27/02/2008

LA RELATION ENTRE LA FOI ET LA RESPONSABILITE ( DU CORAN )

 

“O, vous qui croyez ! vous êtes responsables de vous-mêmes, quiconque est bien dirigé n’est dirigé que par lui-même, quiconque est égaré n’est égaré qu’à son propre détriment... Nul ne porte le fardeau d’un autre. »

( Coran, S.V.v. 105 et S.XVII.v.15)

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26/02/2008

DEVELOPPEMENT PERSONNEL. AMELIORATION SPIRITUELLE. SYNONYMES ?

    

DEVELOPPEMENT PERSONNEL,

SYNONYME D’AMELIORATION SPIRITUELLE ?

     « Développement personnel ». Grand sujet à la mode ! Est-ce synonyme de « Amélioration spirituelle » ? Non. A bien raisonner, ce pourrait même être antinomique. Ou, au mieux, on est sur deux registres différents.

      Je puis vous rappeler, pour débuter, le deuxième Principe : 

« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi, dont l’intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu’il n’en pourrait vous dire. »

     Cela peut se traduire de diverses manières et amener des réflexions :

1° « Ne parlez jamais de moi (DIEU) dans l’unique intention d’attirer quelqu’un. Malgré toutes vos études et recherches, gardez toujours conscience de votre ignorance. Dès lors, respectez toute croyance autre que la vôtre. Respectez même celui qui se dit incroyant. Ils en savent peut-être plus que vous. »

2° « Ne prétendez jamais détenir la Vérité. Méfiez-vous de toute personne qui prétendrait détenir la Vérité. Cela vous préservera de la vanité, de l’orgueil, du sectarisme et du fanatisme. Ayez bien soin de ne jamais vous prendre pour un prophète et encore moins pour un messie. »

3° « Ayez toujours bien à l’esprit que toute capacité spirituelle que vous auriez obtenue n’est due qu’à la foi. Il ne faut jamais chercher un quelconque pouvoir sur autrui ou sur une communauté sur la base de cette capacité spirituelle. Le pouvoir ne peut en aucun cas constituer le but d’un adepte quand il cherche à améliorer sa connaissance. »

4° « La religion ne suppose pas nécessairement l’adhésion à un « credo » reconnu et considéré comme unique. Foi et croyance ne signifient pas la même chose sauf dans le langage profane. Respectons toutes  les croyances. Il n’y a qu’un Dieu à qui ont été attribués des noms divers. »

5° « De même, toutes les religions sont une, bien que les organisations et les manifestations religieuses  soient différentes. Par exemple, tout croyant peut reconnaître la profondeur d’une affirmation ou d’une manifestation hindouiste, chrétienne, bouddhiste ou musulmane. C’est ce qu’on s’efforce de faire sur ce site en donnant référence à des citations »

6° « Toutes les religions participent à l'élévation spirituelle de l'homme. Aucune religion n’est supérieure à une autre. Chacune a son rôle à jouer. Ainsi, forme pourtant réputée primitive, l’animisme fait comprendre le fait divin. Il en est de même du polythéisme. Le monothéisme donne à comprendre le Créateur universel du monde. Les religions doivent donc pouvoir vivre ensemble et se respecter mutuellement. Elles ont toutes le même but : éclairer les hommes et de les mener à DIEU. Ce qui ne signifie pas qu’il faut tomber dans l’éclectisme religieux. Celui-ci serait contraire à la foi véritable. »

7° Finalement, « Développement personnel » et « amélioration spirituelle » correspondent aux fameux « Deux termes de comparaison » de nos « Dix Principes ».

 Le « Développement personnel » correspond au besoin de l’intelligence de « vouloir toujours plus posséder », de « se faire un piédestal de la clémence », de « ne chercher qu’à s’élever toujours de plus en plus », de « fouler aux pieds la conscience ». Dans « Développement personnel », il y a le mot « personnel » qui suppose séparation d’avec le prochain, regard sur le prochain, surpassement du prochain.

En revanche, « Amélioration spirituelle » correspond au besoin de la conscience qui est toute intérieure. Voir la fin du neuvième principe : « Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu’il vous a été dit : Frappez, je vous ouvrirai, ; je suis dans le Connais-toi ».

