15/08/2006

L'AUREOLE DE LA CONSCIENCE.

L'AUREOLE DE LA CONSCIENCE.

 

     " Un seul remède peut guérir l'humanité: LA FOI;

c'est de la foi que naît l'amour: l'amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU lui-même;

ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de LE servir;

c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer car il est pur et de vérité

 

     A cela répond, quasi en écho, le cinquième principe:

 

"Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre "ennemi". Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui , il en sera le remède souverain"

     ainsi que le passage du chapitre " LA CHARITE MORALE ":

 

"Attendez-vous à ce qu'un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin, mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal; voyez-y plutôt l'instrument de votre progrès"

 

     Nous devons donc aimer nos ennemis comme nous-mêmes, car c'est à leur contact seulemnt que nous pourrons progresser et trouver DIEU.

 

     Le Père ANTOINE parle uniquement de nos ennemis et non de nos amis. Cela signifie-t-il que nous ne devons aimer qu'eux ?

 

     Cela signifie-t-il aussi que tous ceux que nous considérons comme nos "ennemis" le sont réellement ?

 

     Et, à l'inverse, que ceux que nous supposons être nos "amis" le sont vraiment ?

 

     Nous devons plutôt comprendre que le mot "ennemi" a un sens tout relatif. Essayons d'en extraire le sens exact.

 

     Tous nos frères sont nos "ennemis" parce qu'ils troublent notre apparence, la façade que nous avons construite autour de nous, le masque que nous nous sommes fabriqué afin de paraître aux yeux des autres ce que nous ne sommes pas du tout !

 

     Mais aussi afin de paraître à nos propres yeux, pour nous rassurer, autres que ce que nous sommes réellement.

 

     Si le mensonge est haïssable, c'est surtout parce que l'on finit par y croire !

 

     Les frères, nos semblables, que nous croyons être nos "ennemis" attaquent cette apparence, cette façade, ce masque en nous faisant découvrir nos faiblesses cachées. Par cela, ils nous font découvrir que nous ne sommes pas invulnérables.

 

     Au contraire, ceux que nous pensons être nos "amis" cajolent ces propres faiblesses et les renforcent, nous enfonçant ainsi dans l'erreur ! Ils ne font que renforcer notre orgueil, notre vanité, notre hypocrisie.

 

     Comment, alors, découvrir qui sont et où sont nos vrais amis, ceux qui nous veulent du bien et nos vrais ennemis, ceux qui nous veulent du mal ?

 

     Raisonnons avec notre conscience, sans nous préoccuper de notre intelligence. Nous pourrons comprendre que les uns comme les autres, nos "amis" comme nos "ennemis" ne le sont que dans notre imagination.

 

     En vertu du principe de solidarité, ils sont tous deux nos instruments de progrès.

 

     Nos "amis" nous trompent afin que nous passions par des épreuves qui nous feront apparaître nos erreurs de jugement.

 

     Nos "ennemis", en revanche, nous dévoileront la réalité. Ils nous renverront, comme un miroir, notre propre image. Ils nous feront lire en nous comme dans un livre grand ouvert. Grâce à eux, nous verrons ce qui est à démolir en nous. Nous démantelerons cette façade. nous nous dépouillerons de nos masques.

 

     Ils sont nos "instruments de progrès".

 

     Et nous ?

 

     Nous sommes exactement pour eux ce qu'ils sont pour nous. Nous sommes également leurs instruments de progrès. C'est ici que nous découvrons ce qu'est le principe Antoiniste de la "solidarité": nous sommes solodaires les uns des autres pour que, ensemble, nous gravissions lentement l'échelle du progrès qui conduit au but ultime : retrouver DIEU.

 

    

   

 

     

 

 

14:44 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.