29/01/2008

SUR LE BONHEUR ET LE HASARD. LETTRE AUTOGRAPHE DU PERE ANTOINE.

 

REPRODUCTION D’UNE LETTRE AUTOGRAPHE DU PERE ANTOINE :

 

« Les bonnes pensées ne sont jamais d’entreprendre les grandes affaires, parce que quand on a la pensée d’entreprendre de grandes affaires, on compte quelquefois sur le hasard et notez bien que où l’on croit qu’il y a le hasard, il n’y a pas de bonheur.

 Je ne dirais pas cela à tout le monde, car le matérialiste aurait de la chance, tandis que celui qui pense à Dieu pour des affaires telles, ne peut être servi de la même manière ; parce que le croyant doit travailler pour l’âme.

 Une faute, une injustice que le croyant ferait, il en sera puni bien plus sévèrement que celui qui ne croit en rien et pendant bien plus longtemps en faisant toutes les injustices il réussira mais il ne sera jamais heureux avec plus. »

26/01/2008

DE LA THEORIE DE LA REINCARNATION A LA THEORIE DE L'UNICITE DE L'HUMANITE.

 

La réincarnation et l’unicité de l’humanité.

La réincarnation relativise la notion d'appartenance
à une patrie
ou à une religion.

     Sur ce site, figurent déjà plusieurs articles sur la théorie de la réincarnation. Nous en avons déjà dit beaucoup de choses et, notamment, qu’un croyant en la réincarnation ne saurait être raciste.

     A  ce propos, j’ai trouvé, d’un auteur que je n’ai encore pu identifier, un texte où il est question aussi de cette incompatibilité entre la croyance en la réincarnation et l’obsession de la xénophobie, du racisme.

     Ce texte peut paraître simpliste. Pourtant il est une très grande clarté :

« Un pays est comme un fleuve où se rencontrent pour un certain temps des âmes d'une grande diversité, qu'un décret de la destinée a fait précisément descendre dans ce lieu : certaines viennent déjà de ce pays, mais la plupart viennent d'ailleurs. C'est pourquoi lorsque certains, au nom de l'amour pour la patrie, se croient justifiés de mépriser d'autres pays ou même de les haïr, ils ne se doutent pas, les pauvres ignorants, que dans une autre incarnation, ils ont été citoyens de ces pays et qu'ils tenaient vraisemblablement les mêmes raisonnements stupides et bornés à l'égard de la patrie qu'ils veulent maintenant défendre !... Un pays n'est notre patrie que pour cette incarnation. Combien de Français ont détesté l'Allemagne ou l'Angleterre sans penser que dans une incarnation précédente, ils étaient Allemands ou Anglais et qu'ils avaient alors détesté la France !... Cette loi est la même pour les pays du monde entier et elle vaut aussi pour les religions. Combien de chrétiens haïssent les juifs ou les musulmans, sans imaginer une seconde que, dans une autre incarnation, ils ont été eux-mêmes juifs ou musulmans ! Et la même chose pour les juifs et les musulmans... Appartenir à un peuple ou à une religion est toujours une expérience limitée dans le temps. »

     En réalité, c’est ce qui est démontré plus haut, la théorie de la réincarnation va de pair avec celle de l’unicité de l’humanité. Ce qui compte vraiment, c’est l’unicité de l’humanité.

     Pour. Illustrer ce principe, je reproduis ici un extrait d’une interview donné par le dalaï-lama à ce propos : 

« En fait, il n’y a pas beaucoup de différence entre les Occidentaux et les Orientaux. Il y a des problèmes émotionnels ici, mais on voit la même chose en Asie. On dit que les Orientaux sont plus religieux, ce n’est que partiellement vrai. Ce que je dis aux Asiatiques, je le dis aussi aux Occidentaux. Nous sommes tous les mêmes êtres humains ; on a le même corps, le même esprit, les mêmes émotions, les mêmes problèmes. Naissance, mort, et tous les évènements non désirés, c’est pareil pour tous. …En dernière analyse, la vie heureuse ne vient pas de l’argent, ni du pouvoir, ni de je ne sais quel avantage, elle vient de l’intérieur. »

     Si j’insiste sur cette question d’unicité de l’humanité, c’est parce qu’elle est remise en cause même par des scientifiques. Ainsi le Prix Nobel James Watson, co-découvreur de la double hélice de l’ADN a été mis à la retraite anticipée après avoir déclaré que les noirs étaient moins intelligents que les blancs.

     Un autre, HARPENDING, affirme que les races humaines évoluent séparément et que nous sommes en train de devenir plus différents les uns des autres et non de fusionner dans une humanité unique.

     Tout cela est contraire aux révélations. Quasiment toutes les révélations font référence à une paternité unique. Cela apparaît clairement dans la mythologie d’ADAM telle qu’elle figure dans la bible.

