31/10/2006

LE CULTE DES MORTS ET L'ANTOINISME.

 

L’ANTOINISME ET LE CULTE DES MORTS.

 

     Voici encore un sujet de controverses et de polémiques, y compris parmi les adeptes. Et cela, dès le début de l’ANTOINISME.

 

     Revenons d’ailleurs à la désincarnation du Père lui-même. Voici le récit et les commentaires qu’en fait Pierre DEBOUXTHAY dans son livre « ANTOINE LE GUERISSEUR ET L’ANTOINISME » :

 

     «  …

         Dans ce récit des obsèques, on aura certainement remarqué que le Père avait été enterré « dans la fosse commune, la seule qui convînt à sa grande modestie ». Or, depuis, le Culte Antoiniste a obtenu la concession de l’endroit où repose son fondateur, non sans scandaliser certains adeptes rigides, qui voyaient dans cet acte une marque d’estime pour le corps, incompatible avec la doctrine du Père.

         On n’en est pas resté là et au nom de Mère, deux adeptes ont eu recours à S.M. la Reine des Belges, afin d’avoir «  l’autorisation de transférer sa dépouille sacrée (d’ANTOINE) dans le jardin du Temple de JEPEPPE, jardin situé à plus de trente mètres de toute habitation. Elle (la Mère ANTOINE) y ferait construire une chapelle devant laquelle défilerait, le 25 juin, jour de la fête solennelle, instituée en l’honneur du Révélateur, la foule recueillie de ses disciples, venus de toutes les parties de notre pays et du monde. »

        Cette nouvelle mortification fut épargnée aux intégristes. ANTOINE continue à reposer au cimetière de JEMEPPE, près de la grille d’entrée ; fréquemment des dévôts y vont ramasser des petits cailloux qui couvrent la tombe et les emportent précieusement comme des reliques.

        Comme la Mère ANTOINE et les deux adeptes qui ont essayé de rattacher à une chapelle funéraire la célébration de la fête principale du Culte, ces fidèles confirment, sans le savoir, la loi énoncée par JACOBSEN, dans son remarquable ouvrage « LES MÂNES » : « Nous devons poser sans réserves le principe : Pas de culte sans tombeau. »

 

     Quelques petites remarques à ce texte :

 

1° Il date de 1934, c’est-à-dire avant la désincarnation de Mère ANTOINE en 1940 ;

2° Maintenant, le Père et la Mère ANTOINE sont enterrés dans cette parcelle du cimetière ;

3° Actuellement, il y a une pierre tombale horizontale. Il s’agit néanmoins d’un monument très dépouillé  ( à l’image des Temples ) ;

4° Les visiteurs n’emportent plus de cailloux mais la tombe est pourvue d’ex-votos ( « Remerciements pour une grâce obtenue » est le texte le plus fréquemment utilisé ) ;

5° en 1989, la tombe fut victime d’un acte de vandalisme et la pierre brisée. Elle fut remplacée suite à une souscription.

 

     Dans ce texte DEBOUXTHAY utilise le terme « intégristes » pour qualifier certains adeptes. Cela concerne ceux qui revendiquent les formes les plus dépouillées possibles, la stricte observance.

 

     Voici, en gros leur opinion à propos du culte des morts. Puisque les corps viennent du néant et y retourne sans espoir de retour, puisque les caractéristiques des individus ( mémoire, intelligence, dons, qualités…) disparaissent à jamais lors de la mort physique, devons-nous les regretter et venir les fleurir lors des funérailles. Devons-nous leur consacrer un monument, venir les visiter et les fleurir là où ils reposent et où ils se désagrègent lentement ?

 

     Et cela alors que l’être véritable est toujours là, peut-être près de nous, dans une nouvelle vie et un nouveau corps, avec une nouvelle identité. Pourquoi, dès lors se lamenter sur son sort ?

 

     Cependant, le Culte Antoiniste est dans ce domaine très tolérant : aucune directive n’est donnée aux adeptes. Aucune interdiction n’est faite. Aux funérailles, le Culte accepte des discours ( pour les Anciens Combattants, notamment ), accepte les fleurs. Maintenant, le Culte accepte la crémation et adapte ses rites funéraires au cas ( au lever du corps, la lecture du chapitre «  REINCARNATION » suit immédiatement la lecture des Dix Principes.

   

  

 

 

 

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28/10/2006

LE FANATISME. ( Pensée de Paul ROSTENNE )

LE FANATISME.

