31/12/2007

TOUJOURS SUR " DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN". RFELEXIONS ET VERITABLE TESTAMENT DU PERE ANTOINE.

 

TOUJOURS DES REFLEXIONS SUR LE TEXTE « DE L’AUTRE CÔTE DU CHEMIN »

REMARQUES IMPORTANTES FAITES PAR LE PERE ANTOINE.

     Souvent, on considère que le testament moral et spirituel du Père ANTOINE se trouve dans le texte « LES DERNIERES PAROLES DU PERES A SES ADEPTES ». Certes, ce texte est important. Mais, à part les prescriptions sur la gestion future du Culte Antoiniste, il ne contient rien de fondamentalement important.

     Si on veut parler d’un « testament moral » du Père ANTOINE, on devrait plutôt prendre un extrait du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES. » que voici : 

« Nous avons déjà dit que parmi ceux qui assistent aux réunions, il y a des forts et des faibles, que chacun comprend selon son avancement intellectuel et moral et que nous devons former la chaîne pour nous aider les uns et les autres. Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité. »

     Dans ce passage, le Père nous rappelle le principe de solidarité. Personne n’est responsable de l’avancement ni de la compréhension d’autrui. Mais chacun est responsable de son action dans la chaîne qui doit aider les autres à progresser.

     Plus loin, le Père ANTOINE revient à nouveau sur la théorie de la réincarnation. Nous avons déjà dit combien cette théorie était importante chez les Antoinistes. Elle constitue en fait le seul dogme, indiscutable, du Culte Antoiniste : 

« La mort n’est qu’une fausse vue. Quand nous serons plus dématérialisés, nous le comprendrons mieux ; nous verrons que ceux que nous croyons morts vivent au milieu des personnes qu’ils aiment et dont ils sont aimés ; ce serait nier le libre arbitre que de les faire exister ailleurs que là où leur amour les attire. »

     Puisqu’il est question de la mort, le Père ANTOINE envisage la sienne propre et tient à rassurer ses adeptes : 

« Il viendra cependant un jour où je ne pourrai plus continuer la tâche ici-bas ; Qu’y aurait-il de changé ? Je pourrai réconforter de l’au-delà tous ceux qui ont foi en moi, comme je le fais maintenant. Nous savons que la mort, c’est la vie, elle ne peut m’éloigner de vous, elle ne m’empêchera pas d’approcher tous ceux qui ont confiance en moi, au contraire; je pourrai encore mieux les aider, à moins qu’une épreuve ne leur voile l’avenir et n’interrompe momentanément le fluide qui nous relie. »

     Il est donc bien clair, ici, que la mort ( la désincarnation, selon le langage Antoiniste ) ne signifie pas la fin de l’individualité spirituelle. Même la désincarnation finale ( à la fin des cycles de réincarnations ) ne signifie pas cela non plus : les individualités spirituelles qui sont arrivées à ce degré d’épuration morale sont certes fondues dans la Divinité mais elles subsistent et peuvent continuer à agir avec dans la solidarité.

      Lors de ce retour à la Divinité, la fusion des âmes dans la Divinité ne signifie pas que celles-ci sont « dissoutes ». Elles constituent ce que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste appelle « l’Unité de l’Ensemble ». Nous aurons ainsi mieux compris ce que cette expression signifie.

     C’est ce que le Père ANTOINE résume, toujours en envisageant son propre cas, par ces mots : 

« Ne vous préoccupez donc pas de ma mort, celui en qui vous avez foi existera toujours. »

     Pour paraphraser Walter SCOTT et Charles PEGUY, après la mort, on se trouve simplement « de l’autre côté du chemin ».

  

 

 

28/12/2007

" DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN " Réflexions au départ d'un texte de Walter SCOTT et Charles PEGUY

 

« DE L’AUTRE CÔTE DU CHEMIN »

     Il n’est nullement question ici de s’approprier un texte. Ce serait malhonnête. Le texte original est un texte magnifique dont l’original a été écrit en langue anglaise par Cannon SCOTT HOLLAND. La version française est attribuée à Charles PEGUY.

