05/03/2008

INTELLIGENCE. INTELLIGENCE ET CONSCIENCE: LEUR PLACE RESPECTIVE.

 

QUELQUES PASSAGES SUR LE RÔLE DE L’INTELLIGENCE »

 

         Dans le chapitre « L’ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN », on peut épingler deux ou trois passages relatifs au rôle de l’intelligence.

     Voici d’abord : 

« Certaines personnes disent que, s’il y a un DIEU, la science saura le découvrir ; on tient ce raisonnement, fort de l’opinion des savants qui se sont prononcés dans ce sens. Mais je viens de démontrer que si la science devait découvrir DIEu, elle ne résulterait plus de l’intelligence dont les investigations tendent à prouver le contraire, sa non-réalité ; il nous est impossible de trouver la vérité dans l’erreur. La science est inhérente à l’intelligence, elle en est inséparable ; elle n’a de raison d’être que pour pénétrer la matière, qu’il faut surmonter pour arriver à DIEU. »

     Ce premier passage nous explique les relations étroites entre la science et l’intelligence on nous y dit aussi que la recherches de DIEU ne peut se faire par la science.

     Un peu plus avant, nous tombons sur le passage suivant où le Père nous expose les relations entre les épreuves et l’intelligence. Il revient sur la différence entre l’homme et l’animal : 

« Au milieu des souffrances qui nous accablent et surtout dans les plus accentuées, n’oublions pas que c’est DIEU qui cherche à s’installer en nous et à démolir à cet effet tout ce que nous y avons construit en dehors de la réalité. Je l’ai encore dit, nous sommes plus malheureux que l’animal et d’autant plus que notre intelligence est développée. Ah ! si c’était vrai que cette faculté peut faire notre bonheur, nous pourrions nous en croire bien dépourvus, dans la situation douloureuse où notre esprit se débat. »

     Et, ce qui suit, en guise de conclusion. Le Père est ici bien clair : il n’est pas question de rejeter l’intelligence. Il la décrit même comme une faculté indispensable. Mais elle doit être maîtrisée : 

« Voilà, mes enfants, ce que je puis vous révéler touchant l’intelligence ; cette faculté qui paraît si précieuse pour  se diriger dans  la vie, je l’enseigne avec regret, est la cause de grands ravages dans l’humanité, parce qu’elle refuse d’abdiquer en faveur de la conscience. »

     Nous y voilà toujours revenu, comme à de multiples reprises dans l’ENSEIGNEMENT, l’opposition entre l’intelligence et la conscience. Opposition signifierait dualité. Quand on parle d’intelligence et de conscience, on devrait utiliser l’expression utilisée dans le 6° principe. Là, le Père ANTOINE dit qu’il s’agit de « deux termes de comparaison ». En fait, l’intelligence et la conscience sont deux facultés qui se situent dans deux registres différents : l’intelligence dans le registre matériel et la conscience dans le registre spirituel. Dans le chapitre « REINCARNATION », le Père utilise même l’expression « deux mondes » ( « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel… » ).

     Selon le Père, l’une ne va pas sans l’autre. Il faut seulement les placer à leur place respective et bien comprendre leur rôle réciproque. Voici, à ce propos, un autre extrait : 

« C’est la preuve que l’intelligence est la base des termes de comparaison ; elle envisage tout matériellement, contrairement à la conscience qui n’agit que moralement.

    Plus notre intelligence se développe dans la vue du mal, plus notre conscience devient sensible à la vue du bien, passant pour le faire mais pour le voir en autrui ; il faut qu’il en soit ainsi pour nous faire reconnaître tantôt, par l’épreuve, qu’il est toujours en nous. C’est la comparaison du bien avec le mal, car il n’y a que l’intelligence qui soit à même de les discerner ; c’est elle qui rée le point de démarcation entre eux, indiquant ainsi  la conscience jusqu’où elle peut aller pour nous diriger et nous rectifier. »

     Plus loin, dans le chapitre « INTELLIGENCE », le Père parle encore du rôle de l’intelligence et lui assigne bien sa place dans la vie, place certes utile mais bien démarquée : 

« Nous disons que l’individualité intelligente est seulement apparente et par elle cependant l’homme fait de si grandes découvertes, par exemple celle du système planétaire. Nous faut-il croire que le soleil, les astres et tant d’autres merveilles ne soient qu’illusion ? Nullement, ce n’est pas ainsi que nous devons les envisager Les soi-disant découvertes sont des révélations que l’intelligence traduit en les analysant matériellement. Remarquez que le plus souvent une révélation touche une personne insuffisamment instruite et peu développée en intelligence, qu’elle fait ensuite l’objet d’investigations d’autres plus instruites et d’autant plus sensibles à la matière, qui savent mieux se rendre compte de l’effet. Je le répète quelque grande que soit l’intelligence, elle ne peut jamais atteindre à la cause, l’essence des choses lui échappe forcément et quand elle analyse une révélation, elle ne fait que la dénaturer. L’intelligence n’a aucune base ; elle ne peut que traduire à sa façon, développer matériellement ce qui est naturel ; l’apparence seule la convainc. »

17:34 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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