29/12/2006

LA TOLERANCE: QUELQUES REFLEXIONS.

 REFLEXIONS SUR LA NOTION DE TOLERANCE. 

      On peut définir la tolérance comme étant « un genre de sagesse qui surmonte le fanatisme, ce redoutable amour de la vérité ».( dixit ALAIN ).

      On  parle ici de «sagesse» et de «surmonter». Non pas de la tolérance qui résulterait de l'indifférence, du mépris, de la faiblesse des convictions ou du caractère, mais d'une sagesse qui surmonte.    Ce que la tolérance n'est pas.

 

     On a souvent tendance à assimiler la tolérance à des notions qui se révèlent fondamentalement différentes, bien que proches sur certains points.    

L'indifférence

     L'indifférence est de n'éprouver ni plaisir, ni douleur, face à ce que l'on perçoit. Il n'y a aucunement besoin de tolérance face aux choses pour lesquelles on n'éprouve pas d'émotion. Par exemple, une personne pour qui les questions de religion ne sont pas une préoccupation, ne peut être qualifiée de tolérante ou intolérante en matière religieuse.

La soumission

     La soumission est l'acceptation sous la contrainte physique ou morale. Pour qu'il y ait tolérance, il faut qu'il y ait choix délibéré. On ne peut être tolérant qu'avec ce qu'on a le pouvoir d'empêcher ou tout au moins de refuser.

L'indulgence.

     L'indulgence va plus loin que la tolérance, en cela qu'elle est une disposition à la bonté, à la clémence, une facilité à pardonner, alors que la tolérance peut être condescendante. 

La permissivité.

     La permissivité, tout comme l'indulgence, va plus loin que la tolérance. Elle se distingue de l'indulgence par l'absence de référence aux sentiments. Elle se définit comme une propension à permettre sans condition.

Le respect.

     Le respect suppose que l'on comprenne les valeurs d'une personne ou d'une idée. Par le respect, nous jugeons favorablement quelque chose ou quelqu'un ; en revanche, par la tolérance, nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu'un indépendamment du jugement que nous lui portons. Dans la notion de « respect », il y a une idée de jugement, de « vue du bien », opposée à la vue de cde qui serait mal. On ne partage pas certaines idées, mais on les respecte parce que l’on y trouve une certaine valeur. Petits rappels.      Je vous renvoie aux divers principes qui traitent de la tolérance : -         le deuxième principe ;-         le cinquième principe ;-         le septième principe ;-         le dixième principe.

25/12/2006

LE BON CHEMIN: CELUI QUE LE PERE ANTOINE NOUS A INDIQUE!

 

LE PERE ANTOINE NOUS A INDIQUE LE BON CHEMIN.

 

 

     Il nous a enseigné ( Premier Principe ) que DIEU se trouvait en chacun de nous et non en dehors de nous.

Il ne faut plus suivre les traces d’Adam, adorer le serpent, des images ou d’autres choses représentant un dieu que l’on imagine extérieur alors qu’on ne peut le trouver nulle part ailleurs qu’en nous

 

     Voici ce qu’il nous dit des prophètes : « Ils ont eu tous la morale pour base. Si nous pouvions nous appuyer sur elle, sans voir les mots ni les phrases, nous serions toujours toujours d’accord, nous serions convaincus que les prophètes viennent nous ouvrir un nouvel horizon. » et aussi : « Pour nous élever vers DIEU nous ne  devrions revendiquer aucun révélateur, mais plutôt pratiquer leurs révélations qui ne sont qu’une. »

 

     Sur la diversité des croyances : «  La cause de la diversité des croyances, c’est que nous nous  attachons plutôt à leur personne qu’à leur enseignement ( des prophètes, NDLR ) qui n’a pour but que notre éducation. »

Sur la tolérance : « Aussi longtemps que nous nous attachons au prophète plutôt qu’à ce qu’il nous a révélé, notre amour ne pourrait être réel, nous aimerons ceux qui partageront nos idées et nous n’aimerons pas les autres, nous sèmerons la division. »

 

     Sur la prière : Je le répète souvent, travailler c’est prier ; en effet, le travail qui rentre dans le devoir est de la prière et le meilleur est celui qui est basé sur la charité. »

 

