26/04/2006

LES PROPHETES MONTRENT LE CHEMIN

LES PROPHETES MONTRENT LE CHEMIN.

 

     Nous avons déjà dit que, quand on parle de prophètes, il ne fallait pas s'attacher à un religion, à une croyance bien définie. Il faut se libérer absolument de l'idée fausse qu'il n'y aurait de vrai prophète que ceux d'une seule FOI!

 

     Nous avons aussi dit, mais il ne faut pas se lasser de le rappeler, qu'il ne fallait pas assimiler la notion de "prophètes" à la notion habituelle de "prophéties" ( prédictions de l'avenir).

 

     Les prophètes ne sont pas des mages ou des magiciens qui sont venus, périodiquement, prévoir et annoncer l'avenir.

 

     Les pro^phètes sont apparus dans toutes les époques, dans toutes les religions et dans tous les peuples.

 

     Bien souvent, ils sont apparus à un moment où leur peuple traversait une crise morale. Plutôt que d'être quelqu'un qui vient prédire l'avenir, le prophète est  la voix qui crie dans le désert ("vox clamans in deserto"). Ils nous montrent le chemin à suivre vers la réalisation de notre être rféel.

 

     On pourrait aussi les comparer à DIOGENE: ils  sont semblables à des hommes qui se promèneraient en pleine journée, une torche ou une lanterne à la main. ( Attention, cela ne signifie nullement que je prenne DIOGENE pour un prophète!- on aura peut-être l'occasion d'en reparler)

 

     En général, les prophètes sont humbles et pauvres de matière. Ils puisent dans un seul fluide, le fluide d'amour divin.

 

     En outre, jamais ils ne demandent aux hommes de s'attacher à leur personne.Ils demandent de s'attacher unuiquement au message qu'ils délivrent. Ce message est évidemment différent, dans la forme,selon les époques, les lieux, les cultures, les crises morales vécues au moment de leur apparition. Mais, dans le fond, si on veut bien prendre de la distance, on trouve toujours un dénominateur commun.

 

     Ils sont gênésquand on leur attribue trop d'honneurs. On doit leur être reconnaissants du message qu'ils ont apportés. c'est légitime. C'est normal. Mais on ne peut en aucun cas les aduler...et surtout pas les idolâtrer.

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22/04/2006

L'ÂME ET LE CORPS CONSTITUENT UNE PERSONNALITE!

L'ÂME ET LE CORPS.

 

     UN des principes de l'ANTOINISME est que l'âme est, sinon éternelle,sinon immortelle, du moins étrangère à la mort inéluctable du corps.

 

     A la mort du corps, elle continue sa vie, non pas dans un au-delà mythique, mais dans un autre corps à naître pour constituer une nouvelle personnalité. A cette personnalité nouvelle, la tâche d'accomplir une étape de plus dans l'évolution de l'âme, ou plutôt de la conscience, vers le retour à la DIVINITE.

 

     Il faut accepter cet état de fait.

 

     Il y a donc, pour celui qui est conscient de cela, deux attitudes à éviter:

 

1° Celle qui consisterait à considérer que l'échec est un cadeau et l'accident, la maladie, la souffrance, une chance. Ce serait, en quelque sorte, se couper de son corps et éviter, par ce moyen, à supporter les épreuves.

 

2° L'autre attitude consisterait, mais en fin de compte elle a la même origine, à nier la souffrance, à décréter que tout va bien, que tout est bon.

 

     J'ai bien dit que ces deux attitudes ( soit se complaire dans le malheur ou nier celui-ci ) avait la même origine.

 

     Quand, ainsi, on se forge un moral d'acier on coupe l'âme du corps ( qui sait, lui, souffrir et se battre )et on se retranche de la réalité. On finit par perdre de son humanité.Devenu insensible à soi-même, on finit par devenir insensible aux autres.Partant on perd le sentiment de solidarité et on devient moins apte à pratiquer la charité morale.

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18/04/2006

PAROLES DU PERE.

PAROLES DU PERE

Extraites du chapitre "DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE?"