     En ce qui concerne l’ENSEIGNEMENT antoiniste, le Père ANTOINE consacre plusieurs chapitres à l’histoire d’ADAM. J’avoue qu’il s’agit des passages de l’ENSEIGNEMENT les plus ésotériques, les plus difficiles à interpréter. Toutefois, si on a bien dans l’esprit que c’est une mythologie, qu’ADAM est l’archétype de l’humanité, que l’histoire d’ADAM ne s’est pas produite à une seule reprise dans l’histoire de l’humanité mais qu’elle se poursuit encore tous les jours, on aura mieux compris.

     Toute mythologie recouvre une réalité, toute mythologie recèle un enseignement. La mythologie d’ADAM nous enseigne l’unicité de l’humanité.

 

24/01/2008

LA CHARITE MORALE: RAPPROCHEMENT AVEC UNE PENSEE DE HILDE KIEBOOM.

 

LA CHARITE MORALE. PENSEE DE Hilde KIEBOOM.

     Hilde KIEBOOM est la Présidente de Sant Egidio Belgique. Voici ce qu’elle déclare et qui est à rapprocher du texte « LA CHARITE MORALE » : 

« Chacun se doit d’agir dans sa famille, dans son travail, dans son quartier. S’arrêter pour parler à un mendiant, dans cette société dure et froide, c’est déjà beaucoup. Vous pouvez rendre du sens à sa vie en lui consacrant une demi-heure »

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22/01/2008

LA FOI: LA MONTRER, MAIS NE PAS L'IMPOSER.

 

LA FOI DAND LE MONDE ACTUEL.

 LA FOI DANS LES RELATIONS PERSONNELLES.

     Il a été, à de nombreuses reprises question de la foi, la foi qui, dit-on doit irradier. Comme dit dans « L’AUREOLE DE LA CONCIENCE » : 

« Un seul remède peut guérir l’humanité : la foi… »

     Que cela soit bien clair, il ne peut être question d’imposer sa foi à quiconque. Ni d’imposer à quiconque d’avoir une foi. Le deuxième principe est là pour nous le rappeler : 

« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertir. Si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu’il ne pourrait vous dire ».

     Cela étant, doit-on avoir une attitude « couleur muraille » ? Doit-on se camoufler ?

     Non, s’il ne peut être question d’imposer à quiconque une foi, le risque , dans la société actuelle, est que l’on ne parle plus de la foi.

21/01/2008

IL EST NORMAL QU'UNE RELIGION SOIT SOUMISE A LA COMPARAISON, A LA CRITIQUE.

 

NE PAS CRAINDRE LA CRITIQUE, NI LA COMPARAISON !

     Une religion qui redoute la comparaison ou la critique est une religion qui n’est pas sûre d’elle-même. OU, il faudrait plutôt dire : « Un adepte qui fuit la critique, les remises en question est un adepte qui n’a pas encore la foi, qui manque de sûreté. »Voici deux extraits de l’Enseignement dans lesquels le Père ANTOINE aborde le sujet.

     Tout d’abord, un passage du chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » :

« Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l’intelligence ; celle=ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire compre,ndre le bien, puisque ce n’est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité…

   Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

     L’ Enseignement est un message universel. Il ne concerne pas les seuls antoinistes, ni les seuls occidentaux. Tout le monde a le droit de s’y intéresser avec un regard critique ou sympathique, ou, tout simplement, en simple curieux ou, encore, en simple étudiant qui cherche à étendre sa connaissance.

      Mais, dans le chapitre « COMMENT ON DOIT INTERPRETER CE QUI A ETE REVELE », le Père nous met en garde en ces termes : 

« Mais si nos intentions ne sont pas de nous améliorer, malgré tout notre développement, nous maintiendrons que l’erreur est la vérité car plus il est grand, plus il nous rend sensibles aux effets de toute chose où nous croyons voir la cause tandis qu’ils ne sont que l’opposé. L’humanité s’est autant éloignée de DIEU par son développement qu’elle en était rapprochée voici quelque mille ans ; en effet, plus cette évolution nous a civilisés, de plus de science nous sommes-nous pénétrés et d’autant- moins nous donne-t-elle l’idée de DIEU puisqu’elle s’oppose à la foi. ».

     Quand le Père ANTOINE dit que l’essentiel est, quel que soit le motif de l’approche, d’étudier l’Enseignement avec le but d’en tirer profit, de s’améliorer, il le dit déjà dans le chapitre auquel il est fait référence au début de l’article : 

« Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. » Ceci s’adresse bien sûr aux Antoinistes. Il poursuit : 

« J’ai révélé à la dernière séance que pour bien y puiser, il est bon de ne pas l’étudier pour soi-même, personnellement ».

     Pour ce qui touche les critiques ou les moqueries ou le mépris que certains pourraient émettre après avoir lu l’Enseignement, il est bon de se souvenir des paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » : 

«  Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant et plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »

20/01/2008

VICHY: LE TEMPLE ANTOINISTE.