     Sur la forme de la prière : « Nous ne pouvons pas définir l’élévation de la pensée, parce que nous n’avons pas tous la même conception de la Divinité. Certains contemplent la représentation d’une figure humaine, d’autre une lumière ; il en est- qui n’ont que la pensée sans rien contempler. Tous les systèmes sont bons jusqu’à ce que nous arrivions à avoir des signes démontrant le plus de foi possible ; cette vertu nous est indispensable pour savoir comment nous devons prier. »

 

     Sur les imperfections : « Nous avons dit que nos imperfections sont aussi des vertus, mais matérielles et qu’elles sont utiles pour autant que l’amour manque. Sans notre orgueil, par exemple, nous serions peut-être bien plus malheureux ; il nous soutient dans notre marche en avent ; par lui nous voulons toujours faire mieux que les autres, paraître meilleurs aux yeux du monde et de cette apparence, il nous amène à la réalité. »

 

     Sur la sincérité : « Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c’est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. »

Sur le respect envers les autres : «  Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères   ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à la cause et nous en découvrirons la réalité. »

 

     Sur l’espérance : « Quand nous comprendrons DIEU, nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu’Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. De là nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès ; l’humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s’amélioreront. »

 

     Sur le jugement ( la vue du mal ! ) : « Juger les actes d’autrui avec malveillance, y voir l’injustice est une erreur ; c’est plutôt nous qui nous trompons, mais notre peu d’avancement nous empêche de reconnaître la réalité. » et : «  L’ignorance de nous-mêmes est la seule cause de nos contrariétés, c’est d’elle que surgissent les haines, les discordes, aussi bien entre les membres de la famille qu’entre les adeptes d’une doctrine. »

Sur la mission individuelle : « La tâche la plus excellente, c’est l’amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres ; celles-ci sont plus nombreuses qu’on ne le croit ; heureusement que nous ne les découvrons qu’au fur et à mesure que notre atmosphère s’épure et se fortifie. »

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20/12/2006

L'ENSEIGNEMENT ANTOINISTE: QUEL STATUT ?

 

LE STATUT DE L’ENSEIGNEMENT ANTOINISTE.

 

 

      L’ ENSEIGNEMENT Antoiniste a pour base le livre qui s’intitule « REVELATION PAR LE PERE ».

 

     C’est précisément le terme « Révélation » qui pose parfois quelques problèmes.

 

     Faut-il prendre ce terme au premier degré et penser qu’il s’agit d’un texte écrit par le Père ANTOINE sous la dictée de DIEU ?

 

     En réalité, il faut se pénétrer de la façon dont l’œuvre a été réalisée : Le livre de base est, comme dit plus haut, la « REVELATION » qui se subdivise en deux parties  , la « REVELATION » et le « COURONNEMENT DE L’ŒUVRE REVELEE ».

 

     Le  « DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT » fut publié à la fin de 1912.

 

      Il fut annoncé dans l’UNITIF ( Revue du CULTE ) en ces termes :

 

     «  Nous avons le bonheur de vous annoncer que le Développement de l’ENSEIGNEMENT vient de paraître.

         C’est avec le plus grand scrupule que nous avons édité cette Œuvre sainte, sous la direction constante de Mère. Nous savons avec quelle piété le Père a accompli ce travail pour nous rendre plus compréhensible la pure Révélation du Couronnement.

          Certaines questions qui auraient pu paraître obscures à la lecture de l’Enseignement sont complétées et éclaircies dans le Développement. Toute personne désireuse de s’améliorer trouvera dans ces deux Œuvres qui se donnent un mutuel appui, qui s’expliquent l’une par l’autre la lumière nécessaire pour se diriger dans son progrès. »

 

      Il contient la plupart des articles que le Père ANTOINE avait publiés lui-même dans l’UNITIF, ensuite sept révélations inédites sur les lois, l’amour, le bien et le mal et la reprise d’un long passage extrait de la REVELATION même ( L’ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL )

 

     En ce qui concerne les articles repris de l’UNITIF, ceux-ci n’ont pas été repris textuellement, mais ont été remaniés. Le Frère NIHOUL écrit à ce propos : « …pour faire le Développement de la Révélation chaque page a dû être rectifiée des milliers de fois, car les instruments dont le Père se servait pour traduire ses inspirations ( souligné par moi ) les dénaturaient inconsciemment par leur intelligence. »

 

     Le statut de l’ENSEIGNEMENT est donc explicité, sans doute inconsciemment, par le Frère NIHOUL quand ce dernier  dit le terme «  inspirations ». L’œuvre du Père ANTOINE est donc rédigée sous inspiration divine, elle ne résulterait pas d’une dictée divine. Cela ne retire rien à la nature sainte de l’œuvre.

