16/10/2008

SOMMES-NOUS PORTEURS DE TOUS LES PECHES DU MONDE ?

SOMMES-NOUS PORTEURS DE TOUS LES PECHES DU MONDE ?

Revoici, en fait, l'éternelle question du péché originel, de la marque infamante appliquée à chaque être humain lors de la naissance.

Faut-il admettre que tous les péchés du monde sont en chacun de nous ? Non, loin de là ! Nous sommes simplement imparfaits, sans plus: cessons de nous accabler sans raison.

Mais, on l'a déjà dit, changer d'un coup et devenir tout de suite parfait est quasi impossible.

Supposons que nous ayons une tonne de pierres à transporter d'un endroit à un autre et que nous ne disposions que nos deux mains pour le faire, si nous voulons tout prendre en une seule fois, ce sera impossible. Il nous faudra faire le transport petit à petit. Alors seulement nous y arriverons.

Il nous faudra un certain temps en fonction de notre constance au travail. Il en va de même pour notre changement moral: la réalisation de notre être réel dit se faire étape par étape selon nos possibilités actuelles.

Pour le progrès moral, une étape est un supplément de "savoir" qu'il nous faut  mettre de suite en pratique. N'essayons pas de parcourir plusieurs étapes d'un seul coup. N'attendons pas non plus d'en avoir trop en retard.

Il est loin d'être aisé de mettre notre "savoir" en pratique. Le comprendre, l'admettre et le vouloir est une chose mais le réaliser en est une autre, beaucoup plus compliquée: il y a tellement à démolir en nous pour pouvoir reconstruire dans le bon sens.

Nous sommes encore trop imparfaits de par notre nature ancrée depuis si longtemps dans la matière. Cet ancrage est d'autant plus persistant par l'importance que depuis toujours nous lui avons attribuée.

Là réside le problème humain et non dans une marque indélébile qui nous rend porteurs, virtuels, de tous les péchés du monde.

Le Père ANTOINE, dans le chapitre " LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR " fait un sort à cette idée de péché originel:

" Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation..."

Et,aussi, plus loin:

" Rendons-lui hommage ( à ADAM ), ne parlons plus de sa défaillance, bénissons-le plutôt de notre délivrance. "


17:49 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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