04/06/2005

EXEGESE D'UN TEXTE: "TAITES LE MAL..."

"FAITES LE MAL ET NE FAITES PLUS LE BIEN"
EXEGESE DU TEXTE.

     Il s'agit, dans l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE, d'un des textes les plus difficiles à comprendre et à expliquer. Ce texte est quasiment inaccessible à toute personne qui s'arrête à l'extérieur, à l'écorce du message.

     Pour bien le comprendre, il faut aller plus loin et chercher à pénétrer à l'intérieur, à en rechercher le sens ésotérique.

     Comme pour beaucoup d'autres textes ou passages de l'ENSEIGNEMENT, il y a toujours un sens caché, différent de ce qui est entendu dans le langage courant.

     Il est évident aussi que pour les lecteurs de mauvaise foi qui recherchent des arguments contre l'ANTOINISME, de même que pour les simples curieux ou pour les lecteurs de bonne foi mais non encore versés dans les subtilités de l'ENSEIGNEMENT, ce texte apparaît, de prime abord, choquant: " Comment? C'est donc cela la fameuse morale antoiniste!  Mais ce fameux ENSEIGNEMENT est basé sur l'immoralité! ANTOINE donne à ses fidèles le feu vert pour agitr de façon débridée!"

     Je veux parler du passage où le Père ANTOINE dit: "Faites le mal et ne faites plus le bien. Si vous ne pouvez vous en passer, faites-le alors plutôt la nuit que personne ne puisse vous voir" En réalité, ces mots, très profonds, signifient énormément de choses!

     Il faut voir bien au delà  des mots. Il faut en chercher le sens profond. Examinons-nous nous-mêmes. faisons un effort et étudions bien notre propre comportement. Ainsi, quand nous cédons à nos faiblesses et que nous voulons les assouvir, ne cherchons-nous pas ainsi à faire le mal en nous dispensant de la honte de l'avoir commis? Ne cherchons-nous pas ainsi, tout simplement, à échapper au regard de notre prochain? C'est ainsi commettre une deuxième fois le mal car, en nous dispensant de la honte de l'avoir commis, nous nous dispensons du remords qui pourrait épurer notre âme. Ce remords, ce serait la véritable épreuve.

     De même, serons-nous autant dévoués si on nous demandait de nous cacher pour faire le bien alors que le bien réel n'a jamais besoin du grand jour pour s'accomplir?

     Quand nous rendons le bien pour le mal, n'avons-nous pas pour habitude de le faire ostensiblement. Ou, si personne ne nous a vus,de le crier à haute voix de façon à ce que tout le monde l'entende? Ce désir de paraître honnêtes doit nous prouver que nous ne le sommes pas. On peut se rappeler le troisième principe: "Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien car elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple et ne voir le mal en rien".

     "Faites le mal" signifie aussi: "Pétris de faiblesses comme nous le sommes, ne cherchons pas à les enfermer en nous." Par exemple, supposons que nous soyons colériques,croyant nous améliorer, nous nous abstenons de céder à notre penchant. Nous nous dénaturons avec un effort bien pénible. Cela se reproduit plusieurs jours de suite. Nous nous imaginons ainsi être forts, mais à la fin de la semaine, nous n'en pouvons plus. Notre tempérament reprend vite le dessus avec d'autant plus de violence et de brutalité.N'eût-il pas été préférable d'agir naturellement chaque fois que nous en avons eu l'occasion? Nous en aurions éprouvé plus tôt et plus souvent du remords. Ce remords nous aurait fait faire un grand pas tout en nous évitant de nous entourer nous-mêmes d'un mauvais fluide?

     "Faites le mal." Ces mots ne doivent pas nous pousser à le faire davantage. Au contraire,l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE nous sensibilise la conscience. Rappelons-nous le  septième principe:" Tachez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence qui veut toujours plus posséder; elle se faait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné."

     Chaque pensée puisée endehors de la morale, si nous sommes bien pénétré des textes Antoinistes, nous fait éprouver un remords d'autant plus vif que nous sentons en nous la responsablilité de franchir une étape.

     "Faites le mal." Cela veut aussi dire que nous devons donner sans réserve ce que nous avons au fond de nous: ainsi nous n'aurons plus l'apparence de ce que nous ne sommes pas: nous serons extérieurement ce que nous sommes intérieurement. Ainsi nous aurons déraciné quelques "péchés capitaux": l'orgueil, l'envie,etc...

     Le Père ANTOINE a dit aussi:" Toute faiblesse que l'on veut surmonter tente davantage, car nos efforts pour ne plus y penser viennent nous la rappeler à tout instant.'"

     Cela me fait penser au livre de Thomas d'ANSEMBOURG "CESSEZ D'ÊTRE GENTIL SOYEZ VRAI" dans lequel j'ai trouvé de curieuses convergences. Je vous livre le message de l'éditeur de ce livre:" Nous sommes souvent plus habilités à dire leurs quatre vérités aux autres qu'à leur exprimer simplement la vérité de ce qui se passe en nous. nous n'avons d'ailleurs pas appris à tenter de comprendre ce qui se passe en eux. Nous avons davantage appris à être compaisants, à porter un masque, à jouier un rôle. Nous avons pris l'habitude de dissimuler ce qui se passe en nous afin d'acheter la reconnaissance, l'intégration ou un confort apparent plutôt que de nous exprimer tels que nous sommes. Nous avons appris à nous couper de nous-mêmes pour être avec les autres. La violence au quotidien s'enclenche par cette coupure: la non-écoute de l'autre, le non-respect de soi-même mène tôt ou tard au non-respect de l'autre.....En illustrant ses propos d'exemples percutants , l'auteur explique comment notre tendance à ignorer ou à méconnaître nos propres besoins nous incite à nous faire violence et à reporter sur d'autres cette violence..."


    

 
































































































16:35 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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