     Indéniablement, ces deux écrivains font ici référence à la foi chrétienne. «  L’autre côté du chemin », pour eux, signifie ce qui arrive à l’âme après la mort. L’âme survit au corps mortel mais est définitivement dans « l’au delà ».

     Il ne s’agit donc nullement d’un texte faisant référence à la  théorie de la réincarnation. Soyons bien clairs à ce propos.

     Cependant, on ne peut pas s’empêcher de le lire et de le comprendre dans l’esprit de l’ENSEIGNEMENT Antoiniste


 « 
La mort n’est rien Je suis simplement passé dans la pièce à côté. Je suis moi. Tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas de ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait vivre ensemble. Prie. Souris. Pense à moi. Prie pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été. Sans emphase d’aucune sorte et sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle reste ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ? Je t’attends. Je ne suis pas loin. Juste de l’autre côté du chemin. Tout est bien. »

     Le rapprochement se fait avec ce passage du chapitre « REINCARNATION » : 

«  Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle (l’âme) va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible, En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l’espace à la terre et réciproquement.

      Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux,… »

     Et, plus loin, dans le même texte : 

« Si nous pouvions pendant le jour, nous rappeler les jouissances que nous éprouvons la nuit au contact de nos chers disparus ! »

26/12/2007

POEME DE KHALIL GIBRAN SUR LA CONNAISSANCE DE SOI.

 

"Un homme dit, Parle-nous de la Connaissance de soi.
Il répondit :

Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.

Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos coeurs.

Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.

Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.

Et il est bon qu'il en soit ainsi.

La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,

Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.

Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,

Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,

Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas : "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt : "J'ai trouvé une vérité".

Ne dites pas : "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt : "J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin".

Car l'âme marche sur tous les chemins.

L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croit tel un roseau.

L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables."

Source : Le prophète de Khalil Gibran

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21/12/2007

LA FOI: ELLE DOIT ÊTRE VECUE. Réflexion au départ d'une pensée de GANDHI.

 

« CROIRE EN QUELQUE CHOSE ET NE PAS LE VIVRE, C’EST MALHONNÊTE. » ( GANDHI )

     Voilà bien un sujet de réflexion qui mérite attention et qui, dans le passé, a donné lieu à bien des dérives et des discordes.

     La réflexion pourrait avoir pour titre « La Foi et les Œuvres » ou « La Foi et la Vie » ou « Vivre la Foi ». Finalement, c’est plutôt dans cette dernière optique qu’il faudrait s’orienter : la Foi sans une relation avec le mode de vie ne serait que de la duplicité !

     Pour les Antoinistes, il y a une interaction entre la vie ( l’expérience) et la foi. On devrait parler d’une relation réciproque, l’une nourrissant l’autre. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » : 

« On dit parfois qu’on a obtenu sa guérison ou quelque autre avantage sans avoir rien fait à cet effet. Nous oublions que le travail que nous avons effectué pour d’autres questions nous en a donné à notre insu le mérite. C’est ainsi que nous pouvons expliquer que rien ne se perd, que tout labeur porte son fruit. Nous nous donnons parfois beaucoup de mal pour réussir et nous échouons, nous croyons notre effort perdu et nous nous nous décourageons. Ah ! si nous pouvions nous en pénétere la raison qui souvent est voilée par l’épreuve, nous serions plutôt réconfortés, car cet échec  sert à nous détourner d’un chemin contraire à notre avenir, pour nous faire suivre celui qui nous dirigera vers le but pour lequel nous sommes prédisposés et qui doit nous rendre autant heureux que l’autre pouvait nous rendre malheureux. »

     Cette nécessaire interaction entre le comportement dans la vie courante et la foi, le Père ANTOINE l’avait déjà soulignée dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » lorsqu’il fait  des recommandations à ses adeptes : 

« …mais ils ( les adeptes , NDLR ) auront soin de préférer l’exemple à la parole car la forme n’est rien, ne l’oublions pas ; que ce soit la conscience qui démontre le devoir et agissons  toujours suivant les principes que nous nous efforçons de propager. Si nos actes ne sont pas la consécration de notre langage, nous aurons vite démoli notre œuvre et nous encourrons de justes reproches.