VICHY

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18/01/2008

LA SOUFFRANCE: GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ETAT HUMAIN.

 

GRANDEUR ET SERVITUDE DE L’ETAT HUMAIN.

CE QUI DISTINGUE L’HOMME DE L’ANIMAL.

     Je reviens sur mon article intitulé «  LA VUE DU MAL. LA PARANOïA, ON EN EST RESPONSABLE », notamment sur le passage repris ci-après :

«  Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa. »

     « Paranoïa » apparaîtra peut-être un peu exagéré. Mais, pour prendre un exemple dans une tranche de vie vécue par chaque individu, la fin de l’adolescence est souvent la période des déboires. On n’ose pas affirmer sa personnalité, s’exprimer en public ni aborder franchement les adolescents du sexe opposé. On a conscience que le monde tend les bras mais il apparaît effrayant. De cette souffrance dépendront souvent des comportements qui auront une influence pernicieuse pendant toute l’existence.

      C’est pourtant bien cette souffrance qui fait toute la définition de la nature humaine : sa grandeur et sa servitude. Comme un philosophe l’explique dans l’extrait suivant, la souffrance est un des attributs qui fait la différence entre l’homme et l’animal :

« Dans la nature, la souffrance n’existe pas. Certes, les animaux peuvent ressentir la douleur mais il ne s’agit pas d’une souffrance vécue consciemment. L’homme , en revanche, est conscient de sa douleur. Il y réagit, s’y oppose et crée ainsi un vrai sentiment de souffrance. Outre la douleur physique, il connaît également la souffrance psychique comme le chagrin, le deuil, les peines existentielles : l’angoisse de la maladie, de la vieillesse et de la mort…

   Le stress survient quand on s’oppose de toutes ses forces à ce qui arrive. On n’accepte pas la douleur et les coups durs de la vie. On se laisse envahir par des pensées primaires, émotionnelles. L’angoisse du lendemain, l’insécurité face à l’avenir, tout cela engendre du stress. Alors qu’accepter les évènements tels que la mort, la séparation, rend la vie plus douce, plus sereine mais, pour y arriver, il faut faire preuve d’une grande capacité de réflexion et de sagesse. »

( Gerbert BACKX, psychothérapeute et philosophe )

     Si « paranoïa » peut paraître abusif ( encore qu’il y ait des degrés dans la paranoïa), au moins l’égocentrisme est un terme qui peut être accepté. Comme je l’explique, l’égocentrisme est la résultante de cette souffrance. Cette souffrance, mal acceptée, non comprise et donc insurmontée provoque un perturbation du référentiel.

 

      Je définirais l'égocentrisme comme étant une déformation de l'ego, qui se traduit par la projection, faite par l'égocentrique, de son référentiel sur les êtres et le monde qui l'entourent. Inconsciemment et selon le degré de déformation, l'égocentrique va avoir tendance à ériger son référentiel personnel, par nature subjectif, en référentiel absolu, et de ce fait ramener tout à lui. Dans sa quête de bonheur une personne égocentrique considère que son bonheur personnel prime sur le bonheur d'autrui, et voit dans le monde extérieur (incluant les êtres vivants) des objets mis à sa disposition pour atteindre cet objectif de bonheur – objectif somme toute illusoire, car basé dans la grande majorité des cas sur un bonheur exclusivement matériel.

    

     Dans le chapitre «  LE MYSTERE : AMOUR INTELLIGENCE ET CONSCIENCE », le Père ANTOINE revient justement sur cette question de souffrance et aborde le problème subi par ceux qui sont incapables de l’interpréter et de la surmonter. Il nous dit bien le danger qu’il y a alors à « ériger son référentiel personnel en référentiel absolu » :

« Puisque c’est à chacun selon ses œuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable ; le démon qui paraît si méchant n’est donc autre que notre doute. Si d’un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouvons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal.

  C’est ainsi que nous devons comprendre que nous sommes notre DIEU, notre démon, le bourreau et le martyr, l’unique auteur de notre châtiment et de notre récompense. Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous faisons le bien et le mal quand nous voulons, disons donc que nous sommes la loi, l’accusateur, le témoin et le juge de notre être. »

17/01/2008

BIERSET: LE TEMPLE ANTOINISTE. ANNONCE FAITE LORS DE SA CONSECRATION.

 

BIERSET : TEMPLE ANTOINISTE

ANNONCE SPECIALE FAITE LORS DE LA CONSECRATION.

 

     Le Temple antoiniste de BIERSET fut consacré par Mère ANTOINE en octobre 1912.

     Ce fut le premier Temple consacré par Mère ANTOINE après la désincarnation du Père ANTOINE.

     A cette occasion, une annonce spéciale fut prononcée avant l’Opération Générale de 10H00. 

