01/05/2008

CROYANCE AU DETERMINISME PUR ET LE LIBRE ARBITRE.

 

FAUT-IL CROIRE AU DETERMINISME PUR ?

 CETTE CROYANCE EST OPPOSEE A CELLE DU LIBRE ARBITRE

     Croire au destin, au déterminisme, c’est croire que la vie des hommes, les parcours individuels, la petite et la grande histoire du monde se déroulent inexorablement selon une programmation impitoyable écrite par un DIEU tout-puissant, complètement extérieur – et plutôt même supérieur – au monde.

     La nature, les règnes végétal et animal suivent invariablement le même processus :dans les mêmes conditions, les phénomènes se produisent toujours de la même façon. Une pomme tombe toujours au sol, l’eau bout toujours à 100 degrés.

     Examinons un instant le règne végétal. Il se reproduit sans falsification aucune. Depuis des millénaires, chaque espèce est unique : un brin d’herbe reste toujours un brin d’herbe, un arbre reste toujours un arbre. Un pommier ne produit jamais que des pommes, saison après saison, pendant toute la durée de sa vie. Il ne se met jamais à produire des poires ou des cerises !

     Sauf si l’être humain, par esprit de recherche ou de lucre n’arrête le processus et le transforme en une chimère créant ainsi une nouvelle espèce. Cette nouvelle espèce n’apporte rien à l’humanité que des formes supplémentaires pour assouvir des désirs matériels nouveaux, créés pour la cause,  et de plus en plus poussés.

     Il existe aussi des déterminismes dans le monde animal : ce sont les comportements qui leur sont prescrits par leurs instincts et qui ne se modifient pas au cours des âges : les hirondelles construisent toujours leurs nids de la même manière. Les animaux ne connaissent pas l’HISTOIRE. Les animaux ne connaissent pas le LIBRE ARBITRE. Quand un chat dédaigne une souris, ce n’est pas parce qu’il a décidé de l’épargner par grandeur d’âme, c’est tout simplement parce qu’il n’a pas faim !

     Les hommes, eux connaissent l’HISTOIRE, ils ont le LIBRE ARBITRE. Certes, notre vie corporelle est maintenue, protégée par les réflexes automatiques de notre organisme : la respiration, les battements du cœur, les réflexes du toucher…Mais le déroulement global de notre vie ne nous est pas dictée de façon impérieuse.

     Survivre relève de la condition animale. Vivre est la spécificité de l’homme. En se dégageant de l’animalité, il a acquis la capacité de créer sa propre destinée et de recréer sans cesse le monde.

     Certes, il est dit dans l’ENSEIGNEMENT :

« Toute existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu ».

     Certes, mais cela ne signifie nullement que l’histoire est écrite d’avance, qu’il y a une route unique à suivre, sans possibilité de s’écarter. Suite à l’accouplement de deux êtres de sexe opposés, le futur nouveau-né a la possibilité de rentrer dans l’incarnation et la période de formation prend son cours. Le nouveau-né prend contact avec la vie matérielle. Dès ce moment, il ressent des besoins vitaux. L’enfant reçoit de ses parents tout le nécessaire pour assurer sa progression normale jusqu’au moment où il peut, enfin, décider seul de la façon de poursuivre son passage dans l’incarnation. Il se trouve à une place dans l’échelle du progrès, à lui de décider comment il va en bénéficier : progresser ou non et de quelle façon. C’est là qu’il fait jouer le LIBRE ARBITRE, qu’il réalise son HISTOIRE, qu’il s’inscrit dans l’HISTOIRE.

     Comme le dit le Père dans le chapitre « LE LIBRE ARBITRE » :

« Il est dans le naturel de l’homme de jouir du libre arbitre ; c’est pourquoi il ne le trouve que dans l’opposé de la réalité ; si ce contraire n’existait pas, il se verrait obligé de ne suivre qu’un seul chemin. Nous devons donc conclure qu’il n’y a que notre imperfection qui nous rend libres. »

     Et, plus loin, dans le même chapitre :

« Tel est le contrôle du libre arbitre, déduisant le mal du bien, l’erreur de la vérité. C’est ainsi que nous concevons les termes de comparaison et que nous entreprenons tous le chemin du progrès. Nous sommes tous des ADAM, nous avons tous subi cet examen. Je l’ai déjà révélé : si DIEU avait établi des lois pour aller à LUI, elles seraient obligatoires, nous ne pourrions nous en dispenser ; nous serions redevables à DIEU de notre bonheur puisque à LUI seul en reviendrait le mérite. »

     Ceux qui adhèrent au déterminisme pur sont convaincus que les évènements se produisent et se déroulent selon une nécessité inéluctable, programmée d’avance par une puissance supérieure mystérieuse, inflexible, sourde et aveugle aux plaintes des hommes. Ils nient ainsi le LIBRE ARBITRE et la responsabilité des hommes. C’est du fatalisme. Aucun progrès n’est possible selon cette croyance puisque le progrès lui-même dépendrait du bon ou du mauvais gré de cette puissance supérieure !

     L’ENSEIGNEMENT nous apprend au contraire que «  nous devons démolir aujourd’hui pour reconstruire demain avec des matériaux plus rationnels », c’est-à-dire que si nous voulons que notre bonheur soit basé sur la morale et non sur la matière, nous sommes dans l’obligation formelle de faire table rase de tout ce qui a meublé notre vie jusqu’à présent, abolir toutes nos conceptions fausses et les remplacer par d’autres nous permettant de repartir à zéro afin d’arriver à construire un bonheur réel et incomparable grâce à des matériaux plus rationnels, de nouvelles pensées différentes des précédentes, des fluides plus éthérés combattant les fluides plus opaques utilisés auparavant.

     Parlant toujours du LIBRE ARBITRE et, conjointement et aussi opportunément de la différence entre l’humanité et l’animalité, le Père dit dans le chapitre « L’INTELLIGENCE HUMAINE COMPAREE A L’INSTINCT ANIMAL » :

« Mais à un moment donné, un embranchement nous apparaît et nous voilà autant  indécis que nous étions certains auparavant. Nous sommes embarrassés, mon compagnon veut prendre un chemin et moi l’autre ; tantôt des deux nous ne faisions qu’un et maintenant nous doutons, nous nous contrarions et nous nous divisons. J’élève une pensée vers DIEU, en murmurant je LUI dis : ‘’ Mon DIEU, TU nous a abandonnés, TU nous a trompés. ‘’ Mais une voix se fait entendre en moi : ‘’ Je ne suis pas où vous croyez, voilà pourquoi vous avez douté. Que cherchez-vous ? – Le LIBRE ARBITRE – Eh bien ! ne dites plus alors que je vous ai trompés, n’avez-vous pas trouvé ce que vous cherchiez ? ‘’ En effet, l’erreur venait de faire son apparition, c’est elle qui nous le donne, car si nous n’avions qu’un chemin à suivre, celui de la vérité, nous serions toujours certains d’y arriver puisqu’il nous serait impossible de nous en dispenser. Le deuxième nous donne la faculté de choisir. Disons alors que l’erreur est aussi utile. »

19:39 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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