21/12/2007

LA FOI: ELLE DOIT ÊTRE VECUE. Réflexion au départ d'une pensée de GANDHI.

 

« CROIRE EN QUELQUE CHOSE ET NE PAS LE VIVRE, C’EST MALHONNÊTE. » ( GANDHI )

     Voilà bien un sujet de réflexion qui mérite attention et qui, dans le passé, a donné lieu à bien des dérives et des discordes.

     La réflexion pourrait avoir pour titre « La Foi et les Œuvres » ou « La Foi et la Vie » ou « Vivre la Foi ». Finalement, c’est plutôt dans cette dernière optique qu’il faudrait s’orienter : la Foi sans une relation avec le mode de vie ne serait que de la duplicité !

     Pour les Antoinistes, il y a une interaction entre la vie ( l’expérience) et la foi. On devrait parler d’une relation réciproque, l’une nourrissant l’autre. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » : 

« On dit parfois qu’on a obtenu sa guérison ou quelque autre avantage sans avoir rien fait à cet effet. Nous oublions que le travail que nous avons effectué pour d’autres questions nous en a donné à notre insu le mérite. C’est ainsi que nous pouvons expliquer que rien ne se perd, que tout labeur porte son fruit. Nous nous donnons parfois beaucoup de mal pour réussir et nous échouons, nous croyons notre effort perdu et nous nous nous décourageons. Ah ! si nous pouvions nous en pénétere la raison qui souvent est voilée par l’épreuve, nous serions plutôt réconfortés, car cet échec  sert à nous détourner d’un chemin contraire à notre avenir, pour nous faire suivre celui qui nous dirigera vers le but pour lequel nous sommes prédisposés et qui doit nous rendre autant heureux que l’autre pouvait nous rendre malheureux. »

     Cette nécessaire interaction entre le comportement dans la vie courante et la foi, le Père ANTOINE l’avait déjà soulignée dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » lorsqu’il fait  des recommandations à ses adeptes : 

« …mais ils ( les adeptes , NDLR ) auront soin de préférer l’exemple à la parole car la forme n’est rien, ne l’oublions pas ; que ce soit la conscience qui démontre le devoir et agissons  toujours suivant les principes que nous nous efforçons de propager. Si nos actes ne sont pas la consécration de notre langage, nous aurons vite démoli notre œuvre et nous encourrons de justes reproches.

    Voilà ce que nous enseigne notre philosophie. L’étudier ne sert de rien ; il faut la pratiquer pour en savourer les fruits et atteindre finalement au but que nous désirons. »

 

 

18:34 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chemin, gandhi, croire, foi, oeuvres, experience, merite |  Facebook |

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