« Frères,

Pour que vous puissiez vous rendre bien compte de la réalité, nous croyons utile d’attirer votre attention sur ce point important : c’est toujours le Père qui préside aux Opérations Générales, c’est lui qui travaille, Mère et lui ne font qu’un. Devant les adeptes réunis au moment de sa désincarnation, le Père l’a désignée pour le remplacer en tout, ajoutant que Mère suivra toujours son exemple. Ainsi donc Mère opère en son nom. Par sa grande sensibilité, elle puise en lui, dans le fluide éthéré de l’         amour divin pour nous restaurer tous. Il n’y a rien de changé, et tous ceux qui auront la foi dans le Père obtiendront satisfaction dans ce qu’ils demandent comme auparavant. »

15/01/2008

LA VUE DU MAL. LA PARANOÎA. ON EN EST RESPONSABLE.

 

LA VUE DU MAL :

NOUS EN SOMMES RESPONSABLES !

     Je vous livre, ci-après, un extrait du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE ». et cet extrait sera suivi, comme d’habitude, d’une réflexion : 

« La souffrance nous arrive de mille manières ; un seul mot de l’un ou de l’autre de nos semblables la provoque : sommes-nous en présence d’une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n’y voyions pas le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n’existe pas, qu’il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l’erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité. »

     Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa.

     De pensées  nous heurtent, des choses ou des actions que nous voyons  nous choquent, des attitudes ou des paroles qui se déroulent ou se disent autour de nous nous font du tort. Tous ces évènements sont en réalité la preuve que nous avons la vue du mal, la preuve qu’il subsiste dans notre atmosphère des traces négatives.

     En fait, cela doit nous aider à prendre conscience que nous sommes responsables de la vue du mal. Celle-ci n’existe pas, de façon abstraite, dans l’absolu, mais elle existe en chacun de nous. Nous la portons en nous et nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas acquis la foi.

     Nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas abandonné les vieilles croyances que l’humanité traîne depuis la nuit des temps. Aussi longtemps que nous n’aurons pas compris la vraie nature de DIEU et la vraie nature de l’HOMME.

     En fait, celles-ci sont identiques : DIEU est en nous et est dans chacun de nos semblables, même en celui qui se conduit comme notre pire ennemi.

     Et pour terminer, un extrait du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » : 

«  La vue du mal qui est l’imperfection prend l’apparence pour la réalité, elle ne nous permet  pas de supporter celle-ci. Ah !  pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu’Il nous délivre de nos souffrances alors que c’est Lui qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s’y refuse. Nous ne souffrons donc qu’au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C’est la raison pour laquelle il a été révélé que l’amour de DIEU est incompatible avec celui du monde… »

 

 

14/01/2008

LE TRAVAI ET l'AMOUR. LE TRAVAIL ET LA PRIERE...

 

LE TRAVAIL

 

     Je vous livre un extrait, court, du chapitre «  LA PRIERE  » : 

« Je le répète souvent, travailler c’est prier ; en effet, le travail qui rentre dans le devoir est de la prière et le meilleur est celui qui est basé sur la charité. Ne perdons pas de vue la loi qui dit : « Fais bien et bien tu trouveras » et tâchons de nous convaincre de sa réalité. »

     Dans ce passage, le Père ANTOINE fait un rapprochement entre le travail et la prière, entre le travail et la charité. Cela peut être comparé à une citation de Khalil GIBRAN, aussi sur le travail : 

« Le travail est l’amour rendu visible. »

19:23 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travail, priere, devoir, charite, loi, bien, realite |  Facebook |

12/01/2008

TEXTE DE RICHARD BACH ENVISAGEANT LA REINCARNATION.

johnnattan

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09/01/2008

ÊTRE ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS. REFLEXIONS SUR BASE DES DEUXIEME ET TROISIEME PRINCIPES.

 

ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS.

«  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertire, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu’il ne pourrait vous dire » 

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »

Voici rappelés les deuxième et troisième principes. En fait, ceux-ci règlent la conduite que les hommes élevés, ou reconnus par leurs semblables, doivent avoir vis-à-vis d’autrui lorsqu’ils sont consultés pour des conseils ou pour une simple écoute.

     Le Père ANTOINE en parle à nouveau dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » quand il dit : 

« Quand nous sentirons l’amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les cœurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l’homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. »

     Nous y  voilà. Nous sommes susceptibles d’être consultés, interrogés par nos semblables surtout si l’on connaît notre appartenance au Culte antoiniste. C’est évidemment vrai pour les desservants et tous les adeptes prêtant leur concours à l’exercice du Culte. Mais aussi à tous ceux qui sont connus pour leur appartenance et leur assiduité. Comment se comporter et éviter des dérives.

     Pour mieux comprendre, je vous livre un passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE » : 

« Nous répétons souvent qu’on ne peut lire en autrui qu’à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. … Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n’est pour leur venir en aide. »

     Autre mise en garde dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« Nous pouvons voir quelqu’un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l’observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement ; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n’est que dans les mots ; … »

     Encore une autre mise en garde dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à leur cause et nous en découvrirons la réalité. »

     Dans le domaine qui nous concerne, les demandes d’écoute des gens qui souffrent ou s’interrogent, le désir de porter assistance, de réconforter, de trouver des solutions est porteur de fluides contradictoires : d’une part, la reconnaissance du problème et, d’autre part, l’aspiration vers ce que l’on pense qui devrait être.

