien sûr, être blessant. »

 

[ Eloge de l'amitié (1996) ] Ben Jelloun, Tahar

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Cela me fait penser à ce que le Père ANTOINE dit dans le chapitre " TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER"

" Il arrive qu'en voyant une personne agir contrairement à une vérité que nous avons acquise, nous souffrons à un tel point que nous éprouvons le besoin d'en faire l'observation. Usons alors de tact, défions-nous de nous-mêmes, si nous ne voulons avec un caprice aller contre une réalité. Nos bonnes dispositions nous permettent de l'approcher et de lui ouvrir notre coeur; nous recevrons les inspirations nécessaires et sans le froisser, nous parviendrons à lui donner une autre vue: celui qui raisonne avec amour n'offense jamais personne; Tout en possédant la vérité et la démontrant par des arguments palpables, nous pouvons commettre une faute grave, si nous nous laissons guider par une faiblesse, surtout par l'opinion.

  Si nous voulons nous pénétrer de l'enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l'homme aspire découle de celui qu'il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l'égoïsme."

Et aussi la finale du chapitre "LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES":

" La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autre contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer. La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide."

Que serait la vie humaine s’il n’était pas possible d'entretenir des liens d'amitié ? Mais l’amitié, ou ce qu'on croit être l'amitié, peut être une cause de souffrances, de déceptions. Les comportements d’un ami ou de quelqu'un supposé tel peut nous troubler et même nous faire souffrir. Nous ne parlons même pas d'ici des trahisons éventuelles que l'on a à subir mais des comportements vis-à-vis de tiers ou de prises de position qui nous heurtent, qui nous déçoivent.

Les vrais amis s'aiment pour ce qu'ils sont et non pas pour les avantages que l'on peut retirer de l'amitié. 

L’amitié véritable doit se baser sur la connaissance de soi-même, sur l’humilité,  sur la confiance en soi, sur sa propre capacité à  porter un regard réaliste sur soi-même.Si on n'est pas capable de se connaître, il est automatiquement difficile de bien connaître les autres. Chacun analyse les comportements des autres à partir de ce qu’il comprend de ses propres agissements.

Ici, la "Vue de mal" intervient. Quand on commence à jauger, puis à juger les comportements des autres, apparaissent les premières failles dans l'amitié. 

Encore une fois, penchons-nous sur l'Enseignement du Père ANTOINE, plus spécialement ce passage du chapitre "" LA CHARITE BIEN COMPRISE":

" Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale....Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n'est pour leur venir en aide.

  C'est ainsi que nous aimerons réellement et qu'on nous aimera de même."

Nous ne pouvons être d'accord avec MONTAIGNE quand il dit:

« Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité… ».

 

 

 

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24/10/2015

Pour les antoinistes, DIEU n'est pas un dieu des flammes.

Je vous livre cette citation de Victor HUGO:

Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. A en croire les religions, d-DIEU est né rôtisseur."

Les antoinistes ont une tout autre idée de la divinité. 

Ainsi, dans le chapitre " Le rôle de DIEU", le Père ANTOINE dit:

" Pour nous faire une idée du rôle de DIEU, dans la vie universelle, voyons celui d'un bon père dans sa famille.

  Qui peut lui inspirer le dévouement et le courage dont il a besoin pour remplir sa tâche ? Ce ne peut être que l'amour. 

   .....

   Le rôle de DIEU est comparable à celui de l'homme; il est d'autant plus important que DIEU a l'amour plus grand."

 

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23/04/2015

Nouvelles réflexions sur le neuvième principe.

Nouvelles réflexions sur le neuvième principe ».

 

«  Tout ce qui vous est utile, pour le présent

comme pour l'avenir,

si vous ne doutez en rien,

vous sera donné par surcroît:

Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé;

vous aurez le souvenir

qu'il vous a été dit : '' Frappez, je vous ouvrirai;

Je suis dans le CONNAIS-TOI''. »

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D'aucuns ont déjà dit que l'Antoinisme est une religion sombre. Sombre pour diverses raisons.

 

La première parce qu'il n'est pas une religion de salut. Les religions de salut promettent que, après la mort, l'âme peut rejoindre le paradis pour, pour la plupart, revenir sur terre un jour par le biais de la résurrection. Somme toute, pour ces âmes, au paradis céleste succéderait un paradis terrestre, un éden. Au contraire, l'Antoinisme, promet une chaîne de réincarnations successives jusqu'au moment où, à la fin, l'âme ne se réincarnera plus mais sera, en quelque sorte, « fondue » dans/avec la divinité.

 

La seconde, parce qu l'Antoinisme met l'accent sur les souffrances et le malheur vécus lors de chaque incarnation. C'est ce que, dans de nombreux textes, le Père ANTOINE appelle les « tribulations et les vicissitudes ».

 

C'est inhérent à la doctrine de la réincarnation. Selon l'Antoinisme, nous devons faire d'abord l'expérience de la vie, du monde tel qu'il est. Nous devons pour cela bien comprendre, bien expérimenter la réalité de la souffrance, l'existence de l'insatisfaction. Nous ne devons pas tenter d'échapper à la réalité de l'existence. Nous ne pouvons pas fuir la situation. Nous ne pouvons pas chercher à y échapper.

