03/02/2009

LA TOUSSAINT - LA VISITE DES TOMBES.

LA TOUSSAINT - LA VISITE DES TOMBES.

au sujet de la Toussaint - visite sur les tombes, le Père avait révélé ceci :
"....
Je pense que la Toussaint doit être le jour où les hommes prient le plus. Dans beaucoup de pays, ils ont coutume de se rendre sur les tombes, et ceux même qui pendant toute l'année n'ont pas eu une pensée pour les leurs, réparent leur oubli ce jour là.
Devons-nous voir un mal dans cette coutume et avons nous le droit de la critiquer ? non.
L'exemple ici encore doit intervenir. Si nous sommes sincères et si nous travaillons pour nos semblables, notre bon fluide sera le parfum qui attire. Ils s'aprocheront de nous et ils nous verront agir. Nous leur serons agréables par notre amour. Plus heureux chez nous que partout ailleurs, ils se dépouilleront peu à peu de leurs habitudes et ils viendront avec plaisir dans nos rangs. Prenons patience, ce moment arrivera.
Nous allons au cimetière prier pour un enfant, un père ou une mère, un époux ou une épouse, parce que le jour l'ordonne ; mais que pouvons-nous donner à nos parents défunts, puisque le fluide seul réconforte et que ce fluide est le fruit de notre travail d'amour et de charité ? Les phrases que nous balbutions, suffisent-elles pour atteindre à un fluide à même de les satisfaire ? Nullement, et le pire, c 'est que notre manque de foi nous égare à un tel point que nous allons pleurer sur les tombes. Ce n'est pas là de l'encouragement et du réconfort pour les défunts. Ne les ramène-t-on pas ainsi à la matière, à ce fardeau qui les a tant fait souffrir, ce corps qui fut l'instrument heureux de leurs épreuves et de leurs expiations et dont ils s'estiment heureux d'être débarassés ? Puisque la prière est dans les actes, offrons-leur le fruit de nos oeuvres, de notre patience et de notre résignation. Sortis victorieux de nos tribulations, nous aurions acquis le fluide voulu et nous pourrions consoler nos parents en leur disant : "Nous venons vous apporter le résultat de nos efforts, le bon fluide que nous avons récolté pour vous ; c'est le fruit de nos actes dont notre amour veut vous réjouir".
Lorsqu'on se rend sur les tombes, faisant appel à de pauvres malheureux qui se hâtent de venir, dans l'espérance d'être réconfortés à notre contact, et qu'on n'a rien à leur donner faute de travail moral, on les décourage profondément. Ces malheureux savent la cause de leurs souffrances ; ils sont rentrés dans l'au-delà avec le lourd bagage de leurs actes mal accomplis. Ayant reconnu leur erreur, quelle ne serait pas leur joie de voir travailler leurs enfants, leur père, leur mère, leur mari, leur femme autrement qu'ils ne l'ont fait. N'est-ce point par le bien, par les actes de la véritable prière que nous devons les attirer à nous ?
Existe-t-il encore des jours commémoratifs pour celui qui a la foi ? Ne sait-il pas que ses défunts sont tous les jours à ses côtés, que le fruit du travail qu'il a la pensée d'accomplir, est à partager ? En tout temps les âmes nous entourent et nous ne pouvons les rassasier que par les actes de la vraie charité qui sont la vraie prière".

 

Sylvia taxquet Secrétaire du Culte Antoiniste de Jemeppe S/meuse


19:25 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

La tombe du Père et de la Mère à Jemeppe La première tombe fut profanée par des vandales. Elle recevait beaucoup de visiteurs qui venaient se recueillir. Elle était recouverte de fleurs toute l'année. L'homme a besoin de s'incliner et de prier là où reposent les "prophètes". Jemeppe a fait reconstruire une tombe de belle facture, sans photos (une fois encore on expulsait le Père et la Mère). Une plaque fut placée, demandant que rien ne soit déposé sur cette tombe. Des adeptes, fidèles aux désirs de la Mère, continuent cependant à dépose des plantes ou des bouquets. Pourquoi cet acharnement contre les photos ?

Écrit par : Jacques Cécius | 17/03/2009

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