18/02/2008

LA SPIRALE " JUGEMENT, CONDAMNATION, REPRESSION ": REFLEXIONS ET RECHERCHES SUR UNE CITATION D'Agathe LOGEART.

 

JUGEMENT, CONDAMNATION, REPRESSION.

     Je suis tombé en arrêt en lisant un article de la journaliste Agathe LOGEART sur le passage suivant. Ce dernier a suscité des réflexions de ma part et m’a amené à me plonger dans l’ENSEIGNEMENT pour y faire quelques recherches :

« Juger et condamner sans accepter de voir qui on juge, qui on condamne, est la pire des choses. Se laisser aller au gré des lois dans un système qui voudrait que la répression seule guérisse tous les maux est une impasse. »

     Dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE », nous trouvons : 

« …un juge ne se voit-il pas empêché de se prononcer en toute justice, par l’une ou l’autre loi surannée, qui devrait être hors d’usage ou être amendée, que la partie adverse lui impose et qui donne lieu à un jugement contradictoire ? En somme, la justice est une ; pourquoi deux jugements pour une même cause, si ce n’est parce que la conscience de beaucoup de juges les rappelle à la vraie justice ?

    Quelle est la loi qui peut être encore appliquée à la personne arriérée, ignorante, qui ne connaît ni bien, ni mal ? Et il y en a beaucoup dans ce cas, qu’un juge aurait de la peine à condamner s’il devait recourir à une loi qui serait appropriée à leur nature. S’il pouvait sonder celle-ci, afin de rendre un jugement correspondant à leur culpabilité, sa conviction serait souvent ébranlée. Mais nous savons qu’il n’est pas dans ses fonctions d’envisager ce point : il doit obéir à la loi. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il condamne à contre-cœur lorsque la loi n’est pas à la hauteur de sa conscience. Dans telle circonstance, il doit souffrir, de sorte que cette loi qu’il applique le punit lui-même. »

     Dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE », voici ce que nous pouvons lire : 

« …il est rare que l’on sollicite un conseil pour agir moralement, c’est toujours au point de vue matériel que l’on se place. Le conseiller, le juge, quoique au courant des lois, peut être embarrassé dans leur application parce qu’il doit tenir compte non seulement des faits mais aussi de leurs causes et qu’il n’est pas toujours facile de trouver dans le code, la loi qui y convient directement. Nous ne nous arrêterons pas davantage aux lois humaines qui ne sont simplement que l’effet et dont nous ne nous préoccupons que pour démontrer plus facilement la cause.

   Au point de vue moral, la personne qui se plaint d’être victime manque à la vraie justice et nous ne pourrions, sans enfreindre celle-ci à notre tour, l’aider à revendiquer ce qu’elle croit être son droit. Pourrait-on d’autre part lui donner ce qu’elle n’a pas mérité et lui faire comprendre qu’elle ne recourt à nous que dans le but de se justifier, en voyant l’injustice dans son semblable  et jamais en elle ? Conseiller est donc chose difficile, parfois même dangereuse pour des personnes honnêtes qui voudraient ne mettre en pratique que la loi de la conscience. Quand nous sommes dans le même fluide que celui qui s’adresse à nous, nous y voyons toujours la justice ; n’est-ce pas la preuve que celle-ci est rendue   à des degrés différents et que ce qui est légitime pour l’un peut ne pas l’être pour l’autre ? Tout dépend du fluide qui nous entoure, puisque tous convainquent, et celui-ci découle de notre loi naturelle, dépendant de notre élévation Voilà pourquoi chacun doit s’en rapporter à sa conscience : en exécutant ce qu’elle lui dicte, il est dans la raison. Cependant quoiqu’elle soit appelée loi divine, pouvons-nous dire qu’elle émane de la bonté suprême ? non, car toute justice a la loi pour base ; plus elle est grande, plus elle est sévère ; et y a-t-il de la sévérité dans la bonté ? Impossible. Fût-elle infiniment juste , une loi ne résulte jamais de l’amour ; elle n’est qu’une conséquence matérielle qui, sans l’imperfection, n’aurait pas sa raison d’être. »

     Si on ne doit pas nourrir d’illusions sur la nature humaine, il ne faut pas non plus, en revanche, cultiver le désespoir. L’homme n’est fondamentalement ni bon, ni mauvais. C’est face aux évènements qu’il peut être amené à réagir bien ou mal, sans que pour autant sa nture soit radicalement transformée !

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