     Je vous donne à méditer, comme suite aux articles divers parus sur ce site, traitant de la foi, cet extrait du livre de Paul ROSTENNE " LA FOI DES ATHEES.".

     Dans ce court extrait, il donne son opinion au sujet de l'origine du fanatisme, chez l'homme moderne du moins.

     " Cherchant le visage de son idéal, (l'homme moderne) ne trouve que le reflet de ses traits les plus quotidiens. Et c'est alors que naît le fanatisme, comme un aveuglement volontaire de l'esprit. Incapable de suspendre son imperfection à une vérité authentique qui l'arrache à sa fatalité propre pour lui ouvrir les voies salvatrices de la liberté, le fanatique se trouve réduit à absolutiser l'une ou l'autre de ses grimaces autour de laquelle il réussit seulement à figer tout son être dans une raideur cadavérique qui est un signe suffisant de son  échec."

     Pour continuer notre méditation, voici quelques paroles du Père ANTOINE, puisées dans le chapitre " CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE.":

     " Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse."

     Ce que le Père pointe ici du doigt ( chercher DIEU en dehors de nous ), c'est en somme, si l'on n'y prend garde , le départ du fanatisme.

  

26/10/2006

CROYANCE ET FOI: NE PAS CONFONDRE !

 

NE CONFONDONS PAS LA CROYANCE AVEC LA FOI.

 

 

     Voici un passage de l’ENSEIGNEMENT ( chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » dans lequel le Père ANTOINE revient, une fois de plus, sur la question de la foi et sur la distinction qu’il ne cesse de faire entre la foi et la croyance.

 

     «  Ne confondons pas la croyance avec la foi, c’est là que nous faisons erreur, puisqu’elle en est l’opposé ; la croyance résulte de l’intelligence qui imagine DIEU isolé, en dehors de nous tandis que la foi prouve qu’il est en nous. Ne sommes-nous pas DIEU nous-mêmes, puisqu’en possédant la foi nous pouvons tout, rien ne nous est impossible ? La raison le sanctionne, en effet croire qu’un autre DIEU ferait ce qui nous serait impossible, serait désapprouver la révélation de la puissance de la foi, dire que les prophètes qui l’ont enseignée sont faux. Si vous voulez vous rendre compte, voyez dans le livre d’ENSEIGNEMENT le passage où ce point est raisonné. La foi est l’expérience acquise par le travail que nous accomplissons aussi bien matériellement que moralement. » ( souligné par nous )

 

     Comme le Père ANTOINE nous le suggère, allons voir ce qui est dit au chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI. » 

 

    Nous trouvons d’abord ces paroles :

 

«  La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle engendre la crainte et nous fait agir toujours contrairement avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’Il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien. »

  

      Et encore : 

 

« C’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas tous la même conception de Lui ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle fait haïr plutôt qu’aimer. »

 

     Nous y trouvons aussi :

 

«  Je le répète, la croyance en DIEU telle qu’on l’envisage résulte de l’intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l’amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine. Elle est contraire à la foi qui est le fruit de l’expérience acquise par la pratique de la loi d’amour et de charité. »

 

       Quant au motif pour lequel nous avons l’une ou l’autre croyance, voici ce qu’en dit le Père ANTOINE :

 

«  La croyance n’est qu’une opinion qui a germé en nous au contact de ceux qui nous ont élevés, disons qu’elle est de parti pris, c’est pour cette raison qu’elle est impuissante à nous améliorer ; elle donne à croire que les paroles suffisent à nous rapprocher de DIEU. »

 

     C’est comme si, placés  dans un monde que l’on n’a pas choisi, on était héritier d’une culture non choisie mais imposée de fait ou choisie à notre place. Cette culture, non choisie, se présente comme un tout relativement cohérent avec ses mythes fondateurs de l’univers et de l’homme, ses croyances en un devenir après la mort.

 

      Les croyances organisent le monde de façon à lui donner un sens, lequel se prolonge au-delà de la mort. Elles permettent de donner une réponse toute faite à toutes les questions existentielles.

