04/01/2009

NOS RELATIONS AMBIGÛES AVEC LES ANIMAUX.

LES HOMMES ET LES ANIMAUX.

J'ai parfois été frappé, voire même choqué, par certains passages de l'ENSEIGNEMENT, dans lesquels, le Père ANTOINE aborde la question des relations avec les animaux.

Par exemple, dans le chapitre « UNITE INDIVIDUELLE DE L'ENSEMBLE »: 

« Une preuve de ce que j'ai dit tantôt que les anciennes croyances avaient fait de l'animal leur DIEU, c'est que nous sommes animaux nous-mêmes. ... »

Et, plus loin:

« L'animal n'est que l'excrément de notre imperfection; ... »

Et, dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL »:

« De nos jours, c'est encore l'amour du serpent qui nous anime et nous maintient dans la bestialité, cet instinct nous domine toujours, mais libre à nous de le surmonter. Nous sommes devenus plus malheureux que l'animal vivant dans la pleine satisfaction de ses appétits, ne dépassant pas le nécessaire tandis que nous le faisons fréquemment. »

Aussi, dans le chapitre « L'INTELLIGENCE HUMAINE COMPAREE A L'INSTINCT ANIMAL »:

« N'est-il pas étrange que tout en admirant l'instinct de l'animal, il fasse abstraction du sien qui en est l'opposé, car l'humain le relie à la Divinité tandis que l'autre le fait à la matière. L'homme a trouvé l'instinct de l'animal sublime, parce que, s'étant abîmé par son intelligence, il n'a pu remédier à ses maux que par son intermédiaire. Nous dirons que la découverte de toutes les plantes et denrées que nous employons pour guérir le corps, n'est due qu'à l'instinct de l'animal. »

Je ressens un étrange sentiment quand le Père ANTOINE évoque les relations entre l'homme et l'animal. Il faut admettre que l'homme fait, au moins par ses facultés physiques, partie du monde animal mai, en même temps, il faut bien se distinguer du monde animal. On va même jusqu'à souhaiter un détachement vis-à-vis des animaux.

Je ne parvenais pas à bien comprendre jusqu'au moment où je suis tombé, en lisant une revue sur l' interview d'un cinéaste ( ALEJANDRO GONZALEZ ) qui a justement réalisé un film sur ce sujet ( en ignorant bien sûr tout de le Antoinisme ). Je reproduis, ci-après, cette interview:

« Les rapports que nous entretenons avec les animaux sont d'une profondeur et d'une perversité inouïes. Regardez ces gens qui dépensent des fortunes pour sauver les baleines alors qu'ils ne dépensent pas un centime pour la lutte contre le SIDA ! Quant aux chiens, ce sont nos esclaves, tout simplement. Leur regard nous transforme en créatures parfaites, ce que nous ne sommes pas, loin de là. »

18:31 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ce que je trouve le plus difficile à cerner dans ces passages de l’Enseignement, c’est le mot instinct.

Dans les Traditions visant à une évolution spirituelle que j’ai abordé, il est suggéré à l’homme de dominer ses instincts plutôt que d’y vivre enchaîné.

Ainsi, l’instinct de survie est primordial. Cependant, quand il est poussé à son paradoxe il peut se décliner en d’autant de freins à notre évolution spirituelle. Prenons, par exemple :

- la peur de mourir (regarder avant de traverser une route ou rester enfermé chez soi sans bouger de peur de l’accident),
- la gourmandise (manger pour vivre ou se goinfrer),
- la violence (défendre son territoire ou tuer son prochain).

Autre instinct, l’instinct de reproduction est aussi important, mais la luxure est un vice.

Quand nos instincts ne sont pas gardés sous contrôle, nous sommes un homme (avec un « h » minuscule) animal comme l’affirme le Père Antoine. Nous nous limitons à défendre notre territoire dans le but de la survie et la reproduction de notre race. Pour reprendre le jargon du Père Antoine, nous nous enfermons dans des fluides lourds alors que l’Enseignement nous demande d’aller vers des fluides de plus en plus éthérés. C’est l’intelligence qui nous maintient dans notre bestialité.

Cependant, il y a aussi quelque chose de plus noble en l’Homme (avec un « H » majuscule) et pour atteindre cette « chose » en nous, ce Dieu intérieur, cette Conscience, (…) nous devons d’abord dominer nos instincts. Pour ce faire, les Traditions, tout comme le Père Antoine, nous suggère le « Connais-toi ». C’est en nommant toutes les énergies qui nous hantent et qui s’expriment de manière disproportionnées au travers de nos instincts que nous deviendront un Homme Spirituel maitre de lui.