Il n’est pas dit « Développez-vous » mais « Cultivez-vous », ni « Je (DIEU) suis dans le  Développe-toi » mais « je suis dans le Connais-toi »

22/02/2008

Pensée sur la mort.


" Ce qui est né doit mourir. Mais dans la mort, seul le corps meurt.
La vie ne meurt pas, ni la conscience, ni la réalité".
(Sri Nisargadatta Maharaj)

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21/02/2008

LA CREMATION. QUELLE EST LA POSITION DES ANTOINISTES SUR LA CREMATION ?

 

On me demande  quelle est la position de l’Antoinisme sur la crémation. Voici, après recherches, ma réponse. :

Quid de la crémation?

On me pose la question de savoir quelle est la position de l'Antoinisme à propos de la crémation.

A l'origine, du temps du Père, la question ne semble jamais avoir été posée puisqu'on ne trouve aucune mention de cela dans l'Enseignement.

Le Père aborde à plusieurs reprises la question des attitudes à avoir lors des funérailles antoinistes ( d'un adepte ou d'un membre de la famille ), d'un enfant, et du comportement à adopter lors de funérailles non antoinistes.

A l'époque de Mère, d'après ce que j'ai pu trouver, celle-ci n'était pas favorable à la crémation.

A l'heure actuelle, en Belgique en tout cas, il y a régulièrement des funérailles antoinistes avec crémation.

Dans ce cas, l'entiéreté de la cérémonie se déroule au funérarium: lecture des dix principes et lecture du chapitre "REINCARNATION".

J'ignore, et je serais ravi de l'apprendre, quelle est l'attitude adoptée par les Temples français.

 

20/02/2008

CITATION D'ALLAN KARDEC SUR L'EGOÏSME ET LA CHARITE.

"L’égoïsme  est la source de tous les vices, comme la charité, la source de toutes les vertus. Détruire l’un, développer l’autre, tel doit être le but de tous les efforts de l’homme s’il veut assurer son bonheur ici-bas aussi bien que dans l’avenir.

Allan Kardec

18/02/2008

LA SPIRALE " JUGEMENT, CONDAMNATION, REPRESSION ": REFLEXIONS ET RECHERCHES SUR UNE CITATION D'Agathe LOGEART.

 

JUGEMENT, CONDAMNATION, REPRESSION.

     Je suis tombé en arrêt en lisant un article de la journaliste Agathe LOGEART sur le passage suivant. Ce dernier a suscité des réflexions de ma part et m’a amené à me plonger dans l’ENSEIGNEMENT pour y faire quelques recherches :

« Juger et condamner sans accepter de voir qui on juge, qui on condamne, est la pire des choses. Se laisser aller au gré des lois dans un système qui voudrait que la répression seule guérisse tous les maux est une impasse. »

     Dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE », nous trouvons : 

« …un juge ne se voit-il pas empêché de se prononcer en toute justice, par l’une ou l’autre loi surannée, qui devrait être hors d’usage ou être amendée, que la partie adverse lui impose et qui donne lieu à un jugement contradictoire ? En somme, la justice est une ; pourquoi deux jugements pour une même cause, si ce n’est parce que la conscience de beaucoup de juges les rappelle à la vraie justice ?

    Quelle est la loi qui peut être encore appliquée à la personne arriérée, ignorante, qui ne connaît ni bien, ni mal ? Et il y en a beaucoup dans ce cas, qu’un juge aurait de la peine à condamner s’il devait recourir à une loi qui serait appropriée à leur nature. S’il pouvait sonder celle-ci, afin de rendre un jugement correspondant à leur culpabilité, sa conviction serait souvent ébranlée. Mais nous savons qu’il n’est pas dans ses fonctions d’envisager ce point : il doit obéir à la loi. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il condamne à contre-cœur lorsque la loi n’est pas à la hauteur de sa conscience. Dans telle circonstance, il doit souffrir, de sorte que cette loi qu’il applique le punit lui-même. »

     Dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE », voici ce que nous pouvons lire : 

« …il est rare que l’on sollicite un conseil pour agir moralement, c’est toujours au point de vue matériel que l’on se place. Le conseiller, le juge, quoique au courant des lois, peut être embarrassé dans leur application parce qu’il doit tenir compte non seulement des faits mais aussi de leurs causes et qu’il n’est pas toujours facile de trouver dans le code, la loi qui y convient directement. Nous ne nous arrêterons pas davantage aux lois humaines qui ne sont simplement que l’effet et dont nous ne nous préoccupons que pour démontrer plus facilement la cause.