  

         Il ne faut donc pas craindre l’expérience personnelle, ni la confrontation. Dans le chapitre « L’INTELLIGENCE ET LA FOI. », nous trouvons ce passage :

 

«  Le savoir ne peut s’acquérir que par la foi ; nous ne subissons le contact de la matière que par le doute… »

 

     et : 

 

«  La foi est une puissance acquise par l’expérience qui donne la certitude qu’une chose existe. Ne la confondons pas avec une simple croyance, car la foi n’est pas seulement en DIEU comme nous pourrions le supposer ; elle est en tout, puisqu’elle est une croyance certaine. Pourquoi douter de l’expérience d’autrui et réfuter une découverte dont nous ne sommes pas l’auteur ou qui n’est pas de notre opinion ? Avant de vouloir ridiculiser l’ oeuvre d’autrui, il serait plus raisonnable de se rendre compte de la réalité, afin de ne pas parler en homme de parti. »

 

         

    

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23/10/2006

FOI, RELIGION(S) ET INTEGRISME.

 

FOI,

RELIGION/RELIGIONS

ET

INTREGRISME/INTEGRISMES.

     Il faut clairement faire la distinction entre d’une part la foi et la religion. ET, en outre, éviter l’amalgame entre la «  religiosité », même la plus pointue et l’intégrisme aussi appelé fondamentalisme.

    La foi est d’abord personnelle, individuelle mais elle doit rayonner vers l’extérieur. Le comportement doit être en concordance avec la pensée profonde. Sinon, c’est une fausse foi, ce n’est qu’une croyance ou de la superstition !

    En revanche, la religion est une institution, un ensemble de dogmes, de rites, de formes, de manifestations publiques plus ou moins grandioses, de comportement fortement gravés dans la vie quotidienne ( pourquoi, par exemple, mange-t-on du poisson le vendredi ?et, par voie de conséquence l’organisation du commerce, du transport, de l’industrie est-elle focalisée la-dessus? )

    C’est une des raisons, sinon la raison principale, pour laquelle le Culte Antoiniste a réduit son rituel au strict minimum. De même  l’ornementation des temples est quasi nulle et qu’il ne connaît pas de sacrements.

    Le risque que fait courir la religion à la foi est de submerger celle-ci, de la masquer. La religion au lieu d’être la simple manifestation de la foi tend à supplanter celle-ci. Le « paraître » prend la place de l’ « être ».

     Les intégristes gravissent encore un échelon. L’intégrisme ( ou, si l’on préfère, le fondamentalisme ) consiste à étendre la religion à tous les actes de la vie. En ce sens, on peut parler de totalitarisme !

    Pour les fondamentalistes, la foi est réduite à une liste d’interdits et de prescriptions. La foi est en quelque sorte fétichisée en une liste de tabous à respecter, d’ordres à suivre.

    Les intégristes ne croient pas aux vertus du dialogue ni de la comparaison entre les divers cultes : ils garantissent un abri rassurant aux faibles de foi par son caractère hermétique, inaccessible à ceux qui ne se soumettent pas à ce mode de pensée, rassurant car donnant réponse toute faite à tout questionnement. 

     Mais que vaut une foi qui serait incapable de résister à la critique, qui craindrait le voisinage d’une autre forme de foi ?Sûrement pas grand chose !                             

     Dans le chapitre «  LA CROYANCE ET LA FOI », le Père ANTOINE dit : «  La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien. »

    Il poursuit : «  C’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. La croyance est encore là la cause  de nombreuses souffrances, car elle fait haîr plutôt qu’aimer. »

    Et dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », nous trouvons ces paroles : «  La croyance acquise par l’expérience est ce qu’on appelle la foi ; celui qui la possède est rassuré sur l’avenir, il marche instinctivement avec les pulsions de sa conscience. Un peu de croyance empêche de déborder, non pas tant par piété que par respect humain : on craindrait de s’aliéner le monde, ses amis, ses connaissances, de perdre son honneur. »

 

   

 

 

 

    

 

 

 

 

 

   

 

 

 

    

     

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18/10/2006

L'INCARNATION: L'ALLEGORIE DU LABYRINTHE.

L'INCARNATION: L'ALLEGORIE DU LABYRINTHE.

     Nous avons déjà établi des comparaisons dans divers articles de ce blog: voir, par exemple, la trhéorie du puzzle ou celle de la montagne à escalader.

     Nous allons, aujourd'hui, en prendre une autre: celle du labyrinthe.

     Nous pourrions donc comparer l'incarnation dans laquelle nous nous trouvons présentement à un labyrinthe gigantesque au fond duquel nous nous débattons pour trouver la sortie.