 

     Il faut distinguer selon les parties :

·        La REVELATION n’a pas été écrite telle quelle, mais il s’agit de la copie par sténographie des enseignements donnés verbalement par le Père au Temple de JEMEPPE, chaque dimanche, durant trois années. Ces enseignements étaient, bien souvent, - on s’en rend compte à la lecture- des réponses à des questions posées à brûle pourpoint par l’un ou l’autre adepte. Voici, in fine de l’ENSEIGNEMENT, ce que la Sœur DESART, sténographe de l’ENSEIGNEMENT, explique : « Lorsqu’il fut question de sténographier l’ENSEIGNEMENT, notre Père m’indiqua, sans examen préalable, la méthode la plus simple et Il m’aida beaucoup,…, pour ne rien perdre de ce qu’Il nous révélait. Après les réunions, notre Père analysait et rectifiait le travail, plutôt du point de vue du fond que de la forme. » Voilà qui a le mérite d’être clair : s’il s’était agi d’un texte écrit sous la dictée de DIEU, il n’aurait pas pu être question de procéder comme le Père a procédé ! Elle dit aussi, plus loin : « Je dois l’avouer, j’ai vu démolir bien des fois ce que j’avais sténographié de la Révélation et je croyais cependant l’avoir bien saisie. » et : « Combien de fois ne me suis-je pas présentée chez Lui avec mon travail et qu’Il devait continuer les corrections le lendemain, parfois même plusieurs jours de suite. »

 

Voici ce que le Père ANTOINE dit lui-même dans le chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » en réponse à une question posée : «  Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. » et aussi, plus loin : «  L’amour qui est la base de toute révélation nous dit : « … Considérons l’enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

 

Il faut bien remarquer aussi qu’il ne s’agit pas d’un traité philosophique ou théologique construit en chapitres  et sous-chapitres structurés. Cela résulte de la façon d’on il a été produit, dimanche après dimanche selon les problèmes qui se posaient.

 

·        Pour ce qui est du « COURONNEMENT DE L’ŒUVRE REVELEE » qui est publié en seconde partie de la « REVELATION », le Père a procédé tout-à fait autrement, il s’agit d’un travail de profonde réflexion individuelle. Voici comment Robert VIVIER, dans son ouvrage « DELIVREZ-NOUS DU MAL » nous explique ce travail, selon les témoignages des adeptes qui avaient connu cette époque : «  Lui, on savait qu’il s’était retiré dans la solitude. Il passait des heures et des heures dans le cabinet de consultations attenant au Temple. Là dans cette pièce sans horizon, sans ornement, où il recevait les malades, où tant de souffrances avait passé et où tout restait imprégné du fluide de foi et d’amour, il se sentait assisté, soutenu, et, surtout ce lieu ne lui laissait pas oublier combien il était urgent de former pour les hommes des idées capables de triompher du découragement et de la douleur.

….

            Six mois passèrent de la sorte.

            Parfois, en se cachant derrière une fenêtre de la cuisine, les adeptes pouvaient

            voir  le Maître aller et venir, seul et pensif, dans le petit jardin. Il s’émerveillaient

            de ce que la pluie même n’interrompît pas sa méditation.

           

            Pendant des heures et des heures, il tournait et retournait les problèmes, non sans

          les examiner plutôt dix fois qu’une. Il ajustait avec prudence les pièces d’un

          étrange appareil de précision, fait de mots et de pensées.

          … »

         

           Le COURONNEMENT est donc une œuvre de profonde méditation personnelle .

 

 

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17/12/2006

REINCARNATION: ENCORE UNE MISE AU POINT!

 

Les vies antérieures et la réincarnation : que croire ?

 

 

   1. La réincarnation s'oppose à la doctrine de la métempsycose. Dans le       premier cas, l'âme évolue au travers de naissances et d'expériences successives. Dans le second, l'âme humaine peut être réincarnée dans un animal ou une plante. Nous avons déjà expliqué pourquoi l’ antoinisme n’adhérait pas à la métempsycose.

