26/10/2006

CROYANCE ET FOI: NE PAS CONFONDRE !

 

NE CONFONDONS PAS LA CROYANCE AVEC LA FOI.

 

 

     Voici un passage de l’ENSEIGNEMENT ( chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » dans lequel le Père ANTOINE revient, une fois de plus, sur la question de la foi et sur la distinction qu’il ne cesse de faire entre la foi et la croyance.

 

     «  Ne confondons pas la croyance avec la foi, c’est là que nous faisons erreur, puisqu’elle en est l’opposé ; la croyance résulte de l’intelligence qui imagine DIEU isolé, en dehors de nous tandis que la foi prouve qu’il est en nous. Ne sommes-nous pas DIEU nous-mêmes, puisqu’en possédant la foi nous pouvons tout, rien ne nous est impossible ? La raison le sanctionne, en effet croire qu’un autre DIEU ferait ce qui nous serait impossible, serait désapprouver la révélation de la puissance de la foi, dire que les prophètes qui l’ont enseignée sont faux. Si vous voulez vous rendre compte, voyez dans le livre d’ENSEIGNEMENT le passage où ce point est raisonné. La foi est l’expérience acquise par le travail que nous accomplissons aussi bien matériellement que moralement. » ( souligné par nous )

 

     Comme le Père ANTOINE nous le suggère, allons voir ce qui est dit au chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI. » 

 

    Nous trouvons d’abord ces paroles :

 

«  La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle engendre la crainte et nous fait agir toujours contrairement avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’Il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien. »

  

      Et encore : 

 

« C’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas tous la même conception de Lui ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle fait haïr plutôt qu’aimer. »

 

     Nous y trouvons aussi :

 

«  Je le répète, la croyance en DIEU telle qu’on l’envisage résulte de l’intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l’amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine. Elle est contraire à la foi qui est le fruit de l’expérience acquise par la pratique de la loi d’amour et de charité. »

 

       Quant au motif pour lequel nous avons l’une ou l’autre croyance, voici ce qu’en dit le Père ANTOINE :

 

«  La croyance n’est qu’une opinion qui a germé en nous au contact de ceux qui nous ont élevés, disons qu’elle est de parti pris, c’est pour cette raison qu’elle est impuissante à nous améliorer ; elle donne à croire que les paroles suffisent à nous rapprocher de DIEU. »

 

     C’est comme si, placés  dans un monde que l’on n’a pas choisi, on était héritier d’une culture non choisie mais imposée de fait ou choisie à notre place. Cette culture, non choisie, se présente comme un tout relativement cohérent avec ses mythes fondateurs de l’univers et de l’homme, ses croyances en un devenir après la mort.

 

      Les croyances organisent le monde de façon à lui donner un sens, lequel se prolonge au-delà de la mort. Elles permettent de donner une réponse toute faite à toutes les questions existentielles.

  

         Il ne faut donc pas craindre l’expérience personnelle, ni la confrontation. Dans le chapitre « L’INTELLIGENCE ET LA FOI. », nous trouvons ce passage :

 

«  Le savoir ne peut s’acquérir que par la foi ; nous ne subissons le contact de la matière que par le doute… »

 

     et : 

 

«  La foi est une puissance acquise par l’expérience qui donne la certitude qu’une chose existe. Ne la confondons pas avec une simple croyance, car la foi n’est pas seulement en DIEU comme nous pourrions le supposer ; elle est en tout, puisqu’elle est une croyance certaine. Pourquoi douter de l’expérience d’autrui et réfuter une découverte dont nous ne sommes pas l’auteur ou qui n’est pas de notre opinion ? Avant de vouloir ridiculiser l’ oeuvre d’autrui, il serait plus raisonnable de se rendre compte de la réalité, afin de ne pas parler en homme de parti. »

 

         

    

18:16 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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