     Nous savons bien qu'il n'y a qu'un chemin valable et une seule possibilité de sortie, tous les autres chemins n'étant que des impasses. Les suivre, c'est s'épuiser et perdre son temps!

     Une quantité invraisemblable de chemins se présentent donc à  nous, mais un seul est celui qu'il nous faut suivre pour arriver au but à atteindre!

     Nous voilà donc bien contraints de chercher, de tâtonner,de nous arrêter parfois pour réfléchir afin de ne pas nous introduire une secondfe fois dans la même impasse.

     Parfois nous désespérons. Il nous arrive souvent d'être sur le point d'abandonner et de nous résigner, voire nous complaire, à rester dans le labyrinthe.

     La comparaison du labyrinthe avec l'incarnation, imaginée pour avoir une meilleure compréhension de l'incarnation, est claire: les chemins trompeurs qui nous empêchent de trouver la sortie représentent tous les fluides matériels auxquels nous avons recours constamment. Plus nous y puisons, plus ils se multiplient et empêchent de trouver la sortie! Quand nous décidons de les délaisser, nous décidons de suivre le bon chemin, celui de l'enseignement divin et de sa mise en pratique constante.Alors nous puisons dans le fluide du progrès moral, celui qui  nous mène infailliblement à DIEU.

    

15/10/2006

LE MESSAGE D'AMOUR DE L'ANTOINISME.

LE MESSAGE D'AMOUR DE L'ANTOINISME.

     L'ENSEIGNEMENT nous parle d'amour, mais non pas d'amour matériel et donc de parti pris dicté par l'intelligence intéressée mais uniquement de l'amour divin pour tous indistinctement quels que soient la race, la couleur, le sexe, la position sociale...

 

     Nous devons donc arriver à nous aimer les uns les autres d'un même et réel amour non intéressé. En effet, aimer ce n'est pas demander l'amour des autres pour soi-même mais, au contraire, donner son amour sans attendre aucune espèce de récompense.

 

     Le désir de possession matérielle, de biens terrestres, est l'unique source de tous nos maux dans l'incarnationque nous subissons pour notre bien sous formes d'épreuves salutaires pour notre amélioration.

    

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12/10/2006

LA TOLERANCE:PRECHER PAR L'EXEMPLE.

PRECHER PAR L'EXEMPLE.

     Dans le chapitre " ÊTRE OU PARAÎTRE ", le Père ANTOINE dit ceci:

     " Nous pouvons voir quelqu'un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l'observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement; mais si nous voulons le reprendre et le contreaindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable

que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n'est que dans les mots; si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait: " Vous n'êtes qu'un hypocrite, votre langage doucereux vient d'une bien mauvaise source, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l'exemple et fournissez le fluide nécessaire." c'est ainsi qu'on pourrait nous répondre quand, au lieu d'amour nous envoyons de la haine.

     Personne n'a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d'injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger; tâchons d'en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. Cette étude est pour nous d'une extrême importance.Une action quelle qu'elle soit, a un but et elle est tout à la fois utile à qui la commet et à qui la subit."

10/10/2006

QUE PENSER DE LA PREDESTINATION ?

 

FAUT-IL CROIRE A LA PREDESTINATION ?

 

Rappelons-nous les paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « REINCARNATION » :

«  Toute existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. »

 

Et, le Père ANTOINE ne clôture-t-il pas le chapitre « LA DESINCARNATION DES ENFANTS EN BAS ÂGE » par ces mots :

«  L’esprit de l’enfant se réincarne aussitôt, comme nous l’avons dit, et cette épreuve lui a suscité une existence qui peut être tout le contraire de l’autre, suivant les souffrances endurées et autres choses difficiles à expliquer qui résultent de son élévation ou de son évolution. »

 

Et peu après le début du chapitre «  INTELLIGENCE », nous trouvons ceci : «  Nous nous réincarnons chaque fois avec un système nouveau que nous approprions à notre progrès ; je le répète, ce sont les épreuves que nous subissons ou celles que nous contractons dans l’existence présente qui déterminent celle qui lui succède. »

 

 

Devrait-on en déduire qu’il faut croire à une destinée écrite à l’avance ? Si oui, ce serait imaginer que toute vie humaine individuelle et que toute la vie de l’humanité se déroulerait selon un programme écrit par une puissance supérieure, extérieure à l’homme et au monde. Le déroulement de toute vie serait établi, déterminé à l’avance. On ne pourrait rien faire d’autre que de suivre ce programme. Nous y serions soumis inexorablement. Dans le courant d’une vie, nous ne pourrions rien faire d’autre que de suivre nos penchants. Tous les événements seraient programmés.