    

  2. Contrairement à ce que l’on pense, l’idée de réincarnation n’est pas une notion orientale importée récemment. C’est une idée très ancienne : on la trouve déjà chez les philosophes grecs Pythagore et Platon mais également dans « le livre des Morts Egyptiens » et dans l'ancienne tradition judaïque. Plus tard, elle apparaît à la Renaissance chez les Rose-Croix. Les Chrétiens partageaient cette opinion jusque 535, date à laquelle la réincarnation fut niée par l'Eglise d'Occident préférant le concept du Paradis, du Purgatoire et de l'Enfer.

 

   3. Suivant les courants de pensées, suivant les religions, et suivant les personnes, le devenir de l'être après la mort est différent. Mais globalement, tous s'accordent à dire que la mort n'est pas une finalité, mais une étape. Pour les réincarnationnistes ( donc les Antoiniste ),c’est donc  le passage entre deux vies, terrestres ou non                                                                                                                                   un  

 

 

     

 

14/12/2006

CITATION DE JEAN DANIEL.

CITATION DE JEAN DANIEL.

 

( sur la tolérance nécessaire )

 

" La vérité divine ne peut appartenir à personne. Aucune religion ne peut détenir l'absolu pour l'imposer aux autres. La cohabitation des religions ne peut se faire que dans l'humilité identitaire..."

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12/12/2006

LA PUBLICITE, LA PROPAGANDE ET L'ENSEIGNEMENT ANTOINISTE.

 

LA PUBLICITE DE L’ENSEIGNEMENT.

( LA PUBLICITE POUR L’ENSEIGNEMENT )

      Actuellement, le Culte Antoiniste ne se montre guère favorable à une publicité à faire autour du Culte, des manifestations publiques du Culte ou du contenu de l’Enseignement.     On trouve bien, maintenant, enfin des brochures explicatives dans les Temples ( notamment à JEMEPPE ). Il existe bien une «  Ecole » ou on vulgarise les principes contenus dans l’Enseignement.      Mais le Culte se montre très réticent à une véritable publicité.     La question se posait déjà à l’époque du Père ANTOINE.    Voici ce que nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT, au chapitre « L’EFFICACITE DES LOIS MORALES ».     Tout d’abord, le Père ANTOINErépond à un adepte qui s’étonne du fait que les Antoinistes aient abandonné le démarchage à domicile :     «  Il est vrai que l’on donnait des conférences sur ce que l’on avait compris de la question morale, mais cette manière faire est un peu le système des partis, elle ne s’accorde pas avec le spiritualisme que nous enseignons aujourd’hui. A celui qui croirait que je continue la propagande sous une autre forme, je dois lui dire que je me borne à révéler, pour ceux qui désirent les entendre, l’amour et la loi morale.  N’agirions-nous pas contrairement à notre enseignement si, croyant rendre de bons services à certaines personnes ou à certains peuples, nous voulions leur prêcher la morale ? Ne serait-ce pas encore voir le mal en eux, nous qui enseignons qu’il n’existe pas ? »      On pourrait trouver dans ces phrases la condamnation à toute publicité extérieure du Culte et de l’Enseignement.      Je ne pense pas qu’il en soit ainsi. Il faut bien s’entendre sur les mots !Le Père ANTOINE parle de « Propagande ». Pour lui, c’est la propagande qui doit être proscrite. La propagande, c’est une activité dont le but est de rallier des personnes à une association ou à un mode de pensée et, cela de façon lancinante. Dans le langage courant, on parlera de «  bourrage de crâne «  Cela est déconseillé par le deuxième principe ( «  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertir… » ) et par le troisième principe ( «  Vous ne pouvez faire la morale à personne  parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple… » )      En revanche, je ne suis pas le seul à penser qu’il est tout à fait légitime de faire de la « Publicité » pour le Culte et pour l’ENSEIGNEMENT. A la condition que « Publicité » soit compris dans son sens premier qui est l’action de révéler quelque chose au public, de porter un éclairage, de rendre accessible, compréhensible, une chose, ou une pensée au plus grand nombre mais sans intention de « racolage » ! Tant mieux si quelqu’un touché par la publicité, après raisonnement, du fait de son libre arbitre nous rejoint !      C’est ce que je crois comprendre lorsque le Père ANTOINE, dans le même chapitre continue en ces termes :      «  Enseignons toujours dans notre milieu tout ce que nous savons et par notre propre amélioration : l’exemple avant tout ; préparons les faibles en nous montrant faibles nous-mêmes, car la morale ne plaît pas toujours. »      D’ailleurs, c’est sans doute dans cet esprit que, du vivant du Père, a été publié une revue du Culte : l’UNITIF.      Précisons aussi – c’est important de le rappeler – que, à l’époque du Père ANTOINE, celui-ci avait tellement d’aura que toute publicité supplémentaire n’était guère utile !Cela resta, grosso modo, vrai du vivant de Mère ANTOINE ( jusqu’en 1940 ). Les temps ont changé !      En ce qui concerne la « Propagande » voici, sans qu’il la nomme, en quels termes le Père ANTOINE la condamne ( extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER » :      «  Vouloir instruire quelqu’un sans qu’il ait le mérite de  comprendre, c’est lui rendre un mauvais service et l’embrouiller plutôt que l’éclairer. »      Voici, toujours sans qu’il la nomme, comment le Père ANTOINE la compare avec la « Publicité » :      «  Nous pouvons toujours causer de ce qu’il peut apprécier, mais puisque la vérité n’est jamais chez celui qui prétend l’avoir, ne forçons personne à admettre notre raisonnement ; étalons seulement ce que nous avons acquis afin que chacun y puise selon sa compréhension. »       Donc, endoctriner : NON !     Mais, éclairer : OUI !          

