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ANTOINISME - DOCUMENTATION

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Il s'agit d'un site absolument personnel qui expose ma compréhension du CULTE ANTOINISTE. Il y a de la documentation historique, des textes du Père, des contributions personnelles, des aphorismes...

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LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE. Général - 09-02-2010 - P.B.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…


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PRATIQUER L'ECONOMIE DES FLUIDES. ( QUID DU MINDFULNESS ? ) Général - 07-02-2010 - P.B.

 

L'ECONOMIE DES FLUIDES.


Le Père ANTOINE, dans le chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER », est amené à aborder la question de l'économie. Il veut bien sûr parler de l'économie sur le plan spirituel, moral.

«  Plus de fluides attirons-nous, plus de matière requérons-nous et réciproquement moins de fluide utilisons-nous, d'autant plus d'amour nous pénétrons-nous. »

Sans vouloir faire du Père ANTOINE le précurseur de tout ce qui rôde comme idées modernes, je ne puis quand même pas m'empêcher d'être surpris par certains rapprochements à opérer avec le « mindfulness ».

Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit:

  • je n'établis aucun parallèle entre l'antoinisme et cette pratique;

  • j'ai aussi vu que certains considéraient le « mindfulness » comme méthode de psychothérapie: l'antoinisme ne conseille, ne recommande ni ne condamne aucune pratique médicale, ce domaine lui est étranger!

Parlant du « mindfulness », voici un extrait d'un article de Jos BUIJS, tenant de cette méthode: 

« La vie sans prise de conscience, la vie selon des modèles usés et sur pilote automatique, nous conduit toujours vers cette rive gauche, nous refoulons nos sentiments. Pour la plupart des gens, les sentiments positifs ne sont pas un problème. Il s'agit principalement de peine, de colère ou de peur refoulée. Ou de honte, de regret ou de culpabilité. Nous procédons à ce refoulement en cherchant immédiatement la joie lorsqu'un sentiment indésirable se présente. Nous voulons éviter le sentiment négatif alors que nous savons qu'il reviendra. Parfois, la répression prolongée des sentiments entraîne même des troubles physiques. Toutefois, si le petit bateau dérive vers la rive droite, on ressent la gêne des massifs. »

Ce que l'auteur préconise ici, c'est finalement d'éviter l'agitation. Il faut éviter de puiser et même de susciter une multitude de sentiments, de pensées diverses qui peuvent même parfois être contradictoires. C'est ce que le Père ANTOINE appelle « l'économie des fluides », attitude qu'il appelle de ses voeux dans le chapitre précité. Laissons le parler:

« Ah! Quand nous comprendrons que l'économie est la mère de toutes les vertus, nous nous efforcerons de surmonter nos pensées, nous nous réduirons à l'unité en réduisant les fluides qui nous entourent, notre travail sera d'autant plus prompt et plus efficace que nous l'effectuerons avec moins de matière. Plus nous pénétrerons-nous de cette vertu, plus rentrerons-nous dans l'unité puisque les lois qui sont tous ces fluides ne sont que l'ombre de nous-mêmes. »

«  Quand nous en possédons déjà une parcelle, nous sommes bien plus heureux parce que nous puisons moins dans les fluides que nous le faisions auparavant, nous surchargeant ainsi d'autant moins de matière. Mais au premier abord nous pratiquons l'économie comme une épargne, parce que nous ne pourrions nous l'acquérir moralement sans nous l'être acquise matériellement. »