 

Voilà déjà deux grands points du « Connais-toi ». Quand on est bien pénétré de ces deux concepts, on a déjà compris beaucoup sur notre condition humaine.

 

Nous devons reconnaître ce que nous sommes, individuellement, plutôt que de tenter d'échapper à tout ce qui nous irrite, nous contrarie. C'est ce que le Père ANTOINE rappelle dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » :

« Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. »

 

Le premier acte de sincérité, nous devons le faire envers nous-mêmes. Avant d'être sincère lorsque nous nous exprimons avec autrui, nous devons nous examiner avec sincérité.

 

Un exemple de sincérité envers nous-mêmes: constater notre absence de désintéressement. Dans le monde, matérialiste, on est toujours préoccupé par les envies d'expansion, d'enrichissement, de gloriole, de statut...Tout ce dont on dispose, tant matériellement que physiquement ou intellectuellement sert à valider notre orgueil, à améliorer notre position. D'où ne résulte, finalement qu'un sentiment d'insatisfaction.

 

On n'apprécie plus le sentiment de simplicité. On ne sait pas apprécier la beauté de la simplicité. De ce sentiment d'insatisfaction découle l'esprit de négativité. La négativité a pour résultat de nous faire désirer que les choses soient différentes de la réalité. Comme cela ne peut pas être le cas, nous harcelons, nous attaquons tout ce qui ou tout qui nous semble responsable de cet état. La négativité est réellement une catastrophe, quelque chose de terriblement néfaste pour qui en souffre. Ecoutons le Père ANTOINE, dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE » :

 

«  J'ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l'abîme, nous surchargent d'un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n'avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. »

 

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15/03/2015

Le silence est demandé dans les Temples. Quelques réflexions.

Le silence dans les Temples.

 

On peut voir dans les Temples Antoinistes, une affichette rappelant la nécessité de faire silence dans les temples.

 

Quelle est la signification de ce silence demandé ? Le silence peut avoir diverses motivations parfois bien opposées l'une à l'autre. Il y a le silence attentif, il y a le silence d'écoute. Il y a le silence de respect ou, à l'inverse, le silence manifestant un refus d'écoute. Il y a le silence d'éblouissement devant une révélation.

 

Pour nous, le silence demandé dans les Temples n'est ni un vide, ni une absence. Ce silence parle. Ce silence est demandé pas imposé. S'il était ressenti comme imposé, il appellerait, au contraire, une réaction de refus.


Le silence dans les Temples est un appel à se plonger en soi-même. Il est une écoute de soi-même. Mais il est aussi un appel à se mettre à l'écoute des autres. A se mettre à l'écoute de DIEU. Le Texte de l'Auréole de la Conscience figurant en lettres blanches sur fond noir au mur faisant face au public nous le rappelle.

 

Le silence demandé n'appelle pas forcément la fuite du monde. Ce silence nous renvoie à notre responsabilité individuelle. Cette responsabilité individuelle, chacun des Dix Principes, nous le rappelle. Ce n'est donc pas un silence destructeur de personnalité.

 

Ce silence est à considérer pour celui qui le pratique sans le laisser distraire comme un Temple intérieur. Il nous aide à ne plus être dominé par les bruits, les « tribulations », les « vicissitudes » inévitables de la vie. «  Tribulations » et « Vicissitudes » sont des termes souvent employés par le Père ANTOINE.

 

Le silence des Temples interroge la conscience. Ce silence est en fait un silence éloquent qui interpelle tous ceux qui sont accablés par un excès de paroles, de verbiages, de conseils divers.

 

Pour ceux qui sont arrivés à un stade plus élevé, ce silence est l'expérience de DIEU. Il s'adresse à n'importe qui est présent dans le Temple quelle que soit sa religion. Il appelle à faire l'expérience de DIEU.

 

On pourrait rappeler cette citation de PINDARE : « Le silence est le plus haut degré de la sagesse »

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On peut bien sûr, parlant de Temples Antoinistes, aussi faire référence à la théorie Antoinistes des bons fluides. Dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE », le Père ANTOINE nous parle de cette recherche des bons fluides:

 

 

« Ce bon fluide fera réfléchir, il donnera aux adeptes plus de courage soit dans leur tâche de chaque jour, soit dans les rapports avec leurs semblables. Ils y puiseront pour répandre la doctrine dont il ne suffit pas de parler entre soi; mais ils auront spin de préférer l'exemple à la parole car la forme n'est rien, ne l'oublions pas... »

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17/02/2015

LA JALOUSIE

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27/12/2014

Usage des mains dans la prière.

IMPORTANCE DE LA PRIERE ET DE LA  POSITION DES MAINS.

 

Selon Clément d'Alexandrie, philosophe:

"La prière est un entretien intime avec Dieu, et Dieu prête constamment l'oreille à cette voix intérieure." 

La prière semble être utile à l'homme. On retrouve ce besoin dans toutes les religions. Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active. 

Selon la religion, lors de la prière, on utilise toujours les mains. La position des mains a une grande signification.Les catholiques joignent les mains. C'est l'attitude d'une supplication ou tout au moins d'une "prière" au sens littéral du terme. Les catholiques croisent aussi souvent les doigts.