TEMPLE DE VERVINS

LOCALISATION

 

MapoServiceIsapi

 

La Rue du Tour de la Ville se situe entre la rue P. MARTIN et la rue DUSOLON. Ces trois rues forment un triangle rectangle, la rue DUSOLON en étant l'hypoténuse.

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TEMPLE DE VERVINS

 

 

Temple d'antoinistes

Picardie - 02 - Vervins

époque: 1er quart 20e siècle - 1923

auteur(s): maître d'oeuvre inconnu

historique:

Le temple d' antoinistes de Vervins a été créé et élevé en 1923 par Alexandre Duchesne, président de l' Association antoiniste. Il s' élevait à l' origine aux confins de la ville dans un secteur encore non urbanisé.

description:

Le temple est construit entièrement en brique. Il présente un pignon découvert en façade portant l' inscription " 1923 / culte antoiniste ". Un escalier de distribution extérieur permet d' atteindre le rez-de-chaussée surélevé. Ce dernier est occupé par la salle de réunion, la salle d' opérations et une cuisine, l' étage de comble étant constitué de deux pièces formant le logement du pasteur.

gros-oeuvre: brique

couverture (matériau): ardoise

plan: plan rectangulaire régulier

étages: rez-de-chaussée surélevé;étage de comble

couverture (type): toit à longs pans;pignon découvert

escaliers: escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours, en maçonnerie

propriété: propriété d'une association cultuelle

date protection MH: édifice non protégé MH

type d'étude: inventaire topographique

date d'enquête: 1999

rédacteur(s): Brest Pierre-Yves;Ottaviani Judith

source: Base Merimee - © Inventaire général, 1999

 

 

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08/12/2006

TOURCOING : LE TEMPLE ANTOINISTE

Temploe TOURCOING


 

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05/12/2006

NANDRIN: LE TEMPLE ANTOINISTE

NANDRIN :

 

LE TEMPLE ANTOINISTE.

 

 

TEMPLE ANTOINISTE DE NANDRIN

 

 

     Le Temple Antoiniste de NANDRIN est situé sur la grand route venant de LIEGE en direction de MARCHE-EN-FAMENNE, une cinquantaine de mètres avant le carrefour avec la route venant de NANDRIN et allant en direction de MODAVE.

 

     Le quartier porte le nom de « QUATRE-BRAS ». C’est ainsi que l’on parle plutôt du Temple des QUATRE-BRAS plutôt que du Temple de NANDRIN.

 

     Le Temple de NANDRIN a été édifié environ à l’endroit qui a reçu la visite du Père ANTOINE lors de son dernier voyage.

 

    Cette dernière sortie du Père ANTOINE est racontée par Robert VIVIER dans son roman « DELIVREZ-NOUS DU MAL ».

 

     Voici ce texte de Robert VIVIER :

 

     « - Il faut que nous trouvions du feu quelque part.

     Ils comprirent que ce qui le poussait ce n’était plus le désir d’un feu matériel. Il voulait, dans ce coin de campagne, trouver une âme humaine en qui serait caché l’amour.

    Et ils trouvèrent. Au hameau des QUATRE-BRAS, près de NANDRIN, une femme qui tenait un café-restaurant les fit entrer avec de bonnes paroles, et alla chercher du bois et tout ce qu’il fallait pour faire du feu. Le Père s’était assis contre le poêle, et de tout son corps il aspirait la chaleur.

      - Je me réchauffe, disait-il. C’est bon, je me réchauffe. Je reprends vie…

    Tous trois comprenaient que le Père reprenait vie parce  que dans un cœur humain il avait retrouvé l’amour. Mais il ne dit aucune parole dans ce sens. Ce n’était pas un enseignement pour les autres qu’il était venu chercher ici, mais un signe, dont il avait besoin peut-être pour passer le pas qu’il devait passer.

    Ils demeurèrent là une heure. Dans le cœur des compagnons du Père, il semblait que l’angoisse se fût reculée à quelque distance, écartée par ce feu de l’amour, et leur laissât cet instant de répit. »

 

     Chaque année, le 25 juin, date anniversaire de la désincarnation du Père ANTOINE, le Temple de NANDRIN est encore le but de visite, de pèlerinage en quelque sorte, de nombreux Antoinistes.

  

 

 

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04/12/2006

MONS: LOCALISATION DU TEMPLE ANTOINISTE

Culte Antoiniste
Avenue Du Général De Gaulle, 143
7000 Mons
  • 065 22 95 30

 

631

 

Soit, à la sortie de MONS, en prenant la direction " CIPLY"

 

Il s'agit du dernier temple antoiniste inauguré par le Culte Antoiniste, fin des années 50.

Le temple antoiniste suivant, celui de RETINNE, ouvert en 1958, n'appartient pas au Culte Antoiniste ( obédience de JEMEPPE ) mais à l'ASBL " Les disciples de Père te de Mère ANTOINE " ).

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L'ANTOINISME: PAS UNE RELIGION COMME LES AUTRES.

 

 

L'ANTOINISME:

 

RELIGION OU CULTE ?

 

     Ce qui caractérise l’ ANTOINISME, c’est le peu d’attention accordée aux manifestations extérieures, le dépouillement des Temples, l’opposition à toute sacralisation des  formes , le refus de classer les adeptes en deux catégories : les initiés et les autres ( les profanes ).

      L’ ANTOINISME a, depuis le début , renoncé à l’appellation  d’ « Eglise ». Bien qu’il y ait eu après la désincarnation du Père ANTOINE quelques velléités ( pétition avec 150000 signatures et démarches parlementaires pour faire ajouter le Culte Antoiniste aux autres religions reconnues par l’Etat Belge ).

     Dans un des préambules de l’ENSEIIGNEMENT, un « adepte du Père » écrit ces lignes :

 

     «  L’enseignement du Père a pour base l’amour, il révèle la loi morale, la conscience de l’humanité ; il rappelle à l’homme les devoirs qu’il a à remplir envers ses semblables ; fut-il arriéré même jusqu’à ne pouvoir le comprendre, il pourra, au contact de ceux qui le répandent, se pénétrer de l’amour qui en découle ; celui-ci lui inspirera de meilleures intentions et fera germer en lui des sentiments les plus nobles » 

 

    

     Voilà qui est clair: point n'est besoin pour pratiquer l'A,ntoinisme et pour pratiquer un service au sein cu Culte de disposer d'un diplôme en théologie ou en philosophie.

 

     Sur tous ces points, l’ANTOINISME se distingue résolument des religions traditionnelles (exception faite de quelques petites églises protestantes.

 

     Pourquoi l’ANTOINISME n’a-t-il jamais  posé comme une  « Religion » établie ?

 

     Parce que l’idée de religion, surtout si elle est monothéiste, implique celle de la transcendance, c’est-à-dire d’un DIEU existant au-dessus du monde. Pour les religions traditionnelles, DIEU est une entité « supérieure » dans le sens où c’est lui qui a créé toutes choses, dans le sens où Il nous gouverne, dans le sens où il a fixé à notre personne une destinée et où, dès lors, il nous observe ,peut discerner nos pensées mêmes les plus secrètes. et peut agir sur nous pour nous punir, nous rappeler à l’ordre, nous remettre sur le chemin ou nous abandonner.

 

     Dans le chapitre « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL , LE BIEN INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE », le Père ANTOINE expose sa vision:

 

   Voici ce qu'il dit:

 

 «  J’ai enseigné que nous avons deux individualités, l’une est la conscience et l’autre, l’intelligence. C’est par celle-ci que nous nous dirigeons dans l’incarnation ; c’est elle qui fait la conscience, sans l’intelligence , la conscience serait inutile car elle n’a pour raison que d’enregistrer ses pensées. Voilà comment la loi est l’ombre de nous-mêmes. En imaginant DIEU en dehors de lui, Adam s’est dénaturé puisque DIEU était en lui : en Le voyant dans le serpent, il prend l’erreur pour la vérité, l’ombre pour la réalité, c’est là qu’il faillit… »

 

     Et, toujours dans le même chapitre :

 

    «  Dans le cours de son développement, à travers les âges de l’humanité, l’intelligence a toujours imaginé DIEU isolé, dans des êtres de plus en plus perfectionnés. Après le serpent dont Adam fit son DIEU, elle L’a conçu dans d’autres animaux encore, ensuite, vint le règne des fétiches ; aujourd’hui, elle Le personnifie et fait un être suprême. Depuis Adam jusqu’à nos jours sa vue n’a pas changé, elle L’imagine toujours en dehors de nous comme l’a fait Adam, … »

 

     Et, aussi :

     «  …elle laisse ignorer que DIEU ne réside qu’au sein de l’homme, que chacun de nous En est une partie. Je l’ai révélé, tous nous sommes des dieux, nous avons tous un côté divin, notre côté réel ; quand nous aurons surmonté la matière, l’imperfection, nous serons tous réunis dans le même amour, amour pur, nous formerons l’unité absolue de l’ensemble, DIEU. »:

 

    Et, dans le chapitre "Quelle est la conception qu'on peut se faire de DIEU ?":

 

 «  Tout croyant se représente DIEU à travers ( la matière ) comme un être suprême isolé dans l’univers et c’est d’après cette conception qu’il Le prie et L’adore. Cependant nous ne devons pas ignorer qu’il nous a été dit que nous ne pourrions aller à DIEU que par l’intermédiaire de notre semblable, c’est ce qui démontre qu’on ne pourrait vraiment aimer DIEU que de l’amour dont on aime celui-ci…. »

 

    

 

     Dans les religions traditionnelles, il est indispensable pour agir dans ce monde convenablement sur le plan moral de comprendre l’existence de cette entité supérieure omnipotente « DIEU le père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ».

 

     Ce postulat implique toute une série de conséquences pratiques que l’on retrouve, sous des formes diverses, dans les religions traditionnelles :

1° séparation entre ce qui est sacré et ce qui est profane ;

2° séparation, parmi les fidèles, entre les « sacrés » ( les initiés : les prêtres ) et les « profanes « ( les simples adeptes ) d’où des hiérarchies complexes.

3° existence de rites qui doivent permettre de magnifier l’entité supérieure.

 

     Il y a dans les religions monothéistes traditionnelles une conception de l’absolu qui a tendance à exclure les autres. En effet, dans l’espace du monothéisme, ce sont les conceptions du même dieu qui s’affrontent.

 

    Les ANTOINISTES pensent que la vérité divine ne peut appartenir à personne, qu’aucune religion ne peut détenir l’absolu à elle seule pour l’imposer aux autres.

 

    Bref, chacun a sa vérité, mais personne n’a l’exclusivité de la vérité !

 

 

  

21:05 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/12/2006

LA VUE DU MAL: UN SOUS-PRODUIT: LA COLERE.

 

LA COLERE :

UNE NOTION AMBIGUË

UN SOUS-PRODUIT DE LA VUE DU MAL.       La colère. Qu’est-ce que la colère ? Une épreuve ! Voici un texte tiré de l’ENSEIGNEMENTqui peut se rapporter à la colère.      «  Chaque fois que nous sommes à l’épreuve, nous ressentons par notre manque d’amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu’au lieu d’envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons comme un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s’altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer…. »        La colère est un état psychique dans lequel l’homme est littéralement hors de lui. Quand la colère s’empare d’une personne, elle supprime toute retenue, toute intelligence. Elle neutralise toute conscience, toute morale. Elle supplante la volonté et le libre arbitre, causant ainsi de graves dommages.      Cette passion, blâmable entre toutes, n’engendre rien d’autre que le regret. Car un accès de colère ne s’assagit qu’après avoir fait subir à sa victime les affres de la vue du mal.      Reprenant conscience, l’homme est pris d’un remords profond et d’un sentiment d’indignité au spectacle des séquelles de son emportement.       Dale CARNEGIE écrit à propos de la colère :      «  Quand nous sommes sûrs d’avoir raison, efforçons-nous avec tact et douceur de faire partager notre opinion. Mais quand nous sommes dans notre tort- ce qui se produit avec une fréquence étonnante si nous avons la franchise de l’admettre-, reconnaissons notre erreur promptement et de bon coeur. Non seulement nous constaterons des résultats surprenants, mais encore ce sera beaucoup plus amusant que d’essayer de nous défendre.»       Parmi les maux, causés par la colère, qui  sur les hommes et pèsent sur les hommes comme un fardeau, nos trouvons l’inimitié, la rancune, le ressentiment, la haine, la division…Tels sont les résultats de la colère.       En effet, l’inimitié ne disparaîtra pas pour autant; elle creusera la blessure et l’élargira. Celui contre qui on s’est mis en colère parce qu’on a cru voir en lui « un ennemi » est devenu, réellement, un ennemi !     Après son accès de colère l’homme s’assagit et croit avoir éteint le feu qui a causé son emportement. Mais souvent, c’est en vain : les mots prononcés, les gestes commis restent dans les mémoires. Le pardon devient difficile. Des failles irréparables se créent : il est trop facile de se laver les mains en disant :        « Moi, quand j’ai crié un bon coup, quand j’ai sorti  ce que j’avais sur le cœur, tout redevient comme avant »      En laissant éclater sa colère, l’homme trouve un exutoire à son bouillonnement intérieur. Pourtant, il n’a fait qu’exprimer sa vue du mal, ignorant que la nuisance, l’épreuve provoquée par autrui, par celui qu’il a cru « être son ennemi » est de loin inférieure en intensité à celle qu’il s’impose en répondant au mal par le mal. 

    En répondant au mal par le mal, on n’a rien corrigé, on n’a fait qu’ ajouter du mal au mal.

     " Les hommes sont nés pour une mutuelle assistance; la colère est née pour la destruction commune". C'est en ces termes que SENEQUE prononce la condamnation définitive de la colère !

 

      Dans les différentes traditions, la colère est le plus souvent considérée négativement. Dans la tradition catholique, la colère est un des sept péchés capitaux.            Mais, et c’est ici que la notion de « colère » est ambiguë : bien qu’ elle soit souvent considérée comme une passion mauvaise, elle semble être aussi ce qui réveille l'homme de sa torpeur et son acceptation résignée de l'injustice.      Elle apparaît comme le sursaut parfois nécessaire pour préserver ce qui nous tient à cœur : notre vie, celle de ceux que nous aimons, certaines valeurs jugées essentielles ; elle nous donne ainsi l'impulsion de surmonter nos propres résistances (peur d'être mal traité ou jugé en retour, poids des habitudes).                Un caractère vindicatif engendre toujours l’injustice, et sème la zizanie entre les gens. Si nous devions réparer par la vengeance toutes les atteintes grandes ou petites que nous subissons, nous devrions gaspiller notre temps en querelles interminables, et accepter d’avilir notre âme.       Mais si l'indignation contre ce qui est injuste pourrait être considérée comme une forme de colère acceptable voire utile à conserver la vie et la valeurs qui en découlent, il reste que la véritable colère est incontrôlable. Face à un mal subi, l'homme en colère ne se contente pas de répondre par un mal équivalent: l'homme en colère rend facilement au centuple le mal qu'il a subi.      En nous mettant en colère à cause de ceux envers qui ont avons la vue du mal qui font le mal, nous faisons le mal nous-mêmes.       Beaucoup de personnes semblent penser qu'elles agissent bien en s'irritant quand d'autres agissent mal.       Ce n’est pas correct. Ayons toujours bien en mémoire le troisième principe :       «  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »      Or, la colère, c’est encore bien plus grave que de simples paroles, voire des remontrances. Par la colère, on perd tout sens de la mesure dans ses paroles. Et les paroles peuvent être cruelles et, souvent, si l’on n’y prend garde, s’accompagner de gestes, d’actes…      Que peut pousser un être humain à martyriser moralement – et éventuellement- son semblable ? La réponse : la faiblesse du raisonnement, le manque de foi. Ne serait-ce pas al projection de l’image d’un être qui ne peut affirmer sa personnalité qu’au travers de la destruction morale de l’autre.