«  Ce qui nous fait l'ignorer, c'est la vanité parce que nous nous sentons par elle plus heureux au contact de nos semblables et plus elle est grande, plus nous croyons que ceux-ci ont du respect, plus nous les prenons pour nos inférieurs. L'économie anéantit toute vanité au fur et à mesure que nous nous en pénétrons. Mais quand nos intentions sont de nous améliorer et que notre vue se porte vers l'avenir, nous convertissons l'économie matérielle insensiblement parce qu'en travaillant moralement, nous anéantissons des milliers de fluides qui nous empêchaient de l'apprécier autrement. Nous arrivons ainsi à nous pénétrer moralement de tout ce que nous nous étions acquis matériellement. Alors nous pouvons faire la comparaison du vrai bonheur avec celui qui n'est qu'apparent; nous reconnaissons le but de la vie et à quel point nous sommes notre ennemi en interprétant tout contrairement par notre vue du mal, nous voyons combien elle nous égare. »

Il est également bon de faire un rappel d'un extrait du chapitre «  LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT » concernant la nécessité, aussi recommandée dans le « mindfulness », d'éviter de puiser dans une multitude de fluides: 

« Quand nos pensées se contrarient, nous abandonnons souvent l'utile pour les frivoles. Notre esprit est toujours en éveil, mais la plupart du temps, c'est pour ne rien acquérir; il vaudrait plutôt rebrousser chemin. Voilà pourquoi des personnes souffrent de ne pouvoir réaliser un progrès. Toute pensée vaine nous est nuisible; elle nous occasionne parfois une épreuve interminable tandis qu'un petit effort pour résister à une faiblesse nous procure toujours une satisfaction. »

Parlant de ces épreuves à surmonter, le Père ANTOINE nous livre un message, une sorte de ligne de conduite, dans le chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »: 

« Quelle que soit l'oeuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. Mais dans l'intervalle de nos bonnes pensées, il surgit des obstacles; ils sont bien souvent nécessaires au progrès qui dépend de la solidarité. L'un s'acquitte avec zèle de son devoir, un autre y déploie moins d'énergie.

Nous ne sommes pas tous arrivés au même degré d'élévation intellectuelle et morale et nous avons par conséquent des pensées plus ou moins épurées, qui nous raniment différemment.

Quand nous aurons compris que l'édifice à construire repose tout entier sur l'amour, nous serons convaincus que, quel que soit le travail, il intéresse l'âme et jamais le corps. La matière n'est que l'effet; mais nous devrions toujours reporter tout à la cause. Nous ne pourrions résoudre aucune question, rien faire de bon ni de durable sans puiser dans l'amour. Si nous avions acquis plus de savoir, nous commencerions par soigner plutôt l'âme afin qu'ellepuisse d'autant mieux entretenir le corps.

Occupons-nous de quoi que ce soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe - et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre imperfection ou de nos vertus. »

Ce dernier paragraphe résume finalement toute la question.


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L'AVIDITE ( OU CUPIDITE ) Général - 03-02-2010 - P.B.

 

SUR L'AVIDITE.

Désir ardent et immodéré de posséder ou d'user ( de dévorer ) quelque chose. Ex: « L'avidité du pouvoir » .

Finalement, si l'on y réfléchit bien, l'avidité serait en fait à l'origine des «  péchés capitaux ». L'avidité amène à la convoitise, à l'appétit immodéré. Elle provoque, si elle n'est pas jugulée: l'envie, la haine, l'indifférence, le manque absolu de compassion, le mépris d'autrui, le jugement mauvais, la calomnie..

D'ailleurs, la plupart des dictionnaires lui donnent, soit comme synonymes, soit comme mots apparentés les termes suivants: convoitise, gloutonnerie, impatience, passion, soif, voracité, cupidité, insatiabilité, rapacité...

Les trois derniers sont, assurément, des synonymes.

L'avidité ( ou cupidité lorsqu'il est question d'argent ) est la recherche et l'amour immodérés du gain, de l'argent, de la jouissance. Ce mot sous-entend une appréciation négative qui souligne le caractère excessif et insatiable du désir de s'enrichir ou de posséder quelque chose à tout prix

On peut rappeler avec pertinence une citation de BOSSUET:

« Elle [l'âme] se jette avec avidité sur l'objet des choses créées qui se présentent à elle, espérant se rassasier ; mais ce sont viandes creuses, qui ne sont pas assez fortes »

BOSSUET définit bien ici le drame vécu par ceux qui sont rongés par l'avidité: tout est potentiellement objet de l'avidité. Mais rien n'est susceptible de l'apaiser. C'est la porte ouverte à tous les débordements.