 

     " Nous devrions toujours penser que nous devons aimer pour nous achemeiner plus sûrement vers la vertu, vers le bonheur. Ne nous défions jamais que de nous-mêmes; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité.

     A mesure que nous traverserons les tissus de la matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'un jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU."

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17/04/2006

Ne pas s'attacher à la personnalité.

NE PAS S'ATTACHER A LA PERSONNALITE.

 

     Matériels comme nouis le sommes, nous nous attachons à voir avant tout la personnalité.

 

     Mais qu'est-ce que c'est la personnalité, sinon le masque transitoire et éphémère qui nous voile la réalité!

 

     DIEU peut se manifester plus ou moins complètement suivant la translucidité du voile que nous appelons "personne" mais cela ne change rien à la réalité.

 

     Changeons-nous notre être parce que, aujourd'hui nous sommes vêtus d'un habit blanc, demain d'un habit vert et le jour suivant d'un habit bleu? Non, n'est-ce pas?

 

     Il en est de même en ce qui concerne la manifestation de DIEU dans l'homme: la personne ou le vêtement de chair ne saurait modifier la réalité.

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10/04/2006

LA VRAIE DETRESSE, C'EST ÊTRE MONTRE DU DOIGT!

LA VRAIE DETRESSE,

C'EST ÊTRE MONTRE DU DOIGT !

 

     Dans la vie moderne, il y a bien des descentes aux enfers. Il n'est pas nécessaire ici de parler de la misère, mais bien de la pauvreté ordinaire, la pauvreté des gens qui doivent vivre chichement, qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts.

 

     Il y a, autour de nous, bien des dénuements cachés, bien des drames quotidiens inconnus !

 

     Mais ce qui est le plus pénible, ce qui est la vraie détresse, c'est être débusqué par le regard des autres.

 

     Être dans les difficultés reste supportable aussi longtempsd qu'on arrive à le cacher. La misère tapie derrière les volets clos reste supportable !

 

     Mais quand, à ce dénuement, s'ajoute le regard inquisiteur et le doigt accusateur,alors commence la véritable détresse.parce que, par ce regard on est confirmé parmi les êtres inférieurs !

 

Après avoir lu ceci et après l'avoir bien médité, c'est le moment de prendre le livre de l'ENSEIGNEMENT ( "LA REVELATION PAR LE PERE" ) et de se plonger dans la lecture du chapitre " LA CHARITE MORALE "

19:18 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/04/2006

LA PRATIQUE DE LA MORALE ET LA PROMOTION SOCIALE.

LA PRATIQUE DE LA MORALE

ET

LA PROMOTION SOCIALE.

 

     Dans ce chapitre de l’ENSEIGNEMENT ( «  DES DIVERSES DIRECTIONS DE LA VIE ET DU BONHEUR  » ), le Père ANTOINE répond aux inquiétudes d’un adepte sur un sujet qui tracasse tous ceux qui, pétris de sentiments altruistes et moraux, se demandent s’il convient pas de rechercher et d’accepter des postes de direction ou d’encadrement dans leur travail.

 

«  S. – Père, un ouvrier qui s’est distingué dans un atelier, est appelé à une situation plus importante ; mais il veut pratiquer la morale ;s’il a l’intention de ne pas se laisser dominer par la matière, doit-il refuser l’avantage qu’on lui offre ?  »

 

     Le Père répond. Il s’agit d’une réponse pleine de bon sens. Le Père ne demande à personne de sacrifier sa vie, de faire preuve d’un ascétisme hors du commun.

 

    Sa réponse peut se décomposer en quatre parties. Dans la première, il pose bien le problème moral : quel est le but réellement  la personne en question ?

