28/06/2006

REFLEXIONS SUR LA "LOI HUMAINE ".

REFLEXIONS SUR LA

" LOI HUMAINE "

 

    Il s'agit, ici, de quelques extraits, significatifs,du chapitre " LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ".

 

     1. La "LOI HUMAINE" et l'amour.

 

        " Chaque fois que nous agissons avec amour,nous sommes à l'abri du Code pénal. L'amour, c'est DIEU, la vérité, et si l'on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU"

 

     2. La " LOI HUMAINE " et la conscience.

 

     " La conscience doit nous diriger;nous y conformons nos actes suivant notre développement sans nous rendre compte de son efficacité. Toute loi doit avoir la conscience pour base..."

 

     3. La " LOI HUMAINE " et l'éducation.

 

     " Il ne faut pas croire qu'une loi matérielle soit une sauvegarde pour l'homme, elle doit servir seulement à l'éducation des moins avancés. "

 

     4. La " LOI HUMAINE " et  la morale.

 

     " Si par le progrès elle ne s'assimile plus à la conscience, elle l'écartera de la morale au lieu de l'en rapprocher, en le tentant à l'étudier pour la faire servir seulement à son avantage personnel."

 

     5. La " LOI HUMAINE " et la loi de la conscience.

 

     " Dépasser la mesure en quoi que ce soit, c'est enfreindre la loi matérielle, établie pour apprendre à l'homme à se diriger dans la voie du bien, l'enfreindre, c'est enfreindre la loi de la conscience. "

 

     6. La " LOI HUMAINE " face à l'évolution de la société.

 

     " Une loi qui ne correspond plus à la cause qui l'a fait naître, je le répète, opére contrairement, même au détriment de ceux qui veulent la faire respecter parce qu'ils l'envisagent pour punir et non pour éduquer. D'un autre côté, un juge peut se voir empêché de se prononcer en toute justice par une loi surannée, qui devrait être hors d'usage ou amendée et dont la partie adverse réclame l'application..."

 

     7. La " LOI HUMAINE " et les personnes inadaptées.

 

     " Quelle est la loi encore que l'on devrait appliquer à une personne ignorante, arriérée, qui ne connaît ni le bien ni le mal ? Et il y en a beaucoup dans ce cas, qu'un juge aurait de la peine à condamner s'il ne devait recourir qu'à la loi qui correspondrait à leur nature."

 

     8. La " LOI HUMAINE " et son utilité.

 

     " Quand elle n'est pas l'instrument de la conscience, l'intelligence nous pénètre du mal mais jamais du bien. Pour en avoir la certitude, abolissons les lois actuelles, rétablissons celles qui existaient il y a quelques milliers d'années; je crois qu'on verrait un spectacle terrifiant, pas tant par la brutalité mais par une méchanceté malicieuse."

 

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26/06/2006

LAROCHEFOUCAULD : MAXIME.

LA ROCHEFOUCAULD

 

     "Si nous n’avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres."

Voilà encore une maxime à rapprocher du cinquième principe !

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SUR LA NOTION D'EPREUVE.

CE QUE SIGNIFIE "ACCEPTER L'EPREUVE".

     Ce texte est extrait de l'ENSEIGNEMENT ( Chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL ". )

   " Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemeis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. Elle est au prix du travail que nous devions fournir dans l'épreuve pour obtenir la parcelle de foi que comportait notre acte de dévoûment."

 

    

    

16/06/2006

AGIR AVEC AMOUR...MÊME EN CAS D'INJUSTICE.

AGIR AVEC AMOUR ET PATIENCE...

MÊME EN CAS D'INJUSTICE !

 

     Dans le chapitre "LA FOI & L'AMOUR NE S'ACQUIERENT QUE PAR LE TRAVAIL MORAL",le Père ANTOINE répond à un adepte qui l'interroge en ces termes:

 

     " ...Comment dois-je comprendre l'ENSEIGNEMENT, si je suis propriétaire et que mes locataires ne me paient pas?..."

 

     Le Père ANTOINE répond:

 

     " Tout effet a une cause, nous le savons Les personnes qui laissent des arriérés ne sont pas  d'accord avec  la justice.. Mais si le propriétaire endure cette épreuve, c'est qu'il a une imperfection et qu'il lui faut ce genre d'épreuve pour la surmonter;..."

