23/08/2005

 Sur la conception Antoiniste de la morale.

LA MORALE ANTOINISTE:
MORALE D'APPEL, D'OUVERTURE.

     On peut considérer qu'il y a deux sortes de conceptions morales:
  1. Les morales d'obigation;


  2. Les morales d'ouverture.


     Examinons-les sommairement.

    1.Les morales d'obligations sont les morales traditionnelles. On peut les qualifier de morales déterminées,fermées. Elles consistent en une pression exercée par la société, ou par un groupe social au sein de la société: il y a ainsi une morale des commerçants, une morale des prostituées, une morale des prisonniers...

      Elles font coïncider le comportement individuel avec l'exigence sociale de comportement ( d'où parfois une lutte entre l'individuel et le social ou une lutte entre le groupe particulier et le social). En somme, elles visent à maintenir solides les us et coutumes sociaux.Et, même dans le cas contraire, elles sont quand même rivées au modèle social dominant auquel elles s'opposent ( Voir, par exemple, Léon TROTSKY dans son livre "LEUR MORALE ET LA NÔTRE".

     2. Les morales d'ouverture sont des morales humaines et personnelles. Souvent elles sont insolentes ( insolentes dans le sens étymologique du terme, c'est-à-dire contraires aux habitudes).

        Elles ne se résument pas à une pression sociale, mais sont l'expression d'un appel personnel vers le progrès, l'amélioration. En ce sens, elle sont progressives et créatrices.

     Ecoutons le Père ANTOINE, dans le chapitre" L'ETUDE DE L'ENSEIGNEMENT MORAL", en réponse à un adepte qui estime qu'il faudrait être saint pour pouvoir pratiquer l'ENSEIGNEMENT Antoiniste:

     "...une révélation n'est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s'en pénétere suivant son désir de s'améliorer. C'est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l'établissons pour tout ce que nous désirons retirer d'un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l'intelligence; celle-ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire comprendre le bien, puisque ce n'est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité"

    Et, plus avant, dans le même chapitre:

     " Considérons l'ENSEIGNEMENT comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons"

     Dans le chapitre  " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ", le Père ANTOINE dit encore:

     " Comparons la loi de l'évolution des êtres à une échelle immense, que l'on monte plus ou moins vite, en raison directe de son développement. Les êtres du premier échelon travaillent selon leur nature et ils sont dans la vérité, suivant leur degré d'évolution. Ceux qui occupent l'échelon suivant font déjà plus et mieux; mais s'ils croyaient pouvoir redire aux agissements des premiers, ils seraient dans l'erreur et permettraient à de plus élevés de leur faire également des observations. Nous gravissons tous insensiblement l'échelle du progrès. Sauter des échelons serait contraire à la loi."

    











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