 

Nous avons déjà exposé dans l’article précédent ( « La question de la Foi » ) que ce n’était pas le cas.

 

Dans le chapitre  «  UN DERNIER MOT DE CETTE REVELATION » , le Père ANTOINE prend un exemple bien terre-à-terre pour nous exposer ce que l’on doit en penser : «  Ne devons-nous pas conclure de tout ceci que c’est nous qui nous créons et qui nous perfectionnons ? L’homme qui veut être musicien ne doit-il pas se former la bosse de la musique ? Impossible de le devenir réellement sans posséder celle-ci. Je le répète, c’est nous qui nous faisons ce que nous sommes et nous ferons toujours ce que nous serons. La moindre parcelle de nous-mêmes dont nous ne serions pas le créateur ne nous appartiendrait pas, nous n’en aurions aucune responsabilité, … »

 

Pour être plus clair, on pourrait remplacer le mot « prédestination » par un mot, quasiment synonyme, « déterminisme ».

 

Les déterminismes régissent quasiment le monde purement matériel. Ce sont les phénomènes physiques : toutes les rivières coulent vers le bas, une pomme qui se détache de l’arbre tombe toujours au sol, l’eau gèle toujours à 0° et bout à 100°, etc…On les appelle d’ailleurs «  lois physiques ».

 

Dans le monde animal, les déterminismes agissent aussi : chaque variété d’oiseau construit toujours son nid de la même manière, chaque génération de coucou reproduit toujours le même scénario. On n’a jamais vu, subitement, une hirondelle décider de construire son nid avec d’autres matériaux et selon une architecture différente. Aucun vautour n’a jamais décidé de devenir végétarien !Aucune guêpe, jalousant les abeilles, n’a jamais décidé de fabriquer du miel ! Contrairement à l’espèce humaine aucune espèce animale ne possède une « histoire ».

 

Si les animaux ont un destin, si chaque espèce animale a un destin, les hommes, eux , ont une histoire.

 

C’est aussi la raison pour laquelle les Antoinistes ne croient en la réincarnation animale. Sinon, cela voudrait dire que celui qui la subit serait plongé dans une existence dans laquelle aucun progrès ne serait possible, un monde privé de conscience.

 

Certes, par notre côté matériel ( corporel ), nous sommes aussi soumis- et c’est heureux !- à des déterminismes : ce sont nos réflexes automatiques. Le premier réflexe automatique qui se manifeste est l’ouverture des poumons qui se traduit par le cri des nouveaux-nés ! D’autres réflexes sont : la respiration , le battement du cœur, les cinq sens, la faim…Mais cela se borne là. Le déroulement de notre vie n’est soumis à aucun déterminisme. Prétendre le contraire serait nier trois notions de base de la foi Antoiniste : le libre arbitre, la responsabilité individuelle et la solidarité avec les autres.

 

Pour conclure, voici un extrait du chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE : « Par les tribulations et les vicissitudes, nous développons l’intelligence, faculté mère inhérente à l’esprit, qui nous rend accessibles à la matière et qui donne naissance à toutes les autres facultés. Par le contact de la matière, nous devenons plus sensibles, les souffrances que nous endurons nous font reconnaître peu à peu l’erreur où nous sommes plongés. C’est alors seulement que nous retournons vers l’amour. »

 

Et, de suite après : «  Le désir de nous élever nous rend laborieux, dévoués ; acquérant de plus en plus la foi qui nous rassure sur l’avenir, nous apprenant à  nous connaître, à savoir ce que nous sommes, d’où nous venons et où nous allons. Nous travaillons alors plus rapidement à nous améliorer… »

 

 

 

 

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05/10/2006

LA SOLIDARITE: REFLEXION EXTRAITE DE L'ENSEIGNEMENT

LA SOLIDARITE:

EXTRAIT DE L'ENSEIGNEMENT.

     Dans le chapitre " LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ", nous trouvons une réponse donnée par le Père ANTOINE à une question posée par un adepte.

 

     " La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer. La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévoûment qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité."

 

Réflexion personnelle: Quand une personne perd le sens de l'autre, c'est qu'elle a perdu toute dignité personnelle!

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