    Voilà ce que nous enseigne notre philosophie. L’étudier ne sert de rien ; il faut la pratiquer pour en savourer les fruits et atteindre finalement au but que nous désirons. »

 

 

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19/12/2007

CE QUI FAIT LA QUALITE D'UN DON, D'UN ACTE: LE DESINTERESSEMENT.

 

TOUJOURS SUR LE DESINTERSSEMENT.

 

     Récemment, sur ce blog, vous avez pu prendre connaissance d’articles relatifs au don, à la qualité du don, au désintéressement, à la générosité.

     En feuilletant l’ENSEIGNEMENT, je suis tombé sur un passage dans le chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE » dans lequel le Père ANTOINE fait à nouveau référence au désintéressement : 

« Prenons maintenant la personne qui se dévoue pour son semblable, qui lui témoigne toute sa<sympathie, qui croit lui rendre de grands services. N’interprétons-nous pas aussi ses actes contrairement, ne faisons-nous pas erreur en y voyant le bien ? Supposons que ce soit nous qui agissions, oserions-nous dire que nous faisons le bien ? notre acte est-il basé sur le désintéressement ? Hors de cette vertu, il est un mal ; le désintéressement seul le rend efficace car il fait agir toujours dans l’ombre instinctivement, il respecte l’anonymat, il ne pourrait humilier celui à qui il porte assistance. Cependant, nous pouvons encore effectuer un acte qui n’est qu’anonyme qu’en apparence, note intention le falsifie si nous agissons de façon que note obligé puisse présumer qui en est l’auteur ; nous faisons un mal parce que notre pensée résulte d’un fluide contraire à celui d’un bien véritable, puisque donner comme recevoir gratuitement, c’est enfreindre la loi.

   Aussi longtemps que nous préméditerons l’acte du bien, que nous ferons pour l’un ce que nous n’aimerions pas faire pour l’autre, nous n’obéirons qu’à l’intérêt, mettant celui envers qui nous agirons dans l’obligation de nous en être reconnaissant. »

     Ceci doit nous permettre de mieux comprendre ce que le Père ANTOINE entendait par « désintéressement ». Nous comprendrons aussi mieux que « désintéressement » ne signifie nullement « désintérêt », que du contraire!

    Cet extrait est aussi à rapprocher du quatrième principe et de la première partie du dixième principe.

 

 

18/12/2007

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES>AUTRES CULTES.

 

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES AUTRES CULTES :

LE COMPORTEMENT DES ANTOINISTES.

     Cette question a été posée au Père ANTOINE. Elle peut nous paraître étrange de nos jours. Il faut bien se rendre compte qu’elle a été posée au début du siècle dernier, à une époque où la tolérance religieuse n’était pas ce qu’elle est de nos jours.

     Un adepte pose la question en ces termes : 

« Devons-nous encore assister aux cérémonies d’autres cultes ? Comment faut-il nous conduire à l’égard des parents et anciens amis, s’ils manifestent leur opinion par des formes que nous ne partageons plus ? Aux funérailles de l’un d’eux, devons-nous suivre le drapeau qui est l’emblème de la révolte ou bien nous abstenir ? »

     Voici la réponse du Père ANTOINE : 

« Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n ‘importe quelle croyance ou opinion. Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l’est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d’où vient l’amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint-sacrement. Je n’ajouterai pas qu’il faut s’agenouiller comme beaucoup le font, mais nous devons nous montrer honnêtes et dans toute cérémonie funèbre avoir égard aux convictions du défunt : c’est l’aimer que d’agir  ainsi. L’honnêteté et l’égalité sont inséparables de la foi. Quand nous posséderons cette vertu, nous jouirons de la fraternité. »

     Ce passage est puisé dans le chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »

     Il n’est pas étonnant que le Père ANTOINE prenne surtout comme exemple et insiste spécialement sur les cérémonies funèbres. En effet, pour les ANTOINISTES, nous avons vu l’importance qu’ils y accordaient puisque l’enterrement « selon le rite antoiniste » est pour eux, en fin de compte, la seule cérémonie religieuse faite, malgré sa simplicité, avec beaucoup de solennité.

