31/01/2009

L'ALCOOLISME.

La Secrétaire du Culte Antoiniste me communique le texte suivant dans lequel le Père ANTOINE traite de l'alcoolisme:
          « 
Monsieur Antoine, en lisant une brochure sur l'alcoolisme, dont ci-joint un feuillet, il m'est venu la pensée de vous demander de vouloir bien m'éclairer, par la voix de l'Unitif, au sujet de l'alcool dont l'usage, même modéré, trouble l'intelligence, affaiblit la mémoire, agit sur le cerveau, le coeur et la morale. »

Cet effet qui supprime le moi conscient, au point de vue de la matière, a cependant une cause ; pouvons- nous attribuer cette cause au mal vu qu'il n'existe pas ? Voudriez-vous bien, Maître, nous donner une petite explication à ce sujet ? H.B. »

 

          Le Père ANTOINE répondit:

         « Il se présente journellement de ces questions qui peuvent différer à l'effet, mais si nous remontons à la cause, elles seront toutes comprises dans le même sens parce qu'elles se relient. C'est ainsi que ma réponse à l'une sert à faire apprécier le développement d'une autre, ce qui m'oblige à répéter souvent le même raisonnement. Nous avons dit dans le bulletin précédent que nos vices, voire même nos grands défauts, ne sont que la conséquence de ce que nous absorbons, que tout effet a une cause puisque tout repose sur des lois ; nous ne pourrions rien imaginer qui n'ait sa raison d'être et qui ne soit un bien causé par l'un ou l'autre fluide. C'est par ceux-ci que nous nous dirigeons dans l'évolution, nous nous les approprions suivant le degré de notre développement puisque c'est en eux que nous puisons toutes nos pensées. Nous devons croire que notre atmosphère, à laquelle nous recourons pour les obtenir, est bien étendue à notre insu.

En effet, pendant des milliers d'existences, au cours de notre incarnation, nous nous sommes accumulés par tout ce que nous avons absorbé, de nombreux fluides correspondant à notre imperfection et nous nous sommes développés par eux des vices et des caprices de tous genres. Mais aussi nous pourrions faire erreur en les appréciant car, je l'ai révélé, nous prenons souvent des qualités peut-être même des vertus pour des défauts et réciproquement ceux-ci pour des qualités, par notre intelligence qui nous fait apprécier tout contrairement parce qu'elle ne sait supporter la réalité. Nous ne pourrions par les sens interpréter en réalité rien que ce soit des actes de nos semblables, c'est là que nous nous trompons. Ne confondons pas tout ce que nous croyons être des défauts avec l'imperfection, il y a là une bien grande différence ; personne sans se connaître ne pourrait apprécier l'imperfection. C'est d'être égarés par elle que nous voudrions voir à nos semblables d'autres manières. Combien de parents souffrent au contact de leurs enfants qu'ils trouvent insupportables, il leur semble avoir de grands défauts tandis que ce sont peut-être des qualités et comme ni les uns ni les autres ne sont avancés moralement, ils aboutissent ainsi à de grandes contrariétés. Il est vrai que pour nous montrer aimables et honnêtes aux yeux du monde qui interprète tout contrairement par la vue du mal, nous devons sortir de notre naturel et pour nous satisfaire notre semblable doit agir de la même façon, faire l'opposé de la réalité. Voilà l'imperfection, l'erreur qui se rencontre le plus souvent chez les personnes les plus développées, elles peuvent être froissées à tout instant par cette vue, au contact de leurs semblables. Notre intelligence qui nous suscite la vue du mal, nous suggère par crainte de la critique, tout ce qu'il nous faut pour paraître ce que nous ne sommes pas, voilà, je le répète, l'imperfection ! Mais celui qui marche avec la pulsation de sa nature, sans se retourner sur celui pour pourrait le soupçonner, celui-là éprouve un vrai plaisir, qu'ignore l'autre qui est autant prudent qu'il ne l'est pas parce que lui ne doute de personne et n'en redoute rien qui puisse lui occasionner la moindre peine. C'est cette franchise qui fait rougir bien des parents, ils voient dans leurs enfants de grands défauts et croient que leur manière d'agir peut les faire déconsidérer, leur faire perdre leur honneur. Ah! qui tient à se montrer dans celui-ci ne peut être un instant heureux, il écoute à toutes les portes tant il a le désir de savoir si l'on ne dit pas du mal de lui, il vit dans une perpétuelle inquiétude qui lui suggère toutes pensées correspondant aux personnes qui sembleraient ne pas lui faire bon accueil : voilà la véritable imperfection qui nous montre tout contrairement par la vue du mal. C'est par elle que nous arrivent toutes nos épreuves, nous ne pourrions ressentir la moindre souffrance qu'elle n'en soit la cause. L'épreuve cependant nous est un grand remède et nous n'en souffrons que parce que nous la dénaturons.

J'aborde l'alcoolisme : on se plait à démontrer tout ce qu'il peut occasionner à celui qui s'y adonne ; combien aussi celui-ci n'est-il pas la cause de grandes souffrances pour autrui, tout en se nuisant à lui-même. N'est-ce pas de nous en tenir encore aux effets que notre vue du mal fait son apparition envers ces personnes ? Si nous connaissions la cause, nous pourrions les apprécier tout autrement. Si nous nous sommes développés des défauts en absorbant certains aliments, comme il a été démontré précédemment, si nous nous sommes abîmés, nous pouvons, en en absorbant d'autres découlant d'un autre fluide anéantir ceux qui nous causent des sensations parfois bien douloureuses, tant moralement que physiquement et qui nous font agir contrairement à la raison ; car c'est de tous ces fluides formant l'atmosphère qui nous entoure que nous recevons toutes nos impressions. Voilà pour quelle raison des personnes sont affectées de tics et d'autres infirmités de tous genres. Mais n'oublions pas qu'il y a des habitudes et des goûts qui nous paraissent des défauts et qu'en voulant les déraciner nous pouvons encore aggraver notre imperfection, puisque nous interprétons les choses contrairement. Pour surmonter un défaut, il faut lutter avec persévérance, peut-être toute une exisence et cependant il ne paraît pas vilain aux yeux du monde que d'autres qui ne sont rien en comparaison. Si nous comprenions le but de la vie, nous saurions que nous ne souffrons jamais à cause d'autrui mais qu'il peut être parfois l'instrument de notre progrès, la providence place dans nos famille tel ou tel genre d'instrument pour nous faire évoluer ou pour nous améliorer"

 

 

 

18:05 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Ardu mais important Cette réponse m'a en tout cas permis de comprendre un peu mieux ce qu'est la cause et l'effet, et pourquoi il faut toujours chercher la cause.
Merci soeur et frère pour ce texte.

Écrit par : Guillaume | 02/02/2009

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