 

     On pourrait sans doute, ici, sourire et penser que le Père fait preuve d'angélisme, que son ENSEIGNEMENT est impraticable. Non, allons plus loin dans le texte:

 

     " S'il s'imagine être dans la vérité, peut-il permettre à ses locataires de ne pas payer ? Non, mais il doit chercher la cause de leur retard. C'est peut-être la maladie du chef de famille ou un accident qui les empêche de s'acquitter de leur devoir. Dans ce cas, nous pouvons les tolérer et exercer la charité, avoir pitié d'eux, loin de les persécuter et de les forcer; ..."

 

     En somme, une belle leçon d'humanité. Mais allons plus loin:

 

     " Si au contraire l'arriéré provient de la négligence, de la paresse ou d'autres défauts, comme l'excès dans le boire ou le manger, nous devons nous montrer justes, fermes, plus encore pour être utiles à ces malheureux que pour avoir ce qui nous est dû."

 

     Attention, même dans ce cas, le Père met en garde contre le manque d'humanité:

 

     " Pas n'est besoin de se mettre en colère ou de recourir à des arguments peu honnêtes, car nous perdrions notre droit si nous voulions nous venger."

 

     Et, enfin, un peu plus loin:

 

     " Agissons avec amour le plus possible, pour leur remettre en mémoire qu'ils ont vis-à-vis de nous un devoir à remplir, pour que la pensée puisse le leur rappeler; laissons leur la faculté de fixer la date où ils pourront s'acquitter envers nous. Mais s'ils ne respectent pas la loi qu'ils auront volontairement établie, nous pouvons les traduire en justice; il est même de notre devoir de le faire pour ne pas leur rendre de mauvais services."

 

     Et, en conclusion:

 

     " En agissant ainsi, nous serons d'accord avec la loi divine autant qu'avec la loi humaine."

 

 

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15/06/2006

LA SINCERITE.

LA SINCERITE.

 

     Extrait de l'ENSEIGNEMENT: chapitre " COMMENT NOUS PROGRESSONS. "

 

     " Ne perdons jamais de vue, mes enfants,que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L'exemple est tout; on ne devrait s'appuyer que sur l'amour parce qu'il est seul la base de toute puissance et de toute régénération. Cet amour naît de la foi et celle-ci est le fruit de notre expérience acquise par le travail moral. Si nous nous exprimons en toute sincérité, avec la bonne intention d'être utiles à nos semblables, ce n'est plus nous qui enseignons, c'est DIEU même, mais nous ne pouvons atteindre à LUI que par la foi qui est la clef de toutes les autres vertus.

      Ainsi améliorés, nous serons toujours sincères; car la sincérité est le contrôle de la raison, la photographie du coeur et l'image de l'amour."

 

 

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13/06/2006

PENSEE DE IBN ARABI RAPPROCHEE DES PENSEES DU PERE ANTOINE.

Ibn Arabi
 
"Ne pense pas à Dieu comme isolé de sa création. Ne pense pas à Dieu comme lié à des règles. Ne compare Dieu à aucun être vivant. Prends garde de considérer Dieu comme lointain."
 
 
 A rapprocher du premier principe de l'ENSEIGNEMENT:
 
 
"Si vous m'aimez,
 vous ne l'enseignerez à personne,
 puisque vous savez que je ne réside
 qu'au sein de l'homme.
  Vous ne pouvez témoigner qu'il existe
 une suprême bonté
 alors que du prochain vous m'isolez"
 
 
Et, dans le chapitre "LOI DE LA CONSCIENCE", le Père ANTOINE dit aussi, qui peut être rapproché également:
 
 
" Si DIEU avait établi des lois pour aller à LUI, elles seraient une entrave à notre libre arbitre; fussent-elles relatives ou absolues, elles seraient obligatoires puisque nous ne pourrions nous en dispenser pour atteindre au but. Mais DIEU laisse à chacun, suivant sa nécessité, la faculté d'établir ses lois, c'est encore une preuve de son amour."
 

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11/06/2006

Robert VIVIER : La guérison chez le Père ANTOINE.

Robert VIVIER ( " Délivrez-nous du mal.")

 

La Guérison chez le Père ANTOINE.