L 'avidité (ou cupidité) ne doit pas être confondue avec l'avarice. L'avarice est le comportement de ceux qui ne veulent pas se séparer de leurs biens quitte à se priver ou à thésauriser, c'est-à-dire amasser des richesses sans les faire circuler ni les faire fructifier. Quelqu'un qui manifeste de l'avidité ou de la cupidité peut, très bien, ne jamais rien conserver.

Toutefois, l'un comme l'autre se montrent incapables de la moindre compassion, de la moindre charité. Ils sont soumis à une faiblesse de vue qui les en rend incapables tout absorbés qu'ils sont par des agréments matériels.

Je citerai un extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE ». Voici les paroles du Père ANTOINE: 

«  Quand certaines pensées nous procurent de l'agrément dans ce qui flatte nos faiblesses et nous porte à les assouvir, nous pouvons trouver sublime ce que nous regardons avec les yeux de la matière. Mais il en est de cette satisfaction comme de tous les plaisirs passagers. Des enfants en bas âge sont satisfaits d'un rien, alors que d'autres plus âgés, plus sérieux et plus raisonnables demandent plus et mieux. »

Et, plus loin dans le même texte: 

« Le bonheur que l'homme cherche au milieu des fêtes et des réjouissances est bien fugitif; il s'y plaît aujourd'hui tout en pensant que demain il n'en sera plus de même, qu'il devra reprendre le dur travail, y déployer toute son énergie et souffrir pour regagner le temps perdu et l'argent dépensé. Il en est tout autrement lorsque l'homme aborde la question morale; il découvre que le bonheur ne réside pas dans la satisfaction d'une faiblesse, mais au sein du travail qu'il effectue pour la surmonter parce qu'il sait combien elle est nuisible. Arrivé à un certain degré d'avancement et bien convaincu d'être dans le chemin de la vérité, il ne tient plus compte des obstacles et des peines. »


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PECHES CAPITAUX, PUNITIONS DE L'HOMME , POISONS ET VOILES DE L'ESPRIT ? Général - 02-02-2010 - P.B.

 

« PECHES CAPITAUX », « PUNITIONS », « POISONS ET VOILES DE L'ESPRIT »

Nous connaissions déjà, repris également par l'ANTOINISME, bien que selon une conception différente, les sept péchés capitaux qui sont:

Colère
Violent mécontentement accompagné d´agressivité.


Gourmandise
Défaut de celui qui a un appétit démesuré pour les nourritures terrestres.


Avarice
Attachement excessif à l´argent, passion d´accumuler, de retenir les richesses.

Paresse
Goût pour l´oisiveté; comportement de celui qui évite l´effort.


Orgueil
Opinion exagérée de sa valeur personnelle.


Luxure
Péché de la chair, recherche, pratique des plaisirs sexuels.


Envie
Sentiment de tristesse, d´irritation et de haine qui nous anime contre qui possède un bien que l´on ne possède pas.

Nous apprenons qu'il existe d'autres définitions ou plutôt d'autres sources de souffrances. Ainsi, PIC de la MIRANDOLE parle, lui, de dix « punitions » frappant l'être humain:

« Chacun a en lui-même dix punitions : ignorance, tristesse, inconstance, cupidité, injustice, luxure, envie, perfidie, colère, méchanceté. »

Les bouddhistes, eux, parlent de « poisons de l'esprit » et de « voiles de l'esprit »

Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :

  • Avidité,

  • Colère,

  • Ignorance ou Indifférence.

Les voiles de l'esprit comportent par exemple :

  • Ignorance, illusion au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;

  • Désir, avidité, convoitise, attachement  ;

  • Haine, aversion

  • Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.


