28/03/2008

INTELLIGENCE, METHODE SCIENTIFIQUE ET ATHEISME.

 

L’INTELLIGENCE, SOURCE DE L’ATHEISME.

 

     Un biologiste, Jean ROSTAND, dit : 

« La question de la foi ? Je me la pose tous les jours, sans arrêt. J’ai dit non à DIEU, en affirmant les choses un peu brutalement, mais à chaque instant la question revient. Je me dis : est-ce possible ? A propos du hasard, par exemple, je me répète : ce n’est peut-être pas le hasard qui combine les atomes. Mais alors quoi ? Une chaîne de questions reviennent, toujours les mêmes. Je les ressasse ; je radote tout le temps. Je suis obsédé, disons le mot, obsédé, sinon par DIEU, du moins par le non-DIEU. »

     Nous sommes loin d’un athéisme jubilatoire, serein, apaisé. Tel est le drame des athées !

     ICI, on ne peut s’empêcher de repenser au huitième principe : 

« Ne vous laissez pas maîtriser par votre intelligence qui ne cherche qu’à s’élever toujours de plus en plus ; elle foule aux pieds la conscience soutenant que c’est la matière qui donne les vertus tandis qu’elle ne renferme que la misère des âmes que vous dites ‘’ abandonnées ‘’, qui ont agi seulement à leur intelligence qui les a égarées. »

     La méthode de l’homme de science est le doute, le refus d’admettre comme vraies que les théories qui peuvent être démontrées. La tentation est de passer du plan de la méthode à celui de la doctrine et, ainsi, d’affirmer que DIEU n’existe pas puisqu’il ne peut être démontré ! l’intelligence ne le démontre pas dans le courant ou au terme d’une démarche scientifique : ne serait réel que ce qui peut être établi par les méthodes scientifiques, que ce qui tombe sous l’emprise de l’intelligence, que ce qui peut être expérimenté ou vérifié par les sens.

     On en arrive à réduire l’univers religieux, à considérer tout ce qui est du domaine de la foi comme des fantasmagories, des rêveries, des illusions, des explications réservées aux simples.

     Pour beaucoup de savants, DIEu est le synonyme de "inexplicable". Pour eux, il n'y a pas d'inexplicable mais seulement de l'inexpliqué ! D'où, l'idée de DIEU fait un pas en arrière chaque fois que la science fait un pas en avant.

16:44 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2008

SUR LA QUESTION DES FLUIDES...ET DE L'ALTERITE!

 

SUR LA QUESTION DES « FLUIDES ».

     Dans l’ENSEIGNEMENT, il est dit : 

« Il existe autant de fluides que de pensées. Nous avons la faculté de les manier et d’en établir des lois par toute pensée suivant notre désir d’agir. Nous baignons dans les fluides comme le poisson dans l’eau. »

     Dans l’exemplaire n°7 de l’UNITIF, nous trouvons une contribution d’ une adepte, prénommée Léona et signant uniquement de ce prénom : 

« Si j’ai bien compris, le fluide est l’aliment de notre cerveau comme l’air est celui de nos poumons et comme lui, il nous est nécessaire dans l’incarnation ; mieux il y maintient la vie, plus il nous développe l’individualité personnelle.

   Voilà comment nous nous construisons. Si nous avons des pensées de refus ou de désapprobation, de mépris ou de haine, de maladies ou de meurtre, de crainte ou de doute, nous puisons dans les fluides qui correspondent à ces sentiments, nous les assimilons et en attirons d’autres, pires encore peut-être, notre être, moral et physique, en supporte les conséquences, il fait connaissance avec les vicissitudes de la vie : nous nous créons des inimitiés, nous faisons des maladies, il nous arrive des chagrins, des regrets, des désespoirs. Au contraire, celui qui a les sentiments nobles et élevés, qui a des pensées de charité et de générosité, de consentement et de concorde, s’entoure de fluides éthérés qui le purifient et lui portent au cœur le désir de mieux faire encore. Sa récompense en est dans les amitiés et les affections, l’estime et la confiance, c’est le commencement de la foi. »

     Deux remarques :

1.     le fait que cette contribution ait été publiée telle quelle dans l’UNITIF sans être accompagnée d’aucune remarque signifie que cette interprétation était bien celle des dirigeants du CULTE ANTOINISTE à ses débuts ;

2.     cette adepte fait état des relations et des positions que l’on peut avoir avec autrui et de leurs conséquences sur celui qui les émet. Sans le savoir ( et pour cause ! ), cette adepte préfigure un peu notre texte précédent sur la fameuse question de l’ « altérité ». Et si, sans tout ce jargon philosophique, elle avait, confusément, tout compris !

