24/03/2006

QUELQUES CONSIDERATIONS SUR L'EPREUVE.

QUELQUES CONSIDERATIONS

SUR LA NOTION D'EPREUVE.

     Très souvent, lorsque nous parlons d'épreuve, nous avons en tête quelque chose qui "nous tombe dessus" et qu'il faut à tout prix chercher à éviter.

     L'épreuve est une souffrance, petite ou grande,qui se présente à nous sous, grosso modo, trois formes différentes:

forme matérielle: donc purement physique, soit les accidents, les maladies, l'invalidité, les revers divers...

forme émotionnelle : il s'agit d'une souffrance physique intérieure,soit les chagrins (d'amour ou autres ), la perte d'argent, les problèmes au travail, les problèmes relationnels divers...

Ces deux formes ressortissent à l'épreuve matérielle au sens propre.

forme morale:celle provoquée par le remords. Il s'agit d'une épreuve purement spirituelle tout-à-fait opposée à la matière.

      La deuxième forme n'est donc pas une forme morale bien qu'elle puisse en avoir les aspects. Attention, les origines des épreuves de cette "deuxième forme" peuvent très bien être de "mauvaise source". Nous pouvons souffrir parce que nos envies ne sont pas satisfaites, parce que notre orgueil personnel est blessé, parce que noys ne pouvons pas donner libre cours à notre luxure...

     Nous devons arriver à admettre et à accepter nos épreuves faute de quoi nous ne pourrons jamais avoir la compréhension de leurs motifs. Il faudra en subir la conséquence: la prolongation de ladite épreuve sous la même forme ou sous une autre, peut-être indéfiniment.

     Entendons-nous bien sur le sens du mot "accepter". Bien souvent on nous accuse de prôner une soumission absolue à ce qui arrive. Quiand on dremande "d'accepter" l'épreuve, cela signifie qu'il faut accepter de l'affronter et accepter de nous soucier de sa cause pour chercher à y remédier. Cela ne signifie donc nullement qu'il faut se soumettre sans rien tenter.

      Quand une épreuve s'annonce, il y a donc trois attitudes à proscrire:

1° essayer de se soustraire à l'épreuve;

2° s'y soumettre sans chercher à la dépasser;

3° rejeter la cause de l'épreuve sur autrui afin de nous déculpabiliser et démonter par ce moyen que l'épreuve que nous subissons est imméritée puuisque provenant d'un de nos semblables. Pour nous guérir de cette tentation, ayant toujours à l'esprit le cinquième principe ainsi que le texte de l'Auréole de la Conscience.

     Cette dernière attitude révèle une faiblesse, un manque de courage. C'est le recours à une solution de facilité par une déculpabilisation qui se fait au détriment de notre semblable.

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