     La personne consultée peut facilement arriver à penser que son interlocuteur devrait être autrement qu’il n’est. Si c’est le cas, on arrivera à un résultat opposé : l’interlocuteur aura tendance à rejeter. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« …si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait : « vous n’êtes qu’un hypocrite, votre langage doucereux vient d’une source bien mauvaise, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l’exemple et fournissez le fluide nécessaire ». c’est ainsi qu’on pourrait nous répondre quand, au lieu d’amour nous envoyons de la haine. »

     Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

     Une personne humble s'efforcera d'écouter et d'accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime et plus sa parole sera écoutée et plus  son exemple sera apprécié.

     La personne consultée aura une attitude attentive, bienveillante, sans autre intention qu’aider son interlocuteur à vider son âme, en renonçant à le faire changer à tout prix. L’attitude de l’homme consulté consistera à accueillir son interlocuteur avec bienveillance, de manière inconditionnelle, positive, sans jugement, sans a priori. Il devra se dépouiller de tout désir de faire changer l’autre à tout prix.

     Cela implique pour celui qui est consulté une simple présence   affective. Son attitude devra signifier qu’il écoute réellement, uniquement, qu’il accepte l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement. 

     C’est  cette attitude que, dans le titre de l’article, nous appelons « attentive ». Mais, on la bien compris, elle doit être aussi non « intrusive ».

     Attention, ces recommandations peuvent aussi s’appliquer à quiconque, dans la vie quotidienne et pas seulement dans les relations de consultant à consulté ou d’écouté à écoutant.

     On pourra ainsi manifester une certaine humilité, ou tout au moins une certaine réserve, dans nos conversations courantes. C’est facile, il suffit de s’efforcer d’écouter véritablement les autres en conservant un ton calme. On montrera que l’on veut d ‘abord écouter sereinement les autres en n’accaparant jamais la parole pour discourir vainement et surtout pas pour nous mettre en évidence.

 

    

 

04/01/2008

LE CHEMIN LE PLUS COURT.

 

REFLEXIONS D’UN ADEPTE SUR « LE CHEMIN LE PLUS COURT ».

 

     Nous reproduisons ici un article écrit par un adepte et inséré dans une brochure vendue par le Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE. Le titre est ( « DEMONSTRATIONS N° 3 » ). 

« Il est certain que le chemin le plus court pour arriver au but suprême c’est de n’aimer que DIEU, mais quelle conception nous faisons-nous de la DIVINITE ?

    Commençons d’abord par aimer avec désintéressement notre entourage, ensuite étendons cet amour en élargissant le cercle de notre entourage, agissons envers eux comme nous agirions envers les nôtres puis, en un mot, aimons-les tous indistinctement, c’est ainsi que notre amour matériel se transformera en amour spirituel puisqu’il sera désintéressé.

    Si nous sommes attirés par la beauté ou le parfum d’une fleur, n’aimons pas que celle-ci, aimons de même la terre, le soleil, l’air, tout ce qui a contribué à la naissance de celle-ci. Difficile, direz-vous, non car si nous prenons la peine de remonter à la source, l’incarnation, nous verrons que celui qui pour nous n’était qu’un étranger hier était peut-être de notre famille. Pourquoi alors lui retirer l’amour que, hier, nous avions pour lui ? En agissant ainsi, c’est DIEU seul que nous aimons puisqu’il y a une parcelle de LUI dans chaque être. Ces parcelles réunies ne forment-elles pas DIEU  Lui-même ? Mais si nous faisons de DIEU une créature, notre amour ne se portera que sur une créature et nous resserrerons au lieu d’élargire. Si l’un est le chemin le plus court, l’autre sera le chemin le plus long, d’autant plus que nous marcherons à tâtons, en aveugle, il nous faudra recouvrer petit peu à petit peu la lumière alors que l’autre marchera avec sûreté en éclairé »

03/01/2008

" QU'EST-CE QUE LA MEDITATION ? "

Il s'agit, ici, d'un texte trouvé dans un forum. je le livre à votre réflexion.

 

 

 
Qu'est-ce que la méditation?

La méditation n'est pas une méthode indienne; ce n'est pas simplement une technique. Vous ne pouvez pas l'apprendre. C'est une croissance: croissance de votre vie dans son entier. La méditation n'est pas quelque chose qui peut vous être ajouté tel que vous êtes. Cela ne peut pas vous être ajouté, cela peut seulement venir à vous à travers une transformation radicale, une mutation. C'est un bourgeonnement, une croissance. La croissance concerne toujours l'ensemble; ce ne peut pas être une addition. Exactement comme l'amour, on ne peut pas vous l'ajouter. Il croît en raison de votre entièreté. Vous devez donc croître envers la méditation.