23/03/2008

LA VERITE ETERNELLE ET LES INSTRUMENTS MIS A NOTRE DISPOSITION.

 

LA VERITE EST ETERNELLE.

« Pourrait-il en être autrement ? Il est bien évident que non et nous n’en voulons pour preuve irréfutable que l’existence et l’éternité de DIEU lui-même ! La Vérité ne vient pas de DIEU, du REEL mais le REEL, est DIEU.

   Si la Vérité avait été créée à quelque moment que ce soit, avant cette création, il n’y aurait eu que le néant. Ce qui serait également la négation de l’existence de DIEU en ce temps-là. Et la chose est absolument impossible. Puisque DIEU est éternel, la Vérité l’est également, une et constante, invariable, toujours la même.

   S’il existait deux vérités, elles seraient douteuses et donneraient lieu à toutes sortes de controverses possibles. Leur relativité empêcherait toute certitude et nous ne pourrions jamais acquérir la foi qui nous est absolument indispensable pour atteindre le but que nous nous sommes fixés au départ de la création. La Vérité est tout comme DIEU, une et indivisible.

  Cette vérité nous est rapportée sous forme de Révélations, d’Enseignements, de Narrations, de Légendes provenant de DIEU et exposée par tous les prophètes qui se sont succédés depuis l’aube des temps et qui se succéderont encore et toujours jusqu’à la fin des temps et ce afin de nous venir en aide dans notre marche en avant.

   Pour nous mieux faire comprendre encore ce qu’est la Vérité, DIEU nous a dotés dans l’incarnation d’une intelligence et d’une conscience. De par notre libre arbitre, il nous est possible, au reçu de cet enseignement, de vérifier par nous-mêmes la valeur et la réalité de Sa Vérité.

   L’intelligence matérielle nous induit en erreur par intérêt. La conscience spirituelle nous démontre cette même erreur, ce qui nous permet de saisir la réalité de toutes choses en ne répétant plus les manquements commis. Cela nous amène à progresser vers le but que nous savons devoir atteindre un jour.

  Ceci démontre l’amour infini de DIEU, Son incomparable bonté, Sa Patience sans limite pour nous avoir permis de trouver par nous-mêmes, en pénétrant dans le connais-toi, ce que nous recherchons et ce, grâce aux deux instruments de progrès mis par Lui à notre disposition : l’intelligence et la conscience.

  Le libre arbitre, autre don de DIEU, nous donnera le mérite de nous être faits par nous-mêmes.

  Nous ne pouvons donc qu’exprimer toute notre gratitude à DIEU pour nous avoir fourni toutes ces possibilités de progrès et de retour en Son Sein, vers la Vérité éternelle.

  A nous d’agir de manière telle que ce progrès soit constant, sans faille et sans reculade.

 

17:36 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/03/2008

EVITER LA VUE DU MAL.

 

« Nous ne restons jamais un seul instant sans épreuves, le doute nous accable souvent parce que nous sommes trop sensibles aux imperfections des autres ; alors que nous devrions plutôt les secourir, nos faiblesse cherchent à découvrir les leurs et nous perdons ainsi le feu sacré de l’amour. Efforçons-nous de ne pas voir en nos frères ce que nous voudrions cacher en nous. » ( LA CHARITE BIEN COMPRISE )

19:10 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/03/2008

GOETHE: LA FOI

 

«La foi

se nourrit

de la contemplation

du côté ensoleillé des choses.»

 

Johann Wolfgang von GOETHE

18:45 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/03/2008

" ALTERITE", " VUE DU MAL" ET " CHARITE MORALE "

 

ALTERITE :

MOT AUX MULTIPLES SIGNIFICATIONS !

