16/12/2007

DE DON. LA GENEROSITE, C4EST LE DON FAIT DANS LE DESINTERESSEMENT.MEDITATION DUR LA CITATION D'ALBERT CAMUS.

 

LE DON.

 LA GENEROSITE.

LE DON FAIT DANS LE DESINTERESSEMENT.

 

     Je vous ai suggéré de méditer sur une pensée d’Albert CAMUS ayant pour objet « le DON ». Ce que l’auteur a voulu dire ici, c’est que le don, pour être réellement un don, c’est-à-dire une offrande sans espoir ni attente de retour, devait être fait spontanément, sans calcul. C’est à cela que le Père ANTOINE pensait dans le chapitre « LE DESINTERSSEMENT » quand il dit : 

« Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l’intérêt ; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c’est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s’ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c’est l’importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n’en sommes pas désintéressés. »

     Nous y voilà, nous voilà au cœur de la pensée qui sous-tend la question du don : le désintéressement. Nous disons bien « désintéressement » et nos « désintérêt ». Le désintérêt, c’est la première étape de l’indifférence, de l’ignorance d’autrui. Il n’est pas pire chose que cette indifférence.

     Si le « désintéressement » est une pierre de base de l’édifice Antoiniste, il n’en est nullement de même de l’indifférence, du « désintérêt ».

     J’en tiens pour preuve ce qui se trouve dans plusieurs des dix principes, si on les médite bien.

     C’est ce qui ressort aussi de quelques passages de l’ENSEIGNEMENT.

     Ainsi, dans le chapitre « LA FOI ET LA CHARITE » : 

« Nous pouvons analyser nos actes après leur accomplissement, mais avant ce serait encore de l’égoïsme, il s’introduirait un doute dans la pensée que nous devons toujours exécuter immédiatement après l’avoir reçue, puisqu’elle est inspirée par l’amour ; en ne le faisant pas, nous éteignons en nous le feu sacré, nous obéissons à la prudence et non à la foi. Celui qui possède la vraie charité ne se rend pas compte, sa sensibilité l’éclaire et lui dit quand il doit s’abstenir. J’ajouterai cependant que celui qui possède la foi est toujours heureux de donner et souffre de ne pouvoir le faire. »

     Plus caustique et cinglant cet extrait du chapitre « NOUS NE POUVONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE » : 

« Si de chaque acte de bien on recevait directement le salaire, on ne travaillerait plus qu’en vue de celui-ci. Voilà pourquoi il est dit que sans épreuve il n’est point d’avancement.

    Quiconque croit à la survivance de l’âme au corps a le devoir d’approfondire cette question, de rechercher les moyens de devenir heureux. S’agit-il de réfléchir sur chaque pensée qui surgit pour savoir s’il convient de la mettre  en pratique, si elle est de nature à contribuer à notre avancement ? Loin de là ; la réflexion n’est utile que dans l’ébauche d’une entreprise nouvelle, mais pour la tâche de chaque jour, elle découle d’une faiblesse et falsifie l’inspiration »

                                               

 

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