14/07/2006

PISTES DE REFLEXIONS SUR LES COMPORTEMENTS AFFECTIFS.

PISTES DE REFLEXIONS SUR LES COMPORTEMENTS AFFECTIFS.

 

     Un adepte demandait un jour au Père ANTOINE s'il fallait absolument se soumettre à la loi matérielle du mariage. Dans le chapitre " L'AMOUR REEL ANEANTIT TOUTE LOI ", le Père lui répondit:

 

     " Nous sommes dans l'obligation de respecter la loi humaine relative au mariage, aussi longtemps qu'il existe de l'amour charnel en nous. Il nous fait aimer de parti pris, d'autant plus qu'il est personnel; né de la foi au serpent, il est assujetti à la matière qui nous imposera sa loi tant que nous en posséderons.

        Nous ne devrons pas y voir une injustice, puisqu'il nous est libre de rester dans le célibat. C'est cet amour qui nous l'impose parce qu'il nous rend incertains d'une union conjugale, tandis que la loi exclut d'une façon radicale notre doute..."

 

     Plus loin, dans le même chapitre, le Père dit:

    

     " Remontons à la cause, nous trouverons cette loi naturelle; par le progrès elle s'anéantira, parce que nous surmonterons cet amour qui tente à croire que notre conjoint ne doit aimer que nous.

        La cause de tout ce qui nous paraît injuste n'existe que dans notre nature imparfaite qui nous fait exiger qu'un autre respecte la loi que nous sommes enclins à l'enfreindre nous-mêmes."

 

     Il peut se faire que l'on rencontre des difficultés ou que l'on ait un comportement qui peut nous paraître, à l'examen, non conforme à la norme. Bien que cela ne se rapporte pas directement au problème évoqué, je vous renvoie à un passage du chapitre " NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL ":

 

     " Si pour tout ce qui arrive je vous renvoie à l'ENSEIGNEMENT, c'est que toute explication s'y trouve. Mais on peut se tromper en l'interprétant. Vous ai-je jamais enseigné que vous devez faire le bien ? ..."

 

     Et, plus loin:

 

     " Vous oubliez sans doute que j'ai enseigné que nous  devons toujours agir naturellement, voilà de quelle façon vous devez  me comprendre  quand je vous dis: faites le mal alors que je démontre qu'il n'existe pas."

 

     Enfin, encore à méditer, ce passage du chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN , INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE ":

 

     " ...Le "connais-toi " peut seul nous permettre de raisonner avec DIEU.

        J'espère que ceux qui comprendront  ce raisonnement apprécieront d'autant mieux mon enseignement; ils sauront que la vue du mal n'est pas que de l'imagination, que nous ne souffrons que dans la mesure où nous la possédons. N'ai-je pas révélé que le mal que nous voyons en autrui n'est qu'en nous ? Il se réflète dans les actes de nos semblables. Plus en renfermons-nous, plus voudrions-nous les voir agir en bien."

 

     Enfin, j'attire fortement l'attention sur le passage suivant qui sonnera comme une conclusion:

 

     " N'ai-je pas aussi révélé que nous sommes  autant insupportables que nous ne pouvons supporter les autres ? Nous jugeons toujours leurs actes sans nous rendre compte des nôtres, nous réprouvons en eux ce que nous sommes capables de faire nous-mêmes; nous leur faisons la morale, nous allons jusqu'à les maltraiter et dire que c'est pour les corriger ! Ne serions-nous pas mieux dans la vérité en reconnaissant plutôt que c'est pour nous venger, pour assouvir nos vices ?"

 

     Les passages soulignés l'ont été par mes soins. Il s'agit, en quelque sorte d'une réponse, d'une mise au point qui peut réconforter les personnes  qui  ne peuvent avoir, dans la vie affective courante, un comportement dit " anormal " par la majorité de leurs semblables: les papillonneurs, les homosexuel(les), ceux soumis à une addiction...et qui souffrent en silence! Voici aussi, avant de clore cet article, un dernier passage puisé dans le même chapitre:

 

     " Nous qui voulons travailler à édifier notre avenir, cherchons à nous connaître, nous serons convaincus que la souffrance résulte uniquement de la vue du mal qui nous montre l'erreur dans la vérité. Suivons toujours l'impulsion de notre nature, ne redoutons ni la critique, ni le blâme; ne cherchons pas à nous justifier, ce serait commettre nous-mêmes l'erreur, celle de notre semblable nous est utile car tout a sa raison d'être. Oserions-nous dire que nous sommes dans la vérité ? Certes non, ce serait prétendre que nous la possédons."

 

Les commentaires sont fermés.