 

     Il y a ainsi, dans les articles sur la philosophie, la psychologie, la spiritualité, la religion des mots, des concepts « à la mode ». Il en est ainsi du terme « altérité ». Il devient difficile de lire un article où ce mot n’est pas, au minimum, cité.

     J’ai essayé d’en savoir plus à ce propos et de découvrir le concept qui, sous ce mot à la mode, se trouvait.

     Je dois bien avouer que je reste sur ma faim. J’ai trouvé tout et son contraire.

     Par exemple, je lis dans un article :

« …s’intéresser aux autres non pas comme une proie possible mais comme une altérité ».

     Ici, sans conteste, le mot « altérité » a une signification nettement positive mais dépend de la subjectivité de chacun : ou bien on considère autrui comme quelqu’un que l’on peut subordonner ou quelqu’un que l’on peut juger et condamner ( une « proie ») ou bien on considère autrui comme quelqu’un qui mérite reconnaissance, que l’on refuse de soumettre soit économiquement, soit physiquement soit moralement, en fait comme un égal ( une « altérité » ). L’altérité serait donc la caractéristique accordée à autrui mis sur le même pied que soi-même.

     Ailleurs, je trouve ceci :

« … l'allocentrisme ne saurait être associé à l'attitude d'altérité, en ce qu'il consiste plus à un entêtement plutôt que d'une démarche respectueuse d'autrui. »

     Donc, ici, comme c’est très bien souligné, l’altérité n’est pas une caractéristique accordée à autrui mais un comportement vis-à-vis d’autrui. L’altérité serait une démarche respectueuse. Nous restons quand même toujours dans le même ordre d’idée.

     Chez WIKIPEDIA, je découvre un texte qui donne au mot « altérité » encore un autre sens :

« La question de l'altérité, au coeur de toute vie sociale, pose les problèmes fondamentaux, certes de rapport à l'autre, qu'il soit étranger au sens strict (comme chez Montaigne, Diderot, Maupassant ou Césaire) ou plus généralement différent (c'est le problème également posé par Montaigne, puis par Molière), mais aussi de rapport à soi-même. La relation à l'autre, en effet, posant les problèmes fondamentaux de la différence et donc de la tolérance, effraie d'emblée ou dérange : dans la Grèce antique, l'étranger est qualifié de "barbare", associé d'emblée aux notions de sauvagerie, d'état primitif... A l'inverse, la différence peut également être conçue comme source d'enrichissement mutuel. »

     Ici, le mot « altérité » a un tout autre sens, tout à fait neutre : l’altérité, c’est la différence, l’espace, l’étrangeté qui existe par rapport à autrui. Cette altérité entraîne automatiquement un comportement soit négatif ( la peur, le dérangement, le rejet…) soit positif ( l’acceptation source d’enrichissement mutuel…).

     Ailleurs, dans une autre revue, je vois aussi que l’on parle d’altérité radicale ( l’animal étant l’altérité radicale pour l’homme ) ou d’altérité absolue ( le DIEU transcendant ).

     Dans un texte relatif à un colloque, je trouve ce commentaire:

« On le sait, la question de l'altérité est au coeur de la réflexion citoyenne. Dans ce cadre, l'enseignement de l'esprit de défense doit amener les élèves à s'interroger sur son objet : se défendre certes, mais se défendre contre quoi, et surtout, contre
qui ?
La tentation à laquelle il convient de ne pas céder, pourrait être, dans une logique du proche au lointain, d'assimiler différence et danger, méconnaissance et suspicion, altérité et inimitié, voire hostilité. Ce colloque devrait permettre d'actualiser ce qui fonde la nécessité d'une défense aujourd'hui ainsi que l'esprit qui doit l'accompagner. »

     On oppose donc ici « altérité » avec « inimitié » et avec « hostilité ». « Altérité » serait donc bien une attitude à avoir dans les relations avec autrui, mais un autrui différent. Ici, nous avons également un exemple de dérapage : la relation avec autrui différent est d’abord considérée sous l’angle de la défense ( c’est-à-dire du repli, de la méfiance )en prenant toutefois bien soin, est-il précisé, que cette « défense » ne se transforme pas en « inimitié » ou en « hostilité ». Cela risque de rester vœu pieux !

