03/01/2007

 LE COMPORTEMENT QUOTIDIEN: SES DIFFICULTES, CONSEQUENCES DE LA VUE DU MAL.

 

LES DIFICULTES RENCONTREES DANS LE COMPORTEMENT QUOTIDIEN :

CONSEQUENCES INATTENDUES DE LA « VUE DU MAL »

     Je reviens à nouveau sur un texte dont j’ai déjà traité au début de ce blog. Le fameux passage toujours très mal compris et très controversé. Je le reprends, ainsi qu’une partie de mon commentaire de l’époque :                                             ………………   "Faites le mal et ne faites plus le bien. Si vous ne pouvez vous en passer, faites-le alors plutôt la nuit que personne ne puisse vous voir"        Il faut voir bien au delà  des mots. Il faut en chercher le sens profond. Examinons-nous nous-mêmes. faisons un effort et étudions bien notre propre comportement. Ainsi, quand nous cédons à nos faiblesses et que nous voulons les assouvir, ne cherchons-nous pas ainsi à faire le mal en nous dispensant de la honte de l'avoir commis? Ne cherchons-nous pas ainsi, tout simplement, à échapper au regard de notre prochain? C'est ainsi commettre une deuxième fois le mal car, en nous dispensant de la honte de l'avoir commis, nous nous dispensons du remords qui pourrait épurer notre âme. Ce remords, ce serait la véritable épreuve.      De même, serons-nous autant dévoués si on nous demandait de nous cacher pour faire le bien alors que le bien réel n'a jamais besoin du grand jour pour s'accomplir?                                                 ………………………….     La compréhension de l’ENSEIGNEMENT n’est pas toujours aisée.  

    Encore une fois, il faut considérer que ces phrases ont été prononcées volontairement pour provoquer un choc salutaire. Pour, une fois le choc passé, nous contraindre à considérer cette phrase comme un miroir et nous obliger à regarder en nous, à nous examiner dans notre vie quotidienne.

         S' interdire de manifester son agressivité entraîne refoulement, culpabilité, troubles psychosomatiques, tension nerveuse et vune façade de fausse gentillesse. C'est surtout ce dernier point qui est néfaste.

     Ceux qui choisissent de ne pas exprimer les conflits agissent comme des nettoyeurs pressés : ils cachent la poussière et les flocons de laine sous les tapis et sous les meubles.       La rancune et l’amertume sont des entraves à l’épanouissement. Donc, il vaut toujours mieux exprimer ses contradictions. A la  condition de ne pas se transformer en « donneurs de leçons » en « faiseur de morale », de ne pas, a priori, transformer son contradicteur en « ennemi ».       A ce propos, quand on est surpris par la tentation de se faire le « moralisateur », rapportons-nous aux paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « ETRE OU PARAÎTRE » :      « Personne n’a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d’injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger ; tâchons d’en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. «       Rappelons-nous d’ailleurs les paroles du Père ANTOINE, dans la dernière partie du chapitre « REINCARNATION » :      « Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »         Nous sommes quotidiennement amenés à une gymnastique morale et mentale bien difficile, à surmonter une contradiction, ,à vivre une épreuve toujours recommencée : -  ne pas tenir enfermés en soi les germes de contradictions avec autrui, car    c’est nourrir en soi un fluide néfaste qui finira par tout envahir ;- pour éliminer ce fluide néfaste, rien ne vaut une mise à plat ;- faire en sorte que cette mise à plat ne se transforme en une leçon de morale, une liste de récriminations, une mise en accusation ;- et ne jamais transformer l’autre en « ennemi », mais toujours, en fin de compte , comme le miroir de nous-mêmes ( se rappeler la parabole de la paille et de la poutre !)     
NE JAMAIS AVOIR LA VUE DU MAL !
       En fait, VIVRE, c’est éprouver des émotions. Il faut apprendre à exprimer ces émotions de façon salutaire en respectant l’autre ( celui que « nous croyons être notre ennemi »  ) et nous respectant nous-mêmes.      Ainsi, le colérique doit apprendre à exploser de manière contrôlée et le non-colérique doit, lui, apprendre à ne plus fuir les oppositions ouvertes.      Il ne faut nullement craindre, non plus, de manifester ses opinions. Le silence en face d’une agression verbale peut être considérée comme un acquiescement ou comme une défaite devant l’expression de ce qui est prétendument la vérité. Mais sans que cela se transforme en une agression en réponse. Une leçon ne doit pas répondre à une leçon…mais cela n’empêche pas les explications et les remises en ordre.      Ainsi, un jour, à l’occasion d’une promenade en groupe dans les bois de SERAING, notre groupe est passé près de la source du Père ANTOINE. L’accompagnateur s’est livré à des explications erronées qui ont provoqué des commentaires déplacés de la part de plusieurs participants. J’en ai profité poyr rétablir certaines vérités : notamment le sens de cette source dans la tradition antoiniste, le fait qu’elle n’était nullement considérée comme miraculeuse par les antoinistes et quelques grandes lignes du Culte.                              

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