   Au point de vue moral, la personne qui se plaint d’être victime manque à la vraie justice et nous ne pourrions, sans enfreindre celle-ci à notre tour, l’aider à revendiquer ce qu’elle croit être son droit. Pourrait-on d’autre part lui donner ce qu’elle n’a pas mérité et lui faire comprendre qu’elle ne recourt à nous que dans le but de se justifier, en voyant l’injustice dans son semblable  et jamais en elle ? Conseiller est donc chose difficile, parfois même dangereuse pour des personnes honnêtes qui voudraient ne mettre en pratique que la loi de la conscience. Quand nous sommes dans le même fluide que celui qui s’adresse à nous, nous y voyons toujours la justice ; n’est-ce pas la preuve que celle-ci est rendue   à des degrés différents et que ce qui est légitime pour l’un peut ne pas l’être pour l’autre ? Tout dépend du fluide qui nous entoure, puisque tous convainquent, et celui-ci découle de notre loi naturelle, dépendant de notre élévation Voilà pourquoi chacun doit s’en rapporter à sa conscience : en exécutant ce qu’elle lui dicte, il est dans la raison. Cependant quoiqu’elle soit appelée loi divine, pouvons-nous dire qu’elle émane de la bonté suprême ? non, car toute justice a la loi pour base ; plus elle est grande, plus elle est sévère ; et y a-t-il de la sévérité dans la bonté ? Impossible. Fût-elle infiniment juste , une loi ne résulte jamais de l’amour ; elle n’est qu’une conséquence matérielle qui, sans l’imperfection, n’aurait pas sa raison d’être. »

     Si on ne doit pas nourrir d’illusions sur la nature humaine, il ne faut pas non plus, en revanche, cultiver le désespoir. L’homme n’est fondamentalement ni bon, ni mauvais. C’est face aux évènements qu’il peut être amené à réagir bien ou mal, sans que pour autant sa nture soit radicalement transformée !

14/02/2008

LE DEVELOPPEMENT DE L'ENSEIGNEMENT: PETIT HISTORIQUE.

 

LE LIVRE :

« DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT DU PERE ».

     Le livre « REVELATION PAR LE PERE », plus communément appelé « ENSEIGNEMENT » comprend, essentiellement, deux parties (outre l’introduction), la deuxième étant dénommée le « COURONNEMENT ».

     Le COURONNEMENT comprend divers chapitres ayant trait, en autres, à la mythologie d’ADAM, au pourquoi de l’ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, à la REINCARNATION…

     Certains de ces chapitres sont particulièrement difficiles à assimiler. Sentant que les adeptes ne comprenaient pas suffisamment la partie du COURONNEMENT, ANTOINE décida de rédiger un ouvrage plus explicite dans le but de leur rendre plus accessible : le DEVELOPPEMENT.

     Il se retira pendant plus de six mois en y consacrant toutes ses forces : il se levait avant minuit et ne mangeait plus qu’une fois par jour. On peut dire que ce travail a profondément détérioré son état de santé de façon irréversible. Nous étions fin 1911/ début 1912. ANTOINE se désincarna le 25 juin 1912 sans avoir donc assisté à la parution de ce livre.

     En décembre 1912, on annonça la parution du DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT dans le bulletin mensuel du Culte, L’UNITIF en ces termes : 

« Mes frères,

   Nous avons le bonheur de vous annoncer que le DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT vient de paraître.

C’est avec le plus grand scrupule que nous avons édité cette œuvre sainte, sous la direction constante de Mère. Nous savons avec quelle piété le Père a accompli ce travail pour nous rendre plus compréhensible la pure Révélation du COURONNEMENT.