 

" Plus que jamais les foules prenaient le chemin de Jemeppe. De certains villages éloignés, des chariots amenaient les gens pendant la nuit, et ils attendaient dehors l'heure de se présenter devant le guérisseur. Certains jours, il reçut l'une après l'autre jusqu'à douze cents personnes. et c'était l'époque où il était en plein dans le travail de sa révélation: il se levait avant minuit. Il se nourrissait peu, et on n' aurait pu comprendre comment sa santé pouvait y suffire, s'il n'avait pris le soin de dire lui-même, à plusieurs reprises, que c'étaient les malades eux-mêmes qui faisaient sa force. Ils apportaient à Jemeppe tant de foi, tant de ferveur. Grâce à eux, il se produisait dans l'humble temple bâti par ANTOINE un tel rassemblement de fluides, que le Père n'avait qu'à y puiser à deux mains: tout devenait facile. Il guérissait à distance. Bien des malades furent soulagés pouir lui avoir expliqué leurs maux par écrit. ANTOINE recevait chaque jour plus de deux cents lettres et télégrammes. Il se les faisait lire par l'un ou l'autre de ses disciples et il se recueillait en songeant à ces malades qui lui avaient écrit, il leur envoyait sa pensée à travers l'espace. Ensuite les lettres n'étaient pas jetées Il y en avait trop, on ne pouvait les gardes, mais ANTOINE v eillait à ce qu'elles fussent brûlées avec tout le respect dû à la souffrance et à la foi de leurs auteurs.

  Le fluide du Père devenait si efficace, grâce à ces grands rassemblements de ferveur, qu'il put, à partir de Pâques 1910, au lieu d'imposer les mains à chaque malade en particulier, répandre le fluide du haut de la tribune sur la foule rassemblée dans le Temple. Bientôt, il cessa tot à fait de recevoir les malades en particulier. Et peut-être le pouvoir de guérir, dans ces "opérations collectives", était-il plus puissant encore, à cause de la concentration de fluides et de ce sentiment de foi et d'amour qui unissait tous les esprits."

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09/06/2006

JIDDU KRISHNAMURTI: LA CROYANCE

" LA CROYANCE "

" La croyance n'est qu'un mot, une pensée, c'est une chose absolument destructrice. Celle-ci divise les gens, les endurcit, les pousse à se haïr réciproquement, à cultiver la guerre d'une façon détournée. "

(JIDDU JRISHNAMURTI )

Voici une pensée du Père ANTOINE qui rejoint la pensée de KRISHNAMURTI, dans le chapitre " LA CROYANCE ET LA FOI ":

" C'est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n'avons pas de Lui la même conception; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer."

Et, plus loin dans le même texte:

" La croyance n'est qu'une opinion qui a germé en nous au contact de ceux qui nous ont élevés, disons qu'elle est de parti pris, c'est pour cette raison qu'elle est impuissante à nous améliorer; elle donne à croire que les paroles suffisent pour nous rapprocher de DIEU."

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LE PREJUGE

" LE PREJUGE "

 

     " Le préjugé est à la pensée ce que le rituel abusif est au comportement: une programmation prête à l'usage et résistante à l'usure. Il protège de la peur, mais enferme et retient prisonnier.

 

        L'envers du préjugé, c'est le refus des classifications coercitives, des catégories limitatives, des images réductrices. C'est l'espace de liberté laissé sur la plage des relations humaines par le reflux de la peur, de la peur de l'autre-différent. C'est la victoire (toujours provisoire) de la force de la force de complexification, d'unification sur la force d'inertie et de sclérose. Peut-être est-ce finalement celle de la vie contre celle de la mort ?"

 

Patrick TRAUBE

Ecrivain

 

     Voici, dans le même ordre d'idées, ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre " REINCARNATION":

 

     " Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est là, cependant, que l'on rend les plus grands services en nous corrigeant du part pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres."

 

     Et, dans le chapitre " ÊTRE OU PARAÎTRE ":

 

     " Nous pouvons voir quelqu'un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l'observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notree raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n'est que dans les mots..."

 

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08/06/2006

LA GUERISON.

LA GUERISON.

 

     Voici ce que dit de la guérison un écrivain, Benoît de Pierpont:

 

     " Guérison ne signifie pas enlever la maladie ou un retour à l'état avant la maldie, comme si de rien ne s'était passé. Mais bien de découvrir ce que nous sommes en puissance, nous transformer, devenir nous-mêmes. La guérison s'étend à tout notre être; elle permet que quelque chose de nouveau naisse et se mette en marche"

 

     En quelque sorte, surmonter la maladie, la souffrance du corps doit finir par nous guérir moralement. L'important, c'est que, au ntravers de la maladie, on découvre et on fasse apparaître le véritable être que, potentiellement, on est. La véritable guérison est là. La guérison, c'est donc, peut-être, parfois, apprendre à vivre avec son mal.