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CAEN:LE TEMPLE ANTOINISTE. Général - 28-01-2010 - P.B.

CAEN:LE TEMPLE ANTOINISTE.

CAEN 3

 

CAEN 2

 

CAEN

 

Photos tirées du site http://antoinisme.blogg.org


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EXISTE-T-IL UNE DICTATURE DE L'EMOTION ? Général - 24-01-2010 - P.B.

 

EXISTE-T-IL UN DICTATURE DE L'EMOTION ?


Nous avons tendance à être submergés par nos émotions. Nous sommes en permanence soumis à des émotions. On s'acharne d'ailleurs en permanence à solliciter nos émotions, à les provoquer.

Certains appellent même cela la dictature des émotions. Le mot « dictature » est peut-être exagéré. En tout cas nous sommes sollicités en permanence: la radio, les journaux, les journaux télévisés, les émissions spéciales les « téléthons » et autres émissions de « charité ». Dans beaucoup de cas, il n'est pas exagéré de parler du business de la charité.

Doit-on cependant rester sourds et aveugles ? Non, il y a des situations où en regard de l'excès de souffrances, de malheurs subis par certains, la compassion s'impose naturellement. On ne peur pas rester sans compassion devant l'accumulation de malheurs subis par certains.

On trouve bien des gens qui estiment qu'on en fait parfois trop, qu'il ne faut pas se laisser submerger par ses sentiments. En fait, ces personnes refusent d'apparaître trop humains, redoutent même d'apparaître trop humains. Dans leur esprit, l'humanité ne serait en fin de compte qu'une preuve de faiblesse!

Ils oublient trop facilement qu'il faut laisser la compassion parler, se manifester spontanément. En effet, la souffrance finit bien par traverser toute vie humaine. La souffrance, c'est ce qui fait apparaître justement notre fragilité. Notre fragilité est blessée. Nous sommes d'ailleurs blessés par le simple fait que, un jour ou l'autre, nous ne pouvons plus cacher cette fragilité. Aussi forts nous croyons être, aussi faibles, du jour au lendemain, nous apparaissons. Et, nous restons sur le bord du chemin, vulnérables et impuissants.

Je ne puis m'empêcher de vous livrer un petit texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « LE MALHEUR DE L'UN FAIT SOUVENT LE BONHEUR DE L'AUTRE »: 

« Que de faux pas ne faisons-nous pas à cause de notre ignorance qui nous fait tout interpréter contrairement ! Ne serions-nous pas trompés d'une autre façon chez les gens les plus honnêtes, si nous nous laissions surprendre par le doute ? N'est-ce pas nous-m^mes qui nous trompons ? Je le répète, n'oublions pas que tout effet a une cause, chaque fois que nous nous rendrons la peine de la chercher, nous la découvrirons en nous. »


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LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE. Général - 19-01-2010 - P.B.

LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE.

Avons-nous réellement pitié d'autrui lorsque nous disons "Il ou elle me fait pitié", ou « J'en ai pitié ».On dit avoir pitié, prendre en pitié mais, le plus souvent, on se limite à cette phrase, on ne fait rien pour venir en aide. Ce n'est pas donc réellement de la pitié. La plupart des gens disent avoir pitié du malheureux mais,en fait, inconsciemment, ce qu'ils redoutent surtout c'est d'être touchés un jour par le même malheur. La vue du malheur chez quelqu'un d'autre fait peur. Par exemple, quand on voit une vieille personne atteinte de sénilité, on se voit soi-même vingt ans plus tard et on a peur de l'avenir. Ce que l'on éprouve, c'est, anticipativement, de la peur.

 

En réalité, il est beaucoup plus facile, après avoir déclaré que l'on a pitié, de considérer que cette seule manifestation exonère sa conscience. On préfère alors les ignorer plutôt que de s'arrêter un instant et de se pencher sur eux pour leur venir en aide ou, simplement, les réconforter.