     Pourtant, je suis heureux de trouver cette remarque. Cela me rappelle le 5° principe :

 « Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n’est que pour apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu’en lui, il en sera le remède souverain. »

     Finalement, toute cette question d’ « altérité » est intimement liée à la notion antoiniste de « vue du mal ». Quiconque n’a pas compris cette notion de « vue du mal » est incapable de donner au concept d’ « altérité » son véritable sens.

     L'actualité a conféré au thème de l'altérité une importance souvent faite de sang et de haine, mais aussi de solidarité et d'affection. Promue par la mondialisation et aiguisée par le « réveil identitaire », les drames du développement ou de la pauvreté, l'idée d'altérité est fédératrice des passions de notre monde contemporain.

     Se reconnaître entre humains, sujets singuliers donc différents, permet de se parler.  Il semble néanmoins que la différence et la reconnaissance de l'altérité n'aille pas de soi.  Comment contribuer à cet apprentissage fondamental de l'altérité ?

     La différence et l'altérité sont inscrites dans le corps : l'étrangeté d'un sexe pour l'autre sexe signifie déjà que l'être humain n'est " pour lui-même " qu'en étant aussi " pour autrui ", dans une différence reconnue et jamais réduite.

     Les différences qui nous font réagir ( et, éventuellement adopter une attitude de méfiance, devenant rapidement défense puis hostilité ) sont, par exemple, la différence par le handicap, par la laideur, par la couleur de la peau, par l’origine ethnique, par la religion pratiquée ou par la façon de la pratiquer ou le refus d’en pratiquer une, par le comportement ou l’origine sociale ou l’appartenance politique, par l’éducation ou le niveau culturel…

     Mais nous trouvons-là, on le répète encore, toutes les conditions entraînant le « vue du mal ». rappelons-nous un passage du chapitre « LA CHARITE MORALE » : 

« Attendez-vous à ce qu’un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin , mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez-y plutôt l’instrument de votre progrès. »

     La question de l’ « altérité » est indissociable de la notion de « vue du mal » et de « charité morale ». Malgré la dureté d'une situation, rien n'est jamais fermé ni éteint, c'est simplement une des facettes de la vie. Il faut, avec courage, avoir la capacité d'accepter une rencontre, une situation, inattendue.

12/03/2008

TEMPLES ANTOINISTES " AVEC PHOTOS "

 

« La photo du Père figurant au Centre de la Tribune est en réalité une peinture et non une photo.. »

     Tel est le message qu’une lectrice du blog me communique. Il s’agirait d’une peinture faite d’après photo, ou sur base d’une photo. Dont acte…

15:57 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/03/2008

L'ATTITUDE " MAINS JOINTES " A LA MODE ANTOINISTE.

 

LES MAINS JOINTES A LA MODE ANTOINISTE.

   On me pose la question suivante : 

« Pourrais-je avoir la signification du fait de joindre les mains pour prier dans les temples Antoinistes ?

J’aurais quelquefois tendance à ouvrir les mains…

Je  pense qu’il y a une bonne raison à les unir, mais je voudrais leur répondre justement. »

          Ma réponse comprendra plusieurs points :

1.     Tout d’abord, malgré mes recherches, je ne suis pas parvenu à trouver un texte de l’ENSEIGNEMENT  mais bien dans L’UNITIF. J’en parlerais plus loin.

2.     Il m’est arrivé, dans certains temples, de voir des antoinistes âgés procéder ainsi à leur arrivée dans le temple : rester debout, parfois au milieu de l’allée centrale, mains ouvertes. C’est une attitude qui signifie que l’adepte se montre disponible pour recevoir les fluides du Père. Depuis des années ( +/- 15 ans ! ), je n’ai plus jamais observé cette attitude. Je n’ai vu cela que dans les Temples dits « avec photos ».

3.     On a pu aussi dire que c’était une dévotion excessive à l’égard du Père ANTOINE. Certains ont même parlé d’une « quasi-divinisation ». Cette attitude était découragée par les desservants.

