01/05/2006

REFLEXIONS SUR LA "CHARITE MORALE".

LA CHARITE MORALE

 

     On reproche souvent aux Antoinistes de se réfugier derrière le principe de « Charité morale » pour justifier l’absence de charité matérielle !

      Il n’en est pas question. Il suffit de se rappeler le quatrième principe qui commence comme suit : « Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu’un qui vous semble dans la misère… »

     Le Père demande donc la modestie, la discrétion dans la charité matérielle mais pas l’absence de cette charité. C’est d’ailleurs aussi rappelé dans le dixième principe : «  Ne pensez pas toujours faire un bien, lorsqu’à un frère vous portez assistance…Sachez qu’une grande épreuve sera votre récompense si vous l’humiliez en lui imposant le respect… » Et, dans le chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE », «  La vraie charité accomplie aussitôt que nous en  voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur ».

     Bref, pour être efficace, la charité matérielle n’est rien si elle ne s’appuie pas sur la charité morale, la forme la plus noble de la charité.

     Examinons ce qu’est la charité morale. Elle est à la fois la plus difficile à pratiquer, et celle qui procure le plus grand bonheur lorsqu'elle est bien accomplie. Voici quelques exemples pour bien en saisir le sens :

1° C'est l'indulgence face aux imperfections ou/et aux faiblesses de nos semblables : relire et méditer le troisième principe «  Vous ne pouvez faire la morale à personne… »De même, dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE », le Père a dit ceci : «  Personne n’a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d’injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger ; tâchons d’en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. »

 

   C'est  la tolérance , au foyer, avec des amis, en société. Tolérance personnelle qui amènera la tolérance mutuelle : relire et méditer l’Auréole de la Conscience et le cinquième principe ;

 

  C'est la compréhension envers ceux qui ne professent d’autres opinions : voir le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE & LE VRAI CROYANT » : « …nul n’a le droit de critiquer les adeptes d’une telle doctrine Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée conscience, faculté naturelle d’origine divine qui, en se développant, rend l’esprit plus sensible au bien et au mal. C’ »est celle-ci qui les empêche d’abdiquer la morale… »

 

  C'est donc avoir soin de ne froisser l'amour-propre de personne. Dans le chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE », le Père dit : « Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l’est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d’où vient l’amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint -sacrement… »

 

5° C'est savoir être sourd quand une remarque ironique s'échappe d'une bouche habituée à railler. Voir le chapitre « REINCARNATION » : « Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris »

 

  C'est la compréhension envers ceux qui ont commis des délits, voire des crimes. dont nous comprenons la situation sur le plan évolutif et devant la loi de cause à effet;

 

 

 

18:24 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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