Certaines questions qui auraient pu paraître obscures à la lecture de l’ENSEIGNEMENT sont complétées et éclaircies dans le DEVELOPPEMENT. Toute personne désireuse de s’améliorer trouvera dans ces deux œuvres qui se donnent un mutuel appui, qui s’expliquent l’une par l’autre, la lumière nécessaire pour se diriger. »

     Cette première édition comprenaient, entre autres, quelques particularités :

·        En première page, le texte suivant « L’ENSEIGNEMENT DU ERE C’EST L’ENSEIGNEMENT DU CHRIST REVELE A CETTE EPOQUE PAR LA FOI »

·        Une version modifiée des DIX PRINCIPES ( voir l’article précédent )

·        Une version un peu modifiée des « DERNIERES PAROLES DU PERE A SES ADEPTES ». La phrase « On pourra en choisir un * pour  remplacer Mère » voit l’insertion au lieu de l’astérisque de « parmi les plus sérieux »

  

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12/02/2008

LES DIX PRINCIPES: DISCORDANCE SIGNALEE ENTRE L'ENSEIGNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT.

 

SUR LA LECTURE DES DIX PRINCIPES LORS DES ENTERREMENTS.

 

     Le 15 août 1927, lors de l’Assemblée Générale qui réunissait les adeptes l’après-midi, un adepte souleva la question de la lecture des DIX PRINCIPES aux enterrements.

    Vous trouverez ci-après les questions de l’adepte et les réponses données par le Frère MUSIN, Second Représentant du Père :

« Question : Devant faire le lecture aux enterrements, ne nous serait-il pas possible de nous faire une petite brochure afin de pouvoir la mettre en poche lorsque nous sommes pris par la pluie ?

   Réponse : Je répondrai qu’il y avait ici, à la tribune, un livre qui servait pour les enterrements, avec les DIX PRINCIPES et le chapitre « REINCARNATION ». Mère a trouvé que c’était l’ENSEIGNEMENT qui devait marcher pour tout, et le DEVELOPPEMENT, qu’on ne devait pas faire de livre à part, elle l’a même fait brûler. Il y a une chose, puisque vous soulevez ce point-là, aux enterrements on devrait lire les DIX PRINCIPES en prose tels qu’ils sont dans l’ENSEIGNEMENT, donc ne pas y intercaler les mots du DEVELOPPEMENT.

  Question : Il y a certains livres d’ENSEIGNEMENT où les DIX PRINCIPES sont comme dans le DEVELOPPEMENT.

  Réponse : Je le sais, mais c’est une erreur qui a été faite à l’imprimerie. Il serait bon qu’on tâche d’avoir un ancien livre pour faire les lectures. Je crois que dans tous les temples, il y a des anciens livres d’ENSEIGNEMENT, et quand on en fera encore, nous ne perdrons pas la chose de vue, parce que le Père ne peut rien avoir fait qui ne soit utile, et si les DIX PRINCIPES tels qu’ils sont dans l’ENSEIGNEMENT et dans le DEVELOPPEMENT, il y a une cause. »

     Je ne sais pas exactement de quelle différences il s’agit. Dans l’exemplaire du DEVELOPPEMENT que je détiens, les deux textes sont identiques.

     Si quelqu’un pouvait m’éclairer à ce sujet ?

11/02/2008

REINCARNATION ET/OU METEMPSYCOSE? PAS UNE SIMPLE QUESTION DE VOCABULAIRE!

 

REINCARNATION :

UN NEOLOGISME APPARU VERS 1860 !

     Le terme «  REINCARNATION » semble n’être apparu, comme néologisme, vers 1860, vraisemblablement sous l’influence d’Allan KARDEC.

     Ce néologisme parut très utile pour bien nuancer, voire même opposer, deux acceptions du terme « métempsycose ».

     Il s’agissait d’opposer la métempsycose des Orientaux qui parle d’un retour possible d’un être humain dans un animal et la métempsycose des Occidentaux, dont Allan KARDEC, qui est une métempsycose ascendante.

    Cette notion de métempsycose ascendante est basée sur l’accession de l’homme , via les épreuves et les améliorations, à un état supérieur. Elle est basée sur la conception d’une âme qui progresse de vie en vie.

