04/04/2008

DEMARCHE SCIENTIFIQUE ET FOI.

 

LA DEMARCHE SCIENTIFIQUE ET LA FOI.

     La foi est de l’ordre de la relation. Elle est la confiance que celui qui la détient met en DIEU et en ses révélations. De son côté, le chercheur scientifique met dans sa démarche scientifique de nombreux actes semblables à des actes de foi : il croit aux informations diffusées dans les revues scientifiques, il accorde sa confiance à ses assistants ou collaborateurs, il accorde confiance aux renseignements fournis par ses appareils ou aux calculs de ses ordinateurs.

     Voici ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « L’INTELLIGENCE ET LA FOI » : 

« Il y a deux espèces de savants : les uns, d’une opinion libérale ; les autres imbus de leurs idées, font preuve de plus de parti pris que de raison. Les premiers respectent le croyant ; les seconds le désapprouvent, considérant sa croyance comme une stupidité, ils s’estiment même heureux de ne pas avoir cette foi, tant ils se croient supérieurs à ceux qui la possèdent ; ils ont parfois la prétention d’être plus savants que leurs confrères et cependant ils font erreur. »

     Voilà pour ce qui est des scientifiques. Dans le chapitre « LA SCIENCE ET LA FOI », le Père ANTOINE établit la distinction qu’il faut faire entre les connaissances ( produit de la science ) et le savoir ( produit de la foi ) : 

« Il faut distinguer les connaissances qui sont dues à l’étude et à l’analyse de la matière, du savoir qui provient du contact de la vie, d’une activité bienveillante au sein de l’humanité ; on peut même observer à ce propos que l’intelligence est d’un grand danger, car elle s’appuie uniquement sur la matière dont les fondements sont moins solides qu’on ne s’imagine. »

     Toujours à propos du « savoir », voici un petit extrait du chapitre « L’INTELLIGENCE ET LA FOI » : 

« Le savoir ne peut s’acquérir que par la foi ; nous ne subissons le contact de la matière que par le doute. Plus demandons-nous de preuves scientifiques, plus étouffons-nous cette foi en nous. »

     A un autre endroit de ce chapitre, il explique, de façon magistrale, le pouvoir de la foi : 

« Il n’est pas facile de se guider, sans espoir de jours meilleurs. La foi seule, qui est toute puissante, peut nous empêcher de tomber dans l’abîme, parce qu’elle donne un but à notre amélioration. Nous ne devons pas y voir néanmoins un privilège pour le croyant, DIEU n’est point partial ; Il ne veut pas que ses enfants puissent se trouver plus malheureux en croyant qu’ils on un père, que de penser qu’ils n’en ont pas ; Il leur retire la croyance parce qu’elle augmenterait leur responsabilité. Il leur rend ainsi un grand service, puisqu’ils préfèrent chercher le bonheur dans la matière plutôt que dans la foi. Cependant ils pourront un jour la retrouver, peut-être après un temps considérable et des recherches bien douloureuses ; ils comprendront alors que la matière ne fait qu’égarer celui qui croit devoir passer par elle pour trouver des lois qui n’existent qu’ailleurs. »

     Le scientifique reste avant tout un homme responsable. En cette qualité, il ne peut pas ne pas se heurter, au cours de ses recherches, au problème de la finalité de la personne humaine. Cela peut être l’élément qui va déclencher un cheminement vers la foi.

     La science, contrairement à ce que pensent certains chercheurs, n’est pas neutre. Le scientifique est vite confronté, par les applications pratiques de ses découvertes, aux problèmes de la finalité de la personne humaine, aux problèmes des relations humaines, aux problèmes des effets bénéfiques ou maléfiques immédiats. Ce n’est pas neuf : déjà ARCHIMEDE a connu ce problème ( les fameux miroirs paraboliques ).

17:12 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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