     On peut rapprocher cet extrait d’un passage puisé dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE » : 

« Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d’autres n’en ont pas, c’est que DIEU le veut ainsi ; car s’il n’y avait qu’une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l’erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et DIEU en serait seul coupable, puisque c’est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. DIEU serait loin d’être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu’il n’en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leurs devoirs religieux ce n’est pas qu’une religion soit meilleure que l’autre, puisque toutes n’ont qu’une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur ».

     C’est quasi un écho de ce que nous trouvons dans le chapitre « REINCARNATION » : 

« Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des<opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. »

 

17/12/2007

SUR LA SIMPLICITE.

 

LA SIMPLICITE.

 

« La seule façon de ne pas être possédé est de ne pas posséder et, surtout, de désirer peu. »

…………..

« L’art de la simplicité est une philosophie : c’est préférer l’essentiel à l’opulence, le silence à la cacophonie, l’objet classique à l’objet mode. »

( Françoise DONEUX – Journaliste )

16/12/2007

DE DON. LA GENEROSITE, C4EST LE DON FAIT DANS LE DESINTERESSEMENT.MEDITATION DUR LA CITATION D'ALBERT CAMUS.

 

LE DON.

 LA GENEROSITE.

LE DON FAIT DANS LE DESINTERESSEMENT.

 

     Je vous ai suggéré de méditer sur une pensée d’Albert CAMUS ayant pour objet « le DON ». Ce que l’auteur a voulu dire ici, c’est que le don, pour être réellement un don, c’est-à-dire une offrande sans espoir ni attente de retour, devait être fait spontanément, sans calcul. C’est à cela que le Père ANTOINE pensait dans le chapitre « LE DESINTERSSEMENT » quand il dit : 

« Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l’intérêt ; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c’est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s’ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c’est l’importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n’en sommes pas désintéressés. »

     Nous y voilà, nous voilà au cœur de la pensée qui sous-tend la question du don : le désintéressement. Nous disons bien « désintéressement » et nos « désintérêt ». Le désintérêt, c’est la première étape de l’indifférence, de l’ignorance d’autrui. Il n’est pas pire chose que cette indifférence.

     Si le « désintéressement » est une pierre de base de l’édifice Antoiniste, il n’en est nullement de même de l’indifférence, du « désintérêt ».

     J’en tiens pour preuve ce qui se trouve dans plusieurs des dix principes, si on les médite bien.

     C’est ce qui ressort aussi de quelques passages de l’ENSEIGNEMENT.

     Ainsi, dans le chapitre « LA FOI ET LA CHARITE » : 

« Nous pouvons analyser nos actes après leur accomplissement, mais avant ce serait encore de l’égoïsme, il s’introduirait un doute dans la pensée que nous devons toujours exécuter immédiatement après l’avoir reçue, puisqu’elle est inspirée par l’amour ; en ne le faisant pas, nous éteignons en nous le feu sacré, nous obéissons à la prudence et non à la foi. Celui qui possède la vraie charité ne se rend pas compte, sa sensibilité l’éclaire et lui dit quand il doit s’abstenir. J’ajouterai cependant que celui qui possède la foi est toujours heureux de donner et souffre de ne pouvoir le faire. »

     Plus caustique et cinglant cet extrait du chapitre « NOUS NE POUVONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE » : 

« Si de chaque acte de bien on recevait directement le salaire, on ne travaillerait plus qu’en vue de celui-ci. Voilà pourquoi il est dit que sans épreuve il n’est point d’avancement.