    La notion de réincarnation, en fait, apparaît déjà chez les anciens Egyptiens : c’est la mythologie de l’'Oiseau Phénix, qui brille sur les sombres murs des catacombes, se rattache à la sagesse de la terre des Dieux, la vénérable Egypte. L’Oiseau Phénix ressuscitait périodiquement, toutes les cinq cents années, après une flamboyante mort sur le bûcher d'aromates qu'allumait le dernier rayon de soleil couchant. Puis l'oiseau divin portait à Héliopolis, dans un œuf de myrrhe, les cendres fécondes d'où sa renaissance venait de jaillir. D’où l’expression bien connue « …tel l’oiseau Phénix qui renaît de ses cendres »

    Pourquoi un oiseau ? Pour les Egyptiens, l'âme avait la forme d'un oiseau. Le Phénix représente donc l'âme humaine et ses réincarnations cycliques ses cendres, rythmées par une vie céleste de cinq siècles. C’était plutôt que la doctrine de la réincarnation, la doctrine des existences successives.

    D’ailleurs, Hérodote présente alors l’Egypte comme le berceau de la métempsycose :

« Les Egyptiens sont les premiers qui aient parlé de cette doctrine, selon laquelle l’âme de l’homme est immortelle et, après la destruction du corps, entre toujours dans un autre être naissant. Lorsqu’elle a parcouru, disent-ils, tous les animaux de la terre et de la mer et tous les oiseaux, elle rentre dans un corps humain ; le circuit s’accomplit en trois mille années » .

   En revanche, dans " la Clé ", livre attribué à Hermès Trismégiste, nous trouvons ceci sur le destin des âmes. Et nous avons une doctrine plus proche de celle de la réincarnation:

" L'âme impie reste dans son essence propre et se punit elle-même en cherchant pour y entrer un corps terrestre, un corps humain, car un autre corps ne peut recevoir une âme humaine, elle ne saurait tomber dans le corps d'un animal sans raison : une loi divine préserve l'âme humaine d'une telle injure. "

     Est  donc ici exclue la notion de métempsycose animale. Et nous trouvons déjà le fondement de la théorie réincarnationniste.

     Il vous est conseillé de consulter WIKIPEDIA aux deux rubriques « Métempsycose » et « Réincarnation ».

 

BIBLIOGRAPHIE / Bibliographie

Bory, Jean-Louis.– Métamorphoses ou l’âne d’or d’Apulée

Paris : Folio Classique, Gallimard, 1996. p.12-13.

Dastre, Albert Jules Frank.– La Vie et la Mort.

Gobry, Ivan.– Pythagore ou la naissance de la philosophie.– Paris : Seghers, 1973.

Kourouma, Ahmadou.– Les soleils des ’indépendances.– Paris : Points, Seuil, 1995.p. 10.

Mattei, Jean-François.– Pythagore et les Pythagoriciens.– Paris : P.U.F., Que sais-je ?, 2001.

Ovide.– Les Métamorphoses.

Platon.– Phèdre.

Platon.– Ménon.

Platon.– Phédon.

Sand, Georges.– Monsieur Sylvestre.

Virgile.– L’Énéide.

 

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06/02/2008

ANTOINISME ET SPIRITISME. QUAND LE PERE ANTOINE ABANDONNE L'UN POUR L'AUTRE.

 

ANTOINISME ET SPIRITISME.

     En 1907, lors du procès au Tribunal Correctionnel de LIEGE pour exercice illégal de la médecine, le père ANTOINE, assurant lui-même sa défense répondit à une question du Juge : 

« On m’accuse de faire du spiritisme et du magnétisme. Je l’ai fait jadis, c’est vrai. Mais aujourd’hui, je ne suis plus de la catégorie des spirites. »

     Cela amena une réaction de la Fédération Spirite de LIEGE qui écrivit dans sa revue : 

« C’est en voilant les faits que depuis quatre ans notre frère ANTOINE, cédant à des scrupules mal fondés, ainsi qu’aux suggestions théosophiques de son entourage lettré, a terni sa propre lumière et glissé hors du spiritisme. »

     Quand la Fédération Spirite parle de l’entourage lettré, elle fait sans doute référence au professeur de l’Athénée de LIEGE, F. DELCROIX.