 

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Pour les Musulmans, la prière (Salât) est considérée comme le deuxième pilier de l'Islam. Elle est d'une très grande importance. Elle permet au croyant d'exprimer son adoration envers Dieu, l'Unique Créateur. Elle se fait de façon directe et sans intermédiaire entre l'homme et Dieu. Les Musulmans présentent leurs deux mains ouvertes, paumes vers le haut. 

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Pour le Bouddhisme. Le Bouddhisme n’est pas à proprement parler une véritable religion. Les prières d’un Bouddhiste ne s’adressent ni à un Dieu, ni à une entité supérieure qui servirait d’intermédiaire entre l’Homme et son créateur. En réalité, les Bouddhistes prient pour l’Éveil de tous les êtres et pour l’éradication de toutes les sources de souffrance. Comme dans beaucoup de religions, les Bouddhistes prient en joignant les mains au niveau du cœur (siège de l’esprit) et en chantant ou récitant un texte. La prière Bouddhiste est avant tout une forme de méditation. Parfois, cependant, on voit les moines prier, les mains jointes, façon catholique. Pourtant, contrairement aux catholiques, ils ne s'adressent pas à DIEU.

 

 

Au sujet des mains jointes façon antoiniste, ( les deux paumes l'une sur l'autre ),cette signifierait plutôt l'unité, la solidarité (de deux nous ne formons qu'un). On trouve aussi une autre explication: les mains sont jointes, la main gauche prenant la droite comme si on se faisait à soi-même le serment d’amitié et d’union. 

C’est aussi un signe de méditation. Une méditation qui serait aussi un signe d'accueil, attitude plus bienveillante que la position «  mains jointes, paumes l’une contre l’autre ». 

Cette attitude d'accueil est bien celle de la Mère ANTOINE.

 

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05/09/2014

" Le crois en l'homme " Poème de Lucien JACQUES.

JE CROIS EN L’HOMME

Je crois en l’homme, cette ordure,
je crois en l’homme, ce fumier,
ce sable mouvant, cette eau morte ;

je crois en l’homme, ce tordu,
cette vessie de vanité ;
je crois en l’homme, cette pommade,
ce grelot, cette plume au vent,
ce boutefeu, ce fouille-merde ;
je crois en l’homme, ce lèche-sang.

Malgré tout ce qu’il a pu faire
de mortel et d’irréparable,
je crois en lui,
pour la sûreté de sa main,
pour son goût de la liberté,
pour le jeu de sa fantaisie,

pour son vertige devant l’étoile,
je crois en lui
pour le sel de son amitié,
pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
pour son élan et ses faiblesses.

Je crois à tout jamais en lui
pour une main qui s’est tendue.
Pour un regard qui s’est offert.
Et puis surtout et avant tout
pour le simple accueil d’un berger.


Lucien Jacques

 

 

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20:05 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/09/2014

Benjamin FRANKLIN et la réincarnation.

 

La Réincarnation selon Benjamin FRANKLIN

Benjamin FRANKLIN "réincarnationniste " ?

 

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" Quand je vois que rien n'est annihilé et que pas une goutte d'eau n'est perdue, je ne peux imaginer que les âmes soient annihilées ou croire que Dieu puisse souffrir le gaspillage journalier de millions d'âmes déjà créées qui existent aujourd'hui, et avoir à se donner la peine d'en créer continuellement de nouvelles.

Ainsi, me trouvant exister dans le monde, je crois que, d'une façon ou d'une autre, j'existerai toujours ; et malgré tous les tracas que comporte une vie humaine, je n'objecterai pas à une nouvelle édition de la mienne, espérant, cependant, que les errata de la dernière seront corrigés." 

Il y a malgré tout quelques petites nuances avec l'antoinisme.

Tout d'abord, Benjamin FRANKLIN semble, ici faire le parti de la réincarnation. Pour les antoinistes, c'est un article de foi, c'est un principe bien établi.

" Nous croyons qu'à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l'au-delà et l'au-delà est ici. L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection."

Benjamin FRANKLIN "espère" que les errata de l'incarnation précédente seront corrigés. les antoinistes voient cela d'une autre façon:

" Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l'épreuve subie  et par d'autres contractées à son insu."

Enfin, Benjamin FRANKLIN " pense " qu'il existera toujours, donc que les réincarnations seront perpétuelles. Les antoinistes, au contraire espère qu, un jour, au terme d'une réincarnation, cela puisse être la dernière:

"  Ah ! Quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l'affreux cauchemar de l'incarnation ?

 

 

17:15 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2014

Addiction: mal ou épreuve ?

Avant tout, je vous soumets un petit extrait de l'Enseignement, chapitre " LE LIBRE ARBITRE ":

" En résumé, nous ne trouvons notre libre arbitre que dans l'erreur, si celle-ci n'existait pas, la vérité n'aurait pas sa raison d'être, elle serait incompréhensible car elle n'est telle que parce que l'autre existe."