 

     Voici ce que l'on trouve dans l'ENSEIGNEMENT. D'abord dans le chapitre " COMMENT LE PERE A COMMENCE A GUERIR PAR LA FOI.":

 

     " Etant allé à l'étranger, en Allemagne et en Russie, comme ouvrier métallurgiste, j'avais pu, malgré la maladie d'estomac dont j'étais affligé, économiser un petit pécule qui me permettait de vivre sans travailler. je compmris que je me devais à mes semblables, c'est alors que je ressentis la foi qui m'affranchit de toute crainte au sujet de l'âme, j'étais convaincuque la mort est la vie, le bonheur que j'en éprouvais ne me laissait plus dormir, je m'inspirais ainsi le devoir de me dévouer davantage envers ceux qui souffrent moralement et physiquement..."

 

     Un peu plus loin, le Père insiste sur l'aspect essentiellement spirituel de son oeuvre de guérison:

 

     " Sans la foi qui me soutenait j'aurais été bien souvent embarrassé et tracassédevant la foule de malades qui, nuit et jour, pendant plus de vingt-deux ans, sont venus me demander assistance. Mais ma longue expérienceme fit reconnaître que les paies du corps e sont que la conséquence des plaies de l'âme. C'est à celle-ci que j'ai donc appliqué le remède, je n'ai jamais cessé de la raisonner aux malheureux qui se trouvent dans la même situation que celle que j'ai pu traverser et qui se désespèrent..."

 

     Le Père ANTOINE revient à nouveau sur ce sujet dans le chapitre " LA SOUFFRANCE PHYSIQUE ET LA SOUFFRANCE MORALE ":

 

     "...comme tout a sa cause, il peut se faire que celle-ci ( la souffrance ) doive nous rappeler plutôt par l'intermédiaire du corps que nos actes nous sont préjudiciables. N'ignorons pas que le corps n'est que le vêtement de l'âme, que s'il s'y occasionne un dommage il n'y a que celle-ci qui en souffrira, c'est-à-dire que les plaies du corps ne sont toujours que la conséquence des paies de l'âme, de son imperfection"

 

     On pourrait sans doute rapprocher la position du Père de la pensée d'un auteur  que je viens de découvrir ( Philippe LENAÏF ):

 

     " Je ne guéris pas, je relance le processus d'autoguérison de la pesronne, soit son contct avec la vie."

 

    

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06/06/2006

ENCORE UN MOT DU PERE ANTOINE SUR LA PRUDENCE.

ENCORE UN MOT DU PERE ANTOINE
SUR LA PRUDENCE.

 

     Nous avons déjà sur ce site un article à ce propos. On y a repris quelques extrait d'un chapitre de l'ENSEIGNEMENT.

 

     Voici un autre passage, extrait du chapitre " LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE.":

 

     " Je le répète, le plus grand des obstacles à notre amélioration, c'est la prudence. Si nous étions plus certains que nous ne pouvons commettre plus de mal que notre nature n'en possède, nous ne nous appuyerions pas sur cette vertu matérielle puisqu'elle nous empêche d'agir loyalement et sincèrement; elle est opposée à la foi qui nous rend à même de respecter en tout le naturel tandis que la prudence le falsifie. elle nous égare car elle revêt d'une fausse honnêteté en nous donnant la crainte de perdre l'estime de notre semblable. Rien n'est plus juste que ce raisonnement car si nous voyons le bien dans le mal et le mal dans le bien, elle ne peut que nous faire agir contrairement puisqu'on n'y recourt que par la vue du bien qui est le mal. je l'ai révélé, bien et mal sont corrélatifs, des termes de comparaison appropriés seulement à l'imperfection; disons que la prudence anéantit l'efficacité de toute épreuve en la détourant de la réalité.

     Aussi longtemps que nous chercherons la cause de l'épreuve, notre doute nous développera la prudence puisqu'elle en est la conséquence.

..."

02/06/2006

LA PIETE.

LA PIETE.

 

     Commemt comprendre la piété ? Qu'est-ce que "être pieux" ?

 

     Voici ce qu'en dit LUCRECE: " Etre pieux, ce n'est pas se montrer voilé, tourné vers une pierre, s'approcher de tous les autels, se prosterner sur la terre , ouvrir les paumes de ses mains devant les sanctuaires des dieux, inonder les autels du sang des animaux à quatre pieds et lier les souhaits aux souhaits. C'est plutôt pouvoir considérer toutes choses d'un esprit pacifié."