    Quiconque croit à la survivance de l’âme au corps a le devoir d’approfondire cette question, de rechercher les moyens de devenir heureux. S’agit-il de réfléchir sur chaque pensée qui surgit pour savoir s’il convient de la mettre  en pratique, si elle est de nature à contribuer à notre avancement ? Loin de là ; la réflexion n’est utile que dans l’ébauche d’une entreprise nouvelle, mais pour la tâche de chaque jour, elle découle d’une faiblesse et falsifie l’inspiration »

                                               

 

14/12/2007

CITATION D'ALBERT CAMUS A MEDITER

01-08-2004

Albert Camus

La vrai générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.

10:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/12/2007

LIVRES, DOCUMENTS, BROCHURES...ANTOINISTES. COMMENT LES TROUVER ET LES OBTENIR.

 

LIVRES, BROCHURES, DOCUMENTS RELATIFS AU CULTE ANTOINISTE.

 Où LES TROUVER, LES ACQUERIR :

 LES TEMPLES, LES LIBRAIRIES, E BAY…

 

     Attention, vous ne trouverez jamais sur ce site aucune proposition de vente de livres, documents ou objets divers.

     Cependant, comme souvent on me demande où trouver ces choses et comment les obtenir ou les acquérir, je vais donner quelques indications.

1. « DELIVREZ-NOUS DU MAL » ( Roman de Robert VIVIER )

-         Peut être trouvé dans n’importe quelle librairie. S’il ne s’y trouve pas en stock, il peut être commandé car il est toujours imprimé et bien vendu ( aux éditions LABOR )

-         Attention, il est parfois vendu par des bouquinistes ou sur des brocantes. Il s’agit d’anciennes éditions souvent défraîchies…et souvent vendues plus cher que chez le libraire.

2. « SANS ÂME » ( Roman d’André THERIVE )

-         Contrairement au précédent, ce roman n’est plus réédité.

-         J’ai trouvé, assez facilement, un exemplaire chez un bouquiniste.

 

3. «  LA REVELATION PAR LE PERE » et le « DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT »

-         Il s’agit de l’ENSEIGNEMENT Antoiniste proprement dite.

-         Il suffit de s’adresser dans un Temple antoiniste.

-         Dans les régions où l’Antoinisme a été bien introduit, on peut en trouver chez des bouquinistes ou sur des brocantes. Mais il s’agit de livres usagés… et parfois plus cher que dans les Temples !

4. « L’UNITIF ».

-         Nous avons déjà parlé sur ce site. Il s’agit de la revue publiée officiellement par le Culte Antoiniste vers 1909/1910.

-         Peut être obtenue dans la plupart des Temples Antoinistes.

-         Même remarque qu’au point précédent.

5. Au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE :

-         Bien sûr, tout ce qui est dit aux points 3 et 4.

-         Mais aussi les brochures dénommées « DEMONSTRATIONS »

6. Quelques remarques :

-         Divers desservants ont publié des brochures vendues dans leurs Temples.

-         Ce fut le cas au Temple de LIEGE 2 ( Quai des Ardennes ) ainsi qu’au Temple de RETINNE et au Temple de LIEGE 1 ( Hors - Château )

-         On peut aussi trouver, dans divers Temples, des prospectus.

-         Des photos de Père et de Mère ANTOINE sont aussi disponibles dans certains Temples.

-         Il m’est arrivé de voir, chez des Antoinistes âgés, des médailles du Père Antoine et de la Mère Antoine. A ma connaissance, cela ne se fait plus, du moins en Belgique.

 

7. SUR E BAY:

-         J’ai déjà consulté E-bay, on y trouve toutes les brochures dites plus haut. Mais, je ferai la même remarque que pour les bouquinistes.

-         On peut aussi trouver sur e-bay, des photos ( cartes postales ) de Temples Antoinistes.

  

 

 

 

10/12/2007

LES EPREUVES: IL FAUT LES SURMONTER MAIS COMMENT?

 

LES EPREUVES : IL FAUT LES DEPASSER !

     Tout se trouve dans le « CONNAIS-TOI ». Afin de dépasser les épreuves, il convient de prendre des engagements envers nous-mêmes, avec nous-mêmes.

