16/03/2007

LA VUE DU MAL: MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

LA VUE DU MAL : UN MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

     Nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT ( DEVELOPPEMENT ), au chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » un petit passage dans lequel le Père ANTOINE parle, une fois de plus, de la « vue du mal ».

    Nous le rencontrons, constamment, dans nos relations avec nos semblables

    Le Père ANTOINE replace nos difficultés dans ces rencontres et relations dans une double optique : celle de la réincarnation et celle de la « vue du mal ».

    Il termine en expliquant que la « vue du mal » peut être, en quelque sorte, « retournée » et devenir un moyen nécessaire à notre progrès.

« Ah ! si nous savions que nous devons passer par toutes les filières pour arriver au but, nous considérerions les uns et les autres bien autrement que nous ne le faisons. Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous  jouissions de l’aisance dans la précédente et réciproquement, nous n’attacherons pas tant d’importance à notre personnalité, nous aurons d’autant plus d’égards pour notre semblable parce que nous l’apprécierons d’une tout autre façon ; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l’obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. Tout travail nous amène à celles-ci, au premier abord il nous développe puis nous nous pénétrons insensiblement la sagesse. C’est ce qui prouve que tout a sa raison d’être ; la vue du mal, quoiqu’elle nous montre tout contrairement, nous est aussi nécessaire, elle fait germer en nous toutes les sensations matérielles et nous rapproche de la conscience, au fur et à mesure que nous nous éveillons dans celle-ci, la vue du mal qui a pu nous faire passer par toutes les tribulations devient une sensibilité morale qui nous permet d’arriver au vrai bonheur. »

     On remarquera ici, une fois de plus si on a l’habitude de lire l’ENSEIGNEMENT, la modestie du Père ANTOINE : il utilise le « nous » quand il analyse l’être humain ou qu’il prodigue des conseils et jamais le « vous ». Il ne se place jamais au-dessus de ses semblables à qui il prodigue son enseignement.

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