     Cette rupture ne se fit pas sans provoquer des interrogations chez les spirites membres du groupe d’ANTOINE ( Les Vignerons du Seigneur ).

     Voici, à ce propos, un petit incident suivi d’une mise au point relatée par Pierre DEBOUXTHAY dans son étude « ANTOINE le Guérisseur et l’Antoinisme » : 

« Un jour un adepte demanda au Père pourquoi il s’était séparé des spirites. ANTOINE répondit d’abord par un éloge du spiritisme, dont son disciple avait signalé les divisions : « Le spiritisme dont vous venez de  constater la division, je l’ai toujours placé et le place encore au dessus des partis, puisqu’il s’adresse indistinctement à toutes  les consciences et qu’i intéresse le matérialiste comme le croyant….Vous me demandez pourquoi je me suis détaché du spiritisme. Tout d’abord, je me plais à déclarer que je lui dois beaucoup…Mais les adeptes qui m’entouraient ont fait preuve d’un tel dévouement et constitué une famille si unie qu’ils m’ont permis de fonder avec eux une école d’amour pur et désintéressé, montrant par des actes aux autres hommes le secret du vrai bonheur et donnant l’exemple de la formation des caractères par le contact de la vie et l’incessante préoccupation de l’avenir moral. »

     Pierre DEBOUXHTAY poursuit : 

« En résumé, abstraction faite des motifs psychologiques ( vanité, ressentiments, etc.) ou surnaturels ( révélation divine ) que peuvent invoquer les antoinistes ou leurs adversaires, ANTOINE s’est séparé des spirites à cause demédium, spiritualisme, science,  son aversion pour la partie expérimentale du spiritisme, aversion qui avait une double source : tout d’abord, les déboires causés à ANTOINE par certains médiums ; ensuite, l’influence de la théosophie. »

     De ces démêlés et de ce départ, il en est évidemment question dans l’ENSEIGNEMENT puisque cette scission est à l’origine du Culte Antoiniste. Voici ce que, dans la « Biographie du Père », F. DEREGNAUCOURT et Mme DESART exposent : 

« Le Père professa la religion catholique jusqu’à l’âge de 42 ans, puis Il s’appliqua à la pratique du spiritisme, sans S’attarder toutefois dans le domaine expérimental pour lequel il n’avait aucune aptitude et qui ne Le tentait nullement. Sachant à peine lire et écrire, Il se trouvait incompétent pour résoudre ce problème scientifique ; il lui  préféra la morale et S’y adonna de tout cœur. Il continua jusqu’en 1906, date à laquelle il a créé le NOUVEAU SPIRITUALISME ; c’est là que commença sa mission de Révélateur. »

     Soit dit en passant, ANTOINE quasi illettré paraît inexact : il avait terminé l’école primaire ; à l’armée, il s’était fait remarquer parce qu’il s’isolait pour lire ; après avoir travaillé à l’étranger, il exerça divers métiers dont, pour finir, celui d’encaisseur et visiteur à domicile pour une firme de JEMEPPE ; chez les spirites, il avait lu les ouvrages d’Allan KARDEC. On ignore pourquoi on l’a présenté dans sa biographie comme quasi illettré.

     Dans l’ENSEIGNEMENT, ANTOINE fait quelques références ostensibles à son passage chez les spirites et à ses divergences.

     Ainsi, dans le chapitre « LA SCIENCE ET LA FOI » : 

« Bien que toute connaissance soit illusoire pour qui cherche à progresser moralement, beaucoup de personnes sont attirées par des phénomènes psychiques et rien ne les réjouirait plus que le mouvement d’une table ou de tout autre meuble ; elles croient qu’elles seraient vite converties, qu’elles auraient le courage de travailler    à leur avancement et qu’elles seraient bientôt convaincues que la mort c’est la vie. Pourrions-nous avoir une ferme croyance et être plus heureux si nous obtenions ces preuves matérielles ? Je ne le crois pas car l’homme convaincu n’est heureux que par le fruit du travail qu’il effectue pour s’améliorer… »

     Et dans le chapitre « SCIENCE & LES PHENOMENES PSYCHIQUES » : 