     Il ne faudra jamais perdre de vue, afin d’éviter tout découragement que la route entre la prise de conscience de sa propre personnalité et la prise d’engagements n’est pas une route simple.

     Et que, en outre, la route à suivre, une fois ces engagements pris, entre ces engagements et leur réalisation est une route semée d’embûches. Voici, pour illustrer, un petit passage du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES » : 

« La tâche la plus excellente, c’est l’amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres ; celles-ci sont plus nombreuses qu’on ne le croit ; heureusement que nous ne les découvrons qu’au fur et à mesure que notre atmosphère s’épure et se fortifie.

  Nous nous exerçons contre l’épreuve qui de plus en plus réjouit plutôt que d’affliger, quand on est certain qu’elle donne toute la valeur à l’œuvre et que sans elle il est impossible de s’acquérir l’amour. Nous raisonnons si souvent cette vertu. Tâchons de la démontrer bien naturellement, sans abuser de la forme qui satisfait les yeux plutôt que le cœur. Lorsque nous posséderons l’amour, par son parfum nous réconforterons tous ceux qui nous approcheront ; il leur fera verser des larmes de bonheur et ceux qui nous haïssent se sentiront désarmés, car nous éprouverons du plaisir à nous humilier devant eux au lieu de nous venger. »

     Voilà qui est bien dit…mais difficile à admettre …et à appliquer !

    Je conclurai cet article en reproduisant un petit texte de Don Miguel RUIZ : 

« Que ta parole soit impeccable :

   Parle avec intégrité, ne dis que ce que tu penses. N’utilise pas la parole    contre toi=même, ni pour médire sur autrui.

  Ne réagis à rien de façon personnelle :

  Ce que les autres disent et font, n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque tu es immunisé contre cela, tu n’es plus victime de souffrances inutiles.

  Ne fais aucune supposition :

  Aie le courage de poser des questions et d’exprimer tes vrais désirs. Communiques clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer ta vie.

  Fais toujours de ton mieux :

  Ton «  mieux » change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, fais simplement de ton mieux et tu éviteras de te juger, de te culpabiliser et d’avoir des regrets. »

 

09/12/2007

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI " COMMENTAIRES ET RAISONNEMENTS

 

« FRAPPEZ, JE VOUS OUVRIRAI, JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

 

          Il n’est sans doute plus utile de rappeler cet extrait du neuvième principe. Comment faut-il interpréter ces paroles ? Que veut-on dire par le « Connais-toi » ?

        Certes la connaissance de soi-même, de ses points forts et de ses faiblesses est utile pour savoir comment nous comporter dans la vie, pour savoir comment se diriger, pour savoir ce qu’il faut rechercher et ce qu’il faut éviter.

      En fait,  cela implique beaucoup plus. Cela implique que l’on doit savoir réellement qui l’on est, ce que l’on est., que l’on est tous « des Dieux » comme dit l’ENSEIGNEMENT.

     Nous nous apercevrons que nos moi profond est recouvert de cuirasses qu’il faut faire sauter. Nous nous apercevrons que notre moi profond est parasité notamment dans ses relations avec autrui et, cela se comprend souvent moins, aussi lors de nos dialogues intérieurs.

      Chacun est animé par diverses aspirations vers un progrès.

      Lorsque nous sommes désarçonnés par les aspects absurdes du monde, ce que nous rechercherons, c’est de donner un sens à la vie ou de rechercher quel est le sens des « tribulations et des vicissitudes ».

      Lorsque nous sommes en présence de conflits – que ce soient des conflits familiaux, de quartier, professionnels, ou politiques – nous serons pris par un désir de pacification, par un besoin de surmonter les conflits.

     Lorsque nous sommes apeurés, terrorisés, soumis à des phobies, nous rechercherons ce qui nous met en sécurité.

    Lorsque nous nous sentons rejetés, mal aimés, mal perçus, nous serons poussés par le besoin de nous faire reconnaître, par le besoin de prouver notre capacité d’aimer.

