23/05/2005

Les actes publics de charité.

FAUT-IL PARTICIPER AUX ACTIONS PUBLIQUES DE CHARITE ?

Une lecture imparfaite de l'ENSEIGNEMENT pourrait nous faire croire qu'il serait inutile, voire même déconseillé, de souscrire à des manifestations publiques de soutien. Il s'agit, bien sûr, ici, non seulement des actes personnels tels que donner l'aumône, faire un don à quelqu'un ou à une oeuvre, nourrir ou abriter quelqu'un, mais aussi, de la participation, à un titre ou l'autre , à de grandes manifestations telles que : TSUNAMI, TELEVIE, CAP 48, TELETHON, CROIX ROUGE...

Certains nous reprochent de nous abriter derrière la simple compassion pour satisfaire notre conscience. Cela suffirait pour satisfaire notre conscience. Il ne serait point nécessaire d'en faire davantage.

Il n'en est nullement ainsi:

1. Le quatrième principe dit bien " Ne dites jamais que vous faites la charité à un frère qui vous semble dans la misère..." Nous lisons bien: il n'est nullement interdit de faire la charité à quelqu'un. Tout simplement, cela doit rester confidentiel. Il ne faut en tirer aucune gloriole car "Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-même..."

2. Le dixième principe dit: " Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès...". Ici aussi, aucune opposition à porter secours ou aide à quelqu'un. Tout simplement, une mise en garde: attention, ce secours , cette aide aura peut-être comme conséquence  le fait que l'assisté sera bloqué dans son progrès. Porter assistance matériellement n'est donc pas tout. Les nourritures terrestres ne suffisent pas, il ne faut pas oublier l'âme.

3. Le dixième principe continue: "Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense, si vous l'humiliez en lui imposant le respect...". Ici aussi un appel vibrant à la discrétion, au respect de l'autre. Il ne faut pas que l'autre devienne, pour notre regard, un objet, quelque chose d'inférieur. Ce serait déjà mauvais. Mais le pire serait que nous nous comprtions de telle façon qu'il devienne aussi un objet, quelque chose d'inférieur, pour les autres.

4. Nous trouvons aussi dans le texte "La Charité Morale" ceci : " ...cependant nous serons convaincus par la pratique de la morale , que le malheureux n'est pas celui qui tend la main mais plutôt celui qui, pouvant épargner à son frère cette humiliation, refuse de satisfaire sa conscience". Attention donc: bannissons de notre conduite tout signe d'indifférence!
















20:26 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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