01/04/2006

LA SOLIDARITE: QUELQUES CONSIDERATIONS.

LA SOLIDARITE:

QUELQUES CONSIDERATIONS.

 

     La solidarité, voilà un principe , une idée maîtresse, qui revient souvent dans l'ENSEIGNEMENT.

 

     Reprenons, presque au hazard, quelques paroles du Père ANTOINE:

 

     " RIEN n'est bien s'il n'est solidaire."

 

     " Si pour exécuter une tâche, nous sommes deux, nous l'aurons terminée plus vite qu'en agissant seul."

 

     " Nous ne pouvons progresser qu'au contact de notre semblable."

 

     " Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du  bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable."

 

     La solidarité est le principe fondamental indispensable à la création. Nous avons besoin, tous, les uns des autres. Isolés, nous ne pouvons rien, nous ne sommes rien!

 

     Un être seul, depuis toujours, sur une ile déserte, sans aucun moyen de communication ne soupçonnerait même pas l'existence d'autres hommes, êtres semblables à lui.

 

     Il ménerait une existence vide de sens.

 

     Au contraire, c'est le contact avec le prochain , le regard porté sur le prochain et le regard du prochain sur nous-mêmes qui nous permet de descendre en nous-mêmes pour faire notre examen de conscience.

 

     Les autres hommes, les "prochains", sont autant d'instruments de progrès. La solidarité joue dans tous les domaines, notamment dans les contacts, les frictions éventuelles, avec ces " instruments de progrès ".

 

         

 

 

14:04 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

La solidarité vue par 'Abdu'l-Bahá Comme la Source de la création l'a prédéterminé, le temple du monde a été façonné selon l'image et la ressemblance du corps humain. En effet, chacun reflète l'image de l'autre, si tu peux discerner avec des yeux qui discernent. Cela veut dire que, de même que le corps humain dans ce monde est composé de différents membres ou organes et est en vérité une entité étroitement intégrée et cohérente, de même, la structure du monde physique est comme un être unique dont les membres sont liés inséparablement.

Si nous observons d'un oeil qui nous permet de découvrir les réalités de toutes choses, il apparaît clairement que la plus grande relation qui unit le monde de l'existence se retrouve dans le domaine des choses créées. Cette coopération, cette aide mutuelle et cette réciprocité sont des caractéristiques essentielles du corps unifié du monde de l'existence, d'autant plus que toutes les choses créées sont étroitement reliées et que chacune est influencée par l'autre ou en bénéficie directement ou indirectement.

Considérez par exemple comment un groupe de choses créées constitue le règne végétal et un autre groupe, le règne animal. Chacun de ces deux groupes utilise certains éléments de l'air dont sa vie dépend, tandis que chacun accroît la quantité de tels éléments qui sont essentiels à la vie de l'autre. En d'autres termes, le progrès et le développement du monde végétal est impossible sans l'existence du monde animal, et le maintien de la vie animale est inconcevable sans la coopération du règne végétal. Du même genre sont les relations qui existent entre toutes les choses créées. De cela, il a été établi que la coopération et la réciprocité sont des biens essentiels qui sont propres au système unifié du monde de l'existence, et sans lesquels toute la création serait réduite à néant.

En contemplant la vaste étendue de la création, tu remarqueras que, plus élevé est un règne de choses créées sur l'échelle d'ascendance, plus manifestes sont les signes et les évidences de cette vérité que la coopération et la réciprocité au niveau d'un ordre élevé sont plus importantes que ce qui existe au niveau d'un ordre inférieur. Par exemple, les signes évidents de cette réalité fondamentale sont plus perceptibles dans le royaume végétal que minéral et encore plus manifestes dans le monde animal que végétal.

Et ainsi, en contemplant le monde humain, tu remarques ce phénomène prodigieux, brillant avec éclat de tous côtés dans la plus grande perfection, d'autant que, dans ce rang, des actes de coopération, d'assistance mutuelle et de réciprocité ne sont pas limités au corps et aux choses appartenant au monde matériel, mais à toutes les conditions, qu'elles soient physiques ou spirituelles, comme celles qui se rattachent à l'esprit, aux pensées, aux opinions, aux manières, aux coutumes, aux attitudes, aux compréhensions, aux sentiments ou à d'autres sensibilités humaines. Dans tout ceci, tu devrais trouver ces relations obligatoires fermement établies. Plus cette relation mutuelle est renforcée et développée, plus la société humaine progressera et prospérera. En effet, sans ces liens vitaux, il serait absolument impossible pour l'humanité d'atteindre la vraie félicité et le véritable succès.

Maintenant, considère que, si parmi les êtres qui sont simplement les manifestations du monde de l'existence, ce sujet significatif est d'une telle importance, alors combien plus grand l'esprit de coopération et d'assistance mutuelle doit-il être parmi ceux qui sont les essences du monde de la création, qui ont cherché l'ombre protectrice de l'Arbre céleste et sont favorisés par les manifestations de la grâce divine; et comment les évidences de cet esprit, par leur effort consciencieux, leur amitié et leur concorde, doivent devenir manifestes dans chaque sphère de leur vie interne et externe, dans le royaume de l'esprit et des mystères divins et dans toutes les choses liées à ce monde et à l'autre. Donc, il n'y a aucun doute qu'ils doivent être désireux de sacrifier leur vie pour leurs semblables.

Ceci est le principe de base sur lequel l'institution du Huqúqu'lláh est établie, puisque ses montants sont consacrés au progrès de ces buts. Sinon, le seul vrai Dieu a toujours été et sera toujours indépendant de tout sauf de Lui. De même qu'Il permit à toutes les choses créées d'avoir leur part de sa grâce et de sa bonté illimitées, Il est également capable d'accorder la richesse à ses bien-aimés par les trésors de son pouvoir. Néanmoins, la sagesse de ce commandement est que l'acte de donner est agréable aux yeux de Dieu. Considère à quel point cette puissante action doit être agréable dans son estime pour qu'Il se la soit attribuée. Réjouissez-vous donc, ô peuple de générosité!

Nous espérons sincèrement que dans ce très grand cycle, les attributs prodigieux du Très-Miséricordieux puissent, par la bonté et les bénédictions infinies du Roi de gloire, se traduire dans la vie des serviteurs de Dieu à tel point que ses douces saveurs répandront leur parfum dans toutes les régions.

Ce sujet nécessite de plus amples détails, mais nous l'avons traité très brièvement.

Écrit par : JPL | 17/05/2006

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