     Dans toutes ces situations de détresse, nous nous tournons vers DIEU et nous éprouvons le besoin de prier.

     Qu’est-ce que « prier » pour les Antoinistes ? Et c’est par ce détour que je reviens au titre de cet article. Pour les Antoinistes, « prier », c’est aller à la rencontre de DIEU.

     Or le Père ANTOINE nous a révélé que DIEU se trouve en nous et en chacun de nos semblables.

     En fait, tout ce  qui a été cité plus haut, ce sont des insatisfactions qui nous parasitent et nous amènent à nous doter nous-mêmes de cuirasses. Il ne faut pas tomber dans le piège qui consiste à placer DIEU au-dessus de nous, à lui conférer un masque de gendarme, ou un masque de consolateur, ou un masque de « bon à tout faire », « d’arrangeur suprême ». Si l’on tombe dans ce piège, une fois la supplique terminée, on retombe dans les désirs matériels et on s’enlise à nouveau dans la matière, dans l’insatisfaction qui n’amène que l’amertume, la jalousie…les fameux « sept péchés capitaux ».

     Comme le dit le Père ANTOINE dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Quand nous comprendrons  DIEU , nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu’Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. De là, nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès ; l’humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s’amélioreront »

     Cette dernière recommandation, si elle est bien comprise est déjà une étape dans la recherche du fameux « CONNAIS-TOI ».

  

 

   

 

07/12/2007

" LES METAMORPHOSES DU DIVIN". ( TEXTE DE XAVIER DE SCHUTTER ). LIBRES REFLEXIONS.

 

« LES METAMORPHOSES DU DIVIN »

 ( Texte de Xavier DE SCHUTTER )

REFLEXIONS ET RAPPROCHEMENTS

   Je vous ai déjà dit qu’il m’arriverait – et cela a déjà été le cas – de publier sur ce site des textes ou des citations d’auteurs qu’il n’est nullement question d’annexer. Ce serait malhonnête. Tout simplement, il s’agit de publier des textes qui sont soit proches de nos idées, ou qui en confirment certains points ou qui nous permettent de tirer une réflexion et d’établir des rapprochements avec l’ENSEIGNEMENR Antoiniste. C’est notamment le cas du texte qui a suivre :

« L’histoire de l’idée que l’homme s’est faite du divin résume des millénaires d’efforts louables au cours desquels l’imagination s’est montrée particulièrement prolixe pour forger une représentation adéquate de l’indicible. Combien de fois DIEU n’a-t-il pas changé de nom, de visage, d’attributs pour s’adapter aux exigences toujours nouvelles de ses adorateurs versatiles ? Avec quelle astuce n’a-t-il pas usé de son étonnante faculté de métamorphose pour sauver sa crédibilité menacée !

  A l’aube de sa vieil fut ma Mère tellurique, incarnation de la puissance génitrice grâce à laquelle se perpétue la vie. Abandonnant la terre pour le ciel, il devint le Père, la puissance ouranienne, l’Eternel, celui qui était, est et sera, le verbe conjugué à tous les temps. Il se fit Souffle créateur, Esprit, Amour, Rédempteur, Juge. Il accepta de se personnifier en revêtant tous les masques dont les hommes l’affublèrent. Il se diversifia en une multitude de dieux présidant chacun au bon fonctionnement d’un aspect particulier du monde. Et lorsque le ciel des polythéistes devint surpeuplé, le Divin se réduisit à l’Un, l’Unique, voire le Triple.

 Il ne répugna pas à se faire minéral, végétal, animal, il se fit homme, éternel enfant, adulte au faîte de sa puissance immortelle ou vieillard à la barbe chenue.

 DIEU est un être protéiforme dont la faculté de métamorphose n’est restreinte que par les limites de l’imagination humaine Comme le serpent faisant peau neuve, il ne cessa de muer et chaque nouvelle mue engendra une nouvelle figure archétypale parfaitement adaptée à l’époque qui la vit et la fit naître. Il est l’immuable en perpétuelle mutation.