C'est aussi parce que ce serait faire examen de conscience et admettre publiquement que nous voyons ces malheureux souffrir sous nos yeux depuis des années sans avoir jamais rien fait pour eux. Ce serait reconnaître qu'on fait semblant de ne pas les voir par égoïsme. Alors reconnaitre que l'on ne prend pas ces gens en considération, surtout pas, cela remettrait en cause toute l'image que l'on a de soi-même.


En fait, prendre quelqu'un en pitié peut parfois rendre la situation pire en l' encourageant à se lamenter sur lui-même ou en l' encourageant à être en colère. On peut se rappeler ce qui est dit dans la première partie du dixième principe « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance, vous pourriez faire le contraire entraver son progrès... »


Mais est-ce pour cela une raison de ne pas venir en aide ? Non, le quatrième principe nous dit le contraire, il nous demande seulement la discrétion. Mais on y considère qu'aider son prochain est une chose naturelle qui ne demande aucune louange en retour.


Cependant, on préfère s'arrêter à la première remarque ( … la pitié peut rendre la situation encore pire...). Mais comme on se rend compte que c'est insuffisant comme justification, on en cherche d'autres: si je commence à l'aider, ce malheureux, si je lui ouvre mon coeur, jusqu'où cela va-t-il me conduire ? Se satisfera-t-il de ce que je lui donne? Se contentera-t-il d'une petite aide financière ? Ne va-t-il pas s'incruster ? ne devrai je pas l'inviter à partager mon repas ? Et après le repas, ne va-t-il pas vouloir rester ?


Est ce que cela sera suffisant pour me donner bonne conscience? En fait il peut nous arriver de partir plus honteux que l'on est venu pour donner une pièce. Effectivement, on craint que ce malheur nous touche. Et dans la mesure ou nous ne sommes qu'un, évidemment que ce malheur nous touche, mais nous préférons croire que non et nous confondre en excuses.


Il y a aussi la pitié qui est de la compassion et la pitié qui est de la condescendance, voire du mépris. Il sera sans doute souvent préférable parce que plus réel d'utiliser soit le mot « mépris » ou le mot « compassion », plutôt que le mot « pitié » lorsque l'on veut décrire les sentiments éprouvés parce que ce sont des mots sans équivoque.


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CONSEQUENCES DE LA FALSIFICATION DE LA NATURE. Général - 15-01-2010 - P.B.

 

EXTRAIT DU CHAPITRE

«  COMMENT NOUS NOUS FALSIFIONS LA NATURE ».

 

Deux petites remarques: la première pour rappeler que ce chapitre est en réalité la reponse à une question fréquemment posée au Père ANTOINE («  y a-t-il un régime diététique à suivre, recommandé par le Père ?»); la seconde, comme bien souvent le Père, dans son développement semble parfois s'écarter du sujet, mais c'est souvent pour mieux y revenir par la suite et puis, un sujet abordé permet souvent de faire le point sur d'autres questions. En fin de compte, beaucoup de choses, parfois apparemment lointaines, sont liées.

 

Autre remarque sur le libellé du titre. Ce n'est pas « Comment nous falsifions la nature » ( encore que le Père développe le sujet ), mais « Comment nous nous falsifions la nature »: en falsifiant la nature, l'homme falsifie aussi la sienne propre.

 

«  Nous avons, par l'intelligence, abusé de toutes choses et falsifié à tel point la nature que nous préférons maintenant la falsification à la réalité, nous y sommes si bien habitués que tout ce qui est réel nous est insupportable. C'est la raison pour laquelle j'ai révélé que l'intelligence ne peut supporter la réalité. Je suppose que nous ayons du vin à volonté et que nous en prenions pour nous désaltérer, nous aurons toujours soif de vin et jamais d'eau, celle-ci ne pourrait nous être agréable; pourquoi ? Parce qu'elle est pure. Il en est de même pour tous les aliments, nous préférons même pour leur préparation les personnes qui savent le mieux nous les falsifier. Aucun aliment ne paraît à notre table sans avoir subi quelque falsification, le goût du naturel nous est insupportable. »


Cela correspond bien à mon préambule. Maintenant, première apparente digression: le Père se rapporte au principe de la réincarnation. Ce principe éclaire, ici aussi, sa position:


« Ne nous sommes-nous pas déjà demandé pourquoi et comment ces pensées nous arrivent ? Il n'est pas difficile de nous en rendre compte: si notre évolution s'accomplit par une succession d'existences, nous en traversons certainement où nous avons d'autant plus de facilité de nous procurer le nécessaire que nous en avions moins dans l'existence précédente. N'en avons-nous pas abusé ? Il est vrai que le milieu où nous renaissons n'est pas souvent plus élevé et qu'il nous donne l'éducation en rapport avec son degré d'évolution, l'intelligence seule s'y manifeste pour tout et c'est même une bien grande réjouissance pour des parents que leurs enfants en soient largement doués. »


Autre digression apparente: le Père profite de sa réponse pour aborder la question de l'éducation des enfants:


« Il arrive souvent que lorsque ceux-ci sont devenus adultes les parents se reposent entièrement sur eux, ils leur accordent toute leur confiance et renoncent à leur autorité parce que le développement intellectuel de leurs enfants dépasse le leur ! Cela se conçoit aisément chez les personnes qui n'ont pas encore compris le but de la vie et ignorent ce qui peut vraiment nous ranimer. »


Mais ce n'était qu'une digression apparente. Il revient au rôle de l'intelligence pour l'homme, à son utilité certes indéniable mais aux risques qu'elle fait courir. C'est ainsi que nous en revenons aussi à la falsification de la nature ( grande découverte de l'intelligence ):


« En effet, l'intelligence des enfants permet de mieux trouver les moyens de jouir de l'aisance , qui est toujours un bonheur matériel; ils facilitent celle de leurs parents en faisant connaître des choses qu'ils ignorent pour dénaturer d'autant plus tout ce qu'ils croient rendre plus agréable. Mais c'est en dépassant la mesure du nécessaire que nous nous dénaturons, or, nous le savons, si nous falsifions les aliments, c'est toujours de manière à les rendre plus excitants, ce qui fait que nous en abusons, car nous en prenons plus que la faim et la soif ne l'exigent, nous nous développons ainsi des besoins factices par l'imagination due à notre intelligence qui nous tente à l'excès. »


Maintenant, nous comprenons aussi le libellé du titre ( «  Comment nous nous falsifions la nature » ):


«  Nous lui obéissons avec plaisir pour la satisfaction qu'elle nous procure, tout en ignorant que les pensées qu'elle nous suggère sont à notre détriment, que c'est en l'écoutant que nous nous détraquons tous les organes et que nous abrégeons insensiblement notre existence. »


Enfin, en conclusion, en falsifiant la nature, nous falsifions non seulement notre nature physique mais aussi notre nature morale:


« Je vais peut-être vous étonner si je vous dis que tous nos défauts, voire la plus grande méchanceté, ne sont que la conséquence de ce que nous absorbons. N'avons-nous pas révélé que toute chose a son fluide ? Mais dans les fluides il y en a de bons et de mauvais. N'entendons-nous pas dire souvent par des hommes qui se sont acquis de nombreuses connaissances que certaines plantes possèdent des propriétés qui remédient à ce que d'autres peuvent avoir abîmé ? La science ne nous a-t-elle pas fait reconnaître que toute plante a sa vertu ? Tous nos défauts ne sont dus qu'à des substances que nous avons falsifiées, croyant alimenter mieux notre corps. C'est ainsi que nous nous sommes dénaturés. »


 


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L'ORGUEIL ( ILLUSTRATION DE P. BREUGHEL L'ANCIEN ) Général - 12-01-2010 - P.B.

orgueil


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MODESTIE, HUMILITE, FAUSSE MODESTIE ET ORGUEIL. Général - 11-01-2010 - P.B.