4.     La prière « mains jointes, paumes serrées l’une contre l’autre » est utilisée dans beaucoup de religions, notamment chrétiennes. Pourquoi ce geste a-t-il une grande importance aux yeux de ces pratiquants ? Pourquoi ce geste a-t-il été repris par beaucoup de religions, notamment, on vient de le dire, par les pratiquants des religions chrétiennes?
Le symbole des deux mains jointes est celui de l’aspiration vers la transcendance, de la croyance en un DIEU transcendant. Il représente surtout l’aspiration vers une divinité située au-dessus du monde, DIEU à la fois gendarme et providence, omniscient, omnipotent. Ce geste est destiné aussi à se relier à des plans plus élevés pendant la prière, donc le retrait du monde durant la prière. C’est une attitude d’adoration, d’invocation et de supplication.

5.     Effectivement, quand on voit un pratiquant en dévotion, souvent agenouillé, mains jointes, cela inspire la nécessité de ne pas troubler, de ne pas déranger. S’agenouiller et prier « mains jointes » signifie qu’on se retire du monde pendant la durée de la prière !

6.     L’attitude des antoinistes est autre. Dans L’UNITIF ( N° III ) on trouve cette recommandation : « Seul le premier représentant du Père peut étendre la main sur les malades…les autres guérisseurs doivent se contenter de joindre les mains l’une sur l’autre pour demander au Père d’assister ses enfants. » Cette attitude « mains jointes, l’une sur l’autre, est donc l’attitude de prière des Antoinistes.

7.     Dans L’UNITIF, à l’un ou l’autre endroit on trouve aussi une explication : les mains sont jointes, la main gauche prenant la droite comme si on se faisait à soi-même le serment d’amitié et d’union.

8.     Dans le livre de Pierre DEBOUXHTAY consacré à l’ANTOINISME, on trouve aussi une description de l’attitude des fidèles pendant l’Opération Générale : « Pendant l’Opération, les fidèles restent debout, les mains jointes à la manière antoiniste ; en silence, ils ‘communient, oublieux de la matière, dans le fluide éthéré du Père’, attendant que la foi opère. » ( Les mots soulignés sont extraits de L’UNITIF par DEBOUXHTAY )

9.     Nous avons donc deux explications sur le sens des « mains jointes à la mode antoiniste, paume droite reposant sur la gauche » : le serment fait à soi-même d’amitié et d’union et la communion en silence dans le fluide éthéré du Père. Un desservant à qui je posais la question me disait aussi que c’était le symbole de la solidarité, principe de base de l’Antoinisme. C’est aussi un signe de méditation mais une méditation qui reste attentive à l’accueil, attitude plus bienveillante que la position «  mains jointes, paumes l’une contre l’autre ». DIEU apparaît comme une immanence ( ce qu’il y a de beau, bon et profond en l’homme ; ce qu’il y a de beau, bon et profond dans le monde extérieur ; ce qu’il y a de beau, bon et profond dans les relations aux autres ) et non comme une altérité radicale ( la transcendance absolue ).

 

  

 

  

15:45 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/03/2008

INTELLIGENCE. INTELLIGENCE ET CONSCIENCE: LEUR PLACE RESPECTIVE.

 

QUELQUES PASSAGES SUR LE RÔLE DE L’INTELLIGENCE »

 

         Dans le chapitre « L’ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN », on peut épingler deux ou trois passages relatifs au rôle de l’intelligence.

     Voici d’abord : 

« Certaines personnes disent que, s’il y a un DIEU, la science saura le découvrir ; on tient ce raisonnement, fort de l’opinion des savants qui se sont prononcés dans ce sens. Mais je viens de démontrer que si la science devait découvrir DIEu, elle ne résulterait plus de l’intelligence dont les investigations tendent à prouver le contraire, sa non-réalité ; il nous est impossible de trouver la vérité dans l’erreur. La science est inhérente à l’intelligence, elle en est inséparable ; elle n’a de raison d’être que pour pénétrer la matière, qu’il faut surmonter pour arriver à DIEU. »

     Ce premier passage nous explique les relations étroites entre la science et l’intelligence on nous y dit aussi que la recherches de DIEU ne peut se faire par la science.

