29/04/2005

REINCARNATION.


REINCARNATION.

Remarque préliminaire: Il s'agit d'un des textes de base de l'ENSEIGNEMENT. La réincarnation est une des théories fondamentales de l'ANTOINISME.On ne peut pas se dire ANTOINISTE si on ne cropit pas à la réincarnation. Dans l'ENSEIGNEMENT, le Père ANTOINE consacra, par après, deux autres textes à ce propos.Ce texte est lu, notamment, lors des enterrements antoinistes.

" Nous devons comprendre qu'il existe deux mondes, l'un coroprel, l'autre spirituel, le monde des incarnés et je n'ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt cdelui des non-incarnés. Be"aucoup pourraient s'imaginer qu'ils sont distincts, il n'en est rien.j'ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l'une est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. C'est en celui-ci que nous sommes incarnés; le moi conscient ne l'est pas parce qu'il est réel tandis que l'autre n'est que apparent. Nous faisons donc partie du monde corporel par ce dernier, notre moi réel. Celui-ci est l'opposé de l'autre: il n'est atteint ni par le sommeil , ni par la mort tandis que l'autre est soumis à tous les évènements inhérents à la matière. Nous croyons qu'à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l'au-delà et l'au-delà est ici. L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l'épreuve subie et par d'autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l'âme s'en est préparé un  autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu'à la mort elle va dans l'espace, il n'en est aps ainsi. Qu'y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible? En qoi l'âme pourrait-elle y progresser? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l'espace à la terre et réciproquement.
  Tout autre et bien plus consolante est la réalité: la mort n'existe pas; nos êtres chéris soit-disant disparus ne le sont qu'en apprence: nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie coroprelle n'est qu'illusion. Mais notre incarnation qui est le doute absorbe notre foi. Je ne sais comment m'exprimer pour vous pénétrer de la réalité de cette question; oui, je voudrais pouvoir vous rendre sensible la révélation d'aujourd'hui, vous faire savourer à quel point elle est réconfortante. Notons bien qu'il n'y a que le doute qui nous incarne et qui empêche notre liberté. Si nous pouvions pendant le jour, nous rappeler les jouissances que nous éprouvons la nuit au contact de nos chers disparus! Malheureusement cette maudite matière nous met l'oubli, nous le savons, elle est opposée à la foi. Ah! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l'incarnation ? Car c'est bien ce qu'elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe; par l'épreuve qu'elle suscite, elle nous convainc de sa réalité.
   Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. LMa vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérite. Quoiqu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le
contrarie. "

Commentaires:
1. Nous trouvons ici la théorie dualiste antoiniste: existence de deux mondes, l'un spirituel dit "réel", l'autre matériel dit "apparent". C'est ce vocabulaire qui trouble les néophytes, c'est l'inverse de ce qu'on entend dans le langage courant. Le monde matériel est dit "apparent" parce que c'est le monde de l'incarnation, le monde de la matière, soumise à la"ligne du temps" à laquelle elle ne peut pas échapper: maladies, épreuves, accidents, décès, décomposition des corps.Un monde soumis au temps est forcément imparfait et ne peut jamais être autre qu'imparfait.Il est forcément imparfait sinon la poursuite du temps deviendrait inutile.Le développement du temps est linéaire: il ne peut y avoir des retours en arrière ete on ne peut sauter des étapes. 
Tandis que le monde spirituel est le monde de la conscience. Il échappe à la"ligne du temps". L'esprit est incarné dans le monde temporel dans un corps qui subit l'évolution. mais l'âme est une partie de la DIVINITE. Même l'âme la plus grossière est destinée à rentrer un jour dans la divinité. Contrairement au monde matériel, il peut y avoir des régressions ou des développements propdigieux. L'âme est destinée à échapper, un jour, au temps!

2. Nous trouvons une seconde théorie, celle de la REINCARNATION sur laquelle on reviendra encore. C'est la part spirituelle, "réelle", éternelle de notre être qui est appelée à se réincarner. Chaque réincarnation se fait dans un corps différent, faisant partie du monde matériel.
 L'âme poursuit son existence après chaque décès, dans un nouveau corps. Le corps lui, n'a qu'une seule existence. après le décès, il est appelé à se décomposer et à disparaître totalement.Le nouveau corps, la nouvelle vie matérielle dans laquelle on sera dépend des épreuves subies dans la vie présente ou des dettes morales que l'on a contractées.
On ne peut pas dire que l'âme a une nouvelle vie. La vie de l'âme ne connaît pas de coupure, seulement des différences d'apparence.


3. Une autre idée développée, à la fin ,concerne le regard porté sur autrui. Cela ne peut être un regard de jugement , c'est-à-dire de possession de l'autre. Au contraire, l'image de l'autre sur lequel on porte son regard doit servir de reflet de notre propre personne. Nous ne voyons les défauts chez les autres que dans la mesure ou, nous-mêmes, sommes soit porteurs soit au minimum capables des mêmes défauts.


4. Enfin, comme souvent, le Père fait, dans la toute dernière partie, un vibrant appel à la tolérance.
















 

















































16:27 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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