D'habitude, on comprend le silence comme étant quelque chose de négatif, une espèce de vide, d'absence de son, de bruits. Ce malentendu est hélas assez répandu parce que très peu de gens ont jamais fait l'expérience du silence. Tout ce qu'ils ont expérimenté au nom du silence n'est que l'absence de bruit. Mais le silence est un phénomène totalement différent. Il est absolument positif. Il est existentiel, non pas néant vide. Il déborde d'une musique que vous n'avez jamais entendue auparavant, d'un parfum qui vous n'est pas familier, d'une lumière qui ne peut être vue que des yeux intérieurs.

Ce n'est pas quelque chose de fictif; c'est une réalité, et une réalité qui est déjà présente en chacun - seulement nous ne prenons pas la peine d'y regarder de près.

Votre monde intérieur a sa propre saveur, son propre parfum, sa propre lumière. Et c'est absolument silencieux, immensément silencieux, éternellement silencieux. Il n'y a jamais eu aucun bruit dedans, et il n'y en aura jamais. Aucun mot ne peut l'atteindre, mais VOUS pouvez l'atteindre.

Le véritable centre de votre être est le centre d'un cyclone. Quoi qu'il arrive autour, rien ne l'affecte. C'est un silence éternel: les jours vont et viennent, les années passent et repassent, les âges se suivent, les vies se succèdent, mais l'éternel silence de votre être demeure exactement le même. La même musique insonore, le même parfum divin, la même transcendance de tout ce qui est mortel, de tout ce qui est provisoire.

Ce n'est pas VOTRE silence.

Vous ETES ce silence.

Ce n'est pas quelque chose qui est en votre possession: c'est vous qui êtes possédé par lui, et c'est ce qui fait sa grandeur. Même vous n'êtes pas là, car même votre présence dérangerait.

Ce silence est tellement profond qu'il n'y a personne alentour, même pas vous. Et ce silence vous apporte la vérité, et puis l'amour, et des milliers d'autres bienfaits.

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La méditation vous apporte une certaine sensibilité, un formidable sens d'appartenir au monde. C'est notre monde -- les étoiles sont nôtres, et nous ne sommes pas étrangers ici. Nous appartenons intrinsèquement à l'existence. Nous en faisons partie, nous en sommes le COEUR.

Vous devenez tellement sensible que même le plus petit brin d'herbe prend une immense importance pour vous. Votre sensibilité vous signifie clairement que ce petit brin d'herbe est aussi important à l'existence que peut l'être la plus grande des étoiles: sans ce brin d'herbe, l'existence serait amoindrie. Ce petit brin d'herbe est unique, il est irremplaçable, il a sa propre individualité.

Et cette sensibilité vous créera de nouvelles amitiés - amitié avec les arbres, avec les oiseaux, avec les animaux, avec les montagnes, avec les rivières, avec les océans, avec les étoiles. Et la vie s'enrichit au fur et à mesure que l'amour croît, que l'amitié croît.

Si vous vous adonnez à la méditation, tôt ou tard vous allez rencontrer l'amour. Si vous méditez profondément, tôt ou tard vous allez sentir s'éveiller en vous un énorme amour comme vous n'en avez jamais connu avant -- une nouvelle qualité à votre être, une nouvelle porte qui s'ouvre. Vous êtes devenu une nouvelle flamme, et maintenant vous avez envie de partager.

Si vous aimez profondément, petit à petit vous vous rendrez compte que votre amour est en train de devenir de plus en plus méditatif. Une subtile qualité de silence vous envahit. Les pensées disparaissent, laissant la place à des intervalles... des silences! Vous touchez votre propre profondeur.

L'amour vous plonge dans la méditation s'il est authentique; et la méditation vous rend aimant si elle est authentique.

Vous avez besoin d'un amour qui prend naissance dans la méditation, non dans le mental. Tel est l'amour dont je parle continuellement.

Des millions de couples de par le monde vivent comme si l'amour est là. Ils vivent dans un monde de "comme si". Evidemment, comment peuvent-ils être heureux? Ils sont asséchés de toute énergie. Ils essaient d'obtenir quelque chose à partir d'un faux amour, mais ce dernier ne peut pas remplir ses engagements. D'où la frustration, d'où l'ennui continu, d'où le harcèlement ininterrompu, les querelles d'amoureux. Chacun des deux partenaires tente en fait de réaliser l'impossible: rendre leur histoire d'amour éternelle, ce qui ne peut se faire bien sûr. Elle est née du mental et le mental ne peut pas vous donner le moindre aperçu de l'éternité.