J’ai lu chez Jean Haab une belle image : « Nous sommes un flacon d’eau claire au fond duquel stagne de la boue ». Selon cet auteur, le « connais-toi », c’est agiter le flacon afin que l’eau claire se transforme en eau sale. Cependant, face à cette eau plus très claire, nous savons enfin qui nous sommes. Nous savons les saloperies qui grouillent encore dans notre inconscient. Nous savons les choses qui nous restent encore à épurer soit par des actes peu recommendables, soit par l’étude et la pratique d’un mode de vie comme l’Antoinisme. Finalement, si nous privilégions la deuxième solution, nous pouvons anticiper les actes en commençant le travail de nettoyage interne. Nous pouvons travailler pour que l’homme animal puisse commencer son ascension pour (re)devenir un Homme Réalisé.

Je pense que c’est dans cet ordre d’idée que se situe le Père Antoine quand il parle de l’animal qui est en nous, de notre bestialité.

Par contre, quand est-il de l’instinct ?

Selon mon interprétation, il me semble ici aussi qu’il y a accord sur la pensée, mais pas sur les mots. Le Père Antoine a son jargon et les autres Traditions le leur.

D’un côté, il nous est suggéré de dominer nos intincts pour commencer le travail de « spiritualisation ». De l’autre, le Père nous dit que nous avons perdu nos instincts à cause de la place que nous accordons à l’intelligence.

Toute démarche spirituelle qui commence par le « Connais-toi » et le « Nettoyage » (remplacer des cellules matérielles par des cellules spirituelles pour paraphraser le Père). Et ce « nettoyage » aboutit à des « Pouvoirs ». Ces pouvoirs sont liés, selon moi, au côté gauche du cerveau « inutilisé » (selon les scientifiques) et qui touchent au ressenti, l’intuition. Bref, la Conscience pour reprendre un terme du Père Antoine.

Soit dit en passant, je considère l’Intelligence (selon l’expression du Père) comme le côté droit du cerveau. Et l’Intelligence sans la Conscience, c’est le cerveau droit qui fonctionne tout seul. L’Intelligence au service de la Conscience, c’est le cerveau gauche qui gère le cerveau droit. Par notre démarche spirituelle, nous retrouvons donc petit à petit l’Unité en nous avec l’Intelligence au service de la Conscience. Les deux côtés du cerveau ne forment plus qu’Un.

Ce ne sont que des mots, je vous l’accorde, il ne reste plus qu’à les mettre en route. C’est une autre histoire ;o)

Revenons-en à nos moutons. La matière n’existe pas selon le Père Antoine. Selon certaines Traditions, la matière est illusion. Selon la Physique Quantique, la matière est un état de l’énergie, de la « lumière » (de l’Esprit ?). L’énergie est vibratoire. En simplifiant (car ça me dépasse), la matière vibre peu et la lumière vibre fort, mais elles sont deux états différents d’une et seule chose. Avec les mots du Père, un fluide lourd vibre peu et nous maintient dans cet état matériel, un fluide éthéré vibre fort et nous tire vers le « haut » (le centre ?) ….

Bref, par notre travail spirituel, nous revenons à notre vibration première, à notre Dieu intérieur, à la voix de la Conscience. Bref, nous augmentons notre « taux vibratoire » qui avait tendance à se figer sous l’effet de (l’illusion de) la matière. Nous nous spiritualisons donc et par cette spiritualisation, nous développons des pouvoirs liés au cerveau gauche. Toujours des mots, je sais ;o)

Certaines Traditions disent que l’Homme récupère ainsi des Facultés qu’il aurait possédé avant de s’incarner.

Par conséquent, sous un vocabulaire différent, le Père Antoine comme les Traditions, nous dessinent une réintégration à notre Source commune (l’unité individuelle de l’ensemble). C’est du moins ma compréhension.

Maintenant, pour en revenir, au sujet qui nous occupe, le Père suggère aussi un détachement vis-à-vis des animaux et je ne suis pas sûr qu’il ne parle pas au premier degré … aussi. Bref, je ne pense pas que dans ce passage, le Père se limite uniquement à notre côté animal lié à notre intelligence.

C’est pourquoi, je pense qu’il ne faut pas se limiter aux mots de l’Enseigment. Même si chaque mot est un fluide, je pense qu’il est important de faire vivre l’Enseignement au travers de notre époque. Un Enseignement, une Tradition qui ne vit pas se transforme un Dogme. Et le Dogme est à l’Enseignement, ce que la matière est à l’Esprit, un vieux fluide lourd qui vibre de moins en moins.

Et le travail que vous faites sur votre Blog va dans ce sens et je vous en remercie vivement.

Écrit par : malag22 | 05/01/2009

évolution Si l'animal est un excrément de l'homme, la théorie de l'évolution est mise à mal !
La vie est apparue sur terre sous la forme d'animaux "primitifs" qui ont évolué et, à un certain moment une "branche de l'arbre" de l'évolution est née : l'homme, cousin du singe et non descendant du singe comme on l'a cru longtemps.

Écrit par : Jacques Cécius | 02/04/2009

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