10/10/2006

QUE PENSER DE LA PREDESTINATION ?

 

FAUT-IL CROIRE A LA PREDESTINATION ?

 

Rappelons-nous les paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « REINCARNATION » :

«  Toute existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. »

 

Et, le Père ANTOINE ne clôture-t-il pas le chapitre « LA DESINCARNATION DES ENFANTS EN BAS ÂGE » par ces mots :

«  L’esprit de l’enfant se réincarne aussitôt, comme nous l’avons dit, et cette épreuve lui a suscité une existence qui peut être tout le contraire de l’autre, suivant les souffrances endurées et autres choses difficiles à expliquer qui résultent de son élévation ou de son évolution. »

 

Et peu après le début du chapitre «  INTELLIGENCE », nous trouvons ceci : «  Nous nous réincarnons chaque fois avec un système nouveau que nous approprions à notre progrès ; je le répète, ce sont les épreuves que nous subissons ou celles que nous contractons dans l’existence présente qui déterminent celle qui lui succède. »

 

 

Devrait-on en déduire qu’il faut croire à une destinée écrite à l’avance ? Si oui, ce serait imaginer que toute vie humaine individuelle et que toute la vie de l’humanité se déroulerait selon un programme écrit par une puissance supérieure, extérieure à l’homme et au monde. Le déroulement de toute vie serait établi, déterminé à l’avance. On ne pourrait rien faire d’autre que de suivre ce programme. Nous y serions soumis inexorablement. Dans le courant d’une vie, nous ne pourrions rien faire d’autre que de suivre nos penchants. Tous les événements seraient programmés.

 

Nous avons déjà exposé dans l’article précédent ( « La question de la Foi » ) que ce n’était pas le cas.

 

Dans le chapitre  «  UN DERNIER MOT DE CETTE REVELATION » , le Père ANTOINE prend un exemple bien terre-à-terre pour nous exposer ce que l’on doit en penser : «  Ne devons-nous pas conclure de tout ceci que c’est nous qui nous créons et qui nous perfectionnons ? L’homme qui veut être musicien ne doit-il pas se former la bosse de la musique ? Impossible de le devenir réellement sans posséder celle-ci. Je le répète, c’est nous qui nous faisons ce que nous sommes et nous ferons toujours ce que nous serons. La moindre parcelle de nous-mêmes dont nous ne serions pas le créateur ne nous appartiendrait pas, nous n’en aurions aucune responsabilité, … »

 

Pour être plus clair, on pourrait remplacer le mot « prédestination » par un mot, quasiment synonyme, « déterminisme ».

 

Les déterminismes régissent quasiment le monde purement matériel. Ce sont les phénomènes physiques : toutes les rivières coulent vers le bas, une pomme qui se détache de l’arbre tombe toujours au sol, l’eau gèle toujours à 0° et bout à 100°, etc…On les appelle d’ailleurs «  lois physiques ».

 

Dans le monde animal, les déterminismes agissent aussi : chaque variété d’oiseau construit toujours son nid de la même manière, chaque génération de coucou reproduit toujours le même scénario. On n’a jamais vu, subitement, une hirondelle décider de construire son nid avec d’autres matériaux et selon une architecture différente. Aucun vautour n’a jamais décidé de devenir végétarien !Aucune guêpe, jalousant les abeilles, n’a jamais décidé de fabriquer du miel ! Contrairement à l’espèce humaine aucune espèce animale ne possède une « histoire ».

 

Si les animaux ont un destin, si chaque espèce animale a un destin, les hommes, eux , ont une histoire.

 

C’est aussi la raison pour laquelle les Antoinistes ne croient en la réincarnation animale. Sinon, cela voudrait dire que celui qui la subit serait plongé dans une existence dans laquelle aucun progrès ne serait possible, un monde privé de conscience.

 

Certes, par notre côté matériel ( corporel ), nous sommes aussi soumis- et c’est heureux !- à des déterminismes : ce sont nos réflexes automatiques. Le premier réflexe automatique qui se manifeste est l’ouverture des poumons qui se traduit par le cri des nouveaux-nés ! D’autres réflexes sont : la respiration , le battement du cœur, les cinq sens, la faim…Mais cela se borne là. Le déroulement de notre vie n’est soumis à aucun déterminisme. Prétendre le contraire serait nier trois notions de base de la foi Antoiniste : le libre arbitre, la responsabilité individuelle et la solidarité avec les autres.

 

Pour conclure, voici un extrait du chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE : « Par les tribulations et les vicissitudes, nous développons l’intelligence, faculté mère inhérente à l’esprit, qui nous rend accessibles à la matière et qui donne naissance à toutes les autres facultés. Par le contact de la matière, nous devenons plus sensibles, les souffrances que nous endurons nous font reconnaître peu à peu l’erreur où nous sommes plongés. C’est alors seulement que nous retournons vers l’amour. »

 

Et, de suite après : «  Le désir de nous élever nous rend laborieux, dévoués ; acquérant de plus en plus la foi qui nous rassure sur l’avenir, nous apprenant à  nous connaître, à savoir ce que nous sommes, d’où nous venons et où nous allons. Nous travaillons alors plus rapidement à nous améliorer… »

 

 

 

 

09:16 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

La prédestination trouve son origine chez St Paul. "Vous qui étiez destinés dès le commencement...". Elle fut reprise par St Augustin Calvin et Corneille Janssen (jansénisme). Cette doctrine veut qu'avant même que l'homme naisse Dieu sait s'il sera sauvé ou damné. La prédestination "dure" affirme que Dieu décide si telle ou telle personne sera sauvée avant même qu'elle ne "vive sa vie". La plupart des Eglises chrétiennes rejettent cette doctrine, à l'exception des calviniste purs et durs (Ecosse p. ex.)

Écrit par : Jacques Cécius | 19/10/2008

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