 

«  Le Père.- Ma réponse pourrait différer à cette question suivant l’importance que cet ouvrier attache à son avenir et à la pensée qui lui fait viser cet emploi. S’il a l’intention d’être utile autant moralement que matériellement, dans tout ce qui dépendra de sa besogne, s’il veut se former tout en aidant à s’améliorer ceux qui l’entourent ; cet avancement sera pour lui un avantage ; il ne doit pas ignorer qu’en se laissant tenter par son personnel, composé de forts et de faibles, cette place lui donnera de l’inquiétude, il en souffrira autant moralement que physiquement. Il est vrai que s’il sait s’y prendre, il pourra assimiler ses fluides aux leurs. »

 

    Dans cette dernière phrase, on pourra apprécier toute l’humanité, toute la fraternité- toute l’empathie, dirait-on maintenant- dont il fait preuve. Nous nous trouvons bien loin des positions trop détachées des problèmes de ce monde. Le Père n’est pas « déconnecté » de la réalité.

 

    Dans la partie qui suit, le Père émet un vœux :

 

«  Son développement moral lui facilitera beaucoup sa tâche, le chemin sera comme aplani ; il n’accordera pas à un ouvrier le salaire qu’il ne mérite pas, mais il encouragera son personnel par de bons conseils )plutôt que par la menace »

 

    Voilà, en fait, en résumé, tout ce que l’on peut définir comme étant la « déontologie du chef ».

 

    Dans la partie suivante, il rappelle bien que « devenir chef » signifie que l’on a des responsabilités envers l’entreprise, la société. Qu’il y a une discipline à faire respecter. Et que, s’il faut se montrer juste, il faut aussi ne pas fuir son rôle, si ingrat soit-il.

 

«  Sachons aussi que lorsqu’on nous place à la tête d’une section, ce n ‘est point pour agir à notre guise, mais pour faire respecter les lois de l’établissement en les visant par celles de la conscience. Certains ouvriers, étant faibles, sortent parfois de la limite ; mais le chef qui veut être à l’abri de tout reproche, observe le règlement suivant la nature de l’acte et sa gravité, visant toujours la cause plus que l’effet. »

 

    Bref, il y a un règlement à faire respecter. Mais il faut garder la mesure.

 

   Plus loin, le Père met en garde contre la tentation qui existe de vouloir s’emparer d’un poste immérité :

 

«  …Agréons toujours ces emplois quand ils sont dus à notre mérite ; nous pourrons à la fois servire de père et de maître à nos subordonnés. Dans les usines il y a souvent des faibles et il est indispensable d’avoir des hommes de confiance et de raison pour diriger ces malheureux. Nous les aiderons à s’améliorer par notre contact et ils trouveront ainsi le salaire moral à côté du salaire matériel. Ne prenons donc aucune charge pour dominer mais bien pour donner l’exemple »

 

 

 

 

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01/04/2006

LA SOLIDARITE: QUELQUES CONSIDERATIONS.

LA SOLIDARITE:

QUELQUES CONSIDERATIONS.

 

     La solidarité, voilà un principe , une idée maîtresse, qui revient souvent dans l'ENSEIGNEMENT.

 

     Reprenons, presque au hazard, quelques paroles du Père ANTOINE:

 

     " RIEN n'est bien s'il n'est solidaire."

 

     " Si pour exécuter une tâche, nous sommes deux, nous l'aurons terminée plus vite qu'en agissant seul."

 

     " Nous ne pouvons progresser qu'au contact de notre semblable."

 

     " Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du  bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable."

 

     La solidarité est le principe fondamental indispensable à la création. Nous avons besoin, tous, les uns des autres. Isolés, nous ne pouvons rien, nous ne sommes rien!

 

     Un être seul, depuis toujours, sur une ile déserte, sans aucun moyen de communication ne soupçonnerait même pas l'existence d'autres hommes, êtres semblables à lui.

 

     Il ménerait une existence vide de sens.

 

     Au contraire, c'est le contact avec le prochain , le regard porté sur le prochain et le regard du prochain sur nous-mêmes qui nous permet de descendre en nous-mêmes pour faire notre examen de conscience.

 

     Les autres hommes, les "prochains", sont autant d'instruments de progrès. La solidarité joue dans tous les domaines, notamment dans les contacts, les frictions éventuelles, avec ces " instruments de progrès ".

 

         

 

 

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