 

     Je sais bien que je risque de choquer les "philosophes", que ceux-ci diront sans doute que "je ne connais rien à la philosophie"...

 

     cependant, chez ANTOINE, dans l'ENSEIGNEMENT, on trouve, dans le chapitre " LA PRIERE ", des passages où l'on peut faire des rapprochements saisissants:

 

" Ne serait-il pas plus conforme à la raison de prier dès que nous en recevons l'inspiration ? Puisque la prière est plus dans le fond que dans la forme, n'hésitons pas un instant à observer la maxime qui dit de ne pas remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même..."

 

     Et, plus loin, dans le même texte:

 

 " Je le répète souvent, travailler c'est prier; en effet, le travail qui rentre dans le devoir est de la prière et le meilleur est celui qui est basé sur la charité."

 

     Dans ce texte, également, ANTOINE aborde ce que les ANTOINISTES appellent "l'élévation de la pensée". Il s'agit d'une expression qui revient souvent. On peut dire que "l'élévation de la pensée" est une "prière silencieuse" et non de la méditation. Voici ce qu'il dit:

 

" Nous ne pouvons pas définir l'élévation de la pensée, parce que nous n'avons pas tous la même conception de la Divinité. Certains contemplent la représentation d'une figure humaine, d'autres une lumière; il en est qui n'ont que la pensée sans rien contempler.

Tous les systèmes sont bons jusqu'à ce que nous arrivions à avoir des signes démontrant le plus de foi possible; cette vertu nous est indispensable pour savoir comment nous devons prier"

 

     Dans le chapitre " COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET POUVONS PROGRESSER", le Père ANTOINE revient à nouveau sur la question des formes auxquelles il n'accorde guère d'importance:

 

" Parlons maintenant de la prière, la révélation nous enseigne que c'est dans l'amour que nous devons la puiser, mais il se peut que nous voulions la baser sur une loi que nous croyons de DIEU en L'imaginant en dehors de nous, ...

  Que ceux qui pourraient avoir encore de ces pensées fassent cette comparaison, qu'ils se demandent s'ils sont autant heureux, en faisant face à la loi qui nous désunit qu'en se pénétrant de l'amour qui l'anéantit. Prions qui nous voulons, nous ne faisons aucun mal en nous adressant à celui en qui nous avons foi."

 

     On peut en tirer au moins une conclusion: attention, il ne faut pas se focaliser sur la forme de la prière, c'est la forme qui, transformée en loi faussement attribuée à DIEU, désunit.

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01/06/2006

LE PARADIS ET L'ENFER.

LE PARADIS ET L'ENFER.

     Le paradis, inconsciemment, nous y aspirons tous. Son opposé, l'enfer, existe aussi.

     Mais, encore une fois, il convient de rappeler que, pour les ANTOINISTES, il faut bien souvent renverser le sens des mots. Pour les ANTOINISTES, le sens habituel des mots n'est pas le lens qu'ils leur donnent.

     Qu'est ce paradis? Où est-il ? Comment y accéder ?

     Si nous croyons le trouver en un endroit quelconque de la terre ou de l'espace, nous faisons fausse route, nous sommes dans l'erreur.

     Pourqoui sommes-nous dans l'erreur ?

     Le paradis se trouve là où se trouve DIEU. Où est DIEU ? Pour les ANTOINISTES, il est en chacun d'entre nous !

     Puisque le Paradis, DIEU est en nous et nulle part ailleurs, c'est donc, de toute évidence que son opposé, l'Enfer est quelque prt ailleurs. L'enfer est en dhors de nous. Cet en dehors de nous, c'est tout simplement l'incarnation, le doute, l'enracinement dans la matière. Cet enracinement dans la matière nous a permis par toutes les souffrances, par toutes les épreuves que cela a provoquées de faire la part des choses, de trouver le remède, la solution à tous ces maux, à toutes ces erreurs. Cela nous a permis de retrouver DIEU.

     Nous avons donc, au cours des diverses incarnations, connu l'Enfer avant de pouvoir trouver le Paradis, le retour à DIEU, la désincarnation finale.

     C'est nous seuls qui avons mis ou qui mettrons le temps qu'il faudra pour y arriver: comprendre l'incarnation ou ne pas la comprendre, choisir de progresser ou choisir de stationner, se maintenir dans l'enracinement dans la matière ou choisir l'arrachement à la matière