05/05/2007

LA VRAIE PERSONNALITE. NE JAMAIS LA LAISSER S'ETOUFFER.

 

EXTRAITS TROUBLANTS DE L’ENSEIGNEMENT :

PLUTÔT DES TEXTES A MEDITER!

NE JAMAIS LAISSER ETOUFFER SA VRAIE PERSONNALITE.

 

     Dans divers articles, je parles de passages parfois troublants figurant dans l’ENSEIGNEMENT.

     Le Père ANTOINE lui-même aborde, dans le chapitre  « LE DESINTERESSEMENT » deux passages troublants. Voici : 

    «  Nous pourrions….nous tromper, tâchons de comprendre l’Enseignement, quand je dis : « Ne cherchons pas à nous faire aimer » ou dans un autre passage : « Faisons le mal, c’est-à-dire efforçons-nous d’effectuer nos actes selon notre nature », voilà des questions dont nous devons bien pénétrer le sens »

        «  et la compréhension d’une chose  nous mettra sur le chemin pour apprécier en réalité une autre que nous n’aurions pu auparavant nous interpréter contrairement. N’ignorons pas que le désintéressement est dans tout mais que nous pouvons y être reliés par l’intérêt autant que par la vertu.

          Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l’intérêt ; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c’est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s’ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c’est l’importance, c’est l’importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n’en sommes pas désintéressés.

         Pour bien apprécier le désintéressement, nous devons nous acquérir la foi, qui nous éclairera pour tout ce que nous n’interprétons que trop souvent contrairement au début de nos entreprises. »

     Ce sont effectivement des passages troublants, provoquant surtout notre étonnement et, il faut bien le dire, de prime abord, de la réticence, voire du rejet.

     L’essentiel de ces messages est, précisément, cette provocation, ce sentiment de réticence qui nous pousse à nous interroger.

     L’important n’est pas de se débarrasser de tel ou tel aspect de sa personnalité dont on a honte ou horreur. Non, l’important est plutôt de considérer cet aspect avec lucidité, de l’accepter.

     Nous mettons souvent un soin extrême à enfouir sous des enjolivures notre vraie personnalité. C’est peine perdue car il surviendra toujours tôt ou tard un événement, une émotion violente qui balayera ces défenses et révèlera notre personnalité.

    Attention cependant au mot « accepter ». « Accepter » ne peut en aucun cas signifier « se résigner », se soumettre ». « Accepter » signifie que l’on admet cet aspect comme faisant partie intégrante de sa personnalité, qu’on l’admet comme « épreuve » à surmonter ! Sinon nous sommes parti pour subir sans broncher, ou même avec plaisir des assuétudes ou des obsessions.

     Il faut aussi se garder de prendre au tragique les moindres aspects et expressions de sa personnalité. Les redouter, les refuser a bien souvent pour résultat de les sacraliser.

     Leur cause profonde que l’on se cache à soi-même, que l’on cache aux autres, que l’on refoule,  que l’on enfouit ou que l’on fuit apparaît alors à la conscience et on est plus en mesure d’y faire face.

     Il y a deux catégories de gens : ceux qui se figent dans le statu-quo et ceux qui franchissent le pas d’emprunter le chemin douloureux et pénible de la libération intérieure.

     C’est  là que se manifeste le libre-arbitre : l’alternative lors d’une épreuve :choisir entre affronter ou subir.

     Il n’y a non plus rien de plus naturel de s’inquiéter de » l’opinion d’autrui. Mais cela peut détruire notre personnalité ou en tout cas l’étouffer. Cela peut nous amener à porter nos efforts à nous camoufler plutôt qu’à nous faire évoluer réellement.

    

 

15:55 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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