30/03/2006

LE BIEN ET LE MAL, selon EMERSON

LE BIEN ET LE MAL

selon

EMERSON.

 

     Un des objectifs de ce site est de faire des rapprochements, parfois saisissants, entre la pensée ANTOINISTE, si souvent méprisée ou considérée comme absconse ou puérile, et des penseurs célèbres ou, en tout cas, reconnus comme étant de grande valeur.

 

     C'est le cas avec le passage suivant, écrit par EMERSON (1803 - 1882 )

 

     EMERSON, à 29 ans, renonça à sa charge de pasteur de l'Eglise unitarienne de BOSTON. Il ne renonça pas pour autant à prêcher. Sa réputation s'étandit rapidement aux USA mais aussi en EUROPE.

 

     Il exprima avec force son aversion pour le respect excessif de la tradition et des conventions sociales.

 

     " Celui qui veut être un homme doit être un non-conformiste. Celui qui veut acquérir les palmes immortelles ne doit pas être arrêté par ce qu'on appelle le bien. Rien n'est sacré que l'intégrité de votre propre conscience...

 

      ...Le bien, le mal ne sont que des noms qu'on peut appliquer à des choses bien différentes; ce qui seul est pour moi le bien, la voie droite, est ce qui est selon la constitution de mon être, d"e ma conscience; et le mal, ce qui est contre. L'homme doit se conduire en face de toute opposition, comme si tout, excepté lui, était éphémère, comme si tout le reste n'était qu'apparence. -- Je suis honteux de voir combien facilement nous capitulons devant des noms et des étiquettes, de grandes sociétés ou des institutions mortes...

 

      Une autre terreur, qui nous éloigne de la confiance en nous-mêmes, c'est notre esprit de suite, notre désir d'être conséquents avec nous-mêmes; c'est une espèce de vénération pour nos actes ou nos paroles passées, parce que nous croyons que les yeux des autres n'ont pas d'autre point de repère pour supputer l'orbite de notre personnalité, que nos actes passés...

 

      Une sotte persévérance dans la même pensée est la manie des petits esprits, adforée par les petits hommes d'Etat et d'Eglise, par les petits philosophes,par les petits artistes. Une âme grande ne s'en inquiète pas. Elle ^pourrait aussi bien s'occuper de son ombre sur un mur....

 

      Est-ce si mauvais d'être mal compris? PYTHAGORE ne fut pas compris, ni SOCRATE, ni JESUS, ni LUTHER, ni COPERNIC, ni GALILEE, ni NEWTON, ni aucun des esprits purs et sages qui furent jamais. Être grand, c'est être incompris."

16:05 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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