« La science est une, elle ne se base que sur la matière et ce qui touche à celle-ci la concerne seule. La médiumnité à effets physiques est donc de son ressort ; en révéler les phénomènes par l’intermédiaire de a doctrine, c’est les dénaturer ; ils n’auront de valeur que lorsqu’ils seront compris et proclamés par les savants car tout effet physique est un fait scientifique, ce qui n’est plus du spiritisme pour celui qui pratique la philosophie. »

     Plus loin, dans le même chapitre, il se fait un peu plus véhément :

 « L’étude des phénomènes forme, en général, des croyants sectaires, reconnaissables en ce qu’ils se maintiennent dans le même cercle, en parti, semant la désunion entre les membres d’une même famille. »

     Le Père ANTOINE effleure encore cette question dans le chapitre « LA CROYANCE EN DIEU RESULTE DE L’INTELLIGENCE ; LA FOI QUI EN EST L’OPPOSE, LE REND PALPABLE DANS LE CONNAIS-TOI. » : 

« Je croyais aussi en DIEU et je n’ai jamais cessé de le faire , mais j’ai voulu me convaincre de son existence ; voilà ce qui m’a fait recourir à diverses doctrines. Ma croyance était solide parce qu’elle était sincère, mais comme celle des autres elle était de parti pris, je voulais, comme on dit, servir DIEU avant de m’être acquis la foi. »

     Un peu plus loin : 

« C’est ainsi que je me sentis attiré vers d’autres croyances dont j’ai alimenté mon âme. Je suivais mes inspirations et ma sensibilité me permettait d’analyser tous les fluides dont mes visiteurs étaient entourés. J’en ressentais une grande satisfaction parce qu’elle m’empêchait de douter de rien. »

01/02/2008

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI ". REFLEXIONS.

« JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

     Voilà le précepte que nous trouvons dans le huitième principe. Cela nous rappelle évidemment le précepte habituellement attribué à SOCRATE.

     Une des lacunes essentielles de nos sociétés modernes, c’est l’incapacité à penser par soi-même. Il faut préférer la recherche à la certitude aveugle, l’humanisme à l’intégrisme. Et quand on parle de recherche, il faut d’abord voir la recherche de soi-même, la recherche sur soi-même.

     SOCRATE aurait dit : « Connais-toi toi même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux ».

     Nous, nous pourrions ajouter : « Et tu connaîtras le Dieu qui est en toi »N’oublions pas, en effet, les paroles qui figurent en sous-titre des « Dix Principes » : « DIEU parle »

     Encore faut-il savoir ce que veut dire « Se connaître soi-même ».

     Ce qui est signifié dans le huitième principe n'est pas qu’il faille se borner à connaître son caractère. Ce qui n’est pas inutile, ce serait certes un premier pas. Mais qu’il faut connaître ce que l'on est, l'essence de l'homme, comme c’est le cas pour des notions de justice par exemple. Il ne faut pas citer des actions justes ou injustes mais trouver ce qui rend une action est juste.

      Et cela veut aussi dire qu’il faut comprends par soi-même. Au risque de lasser je vous renvoie à la deuxième partie du dixième principe « Ne vous appuyez jamais sur la croyance qui pourrait vous égarer. Rapportez-vous seulement à votre conscience qui doit vous diriger… »

     Se connaître soi-même est difficile; c'est un effort permanent de lucidité, d'approfondissement intérieur, d'apprentissage de la liberté.

     Se connaître soi-même sans s’accepter serait une démarche vaine :s'accepter soi même  est inséparable de cette démarche. Si on refuse de s’accepter tel que l’on est, on ne fera aucun progrès dans la recherche du bonheur, le bonheur n’étant surtout pas compris comme étant la somme des plaisirs.

     Chercher à se connaître soi-même, c’est aussi, dans un contexte fortement marqué par les doutes, les incertitudes, chercher à répondre à la question du sens de la vie , du sens de « sa » vie.

     C’est la vie, la relation de solidarité , qui donne un sens. DIEU apparaît comme une immanence : Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de profond, de sincère, de pacifique  en soi. Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de sincère, de pacifique dans les autres, dans les relations avec les autres.