Et, aussi, du chapitre  " L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL", où le Père ANTOINE traite du malheur d'ADAM; ADAM pouvant être considérer, en fait, comme l'archétype de l'humain soumis à une addiction:

" Vous le voyez, ADAM n'était plus inspiré comme auparavant et EVE prétendait l'être par le serpent, seul vrai DIEU en qui elle disait avoir foi. Ces malheureux ignoraient que par le contact du serpent ils s'étaient aimé de l'amour bestial et se privaient de l'amour vrai, duquel ADAM recevait autrefois ses inspirations. Comme il ressentait de plus en plus les mêmes impressions que son épouse, il ne la fit plus attendre; plus ou moins rassuré par elle, par l'intervention du serpent, il lui obéit, lui promit de faire tout ce que le serpent pourrait lui inspirer..."

 

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L'addiction ( à une drogue, à une activité, à une marotte, un jeu...) se définit par les critères suivants:

1° la perte du libre arbitre, la perte de la liberté de s'abstenir. On devient l'esclave de l'objet de l'addiction.

2° la concentration de toute l'attention, de toute l'énergie sur l'objet de l'addiction. toute l'énergie mentale et physique est absorbée par cet attrait. 

3° il y a dégradation des relations avec autrui.

4° chaque tentative de sortir de cette attitude amène irritabilité contre autrui, ou découragement, dépression. Il s'agit en fait de véritable autodévalorisation puis que tout essai est voué à l'échec.

5° refus ou impossibilité de s'abstenir même si l'on est convaincu de mal agir ou de faire du mal à l'entourage.

6° sentiment de culpabilité;

7° perte de contrôle et, surtout, obligation de répéter l'action. Cela devient de l'insatisfaction perpétuelle. 

Vis-à-vis de ces personnes, dans lesquelles, il peut nous arriver de nous reconnaître dans une certaine mesure, il faut surtout bien appliquer le principe antoiniste: la lutte contre la "vue du mal".

" Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple et ne voir le mal en rien" !

 

 

 

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23/06/2014

REFLEXIONS SUR LA VIOLENCE

  1. La violence : REFLEXIONS.

 

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Quand on envisage le phénomène de la violence, vient automatiquement à l'esprit, un seul aspect de celle-ci : la violence physique...et son opposé : la non-violence.

Ce serait réducteur de ramener la notion de violence seulement à l'aspect physique.  

En réalité, la violence peut être commise ou amenée, ou comprise de différentes façons.

Sur ce site, nous avons déjà parlé des « actes-pensées ».

Nous retrouvons cette idée quand on examine la notion de violence.

Nous trouvons, bien sûr, la violence pure, brute, physique : l'action violente. Mais la violence peut aussi être commise par la parole ( les discours haineux ) ou par l'écrit ( articles de presse, la littérature haineuse ). C'est compréhensible : les mots, les écrits peuvent nuire et faire aussi mal que les agressions physiques.

Mais, et nous revenons ici aux « actes-pensées », sont violence les actions mentales. C'est logique car elles gangrènent les esprits et arrivent, quasi immanquablement, au processus d'engagement de la violence.

Ainsi, la prise de décision, la planification de l'acte. Il est rare qu'un tel acte reste toujours purement mental. Même si par faiblesse, incapacité ou lâcheté on ne passe pas à l'acte lui-même, cela signifie que, au minimum, on approuve ou on se réjouit, même si c'est silencieusement, à la violence.

Nous revenons toujours aussi à une des données de base de l'antoinisme : la vue du mal.

Rappelons-nous le cinquième principe : «  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi ; mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain »

 

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17/06/2014

FAIRE-PART DE DECES ANTOINISTE.

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14/06/2014

NON AU "TOUT OU RIEN".

Aujourd'hui, on est frappé par l'obsession du "Tout ou rien", du "Blanc ou noir" qui semble dominer tous les débats publics. Que ce soient les débats religieux, les débats politiques ou les débats éthiques.

Cette obsession domine de plus en plus tous les débats.

Cette obsession empoisonne la vie sociale. Elle élimine tout respect du contradicteur. Tout contradicteur devient un ennemi.

Il faut absolument se débarrasser de cette obsession et rechercher, dans chaque contradicteur, la part de vérité.

Attention, quand on parle de "vérité", ce mot peut être mortel. On a de plus en plus tendance à considérer que la vérité est entière et unique. 

Nous sommes là dans ce qui fait le fondement du dogmatisme, du sectarisme, du totalitarisme.

Serions-nous revenus à l'époque du génocide des Albigeois ( Tuez-les tous, DIEU reconnaîtra les siens " )

 

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Voilà où nous mène cette obsession !

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23/05/2014

LA REVELATION ANTOINISTE: EDITIONS DIFFERENTES.

Le texte de la révélation est toujours identique. mais la présentation a souvent différé.

 

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18/05/2014

LA FOI EST TOUJOURS HUMBLE" sur une pensée d'Albert SCHWEITZER.

"La pensée qui est parvenue à la véritable profondeur est humble. Sa seule préoccupation est que la flamme qu'elle entretien brûle du feu le plus ardent et le plus pur, et non de savoir jusqu'où pénètre sa vérité."

Albert schweitzer, "Les Grands penseurs de l'Inde".

Nous trouvons, ici, en quelque sorte, sans vouloir être ambitieux, une définition de la foi. définition pouvant être rapprochée de celle qui sous-tend la pensée du Père ANTOINE à ce propos. Notamment la première phrase, la seconde n'en étant que le développement.

Pour les Antoinistes aussi, l'expression de la foi est toujours humble. On s'est d'ailleurs assez moqué de l'Antoinisme à ce sujet. L'Antoinisme ne requiert pas de grands prêcheurs, ne dispose pas de grands littérateurs.

A de nombreuses occasions, l'Enseignement Antoiniste, insiste sur la pureté de la pensée. La foi est toujours humble, ne demande aucun approfondissement littéraire ou philosophique.

L'expression " véritable profondeur " définit bien la foi.

dans le langage courant, on parle d'ailleurs de la " foi du charbonnier ".

On a d'ailleurs bien souvent moqué cette image. Elle a souvent été utilisée de façon méprisante: la foi des idiots, ( " des cons " comme se moquait Georges BRASSENS qui fut vsouvent mieux inspiré ! ). Ces pauvres travailleurs, qui passaient une moitié de lleur vie à fabriquer du charbon de bois pour le chauffage des autres étaient l'image la vie la plus simple et de l'esprit le moins sophistiqué. Pour ceux qui se piquaient d'être savants, leur foi ne pouvait être que frustre.

Selon le Petit Robert, la " foi du charbonnier ", c’est " la croyance naïve de l’homme simple ". Mais la foi, c'est la totale confiance qu'il ne faut pas assimiler avec la naïveté, pas plus qu’il ne faut identifier la foi idéale avec un savoir intellectuel. En réalité, on ne demande pas une fois naïve, niaise, ni simpliste mais une foi qui est quand même une véritable démarche.

 

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01/05/2014

IDENTITE ET LE REGARD DES AUTRES.

 

 

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"  Ils m'ont demandé de passer une matinée dans une baraque à gaufres ; je venais de la classe moyenne, n'avais jamais manqué de quoi que ce soit, mais dans le regard des clients, dans la façon dont ils s'adressaient à moi, je lisais ce que j'étais : une rien... ».

En disant ces mots, elle a tout dit sur la problématique du regard des autres. Ce fameux "regard des autres" dont nous avons déjà plusieurs fois parlé sur ce site. 

C'est ainsi qu'une célèbre actrice, Emilie DEQUENNE, explique le test qu'elle a dû passer pour pouvoir jouer dans le film qui l'a fait connaître "ROSETTA".

On est souvent paralysé par la peur du jugement que les autres portent sur notre personne. Le regard d'autrui par son jugement subjectif ne nous est jamais indifférent. C'est alors, par réaction, que l'on peut avoir un comportement opposé à notre moi profond. C'est alors que l'on peut avoir envie de contrer notre personnalité.

Faut-il nécessairement se libérer du regard des autres pour se connaître ? Selon l'Enseignement antoiniste, il ne faut pas perdre de vue que ce regard n'est pas à sens unique. L'Enseignement antoiniste donne plus de conseils ou de directives à celui qui porte le regard qu'à celui qui en est l'objet.

Inutile, ici, de rappeler divers textes ( L'Auréole de la Conscience, les 1°, 2°, 3°, 4° et 5° principes, des passages du chapitre "LA CHARITE MORALE" ...). Il faut absolument éviter de juger et, donc, d'éviter que l'autre perçoive un jugement néfaste, un regard défavorable. Il faut éviter que notre regard sur autrui soit cruel, dépouru d'humanité. Il faut éviter que l'autre soit perçu, telle Emilie DEQUENNE, dans une vraie barque à gaufres, comme " moins que rien ". Se savoir, se sentir observé met déjà mal à l'aise. Mais, dans le cas cité par Emilie DEQUENNE, c'est aussi "passer inaperçu" qui met mal à l'aise. C'est être dans le regard des autre "moins que rien".

Aujourd’hui, nous vivons dans une société de communication, autrui participe donc à notre vie. Nous ne vivons pas en ermites. Autrui, son regard sur nous et notre regard sur lui mais surtout la façon dont les regards sont perçus influent directement ou indirectement sur chaque être humain.

 

Se savoir observé, épié, jugé peut provoquer un malaise. En revanche, passer inaperçu aux yeux d'autrui est encore plus déplaisant, car c'est, comme dit Emilie DEQUENNE, "se sentir être rien". En fait, rien n'est pire que l'indifférence.

 

 

 

 

 

 

 

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25/04/2014

L'HUMAINE CONDITION: SUR UNE CITATION DE MONTAIGNE.

 

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" Chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition "

Il n'est pas nécessaire, lorsqu'on étudie l'humanité, de se référer aux hommes illustres, aux grands personnages. Ils ne sont pas plus représentatifs de la condition humaine que n'importe quel homme. Il y a autant, sinon plus, à découvrirdans les expériencesd'un homme quelconque que dans les grandes actions des personnages célèbres !

Nous sommes d'autant plus d'accord avec cette proposition qu'elle découle de la doctrine de la réincarnation  selon laquelle toute existence est la conséquence de la précédente et qu'elle résulte des épreuves subies au cours de la précédente et de la façon dont on y a fait face: un roi peut, dans l'existence suivante, être palefrenier.

 Cela signifie aussi qu'il suffit de bien se connaître pour en connaître énormément sur les êtres humains... Cela veut dire que nous sommes tous potentiellement des diables ou des saints, des héros ou des embusqués, des " bons samaritains " ou des gardiens de camp. D'où la nécessité de bien se connaître soi-même !

Nous sommes tous différents les uns des autres: nous n'avons pas la même constitution physique, ni les mêmes avis ni les mêmes modes de vie, pourtant, nous appartenons tous à 'espèce humaine qui est unique.

Mais cette appartenance n'est pas seulement biologique. Quand on fait référence à la condition humaine, on doit faire référence à une autre notion, celle de la conscience, celle de l'âme.

Et ici, la citation prend toute sa vraie valeur. La condition humaine est résumée dans le Premier Principe:

" Si vous m'aimez vous ne l'enseignerez à personne. Puisque je ne réside qu'au sein de l'homme, vous ne pouvez témoigner qu'il exiset une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez"

Ce qui est remarquable chez chaque être humain, c'est la différence entre chacun. Cela aussi fait partie de " l'humaine condition ". Et que la différence n'est pas uniquemnt physique. Elle est aussi intellectuelle ou morale.  Il est normal de ne pas toujours être d'accord avec nos semblables. La divergence des points de vues, quoique difficile à vivre par moment doit être considérée comme une possibilité d'enrichissement. C'est ce qui est dit aussi dans un passage du chapitre "REINCARNATION" ( " Il est parfois bien pénible d'entendre des opinions contraires au siennes,..."

Ceux qui se croient ou se prétendent détenteurs d'une vérité absolue passent leur route. La plupart du temps, ils ne sont pas sincères. Ils déploient un zèle fou pour leur religion qu'ils prétendent être non pas la meilleure, mais la seule véritable.

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21/04/2014

PORTRAIT DU FILS DU PERE ANTOINE

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15/04/2014

TEMPLE ANTOINISTE DE SPA: ANNONCE dans VLAN ( SPA-THEUX )

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Le Culte Antoiniste se maintient contre vents et marées

à SPA.

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21/03/2014

DE l'AMOUR AU PARDON.

L'Enseignement du Père ANTOINE nous parle, à diverses reprises de l'amour. A commencer par ce passage de " L'Aureole de la Conscience ":

" ...C'est de la Foi que naît l'amour, l'amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même..."

Ainsi que dans le cinquième Principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi..."

A noter, ici, que, comme d'habitude, l'Enseignement est d'une grande sagesse. Il ne dit pas qu'il y a une obligation d'aimer de façon absolue. Il ne dit pas non plus que l'amour est quelque chose qui va de soi. l'enseignement nous demande seulement " de s'efforcer d'aimer ".

" S'efforcer d'aimer " implique déjà une démarche singulière. Démarche qui demande déjà, à elle seule, un grand effort. L'effort de maîtriser son jugement. c'est ce qui est sous-entendu dans la seconde partie du Cinquième Principe:

" ... cer n'est que pour vous apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain".

Y fait écho, en quelque sorte, ce passage du chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI.":

"L'homme devenu bon possède l'amour, il ne pourrait ni blâmer ni critiquer le méchant, au contraire, il l'aime et fait preuve de ses bons sentiments en lui tendant la main; catr il comprend la raison pour laquelle il peut lui être inférieur. Il sait que ce n'est pas la religion qui fait l'homme mais l'homme qui fait la religion."

Cela amène à se poser deux questions: la question de l'égo et la question du pardon.

Ceci est extraordinaire car cette position, au début du 20° siècle, rejoint des positions et des préoccupations bien actuelles. A notre époque, tout ce qui touche l'égo est surdimensionné. C'est le culte de l'égo, du moi. On ne pense qu'à exalter l'égo. Tout doit concourir à ramener tout à l'égo. On ne juge de tout et de tout le monde qu'en fonction de son égo. Alors que celui-ci ne repose que sur une construction bien illusoire. C'est ce qui apparaît dans ce texte puisé dans le chapitre: " NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE ":

" Malheureusement nous nous appliquons parfois à constater le manque d'amour de nos semblables et nous en souffrons, sans songer davantage à aimer nous+mêmes. Être affligé de ce qu'une personne n'éprouve pour nous que de la froideur, n'est-ce pas la preuve que l'amour nous fait également défaut ? Si nous aimions, nous n'aurions pas cette vue. pour bien raisonner cette qusestion, nous devrions nous analyser sincérement, sans nulle prétention  de paraître ce que nous ne sommes pas, nous étudier avant d'accuser autrui. Ne peut-il avoir des soucis que nous ignorons et en être absorbé , C'est manquer d'amour que de croire le sien absent. quand il nous arrive d'être dans cette situation, nous nous trouvons tout naturels; pourquoi penser autrement lorsqu'il s'agit de nos semblables ? Ne nous abusons pas. Si nous cherchons notre avancement moral, c'est à nous de nous efforcer d'aimer, sans critiquer les personnes qui ne sont pour nous que des instruments de progrès. si nous désirons en être aimés, cherchons en nous la cause de leur indifférence, nous l'y découvrirons et ce sera nous élever, nous acquerrons la certitude qui abrégera beaucoup notre travail, qui nous fera meix comprendre la grzande nécessité d'aimer. Ensigner que  lemal n'existe pas et encore se l'imaginer, c'est se déclarer coupable, montrer une imperfection qu'il serait urgent de démolir pour ne plus être contrarié ni chercher un refuge dans une justification en dehors de la raison. Si l'une ou l'autre personne suit l'impulsion de sa nature brutale, nous y voyons le mal. Nous frémissons d'horreur au récit dee certains crimes que nous trouvons odieux, mais songeons-nous que nous sommes peut-être  bien plus coupables dans ce que nous accomplissons journellement ? Au lieu d'assaillir un criminel de notre haine, nous ferions mieux de l'attirer à nous par notre amour, par notre exemple."

Voici donc, après ce long détour, la question du pardon. je vous livre un texte écrit par un journaliste du Nouvel Observateur, Richard CANNAVO. Rien n'en a été retranché:

" ...pardonner, c'est se faire du bien, c' est savoir tourner une page, retrouver la lumière et accéder à une forme de libération. Il faut le faire pour soi, plus que pour DIEU ou les hommes. pour se délivrer de la colère et du poids de la haine, ce poison qui obscurcit le monde. Pardonneer n'est pas une faiblesse, c'est au contraire un acte de courage: c'est abandonner la position de victime, souvent confortable, pour assumer son rôle d'humain responsable. maisardonner ne signifie pas oublier. Oublier ne peut être qu'une défense, ce n'est pas une solution: dans les cas de souffrances aussi aigües, il faut avant tout chercher à guérir. et d'abord du poids de sa propre culpabilité, ce sentiment confus, inconscient, qui submerge tout comme une lave. En cela, pardonner à autrui, c'est aussi se pardonner...Enfin, pardonner, c'est accepter les limites de l'autre - et les siennes propres. Trouver en soi le pardon, c'est plus qu'une force; c'est une délivrance. Parce que pardonner, c'est aimer. C'est un acte d'amour. Et l'amour nous grandit.Pardonner, enfin, c'est parfois la seule façon d'arriver à survivre. Et d'être heureux malgré tout."

 

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Pardonner, essayer de pardonner, savoir pardonner: vertu essentielle.

Mais les images véhiculées sont bien souvent contradictoires.

Ici, sur la photo, LUCIFER, celui à qui rien n'a jamis été, n'est jamais et ne sera jamais pardonné !

 

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21/02/2014

REFLEXION SUR " DIEU, REFERENCE ABSOLUE"

 

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DIEU, référence absolue ? C'est un fait. Même chez les Antoinistes. Ce n'est pas le Père ANTOINE qui est la référence absolue. Le Père ANTOINE n'est qu'un révélateur, un prophète, un visionnaire...

DIEU se dérobe au fur et à mesure qu'on s'en rapproche ? Nous avons ici la description de la quête de la perfection. Plus on recherche la perfection, plus on s'en approche, il pourrait paraître anormal qu'elle semble plus lointaine, plus difficile d'accès. pourtant c'est relativement logique: plus on s'approche de la perfection, plus on devient exigeant envers soi-même.

Pour l'auteur, Alain NADAUD, l'aapproche de DIEU est un mouvement infini qu'on appelle l'adoration. Soit, cela c'est l'attitude de tous ceux qui, et ils sont respectables, pensent que DIEU se trouve en dehors de l'homme. Ils ne peuvent être que fascinés par cette notion de DIEU; Fascination qui se traduit par l'adoration, la crainte parfois, la croyance en un DIEU qui se préoccuppe de tout, des récompenses et des punitions. La punition suprême étant la plongée en enfer pour l'éternité.

Chez les Antoinistes, rien de tout cela car pour eux, DIEU se trouve au sein de l'homme. La recherche de DIEU est donc une recherche de la perfection qui peut s'étendre sur un grand nombre d'existences grâce au mystère de la réincarnation.

Voici ce que le Père ANTOINE dit dans le chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN":

" Pourquoi est-il dit que sans épreuve il n'est point d'avancement ? C'est parce que DIEU doit démolir petit à petit notre imperfection, pour s'établir en nous. DIEU n'est-il pas la Vérité, cette réalité que nous cherchons à faire comprendre ? Notre imperfection est-elle autre que l'erreur, la matière, l'imagination de notre esprit, le seul obstacle qui nous empêche d'aller à DIEU ?"

Et plus avant dans le même chapitre :

" Si Adam ne pouvait supporter DIEu, s'il souffrait de la réalité, combien ne le faisons-nous pas davantage, étant donné que la vue du mal n'a fait jusqu'à ce jour que grandir ! nous devenons de plus en plus sensibles à cette vue parce que nous ne cessons de lui donner plus d'extension, au lieu de l'anéantir.

  Pourquoi est-il dit qu'il faut aimer ses ennemis ? Parce que ce qui nous froisse en eux est leur côté réel, le côté divin, ce germe de DIEU qui est en nous. Voilà pourquopi nous disons que notre ennemi est notre DIEU. En effet, s'il n'est notre ennemi que par notre imperfection qui ne sait supporter DIEU puisqu'elle s'y oppose."