D'abord, allez méditer, parce que l'amour provient de la méditation -- c'est l'arôme de la méditation. La méditation est la fleur, le lotus aux mille pétales. Laissez-la s'épanouir. Laissez-la vous aider à glisser dans la dimension verticale, là où il n'y a ni pensée ni temps, et alors subitement vous verrez que le parfum est là. Et alors c'est l'éternel, et alors c'est l'inconditionnel. Et puis ça ne s'adresse même pas à quelqu'un en particulier, ça ne peut pas être dirigé envers quelqu'un en particulier. Ce n'est même pas une relation, c'est davantage une qualité qui vous entoure. Cela n'a rien à voir avec autrui. Vous aimez, vous êtes amour: c'est alors éternel. C'est votre arôme. On l'a vu autour du Bouddha, autour de Zarathoustra, autour de Jesus. C'est un type d'amour totalement différent, qualitativement différent.

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Bouddha définissait la compassion comme étant "amour plus méditation". Quand votre amour n'est pas qu'un simple désir de l'autre, quand votre amour n'est pas seulement un besoin, quand votre amour est partage; quand votre amour n'est pas celui d'un mendiant mais celui d'un empereur, quand votre amour n'attend rien en retour et qu'il est disposé seulement à donner -- donner pour la pure joie de donner -- alors ajoutez-y la méditation et le pur arôme sera dégagé, la splendeur emprisonnée sera libérée. Telle est la compassion; c'est le plus sublime des phénomènes. Le sexe est animal, l'amour est humain, la compassion est divine. Le sexe est physique, l'amour est psychologique, la compassion est spirituelle.

Sans aucune raison du tout, vous vous sentez soudainement joyeux. Dans la vie de tous les jours, vous éprouvez de la joie pour une raison donnée. Vous avez rencontré une belle femme et vous êtes joyeux, ou bien vous venez d'engranger l'argent dont vous avez toujours rêvé et vous êtes joyeux, ou alors vous avez acheté une belle maison avec un superbe jardin et vous êtes joyeux, mais toutes ces joies ne peuvent pas durer. Elles sont provisoires, elles ne peuvent pas demeurer continues et ininterrompues.

Si votre joie est provoquée par quelque chose elle finira par disparaître, elle ne sera que passagère. Elle vous laissera bientôt dans une profonde tristesse: toutes les joies vous laissent dans une profonde tristesse. Mais il y a un type différent de joie qui est un signe de confirmation: vous êtes soudain joyeux sans raison aucune du tout. Vous ne pouvez pas dire exactement pourquoi . Si quelqu'un vous demande "Pourquoi êtes-vous si joyeux?" vous ne pouvez pas répondre.

Je ne peux pas expliquer pourquoi je suis joyeux. Il n'y a aucune raison à cela. C'est ainsi, tout simplement. Maintenant cette joie ne peut pas être dérangée. Quoi qu'il arrive maintenant, cette joie se poursuit. Elle est là comme tous les jours. Vous pouvez être jeune, vous pouvez être vieux, vous pouvez être vivant, vous pouvez être mort -- elle est toujours là. Quand vous avez trouvé quelque joie qui demeure -- les circonstances changent mais elle reste -- alors très certainement vous n'êtes pas loin de l'état de bouddhéité.

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L'intelligence signifie simplement l'aptitude à répondre, car la vie est un flux. Vous devez être vigilant et voir ce qui est exigé de vous, quel défi apporte la situation. La personne intelligente réagit en accord avec la situation, et la personne stupide réagit en fonction de réponses déjà prêtes. Que ces réponses viennent de Bouddha, du Christ ou de Krishna ne change rien à l'affaire. Ce genre de personnes est toujours armé de saintes écritures ou de citations, elle a peur de dépendre de soi. La personne intelligente dépend de son propre discernement; elle fait confiance en son propre être. C'est une personne qui s'aime et se respecte. La personne inintelligente se contente de respecter les autres.


L'intelligence peut être redécouverte. La seule façon de le faire c'est la méditation. La méditation accomplit une seule chose: elle détruit toutes les barrières que la société a créées afin de vous empêcher d'être intelligent. Elle enlève simplement les blocages. Sa fonction est négative: elle retire les roches qui empêchent vos eaux de s'écouler et votre source d'être active.

Chacun porte en lui le formidable potentiel, mais la société a mis de gros pavés pour l'empêcher de jaillir. Elle a créé une véritable muraille de Chine autour de vous; elle vous a emprisonné.

Sortir de toutes les prisons est l'intelligence même -- et ne plus jamais retomber dans une autre. L'intelligence peut être découverte à travers la méditation parce que toutes ces prisons existent dans votre mental; elles ne peuvent pas atteindre votre être, fort heureusement. Elles ne peuvent pas polluer votre être, elles peuvent seulement polluer votre mental -- elles peuvent seulement voiler votre esprit. Si vous pouvez vous dégager du mental vous vous dégagerez du christianisme, de l'hindouisme, du jaïnisme, du bouddhisme, et il en sera fini de toutes sortes de sornettes.