  Et lorsqu’il voulut rappeler qu’aucune définition ni représentation ne convient à son essence transcendante, il devint le DIEU caché ( le DEUS absconditus plutôt que revelatus), l’inconnu inconnaissable, la Déité non manifestée, le Tout Autre qui n’est ni ceci ni cela…Pour d’aucuns, il n’est pas au-delà mais en dedans, un trésor caché au plus profond de l’âme humaine, non pas un Être métaphysique extérieur à l’homme et qu’il s’agit d’adorer, mais un état intrapsychique qu’il convient de réaliser… »

  Dans ce dernier paragraphe, l’auteur donne une idée de la DIVINITE qui est, en gros, assez proche de la notion Antoiniste ( voir notamment le premier principe ).

  Chaque fois que l’homme ressent un besoin, un manque, une injustice, une souffrance, il se tourne vers la DIVINITE. Celle-ci est nécessairement immuable sinon elle ne serait pas la DIVINITE. Mais dans la pratique, il en va tout autrement. Et ce DIEU pourtant unique et immuable est perçu de multiples façons.

  En fait, nous trouvons, dans l’humanité, deux notions contradictoires dans la démarche de l’homme vers DIEU.

  La première : l’homme est inquiet. Il est frappé par l’injustice qu’il voit autour de lui et dont il est, ou s’estime, victime. Il en est ainsi depuis la nuit des temps. C’est ce qui a incité l’homme a se faire une idée de DIEU qui correspondait à ses désirs, dont la représentation pouvait le rassurer, dont les pouvoirs qu’il lui attribuait lui semblait capables de satisfaire ses faiblesses ou ses manques matériels ou physiques ou psychologiques. C’est ainsi que l’homme a transformé DIEU en une multitude de «  faux dieux », de dieux de convenances. L’homme est parti à la rencontre de DIEU, mais d’un DIEU extérieur à lui. De là dérivent deux comportements humains vis-à-vis de la Divinité : la prière et l’adoration.

  La seconde, toujours pour se tirer de ses inquiétudes, l’homme est parti aussi à la rencontre de DIEU. Mais d’un DIEU qui se réside en chacun de nous. Tous les hommes sont nos semblables et DIEU est en chacun d’entre eux !

  Je tirerai de l’ENSEIGNEMENT du Père ANTOINe quelques extraits concernant ce sujet .

  Tout d’abord, un passage du chapitre «  COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET POUVONS PROGRESSER » :

 « J’ai déjà révélé que la croyance est l’opposé de la foi, que celui qui possède celle-ci trouve en lui tout ce qui lui est nécessaire. Nous avons dit que toutes les croyances s’interprètent  la Divinité différemment, en effet on s’y initie  suivant sa compréhension et l’importance qu’on y attache, elles ne sont souvent que le résultat de l’éducation. L’enfant peut en professer une dont il ne se rend pas compte, parce qu’il en a une autre qui est en lui une prédisposition naturelle, qu’il se développera au contact de la vie et par laquelle il se fera de la Divinité une autre conception que celle de ses parents, car son esprit peut être plus développé que le leur. La croyance est appropriée à notre élévation. Mais les parents ignorent souvent ces choses et croyant bien faire, ils les contrarient, car ils sont peut-être loin de comprendre qu’il doit en être ainsi ».

   Et, dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI. » : 

« La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’Il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien.

  C’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. »

   Et, un peu plus loin, dans le même chapitre :

« Je le répète, la croyance en DIEU telle qu’on l’envisage résulte de l’intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non  par l’amour, nous montrant tout autour de nous le mal que suscite notre haine. »Et, en guise de conclusion, au sujet de cette diversité des croyances ou de l’histoire de leurs métamorphoses : 

« La variété des croyances n’étant que de l’opinion, aucun de nous ne peut jeter la pierre à son semblable, nous avons pour devoir de le seconder autant que nous le pouvons. Agir ainsi, c’est rendre témoignage à la vérité. »