28/04/2009

L'HOMME ET/DANS LE REGNE ANIMAL.

L'HOMME ET/DANS LE REGNE ANIMAL.

A diverses reprises, nous avons vu, étudié et commenté les passages de l'ENSEIGNEMENT dans lesquels on traite de ce problème.

Il est indéniable que le Père ANTOINE était manifestement tracassé par cette question. Ceratins passages font même réagir.

Le Père ANTOINE n'est pas le seul à s'en être préoccupé.

Pour bien comprendre, il faut se reporter à l'époque où l'ENSEIGNEMENT a été proclamé.

C'était au début du 20° siècle. On venait tout juste de sortir du 19° siècle. C'est à cette époque que la relation entre l'homme et l'animal a atteint son point maximum dans l'histoire. Jusqu'en 1914, on n'a jamais vu autant d'animaux utilitaires aussi bien en ville que dans les zones rurales. C'est d'ailleurs à cette époque que l'homme a adapté les animaux à ses besoins: les chiens étaient utilisés essentiellement pour le travail ( notamment la traction de petites charrettes ), les races de chevaux ont été diversifiées et améliorées ( dans les mines, dans les bois, dans le travail des champs et pour la traction des véhicules de transport ).

Voici, pour bien nous éclairer un extrait d'une interview donnée par Eric BARATAY ( historien, professeur à l'Université de LYON - III ):

" Nous ne cessons de plaquer nos normes sur la condition animale. L'augmentation de la taille des enclos dans les zoos est ainsi directement corrélée avec celle des habitats humains. Inversément, la dégradation de la condition animale est la conséquence de la dégradation de la condition humaine. La montée actuelle du degré de violence dans notre société a pour corollaire une certaine recrudescence des combats d'animaux, notamment de chiens. Conséquence: un comportement de défiance vis-à-vis de certaines races, alimenté par cette fausse croyance qu'elles seraient dangereuses. Or ce phénomène n'est que le symptôme de la violence des maîtres, pas des animaux."

Il poursuit encore:

"La sollicitude envers les animaux n'est pas nouvelle. Elle démarre dès la seconde moitié du 19° siècle avec l'apparition de l'hygiène, des médicaments, d'une meilleure alimentation. Encore une fois, ces améliorations ne font que suivre ce qui se passe à la même époque pour l'homme. C'est une constante, un pays riche aura systématiquement tendance à consacrer plus d'argent à ses animaux. Je n'adhère pas au discours qui voudrait qu'on en fasse trop pour les bêtes. La figure du chienchien à sa mémère est présente dès l'Antiquité. Déjà à cette époque, elle sert d'argumentaire à un discours moraliste sur la prééminence de l'homme. Mais dimionuer l'attention portée aux animaux ne permettra pas de mieux lutter contre la pauvreté."

Cela peut certes nous paraître loin de l'ENSEIGNEMENT, mais cela doit néanmoins nous permettre d'approfondir notre réflexion sur la place respective de l'homme et de l'animal. Nous y reviendrons encore.


19:29 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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