 

FAUSSE MODESTIE: DEBUT OU PARAVENT DE L'ORGUEIL.

La modestie et la discrétion sont deux qualités enseignées depuis la plus tendre enfance. Elles sont considérées comme des qualités nécessaires à la vie en communauté, à la bonne entente. Tout le monde aura déjà pu être irrité par l'éducation donnée par certains parents: les louanges systématiques envers de petits enfants chez qui on découvre les qualités de futurs EINSTEIN!

On recommande donc toujours la modestie. Mais que signifie « être modeste ». Le véritable modeste ne pratique pas le « complexe de l'estrade ». Le véritable modeste ne cherche pas à se couvrir lui-même de lauriers. Le délinquant, voire même le criminel, s'il parvient à échapper à la Justice, écrira ses mémoires, sera l'hôte des journaux écrits ou télévisés, alors que le véritable homme de bien sera plus modeste. Il ne se précipitera jamais vers les micros et les recherchera encore moins !

Lorsqu’on lui fait l’honneur de remarquer ses talents, un élan d’humilité le pousse souvent à minimiser ses mérites. Tous, nous avons au moins une fois prononcé ces paroles “Oh ! Tu sais, ce n’était pas grand chose”.

Le sentiment que l'on peut avoir de l'importance de soi-même est pourtant un sentiment ambigu: ce sentiment est parfois considéré comme un leurre provoquant beaucoup de souffrance à soi-même et à autrui. En revanche, on peut aussi dire que l'être humain ne chercherait jamais à s'améliorer moralement s'il n'avait le sentiment de cette importance de soi-même. Comme toujours, sur une même palette, en parlant d'une attitude, on peut glisser facilement d'un extrême à l'autre.

Et bien même si cette attitude paraît, au premier abord, saine et naturelle, si l'on examine un peu plus loin, on pourra s'apercevoir qu'elle n'est pas toujours aussi vertueuse que cela. Cette modestie pourrait n'être que de la fausse modestie et la fausse modestie est le début de l'orgueil.

Un excès de modestie n’est rien d'autre que de l’orgueil déguisé. En minimisant ses mérites, on ne fait que grandir ses talents et on y ajoute même une qualité: cette fameuse modestie. Une telle retenue peut même se révéler indécente. A force de refuser les éloges, on finit par devenir un monstre d’orgueil.

Il faut apprendre à accepter les compliments. Il faut donc accepter ceux-ci avec une véritable honnêteté et faire preuve d'une authentique modestie. Il faut apprendre à recevoir les éloges quand ils sont mérités. Lorsqu'on a accompli un beau travail ou une bonne action et que l'on en est louangé, il faut savoir accepter ceux-ci mais sans tomber dans le travers de l'auto-satisfaction. Il faut remettre « les pendules à l'heure ». Il est rare qu'une bonne action ait pu être accomplie, qu'un beau travail ait pu être réussi sans que l'on ait bénéficié, même de façon très minime, de l'aide ou de l'exemple de quelqu'un.

Il faut bien distinguer l'humilité réelle de la « fausse modestie ». Celle-ci simule, « singe » l'humilité souvent pour susciter les éloges. Au contraire, l'humilité consiste à être bien certain de tout en admettant que l'on n'y est en fin de compte pas forcément soi-même l'unique responsable.


C'est donc un comportement, une tournure d'esprit qui fait qu'on ne se place pas au-dessus des autres, tout en étant bien certain de ses propres capacités et mérites.


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Paroles de Mère ANTOINE
" Dites qu'on ne peut pas même changer une virgule à l'ENSEIGNEMENT. Celui qui voudrait le faire en aura des épreuves pour reconnaître ses erreurs. Ni le mot "croire"; ni aucun mot: qu'ils se contentent de se rassasier de l'amour qui en découle, sans se servire de l'intelligence pour le contrôler"
PAROLES DU PERE ANTOINE
" Mon fils, qu'est-ce que la réputation? De la vanité!" " Qu'est-ce que l'honneur? De l'orgueil!"
MAISOJN NATALE DU PERE ANTOINE A MONS-LEZ-LIEGE ( AUJOURD'HUI: FLEMALLE )
" LE PERE FAIT L'OPERATION" PHOTO FIGURANT AU CENTRE DE LA TRIBUNE DANS LES TEMPLES "AVEC PHOTOS "
LE PERE ANTOINE A LA TRIBUNE DU TEMPLE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE. IL NE PORTE PAS ENCORE LA BARBE.
LA VIE DU PERE ANTOINE
La vie de dévouement du PERE ANTOINE, ce mineur belgequi pendant plus de 22 ans, s'est consacré à l'humanité souffrante, guérissant par la FOI les malades, consolant les affligés, prodiguant à des milliers de malheureux le soulagement et la force morale nécessaire à leur âme, mérite d'être connue. .............................................................. Né en BELGIQUE, en 1846, cadet d'une famille de 11 enfants, il débute dans la mine à 12 ans, accompagnat son père et un frère également mineurs. ............................................................. A 14 ans, il éprouve déjà un grand plaisir à prier, non pas comme on lme fait ordinairement à cet âge: il aime se recueillir pronfondément, à élever son coeur vers DIEU. Que de fois, ne quitta-t-il pas furtivement son travail, s'isolant dans quelque coin pour mieux faire sa prière! ............................................................. A 24 ans, pour améliorer sa situation, il part à l'étranger, en ALLEMAGNE, puis en RUSSIE. Maruié, il économise, avec sa femme, une petite fortune, qui lui permet de vivre sans travailler. ............................................................. Il compmrit qu'il se devait à ses semblables. C'est alors qu'il ressentit la FOI qui, malgré une maladie d'estomac dont il est affligé, lui inspira le devoir de se dévouer toujours davantage envers ceux qui souffre,nt moralement et physiquement. Sa longue expérience lui fit reconnaître que: LES PLAIES DU CORPS NE SONT QUE LA CONSEQUENCE DES PLAIES DE L'ÂME. C'est donc à l'âme qu'il applique le remède. ............................................................. Le souvenir de l'amour qu'il donna inlassablement à ses malades ( il en reçut jusqu'à 1200 par jour depuis 5 Heuresc du matin jusqu'à 15 Heures, sans discontinuer ) du mot juste qu'il savait dire pour couper une peine pendant les courts instants qu'il consacrait individuellement à chacun de ses consultants, des guérisons spectaculaires qu'il opéra par sa prière, sont toujours gravés dans la mémoire collective à JEMEPPE et dans les environs! ............................................................ De 1906 à 1909, le dimanche, de 10 Heures à midi, le PERE ANTOINE reçut et transmit la REVELATION qui fut précieusement recueillies par les adeptes. .............................................................. Son pouvoir, qui s'était agrandi, lui permit d'opérer sur un plus grand nombre de personnes, aussi bien qu'auparavant sur une seule à la fois. Il reçut les fidèles tous réunis dans le TEMPLE les quatre premiers jours de la semaine à 140Heures. .............................................................. Le CULTE ANTOINISTE a été sanctifié le 15 août 1910. Cette dayte est aussi celle de la consécration du premier TEMPLE du CULTE ANTOINISTE, celui de JEMEPPE-SUR-MEUSE. ............................................................. Le PERE ANTOINE s'est désincarné le 25 juin 1912. Il avait 66 ans et était entouré de la vénérationh et de l'amour d'une foule innombrable d'adeptes venus de BELGIQUE et de l'étanger, spécialemnt de FRANCE.
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