Et une fois que vous êtes dégagé du mental, l'observant, en en étant conscient, en simple témoin, vous êtes intelligent. Votre intelligence est découverte. Vous venez d'annuler ce que la société vous a fait. Vous venez de détruire la tromperie, vous venez de détruire la conspiration des prêtres et des politiciens. Vous venez d'en sortir, vous êtes un homme libre. En fait, vous êtes pour la première fois un vrai homme, un homme authentique. Maintenant le ciel entier vous appartient.

L'intelligence apporte la liberté, la liberté apporte la spontanéité.

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La solitude est une fleur, un lotus fleurissant dans votre coeur. La solitude est positive, la solitude est santé. Elle est la joie d'être vous-même. Elle est la joie d'avoir votre propre espace.

La méditation veut dire: béatitude dans la solitude. Ce n'est qu'à ce moment là qu'on peut prétendre être vivant et éveillé, lorsqu'on ne dépend plus de personne, ni d'aucune situation, ni d'aucune condition. Et parce qu'on s'appartient en vrai, cela reste matin et soir, jour et nuit, durant la jeunesse ou la vieillesse, la maladie ou la santé. Pendant la vie, pendant la mort aussi, cela demeure parce que ce n'est pas quelque chose qui vous arrive de l'extérieur. C'est quelque chose qui coule en vous. C'est votre vraie nature, c'est votre nature-même.

Un voyage intérieur est un voyage vers la solitude absolue; vous ne pouvez y emmener personne avec vous. Vous ne pouvez partager votre centre avec quiconque, même pas avec votre bien-aimé. Cela n'est pas dans la nature des choses; on n'y peut rien. A l'instant où vous y êtes, toutes les connections avec le monde extérieur sont rompues, tous les ponts coupés. En fait, le monde entier disparaît.

C'est pourquoi les mystiques avaient surnommé le monde: illusion, maya; non pas qu'il n'existe pas, mais pour le méditant, celui qui entre en soi, c'est presque comme si le monde n'existe pas. Le silence est si profond; aucun bruit n'y pénètre. La solitude est si profonde qu'on a vraiment besoin de tripes solides. Et jaillissant de cette solitude -- l'expérience de Dieu. Il n'y a pas d'autre voie; il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais.

Célébrez la solitude, célébrez votre pur espace, et un chant grandiose se lèvera dans votre coeur. Et ce sera un chant de conscience, un chant de méditation. Ce sera le chant d'un oiseau unique lançant un appel dans l'immensité -- non pas appelant quelqu'un en particulier, mais simplement l'envie de crier parce que le coeur est rempli, parce que le nuage est gorgé et a envie de pleuvoir, parce que la fleur est pleine, les pétales ouverts et le parfum libéré... sans destination aucune.

Que votre solitude soit une danse.

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La méditation n'est rien d'autre qu'un truc pour vous rendre conscient de votre Moi réel -- qui n'est pas créé par vous, qui n'a pas besoin d'être créé par vous, que vous êtes déjà. Vous êtes né avec. Vous l'ETES! Il a seulement besoin d'être découvert. A condition que la société le permette; et aucune société ne le permet parce que le Moi réel est dangereux: dangereux pour l'Eglises établie, dangereux pour l'Etat, dangereux pour la foule, dangereux pour la tradition, car un homme qui connaît son Moi réel devient un idividu.

Il n'appartient plus à la psychologie des foules, il ne sera plus superstitieux, il ne sera plus exploité, il ne sera plus mené comme on mène le bétail, il ne sera plus ordonné ni commandé. Il vivra selon sa lumière; il vivra de sa propre intériorité. Sa vie aura une énorme beauté, une grande intégrité. Mais c'est cela justement qui fait peur à la société.

Les personnes intégrées ou réalisées deviennent des individus, et la société veut que vous soyez des non-individus. Au lieu de l'individualité, la société vous apprend à être une personnalité. Le mot "personnalité" mérite d'être compris. Il provient de la racine "persona", qui veut dire "masque". La société vous donne une fausse idée de qui vous êtes: elle vous donne juste un jouet, et vous passez toute votre vie accroché à ce jouet.

Comme je peux le constater, pratiquement personne n'est à la bonne place. La personne qui aurait dû être un médecin comblé est peintre et celle qui aurait dû être un peintre comblé se retrouve médecin. Personne ne semble être là où il devrait être; c'est pourquoi toute la société est dans une telle pagaille. La personne est dirigée par les autres: elle n'est pas dirigée par sa propre intuition.

La méditation vous aide à faire croître votre faculté intuitive. Elle vous permet de voir plus clair en vous, ce qui vous convient le mieux, ce qui vous aide à fleurir. Et peu importe ce que ça sera, cela sera différent pour chaque individu -- tel est le sens du mot "individuel": chacun est unique. Et rechercher et aspirer à votre unicité n'est pas une mince affaire. C'est même une grande aventure.

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[The Psychology of the Esoteric, Ch. 2, 4 February 1971, also in: Meditation - The First and Last Freedom.
 

15:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |