26/11/2007

L'ANTOINISME ET LA QUESTION DE LA SOUFFRANCE. L'ANTOINISME ET LE DOLORISME.

 

 

 

L’ANTOINISME ET LE DOLORISME.

« L’AFFREUX CAUCHEMAR DE L’INCARNATION. »

 

     Dans le chapitre « REINCARNATION », un passage frappe toujours les esprits :

« Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? Car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

     C’est presque un écho, amplifié, de ce que nous trouvons, plus tôt, dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

« Mes enfants, l’homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesses ou à ses vertus. Ici bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique. »

     Et aussi, dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. » :

«  Un atome de matière en nous est une souffrance. Nous sommes déjà assez avancés pour ne plus avoir l’intention de commettre un acte contraire, car lorsque nous reconnaissons l’avoir fait, nous en avons horreur ;sans le commettre cependant, pourrions-nous arriver à l’épreuve ? 

     Depuis le microbe jusqu’au plus élevé des êtres, tous se dirigent suivant leur nature, au contact de la même loi : seul l’être raisonnable se développe graduellement par l’épreuve et tout ce qui suscite son progrès. »

     De tous ces passages, on pourrait – et certains adeptes ont parfois tendance à le faire – ramener l’Antoinisme à un certain dolorisme. C’est d’ailleurs souvent un des reproches faits par les personnes extérieures à l’Antoinisme ou ce qui rebute certains à adhérer à l’Antoinisme !

     Ils s’estiment d’ailleurs confortés dans cette opinion par le début du sixième principe :

«  Quand vous voudrez connaître la cause de vos souffrances que vous endurez toujours avec raison… »

     Ramener l’Antoinisme à un dolorisme serait pourtant une erreur. Le dolorisme est une doctrine religieuse, longtemps pratiquée dans l’Eglise catholique, qui considère que la souffrance est rédemptrice : celui qui souffre est ainsi à l’image du Christ qui a tant souffert…Selon les doloristes, la douleur est inhérente à la vie et elle doit être bénie : le moment où la douleur survient est vraiment l’heure où l’on est visité par DIEU. La douleur serait rédemptrice et ne devrait donc pas être refusée. En fait, c’est attribuer à la souffrance, au malheur un pouvoir divin. C’est là un des masques dont on affuble DIEU ! Et un des masques les plus terribles qui soient. En son nom, on peut justifier n’importe quel comportement tyrannique !

     Le dolorisme est donc une dérive, logique, des « religions de salut  ». Dans un texte précédent, nous avons vu ce qu’il fallait penser des idéologies  « de salut  » et nous avons expliqué pour quelles raisons l’Antoinisme n’en faisait point partie.

     Nous rappelons aussi que pour l’Antoinisme, il faut plutôt parler « d’épreuves  ». Les maladies, donc les douleurs, sont bien sûr des épreuves. Mais pas seulement, on peut aussi dire que la réussite, le succès, le bien-être dont semblent gratifiés certains individus constituent en fait, pour eux, une épreuve. Nous touchons ici à un point difficile à comprendre et, a fortiori, à faire admettre. Il se peut que cette suite de faveurs amène notre homme à mépriser ses semblables, à se croire supérieur, à cultiver son égo…C’est là son épreuve !

     Comment dès lors comprendre tous ces extraits repris au début de ce texte ? C’est ce que je vais tenter de faire.

     Revenons à l’exemple de notre nanti. L’orgueil nous guette à chaque tournant de chaque vie terrestre. Et pour cela, il n’est pas nécessaire d’être réellement « nanti » : nous nous contentons trop facilement de petits bonheurs strictement matériels ; nous avons trop tendance à nous accrocher à un petit territoire terrestre, à un sentiment de « propriété ». Ce sentiment de «propriété », de « domaine », d’exclusivité sur une chose ou l’autre, est si souvent menacé que cela provoque des vexations, des amertumes, des jalousies, des colères…et de véritables maladies.

     Je vous livre ici un texte puisé dans la revue « RELIURES » ( N° 8 de 2002 ) :

« Nous vivons dans une époque profondément marquée par la tristesse qui n’est pas seulement la tristesse des larmes mais, et surtout, la tristesse de l’impuissance. Les hommes et les femmes de notre époque vivent dans la certitude que la complexité de la vie est telle que la seule chose que nous puissions faire, si ne voulons pas l’augmenter, c’est de nous soumettre à la discipline de l’économisme, de l’intérêt et de l’égoïsme. La tristesse sociale et individuelle nous convainc que nous n’avons plus les moyens de vivre une véritable vie et dès lors, nous nous soumettons à l’ordre et à la discipline de la survie. »

     C’est un des exemples de souffrance, morale, que l’homme moderne subit. C’est ce qui amène au déni de réalité. Dénier la réalité, c’est vouloir à tout prix que notre environnement soit autre que ce qu’il est. On veut dissocier la réalité de sa perception. On est ainsi amené à subir, en plus de la réalité, l’insatisfaction de nos propres désirs, de nos fantasmes.

     Pour contrer la réalité, on est amené à se créer des fantasmes et à les nourrir. Il en résulte une insatisfaction, une souffrance qui se rajoute à l’insatisfaction vis-à-vis de la réalité.

     Ceci nous ramène à ce «  cauchemar de l’incarnation » : nous sommes trop sensibles à ce qui est matériel. Nous sommes pas assez désintéressés. Nous ne prenons pas assez de distance pour considérer les choses.

     Je conclurai par un passage extrait d’une brochure qui peut être acquise au Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE « DEMONSTRATION N° 3 » :

«  L’affreux cauchemar de l’incarnation » peut aussi vouloir dire toutes les souffrances qui se rencontrent dans la vie sur terre. Comme, par exemple , les guerres, les catastrophes, la violence, la cruauté des hommes envers les hommes.

   Mais tout ceci a été créé par l’homme, c’est ce que certains appellent le Karma. Pour les chrétiens, cela est le résultat de «  de ce qu’un homme sème, il le récoltera.

    Qu’est donc en effet la souffrance ? Le déchirement intérieur de l’humiliation, des blessures affectives, les orages de dénégation de soi, l’humeur sombre qui vous ronge et vous tue à petit feu, le passé infernal qui vous poursuit, les regrets inextinguibles, l’amertume qui vous ronge, les remords, le mal d'être tenace et inexprimable. On peut tenter de noyer cela dans les addictions : l’alcool, la drogue, le cinéma, l’orgie de télévision, le jeux, les heures passées sur internet. Après un instant fugace de répit, la souffrance revient toujours plus rongeante.

20/11/2007

ALLEGORIE DE LA CHARITE

charunqtz

15:43 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2007

LA RECHERCHE DE DIEU

 

La recherche de DIEU.

 

Dans le chapitre « TOUTES LES LOIS SE REDUISENT A L’UNITE », une fois de plus, le Père ANTOINE revient sur sa conception de la DIVINITE.

Nous trouvons ici, une fois de plus, la conception unitariste ( ou unitarienne ? ) antoiniste. Nous verrons bien qu’elle va plus loin que la simple négation du trinitarisme :

« J’ai révélé que nous ne devons chercher DIEU qu’avec DIEU LUI-MÊME, puisqu’Il n’existe qu’en nous ;mais si nous le cherchons avec de la matière, nous ne trouverons que de la matière ; c’est ce qui fait dire à celui qui ne vise que celle-ci que rien n’existe, que tout est néant ; en effet, rien n’existe alors que nous ne croyons qu’à l’ombre de ce qui existe réellement.

Par exemple, supposons que nous soyons deux cherchant une chose, en obéissant à l’intelligence nous nous divisons parce que nous ne visons que notre avantage personnel, mais si, respectant la conscience, nous agissons tout différemment, je cherche pour lui et lui pour moi, de deux nous ne faisons qu’un, nous sommes l’un dans l’autre, dans la réalité. Il en résulte que si toute l’humanité procédait de la même façon, c’est-à-dire réellement, elle n’agirait que par la seule et même pensée qui nous réunirait tous dans le même amour, formant l’unité absolue de l’ensemble. »

Pour la bonne compréhension de l’adverbe « réellement », je rappelle ce qui a déjà été dit et qui se trouve explicité dans le chapitre « REINCARNATION », pour les antoinistes, on peut opposé ce qui le côté apparent et le côté  réel. L’apparent est ce qui es matériel et peut être cherché par l’intelligence. Le réel est ce qui est spirituel et qui relève du domaine de la conscience.

 

 

04/11/2007

L'ANTOINISME EST UN UNITARISME. L'UNITARISME ANTOINISTE.

 

L’ANTOINISME EST UN UNITARISME.

     Je comprenais difficilement certaines phrases de l’ENSEIGNEMENT, telles que, par exemple, celle-ci puisée à la fin du chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? » :

     «  A mesure que nous traverserons les tissus de la matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu’à ce qu’un jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU. »

    Et celui-ci, puisé au sein du chapitre « UNITE INDIVIDUELLE DE L’ENSEMBLE » :

    « Cette évolution se continue jusqu’à la pureté absolue de l’être ; nous sommes arrivés là à la divinité, nous ne formons plus qu’une unité de l’ensemble, nous jouissons de la toute puissance divine :restreints les uns dans les autres, nous sommes tous réunis dans un même amour, nous sommes DIEU ! »

    Cela signifie-t-il que nous disparaissions ? Non ! Le Père ANTOINE nous explique ce que nous devenons une fois notre retour à la divinité est accompli :

    «  Lorsque je dis que les êtres perdent leur individualité en se restreignant les uns dans les autres, on pourrait croire que nous rentrons dans DIEU comme un goutte d’eau dans l’océan, que nous ne sommes plus rien par rapport à Lui ; rassurons-nous, il n’en est pas ainsi ; il est vrai que nous ne faisons plus qu’un seul, mais chacun de nous existe comme il existait individuellement. Notre nombre se réduit insensiblement, au fur et à mesure que disparaît notre imperfection ; confondus les uns dans les autres, nous constituons tous ensemble l’unité. »

    De cette vision, nous trouvons encore un autre exemple dans un paragraphe puisé au sein du chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFACTIONNEMENT DE L’ÊTRE. » :

    «  Nous faisons donc partie de quatre éléments : la vie, l’amour, la spiritualité et la matière. La vie est la conséquence de l’amour, elle en est inséparable, elle se spiritualise, ensuite s’incarne dans la matière. Arrivée à ce point, elle reprend le chemin qui la reconduit à l’amour ; elle surmonte d’abord le côté terrestre puis reste un grand laps de temps dans la spiritualité, plus longtemps encore que dans la matière ; elle surmonte également l’état spirituel, s’établissant graduellement en l’amour pur, comme nous l’avons vu dans l’Unité de l’ensemble, révélé dans le couronnement. »

     Nous nous trouvons ici devant la véritable et profonde doctrine de l’Antoinisme au sujet de la DIVINITE, ce que l’on pourrait appeler «  l’unitarisme antoiniste ». L’unitarisme est un doctrine de certains groupes chrétiens qui nient le dogme de la Trinité, ce que l’on appelle aussi les « non-trinitaires » qui sont persuadés de l’unité divine et privilégient ainsi la nature purement humaine de Jésus-Christ, qui serait en fait l’un des plus grands éclaireurs de l’humanité. Selon les unitariens, DIEU est l’ être , la personne, l’entité à qui seul appartient la perfection initiale, l’omniscience et la toute-puissance. C’est aussi le rejet de tout anthropomorphisme : DIEU est irreprésentable.

     En gros, les Antoinistes, comme on l’a déjà expliqué auparavant sur ce blog partagent cette opinion.

    Mais ils vont beaucoup plus loin. C’est ce qui est expliqué dans le chapitre  « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE. » :

     «  Si Adam était en DIEU avant de venir sur ce globe, il n’y est pas moins dans l’incarnation, puisque DIEU est en nous et nous en Lui ; Il est palpable pour quiconque préfère la réalité à l’apparence, pour qui procède par une sensibilité, fût-elle même inconsciente. Mais  plus nous le recherchons en dehors de nous, plus Il nous échappe. Ah ! si l’intelligence s’appliquait à Le percevoir en nous, au lieu de Le chercher ailleurs, elle aurait vite fait la plus sublime des découvertes et se sentirait bercée dans l’amour pur ! »

     Ainsi, aussi, dans le chapitre « QUELLE EST LA CONCEPTION QUE L’ON PEUT SE FAIRE DE DIEU ? » :

     «  La puissance de la foi prouve que DIEU est en nous par l’amour qui en découle. N’est-ce pas dire que nous sommes DIEU nous-mêmes puisqu’il n’y a rien, quand nous la possédons qui nous soit impossible ?Je l’ai déjà révélé : Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous et agissons naturellement, nous pourrons ainsi nous acquérir la foi. »

     Et, dans le chapitre « NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX »,le Père ATOINE  revient à nouveau sur ce point quand il dit :

     «  Je le répète, rien n’est sorti de DIEU qui ne soit pas DIEU ; s’il n’en était pas ainsi, DIEU ne serait pas pur Il remplit tout l’univers et seul, Il existe réellement. »

     Nous trouvons dans ces dernières citations les plus belles définitions de la notion antoiniste de DIEU. C’est pourquoi je disais plus haut que l’antoinisme ne pouvait pas se résumer à une simple pensée unitarienne comme la plupart des chrétiens non-trinitaires ou, d’une autre façon, les musulmans et les israélites.

    

 

15:15 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/11/2007

L'UNITIF. LA VIE UNITIVE.

 


L’UNITIF

 Pour les  principales traditions religieuses, la vie terrestre est un voyage spirituel, une quête spirituelle de la DIVINITE. Le but ultime est de retrouver DIEU.Dans les textes fondateurs des religions, y compris donc dans l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, expriment en définitive  une conscience permanente de l'unité avec Dieu. C’est au fond l’enseignement de tous les prophètes exprimés de façon différentes.C’est ce qui explique le titre du bulletin d’information et d’éducation publié par le Culte Antoiniste à ses débuts : « L’UNITIf »La définition du mot « UNITIF » est «  qui unit en DIEU ». La vie unitive est la vie «  en union avec DIEU »

 

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