30/05/2007

VOUS ÊTES DES CELLULESZ VIVANTES DE DIEU.

 

EXTRAIT D’UN LIVRE SUR LE SPIRITUALISME : 

« VOUS ÊTES DES CELLULES VIVANTES DE DIEU »

 

     J’ai trouvé cet extrait d’un livre dont malheureusement on ne cite ni le titre ni l’auteur dans un exemplaire du « JOURNAL D’INFORMATIONS MORALES ». Il s’agissait d’un bulletin mensuel publié par le Culte ANTOINISTE en 1972, plus précisément du n° 4. 

« Vous êtes des cellules vivantes de DIEU. Vous êtes des dieux en petites particules et, à toutes les fois que vous faites du mal à une autre créature humaine, à toutes les fois que, par la guerre, par le commerce, par égoïsme, par haine ou par tout autre sentiment, vous détruisez vous-mêmes un de vos semblables ou vous nuisez à un habitant de la terre, vous détruisez une cellule de DIEU semblable à vous.

   Si vous pouviez comprendre qu’ainsi, c’est à DIEU même que vous vous adressez, que c’est  LUI que vous frappez, certes, es guerres deviendraient impossibles car vous n’oseriez plus…

   Vous n’aurez de paix sur terre que lorsque vous aurez compris, enfin, que la seule solution à vos maux réside dans cet axiome :vous êtes tous des morceaux de DIEU en marche, des cellules différentes d’un même être ; vous ne pouvez, sans dommage pour vous-mêmes, nuire à une partie d’un tout auquel vous appartenez intégralement.

   Jamais, vous ne penseriez à vous couper un morceau de doigt pour punir un être de vous avoir écorché un ongle, ou à vous arracher un œil parce qu’il n’aurait pas vu l’obstacle qui vous a fait trébucher ; et c’est pourtant ainsi que vous agissez avec votre doigt collectif ou votre œil collectif…Et après, vous en souffrez puisque tout votre corps est désormais saisi par la fièvre consécutive à l’opération que vous avez effectuée sans même prendre les précautions aseptiques nécessaires, celles de la PRIERE.

   Priez et aimez, voilà le remède à vos maux. »

     Une remarque : attention à la vraie prière. Evitez les prières stériles ou dirigées uniquement vers des satisfactions personnelles ou purement matérielles. Attention aux prières revendicatives !

 

18:06 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/05/2007

NARCISSISME, NOMBRILISME, CYNISME...

 

LE NARCISSISME.

 

     Selon le dictionnaire HACHETTE, le narcissisme est une « admiration plus ou moins exclusive de sa propre personne » ou « amour morbide de soi-même ».

     On surnomme « narcisse », un « homme exclusivement ou complaisamment attaché à sa propre personne ».

     Dans la mythologie grecque, NARCISSE était un jeune homme d’une grande beauté épris de ses propres traits. Il périt de langueur en contemplant son visage dans l’eau d’un fontaine et fut changé en fleur qui porte son nom.

     On pourrait essayer de donner une interprétation plus proche de notre philosophie. Chaque être humain a tendance à se prendre pour le point de départ, pour l’objet et pour la finalité de tout. Dès lors, on a tendance à émettre des revendications de plus en plus nombreuses et de plus en plus subjectives et personnelles et à s’écarter de tout intérêt pour autrui, pour la vie en société.

     On pourrait dire que c’est une manifestation tout à fait  excessive et dévoyée de la « vue du mal ».

     C’est comme si, pour cesser de voir le mal, on cessait absolument tout regard de quelque nature que ce soit sur autrui. Or, le Père ANTOINE nous enseigne que nous ne pouvons progresser que par l’intermédiaire de notre semblable, que « rien n’est bien s’il n’est solidaire ». Comme NARCISSE, celui qui est atteint de cette pensée perdra sa réincarnation présente : au cours de celle-ci, il n’aura fait qu’accumuler des épreuves supplémentaires. C’est l’équivalent de « périr de langueur en contemplant son propre visage ».

     On pourrait aussi dire que celui qui en est atteint cultive l’idée que le bien et le mal ont une existence bien réelle ( le dualisme, le manichéisme). Il incarne bien sûr le « bien absolu », les autres incarnant le « mal absolu ».

     Le narcissisme est donc une attitude, une conduite stérile pour soi et néfaste pour les autres. Mais il se cache parfois de façon inattendue dans certains comportements.

     Ainsi la vogue du développement personnel. Avoir le souci de soi, de sa personne est évidemment important. Attention cependant : au nom de l’épanouissement personnel on peut en réalité s’enfoncer dans un certain nombrilisme. Le nombrilisme pouvant être une sorte de synonyme du narcissisme. Selon le dictionnaire, le nombrilisme est « l’attitude d’une personne obnubilée par ses propres problèmes ». « Se prendre pour le nombril du monde » signifie « accorder à sa personne une importance excessive, être égocentrique ».

     On a l’art de faire miroiter la découverte de merveilles à l’intérieur de soi-même et exclusivement par soi-même alors que le développement des êtres se forge dans les expériences heureuses et malheureuses de la vie.

     D’accord, toute la sagesse doit aller dans le sens d’un attention à soi mais dans le but d’une meilleure ouverture aux autres, d’une compassion bien réelle avec les autres.

     Le premier combat à mener est celui contre le cynisme. Le cynisme est aussi, en quelque sorte, un sous-produit, une expression du narcissisme. L’homme atteint de narcissisme est tellement beau, bon, parfait, moral, intelligent que son attitude envers autrui, son regard sur autrui ne peut être que cynique. C’est DIOGENE se promenant en plein midi, dans un pays ensoleillé, avec une lanterne à la main et répétant que, désespérément, il cherche un « HOMME » véritable qu’il ne parvient pas à trouver car denrée rarissime !

 

21/05/2007

LES SOUFFRANCES. LEUR CAUSE SE SITUE-T-ELLE DANS L'IMPERFECTION.

 

L’IMPERFECTION EST-ELLE LA CAUSE DE NOS SOUFFRANCES ?

 

 

          Dans le chapitre « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL,LE BIEN INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE », le Père ANTOINE est amené à préciser sa pensée à un adepte qui, manifestement, est quelque embrouillé par des aspects, pour lui contradictoires, de l’ENSEIGNEMENT. Cela comme, il faut bien le reconnaître, cela nous arrive quelquefois. Laissons parler le Père :

« Je répondrai que si l’imperfection n’était qu’illusion nous n’en souffririons nullement. C’est précisément parce que sa cause est réelle que nous souffrons et si la première est un mal, c’est que l’autre est un bien. La cause est toujours l’opposé de l’effet ; c’est pourquoi celle de l’imperfection n’est autre que la perfection, et celle-ci est bien réelle. Toute erreur n’est que l’effet de la réalité, l’ombre de la perfection ; j’ai révélé que nous ne sommes dans l’incarnation que l’ombre de nous-mêmes.

   La cause de la souffrance n’est pas dans l’imperfection, comme on le croit, au contraire, puisque nous nous y complaisons. Nous ne souffrons que lorsque nous touchons à la réalité, autrement dit la perfection.

   Nous ne pourrions apprécier les choses sans les avoir acquises, nous ne les comprenons que matériellement, l’opposé de la réalité. N’ai-je pas révélé que nous ne prions que pour devenir plus heureux dans notre imperfection ? Et si nous réussissons, nous en remercions DIEU, tandis que nous n’avons fait qu’agrandir cette imperfection ; mais n’oublions-nous pas la loi qui nous enseigne que sans épreuve, il n’est point d’avancement ? Nous ne dirons pas que la cause est de l’illusion, elle est purement réelle, puisqu’elle est DIEU même qui vient démolir peu à peu notre imperfection pour S’établir en nous ; j’ai révélé encore que notre imperfection s’y refuse parce qu’elle ne peut supporter la réalité, DIEU »

     Quelques remarques :

1° tout d’abord un rappel, pour ANTOINE, il y a le monde matériel qu’il appelle « apparent » et le monde spirituel qu’il appelle « réel » ou « la réalité ». Relire notamment le chapitre « REINCARNATION » ;

2° ce chapitre fait partie du « DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT ». Le « DEVELOPPEMENT », de même que la brochure « L’UNITIF » avait pour but essentiel de donner des précisions, de revenir avec plus de commentaires ou d’illustrations, de « développer » - c’est le cas de le dire – ce qui figure parfois de façon plus confuse ou plus difficile à comprendre dans la « REVELATION ».

 

 

18/05/2007

LE MONDE: UNE ECOLE DE LA FOI.

 

LA POSITION DE L’ANTOINISME VIS-A-VIS DU « MONDE » : LE MONDE EST UNE ECOLE !

 

     Souvent, on assimile l’Antoinisme au dualisme, aux sectes gnostiques ( tels que par exemple les cathares ). Dès lors, on attribue à l’Antoinisme le détachement, le mépris du monde, de la vie terrestre. Nous trouvons dans l’extrait qui suit une belle comparaison, une belle expression de la position du Père ANTOINE au sujet des relations entre l’individu, et plus précisément l’adepte antoiniste, et le monde.

     Le Père ANTOINE compare le monde à une école. Qui dit »école » dit nécessairement confrontation avec des autres, enseignement donné par un maître, position par rapport à cet enseignement, travail personnel, études ,épreuves, récompenses, joies, peines…

     Ce texte est extrait du chapitre «  DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » :

« Nous devons considérer ce monde comme une école où nous apprenons à aimer. »

     Nous remarquons, une fois de plus, que le Père ANTOINE donne son Enseignement sur les défauts de l’être humain en utilisant le « nous », en refusant donc tout placement sur un piédestal, en s’incluant dans la masse. Quand il expose un problème, c’est presque comme s’il parlait après avoir fait un travail d’introspection intime sur sa propre personne. Il ne peut donc être question d’assimiler le Père ANTOINE à un quelconque gourou !

     Il continue en reliant cette maxime à sa théorie de la réincarnation :

« Celui qui possède l’amour complet n’en fait plus partie. Il a passé par bien des filières, il a bien longtemps haï, et il en a souffert, avant de comprendre que le bonheur ne réside que dans cet amour qui naît de la foi, ce qui veut dire que nous puisons en l’amour même par notre foi. »

     La foi, comme c’est dit dans l’AUREOLE DE LA CONSCIENCE, est donc le chemin qui puise directement à l’amour vrai. Il n’y a pas de foi sans amour vrai et il n’y a pas d’amour vrai sans la foi. Même ceux qui ne l’on pas compris n’en sont pas nécessairement exclus. Selon le Père ANTOINE, c’est seulement cette prise de conscience qui leur manque. Ainsi :

« Nombreuses sont les personnes qui ignorent cette question. Cependant elles ont aussi un but car nul ne fait le plus petit mouvement sans raison. Nous disons que nous croyons en un DIEU, mais nous ne LUI consacrons pas toujours volontiers notre temps de crainte de travailler inutilement. Nous ne pensons qu’à alimenter le corps afin qu’il soit en bon état pour recommencer notre labeur le lendemain. Nos pensées ont souvent une autre base que la foi ; par elles, nous cherchons le bonheur dans la matière ; nous n’aspirons qu’à la réussite de nos entreprises. »

     Donc le Père nous met aussi en garde : même ceux qui ont la foi, il leur arrive de faillir, de flancher, de se laisser tenter…

 

11:24 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2007

SYMPATHIE OU EMPATHIE. CULTURE DE LA COMPETITION.

 

LA CULTURE DE COMPETITION.

Dans la civilisation actuelle, les hommes – et aussi, et peut-être de façon encore plus pernicieuse, les femmes – ne sont pas éduqués à avouer leurs faiblesses.

Ce qui leur est demandé, depuis le plus jeune âge, c’est d’être compétitifs, c’est l’esprit de hiérarchie dans laquelle il importe d’être le « dominant » ( il est mal vu d’être « l’éternel second » ).

Pour y arriver il faut à tout prix être fort, invulnérable, d’étouffer sa sensibilité. Le mot « sympathie », le mot « compassion » sont remplacés par le mot « empathie » qui n’a pas du tout la même signification, signification qui peut parfois être plus perverse : « empathie » signifie « identification affective à une personne… » tandis que « sympathie » signifie « part que l’on prend aux peines et aux plaisirs d’autrui ». L’empathie peut rapidement déboucher sur de la manipulation.

Cela conduit tout droit à la peur de perdre la face, l’angoisse d’être dévalorisé. Cela renforce les comportements addictifs ( alcoolisme,…) ou l’agressivité.

20:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2007

LA PAIX EN SOI. COMMENT LA TROUVER?

 

COMMENT TROUVER LA PAIX EN SOI ?

 

     Trop souvent, pour notre regard vers l’extérieur, nous fonctionnons avec notre intelligence et avec notre sensibilité purement matérielle. Alors l’intelligence et nos sens matériels tournent à plein régime, mais peu souvent à bon escient. Trop souvent même à notre détriment car en opposition avec ce que voudrait notre conscience.

     La façon d’interpréter le monde devient souvent négative ou nous fonctionnons selon un mode égocentrique.

     Pourtant rien ne nous semble plus naturel que d’écouter. Cependant cette écoute est rarement active. Cette écoute est rarement de bonne source. Pour être de qualité, inspirée par des fluides favorables, on doit arriver à une écoute de compassion, d’amour inconditionnel mais aussi à une meilleure connaissance de soi-même.

     La tolérance et l’absence de jugement, de « vue du mal » sont absolument nécessaires pour accepter les autres avec leurs différences sans jugement.

    Il faut fuir l’état d’esprit narcissique. Être narcissique c'est s'aimer, s'adorer un peu trop, parfois jusqu'à devenir paralysé, aveugle au reste du monde tant on s'aime ! C'est donc un grave défaut qui vous isole et vous empêche de vivre, d'entrer en relation vraie avec les autres. Ou alors, vous vous intéressez aux autres en tant que miroir, pour qu'ils confirment la belle image que vous avez de vous-même, sans jamais vous intéresser à eux.    

 

     La question est de savoir comment réussir à s'aimer soi-même de manière équilibrée ?

 

     Il importe en tout cas de mettre un terme à la guerre avec ses proches et à sa propre guerre intérieure. Il faut assumer les contradictions propres à la nature humaine.

     Nous répétons une fois de plus que « assumer », comme d’ailleurs « accepter », ne signifie pas pour nous « subir, consentir » mais « donner un sens », le sens de l’épreuve à affronter.

 

 

 

12:16 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/05/2007

Gabriel VERALDI: REINCARNATION. AMOUR DE DIEU.

 REINCARNATION.PENSEE EXTRAITE D’UNE ŒUVRE DE GABRIEL VERALDI : «  A LA MEMOIRE D’UN ANGE »      Nous avons déjà signalé à plusieurs reprises que nous reprendrions, sur ce site, divers extraits d’auteurs résolument non antoinistes mais dont certaines pensées se rapprochent ou même concordent parfois avec l’Enseignement du Père ANTOINE. Il en est ainsi de Gabriel VERALDI. Lisons-le :       « Une des idées saugrenues qui traversent la conscience dans les plus grands moments le fit sourire. Il s’imaginait en Rastignac défiant Paris et lançant le célèbre :A nous deux. Non, ce qu’il disait, avec paix et amour, c’était :

La pensée est l’esclave de la vie et al vie est la dupe du temps,

Et le temps, qui contemple la totalité du monde,

Doit avoir une fin.

L’infernale comédie humaine, la cascade des incarnations, la nuit peuplée de larves, la douleur, le doute et les illusions, tout cela devait finir comme le grand manège galactique. Tout cela doit se fondre dans l’éternité comme le sel dans l’eau et l’âme en Dieu. »       Et, plus loin dans le texte : « Pourquoi comprendre Dieu, le salut et le destin ? Le seul secret est aussi simple et aussi nu que Dieu ; il se nomme : l’amour. »  

05/05/2007

LA VRAIE PERSONNALITE. NE JAMAIS LA LAISSER S'ETOUFFER.

 

EXTRAITS TROUBLANTS DE L’ENSEIGNEMENT :

PLUTÔT DES TEXTES A MEDITER!

NE JAMAIS LAISSER ETOUFFER SA VRAIE PERSONNALITE.

 

     Dans divers articles, je parles de passages parfois troublants figurant dans l’ENSEIGNEMENT.

     Le Père ANTOINE lui-même aborde, dans le chapitre  « LE DESINTERESSEMENT » deux passages troublants. Voici : 

    «  Nous pourrions….nous tromper, tâchons de comprendre l’Enseignement, quand je dis : « Ne cherchons pas à nous faire aimer » ou dans un autre passage : « Faisons le mal, c’est-à-dire efforçons-nous d’effectuer nos actes selon notre nature », voilà des questions dont nous devons bien pénétrer le sens »

        «  et la compréhension d’une chose  nous mettra sur le chemin pour apprécier en réalité une autre que nous n’aurions pu auparavant nous interpréter contrairement. N’ignorons pas que le désintéressement est dans tout mais que nous pouvons y être reliés par l’intérêt autant que par la vertu.

          Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l’intérêt ; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c’est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s’ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c’est l’importance, c’est l’importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n’en sommes pas désintéressés.

         Pour bien apprécier le désintéressement, nous devons nous acquérir la foi, qui nous éclairera pour tout ce que nous n’interprétons que trop souvent contrairement au début de nos entreprises. »

     Ce sont effectivement des passages troublants, provoquant surtout notre étonnement et, il faut bien le dire, de prime abord, de la réticence, voire du rejet.

     L’essentiel de ces messages est, précisément, cette provocation, ce sentiment de réticence qui nous pousse à nous interroger.

     L’important n’est pas de se débarrasser de tel ou tel aspect de sa personnalité dont on a honte ou horreur. Non, l’important est plutôt de considérer cet aspect avec lucidité, de l’accepter.

     Nous mettons souvent un soin extrême à enfouir sous des enjolivures notre vraie personnalité. C’est peine perdue car il surviendra toujours tôt ou tard un événement, une émotion violente qui balayera ces défenses et révèlera notre personnalité.

    Attention cependant au mot « accepter ». « Accepter » ne peut en aucun cas signifier « se résigner », se soumettre ». « Accepter » signifie que l’on admet cet aspect comme faisant partie intégrante de sa personnalité, qu’on l’admet comme « épreuve » à surmonter ! Sinon nous sommes parti pour subir sans broncher, ou même avec plaisir des assuétudes ou des obsessions.

     Il faut aussi se garder de prendre au tragique les moindres aspects et expressions de sa personnalité. Les redouter, les refuser a bien souvent pour résultat de les sacraliser.

     Leur cause profonde que l’on se cache à soi-même, que l’on cache aux autres, que l’on refoule,  que l’on enfouit ou que l’on fuit apparaît alors à la conscience et on est plus en mesure d’y faire face.

     Il y a deux catégories de gens : ceux qui se figent dans le statu-quo et ceux qui franchissent le pas d’emprunter le chemin douloureux et pénible de la libération intérieure.

     C’est  là que se manifeste le libre-arbitre : l’alternative lors d’une épreuve :choisir entre affronter ou subir.

     Il n’y a non plus rien de plus naturel de s’inquiéter de » l’opinion d’autrui. Mais cela peut détruire notre personnalité ou en tout cas l’étouffer. Cela peut nous amener à porter nos efforts à nous camoufler plutôt qu’à nous faire évoluer réellement.

    

 

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04/05/2007

LES BAVARDAGES. MEDITATIONS SUR LES 3° ET 10° PRINCIPES.

 

LES BAVARDAGES.

 

     Que de mal n’est pas commis journellement, inconsciemment par les bavardages faits les uns sur les autres !

     Que de mauvais fluides sont cultivés, ravivés, répandus et communiqués ainsi !

     Comme la vue du mal peut alors s’exprimer d’abord par des sous-entendus ; mais des sous-entendus qui deviennent des petits mots ; des petits mots qui se transforment en grandes conversations ; des conversations qui se terminent par des suppositions ; suppositions qui deviennent rapidement des affirmations clôturées par des jugements !

     Peut-être qualifierez-vous aussi cet article de « vain bavardage » ? Il n’en est rien : si on raisonne bien, si on accepte de faire un travail d’introspection, on se rendra bien compte qu’on retrouve en fait ici l’ensemble de la problématique de la rencontre de soi, des autres et de DIEU.

     Si seulement nous avions le courage de dire en face ce que nous disons derrière le dos ou ce que nous pensons intérieurement, notre progrès irait beaucoup plus vite avec l’épreuve qui en résulterait. Mais nous sommes faibles et nous préférons cacher notre vrai visage, dissimuler nos pensées.

     C’est pourquoi, lorsque nous sommes coupable d’une chose, nous préférons berner notre conscience. Nous ne manquons pas de nous trouver des excuses, des motivations, des circonstances atténuantes. Ou, même, nous franchissons le pas de trouver chez autrui la cause de notre défaillance ! Nous cherchons toujours, à tout prix, devant nous-mêmes et devant nos semblables à voiler la vérité, à fermer les yeux. Le jour où nous aurons l’épreuve pour nous rectifier, nous serons plus sincères pour nous-mêmes et devant les autres.

     C’est en fait une des interprétations du troisième et du dixième principes.

     Il convient aussi de méditer un extrait du chapitre « ÊTRE ET PARAÎTRE » :

     « Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d’amour pour les uns et en manquer pour d’autres, ce n’est pas aimer en réalité, car celui qui possède l’amour vrai ne cesse jamais d’aimer ; il affectionne indistinctement les uns et les autres ; s’il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n’en dira pas du mal.

          Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s’épargner des tribulations de tous genres ; je n’en connais guère de plus utile que d’analyser ses pensées, d’en rechercher la source bonne ou mauvaise ; si elles sont dues à une imperfection et qu’elles séjournent en nous quelque temps, nous l’avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d’autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ; elles nous causeront autant de désagréments que nous avons eu de plaisir à les manier. C’est payer cher la satisfaction d’un moment et nous devons éviter ces sortes de repos entre deux épreuves ; dans ces intervalles, tâchons au contraire de nous défaire de nos faiblesses, de repousser les tentations ; n’oublions pas que l’esprit n’est jamais inactif, que les bonnes pensées dispersent les mauvaises qui ne pourraient que nous accabler davantage. »