Et encore, dans le même chapitre:

" L'épreuve ? C'est DIEU qui veut s'établir en nous et qui doit y démolir une dose de matière équivalente à la dose de vertu que nous devons acquérir..."

 

 

 

 

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13/02/2014

DIEU, REFERENCE ABSOLUE ( Texte d'Alain NADAUD )

dans le libre d'Alain NADAUD ( "Archéologie du zéro" ), ce passage, relativement ésotérique mais à méditer profondément.

" C'est ainsi que DIEU, à l'esprit des hommes est à la fois présent et absent. Il est la référence absolue pour juger de toutes choses, dont ne peut se passer, et pourtant en laquelle tout s'abolit. Il est le début et la fin, le lieu d'une impossible saisie vers laquelle l'homme tend de tout son être. Et DIEU est justement celui qui se dérobe au fur et à mesure qu'on s'en rapproche, dans ce mouvement infini qu'est l'adoration. Ente la cetritude de sa présence et son impossible saisie, DIEU se joue de nous et nous met au défi. Et c'est cette confiance aveugle et désespérée que nous avons mise dans son existence qui est le support de tous nos rites et de notre désarroi"

 

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22/01/2014

L'EFFICACITE DE LA PRIERE SELON LE PERE ANTOINE.

 

 

L'EFFICACITE DE LA PRIERE SELON LE PERE ANTOINE.

 

 

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Dans l'Enseignement, Chapitre «  C'EST ADAM ET EVE QUI FORMENT LA BASE DES TERMES DE COMPARAISONS », on trouve ce passage:

"Quand nous ne verrons plus le mal, nous serons avec Dieu ; mais si peu que nous le voyions, nous devenons incompatibles avec Lui : d'un Dieu de bonté et d'amour, nous faisons un démon car s'il existait une injustice, elle aurait nécessairement sa source en Lui"

Dans le chapitre «  L'EFFICACITE DE LA PRIERE », le Père ANTOINE répond à un adepte qui demande si la prière n'est pas contraire à l'Enseignement en ces termes :

«  Si vous vous en rapportiez aux autres, je crois que vous pourriez faire erreur, ceux-ci sont-ils dans la raison en disant qu'il ne faut plus prier, ne serait-ce pas eux plutôt, en s'abstenant de le faire, qui agiraient contre l'Enseignement ?

Ah ! Les adeptes l'interprètent bien plus souvent par l'intelligence que par la conscience. Il est vrai que j'ai enseigné que la prière est dans les actes, mais il se trompe celui qui a commris par là qu'on ne devait plus prier. J'ai raisonné précédemment que toute personne montre son degré d'élévation par la conception qu'elle se fait de la Divinité, mais aussi longtemps qu'elle n'arrive pas à voir DIEU en elle, elle a besoin d'élever ses pensées vers celui en qui elle a la foi.

De quelle autre façon pourrait-elle se relier à lui et puiser dans son exemple ce qui lui est nécessaire ? Plus sommes-nous en dehors de la matière, plus courte est notre prière. Il est facile de dire qu'on ne doit plus prier, mais est-on arrivé pour cela à pouvoir dominer la matière ? Celui qui s'en abstiendrait auparavant ne pourrait jamais avoir la foi véritable parce qu'il faut que ce soit la prière qui nous guide jusqu'à ce que nous la possédions avec assez de certitude, la pensée se perd insensiblement à mesure que nous nous élevons. »

Le Père ANTOINE nous demande ici d'arriver à prier le Dieu qui est en nous, et non le Dieu extérieur dont on voudrait qu'il nous sauve de nos malheurs. Le vrai Dieu est notre Dieu intérieur, c'est lui que nous devons prier. Mais, en attendant, aussi longtemps que nous n'aurons pas cette maîtrise, cette foi, la prière reste nécessaire.

Attention, le Père ANTOINE nous dit que la prière sera en quelque sorte le guide vers cette certitude. Là c'est une prière efficace. La prière deviendrait inutile, pourrait même nous égarer, si elle restait le seul objet de notre recherche spirituelle. Prier pour prier est néfaste à notre avancement.

Ailleurs, le Père ANTOINE insiste aussi sur le silence qui doit régner dans les temples. Dans le Chapitre « COMMENT DOIT-ON AGIR DANS LES REUNIONS SI L'ON VEUT RESPECTER L'ENSEIGNEMENT. » , il dit :

« Plus de silence y aura-t-il, mieux le fluide pourra faire son oeuvre et plus les adeptes en profiteront. »

Le silence est bien sûr absolument nécessaire à une prière sincère. Il est aussi absolument utile à la méditation. On peut dire que méditation et prière sont liées. La pratique de la méditation devrait conduire à nous libérer des préoccupations du monde. Méditer ne signifie pas que nous devons supprimer toutes nos pensées mais qu'elle est l'occasion de faire un tri, de les rééquilibrer. Reparlant de la prière, on constate que pour de nombreuses personnes, celles-ci ne savent pas méditer sans la prière.

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