     Un peu plus avant, nous tombons sur le passage suivant où le Père nous expose les relations entre les épreuves et l’intelligence. Il revient sur la différence entre l’homme et l’animal : 

« Au milieu des souffrances qui nous accablent et surtout dans les plus accentuées, n’oublions pas que c’est DIEU qui cherche à s’installer en nous et à démolir à cet effet tout ce que nous y avons construit en dehors de la réalité. Je l’ai encore dit, nous sommes plus malheureux que l’animal et d’autant plus que notre intelligence est développée. Ah ! si c’était vrai que cette faculté peut faire notre bonheur, nous pourrions nous en croire bien dépourvus, dans la situation douloureuse où notre esprit se débat. »

     Et, ce qui suit, en guise de conclusion. Le Père est ici bien clair : il n’est pas question de rejeter l’intelligence. Il la décrit même comme une faculté indispensable. Mais elle doit être maîtrisée : 

« Voilà, mes enfants, ce que je puis vous révéler touchant l’intelligence ; cette faculté qui paraît si précieuse pour  se diriger dans  la vie, je l’enseigne avec regret, est la cause de grands ravages dans l’humanité, parce qu’elle refuse d’abdiquer en faveur de la conscience. »

     Nous y voilà toujours revenu, comme à de multiples reprises dans l’ENSEIGNEMENT, l’opposition entre l’intelligence et la conscience. Opposition signifierait dualité. Quand on parle d’intelligence et de conscience, on devrait utiliser l’expression utilisée dans le 6° principe. Là, le Père ANTOINE dit qu’il s’agit de « deux termes de comparaison ». En fait, l’intelligence et la conscience sont deux facultés qui se situent dans deux registres différents : l’intelligence dans le registre matériel et la conscience dans le registre spirituel. Dans le chapitre « REINCARNATION », le Père utilise même l’expression « deux mondes » ( « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel… » ).

     Selon le Père, l’une ne va pas sans l’autre. Il faut seulement les placer à leur place respective et bien comprendre leur rôle réciproque. Voici, à ce propos, un autre extrait : 

« C’est la preuve que l’intelligence est la base des termes de comparaison ; elle envisage tout matériellement, contrairement à la conscience qui n’agit que moralement.

    Plus notre intelligence se développe dans la vue du mal, plus notre conscience devient sensible à la vue du bien, passant pour le faire mais pour le voir en autrui ; il faut qu’il en soit ainsi pour nous faire reconnaître tantôt, par l’épreuve, qu’il est toujours en nous. C’est la comparaison du bien avec le mal, car il n’y a que l’intelligence qui soit à même de les discerner ; c’est elle qui rée le point de démarcation entre eux, indiquant ainsi  la conscience jusqu’où elle peut aller pour nous diriger et nous rectifier. »

     Plus loin, dans le chapitre « INTELLIGENCE », le Père parle encore du rôle de l’intelligence et lui assigne bien sa place dans la vie, place certes utile mais bien démarquée : 

« Nous disons que l’individualité intelligente est seulement apparente et par elle cependant l’homme fait de si grandes découvertes, par exemple celle du système planétaire. Nous faut-il croire que le soleil, les astres et tant d’autres merveilles ne soient qu’illusion ? Nullement, ce n’est pas ainsi que nous devons les envisager Les soi-disant découvertes sont des révélations que l’intelligence traduit en les analysant matériellement. Remarquez que le plus souvent une révélation touche une personne insuffisamment instruite et peu développée en intelligence, qu’elle fait ensuite l’objet d’investigations d’autres plus instruites et d’autant plus sensibles à la matière, qui savent mieux se rendre compte de l’effet. Je le répète quelque grande que soit l’intelligence, elle ne peut jamais atteindre à la cause, l’essence des choses lui échappe forcément et quand elle analyse une révélation, elle ne fait que la dénaturer. L’intelligence n’a aucune base ; elle ne peut que traduire à sa façon, développer matériellement ce qui est naturel ; l’apparence seule la convainc. »

17:34 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |