30/04/2009

IL N'Y A PAS DE CARCAN ANTOINISTE !

L'ANTOINISME NE CONNAÎT PAS DE CARCAN.

 

Le Père Antoine prônait la tolérance. Il était dans le vrai. Le monde souffre et se meurt à cause de tolérance et du manque de compassion qui est une forme de la charité morale.
La plus belle façon de prier n'est pas de réciter par coeur des suite de prières mais c'est pratiquer la charité, le respect des autres, le pardon, la compassion.

 

La tolérance est la vertu première demandée par l'ANTOINISME. Il faut sans cesse répéter que le Culte Antoiniste n'est pas une secte, qu'il n'impose aucun carcan.

 

Une secte présente quelques caractéristiques:

 

La première: avoir à sa tête un « gourou ». Ce n'a jamais été le cas: le Père ANTOINE n'a jamais rien imposé.

 

La deuxième caractéristique:l'inféodation matérielle, financière des adeptes par des cotisations faramineuses ou des prélèvements excessifs des ressources ou du travail fourni gratuitement. Rien de cela n'existe dans le Culte Antoinisteet n'a jamais existé.

 

La troisième caractéristique:remplacer la foi sereine par la certitude farouche d'être les seuls à détenir l'entièreté de la vérité, que la vérité est une, unique et qu'elle ne se partage pas. Il suffit de se rappeler ce que dit à ce propos le deuxième principe:

« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dans l'intention de vous convertir. Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en n'a pas , vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire. »

 

Une quatrième caractéristique,sans doute la plus révoltante, est l'endoctrinement, l'enregimentement forcé des enfants. Rien de cela dans le Culte Antoiniste. Ce qui, soit dit en passant, explique en partie la crise du Culte Antoiniste. Voici ce que dit le Père ANTOINE à ce propos dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE » en réponse à un adepte qui lui demande si un Antoiniste peut laisser fréquenter à ses enfants, quel que soit leur âge, n'importe quel milieu: 

 

« Certainement; notre foi doit être à même de diriger nos enfants dans leur progrès. Ils traversent parfois des filières qui nous font imaginer qu'ils vont s'égarer. Nous les prévenons en leur inculquant la prudence et nous ne savons pas que c'est le moyen de les faire succomber. Sans nos recommandations, nos enfants agiraient plus loyalement et plus naturellement car nous leur communiquons ainsi la crainte que nous éprouvons et nous voudrions qu'ils agiraient contre leur nature. Ce n'est pas là un principe pour les rassurer ni pour les éduquer. Si peu que nous aurions la foi, nous pourrions mieux les protéger car il découle de notre doute un mauvais fluide qui s'oppose à tout ce que nous voudrions qu'ils fissent pour nous satisfaire. Nos efforts pour les ramener les égarent davantage parce que nous allons contre leur progrès.

Bien des personnes se sont appuyées sur tel enseignement et ont eu le plaisir de voir revenir leurs enfants à de meilleurs sentiments. Ce fluide qu'elles se sont acquis en surmontant la vue du mal, leur sert dans d'autres circonstances encore, peut-être plus graves. Elles ont fait un effort qui leur a procuré une plus grande foi. »

 

D'autre part, autre preuve qu'il n'y a pas de carcan Antoiniste, les adeptes d'autres religions assistent parfois aux Opérations générales ou aux lectures ou sollicitent d'être reçus en consultation dans les Temples. Rien ne leur est demandé en échange.

 

Il m'est déjà arrivé de voir arriver des personnes dans un Temple qui, avant de s'asseoir sur le banc, font, debout, le signe de la croix. Jamais ils ne se sont attirés aucune remarque de la part du desservant ou d'un autre assistant.

 

En revanche, ce qui attire des remarques, gentilles, ce serait une manifestation publique de familiarité dans le Temple même.

 


 

Il n'y a pas de carcan antoiniste, et des adhérents d'autres religions assistent à des lectures et des "Opérations" dans les temples antoinistes.

 

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28/04/2009

L'HOMME ET/DANS LE REGNE ANIMAL.

L'HOMME ET/DANS LE REGNE ANIMAL.

A diverses reprises, nous avons vu, étudié et commenté les passages de l'ENSEIGNEMENT dans lesquels on traite de ce problème.

Il est indéniable que le Père ANTOINE était manifestement tracassé par cette question. Ceratins passages font même réagir.

Le Père ANTOINE n'est pas le seul à s'en être préoccupé.

Pour bien comprendre, il faut se reporter à l'époque où l'ENSEIGNEMENT a été proclamé.

C'était au début du 20° siècle. On venait tout juste de sortir du 19° siècle. C'est à cette époque que la relation entre l'homme et l'animal a atteint son point maximum dans l'histoire. Jusqu'en 1914, on n'a jamais vu autant d'animaux utilitaires aussi bien en ville que dans les zones rurales. C'est d'ailleurs à cette époque que l'homme a adapté les animaux à ses besoins: les chiens étaient utilisés essentiellement pour le travail ( notamment la traction de petites charrettes ), les races de chevaux ont été diversifiées et améliorées ( dans les mines, dans les bois, dans le travail des champs et pour la traction des véhicules de transport ).

Voici, pour bien nous éclairer un extrait d'une interview donnée par Eric BARATAY ( historien, professeur à l'Université de LYON - III ):

" Nous ne cessons de plaquer nos normes sur la condition animale. L'augmentation de la taille des enclos dans les zoos est ainsi directement corrélée avec celle des habitats humains. Inversément, la dégradation de la condition animale est la conséquence de la dégradation de la condition humaine. La montée actuelle du degré de violence dans notre société a pour corollaire une certaine recrudescence des combats d'animaux, notamment de chiens. Conséquence: un comportement de défiance vis-à-vis de certaines races, alimenté par cette fausse croyance qu'elles seraient dangereuses. Or ce phénomène n'est que le symptôme de la violence des maîtres, pas des animaux."

Il poursuit encore:

"La sollicitude envers les animaux n'est pas nouvelle. Elle démarre dès la seconde moitié du 19° siècle avec l'apparition de l'hygiène, des médicaments, d'une meilleure alimentation. Encore une fois, ces améliorations ne font que suivre ce qui se passe à la même époque pour l'homme. C'est une constante, un pays riche aura systématiquement tendance à consacrer plus d'argent à ses animaux. Je n'adhère pas au discours qui voudrait qu'on en fasse trop pour les bêtes. La figure du chienchien à sa mémère est présente dès l'Antiquité. Déjà à cette époque, elle sert d'argumentaire à un discours moraliste sur la prééminence de l'homme. Mais dimionuer l'attention portée aux animaux ne permettra pas de mieux lutter contre la pauvreté."

Cela peut certes nous paraître loin de l'ENSEIGNEMENT, mais cela doit néanmoins nous permettre d'approfondir notre réflexion sur la place respective de l'homme et de l'animal. Nous y reviendrons encore.


19:29 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/04/2009

VOTTEM: LE TEMPLE ANTOINISTE.

VOTTEM

(COMMUNE DE HERSTAL):

LE TEMPLE ANTOINISTE.

La commune de HERSTAL compte donc deux Temples Antoinistes: celui de HERSTAL même et celui de l'ancienne commune de VOTTEM.

Les deux photos qui vont suivre sont extraites du site http://antoinisme.blogg.org.

Vottem 2

VOTTEM

Tout en respectant une stricte simplicité, on apprécie quand même une certaine recherche dans la présentation de la façade.

19:50 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/04/2009

CITATION DE FRANCIS BACON SUR LA FORCE DE L'EXEMPLE..

«Celui qui donne un bon conseil, construit d’une main;

celui qui  conseille et donne l’exemple, à deux mains; 

mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d’une main et détruit de l’autre.»

 [ Francis Bacon ]

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18/04/2009

CAUSE ET EFFET ( CITATION D'EDGAR POE )

" Dans les constructions divines, l'objet est soit dessein soit objet selon la façon dont il nous plaît de le regarder, et nous pouvons prendre en tout temps une cause pour un effet et réciproquement, de sorte que nous ne pouvons jamais, d'une manière absolue, distinguer l'un de l'autre."

( Edgar POE )

A rapprocher des paroles du Père ANTOINE dans le chapitre "LA NON-EXISTENCE DU MAL":

"... Le mal n'existe pas mais nous l'imaginons, que nous en soyons victimes ou simplement spectateurs; il y a autant de fluides que de pensées et toute pensée est une loi; en vertu de notre libre arbitre, nous manions ces fluides subtils de nos pensées et nous établissons ainsi des lois proportionnées à note avancement; nos pensées du bien s'assimilent à un fluide éthéré et celles du mal, à un fluide des ténèbres.

     Telle est la pensée, tel est le fluide qui nous entoure. Ce fluide forme autour de nous une atmosphère par laquelle nous recevons des sensations, suivant les actes que nous accomplissons. Les bonnes pensées l'éthérisent. Etant dans les fluides célestes qui contiennent de l'amour, nous fraternisons et cette affection mutuelle nous réjouit profondément. Les mauvaises pensées nous dirigent à travers les tribulations, les vicissitudes, elles entravent l'amour et nous rendent malheureux. Plus nous sommes dématérialisés, plus ce fluide nous martyrise; mieux correspond-il à notre nature imparfaite, moins peut-il nous affliger."

En ce qui concerne plus particulièrement la confusion entre cause et effet, le Père ANTOINE prend l'exemple du bourreau et du martyr:

" Comparons le bourreau avec le martyr; si nous revenons à la cause, nous trouverons peut-être dans celui-ci un bourreau non moins grand; voulant avoir de la réputation, il ferait le mal moins visiblement parce qu'il agirait indirectement; Il ne pourrait faire le bien plus que l'autre; s'il y était poussé, ce ne serait pas par l'amour, mais plutôt par la présomption; il croirait s'élever aux yeux des hommes tandis qu'il ne ferait que s'égarer, développer en lui la vue du mal, la cause qui a donné prise sur lui. "

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17/04/2009

LA SOLIDARITE N'EST PAS LA RESPONSABILITE MUTUELLE.

BIEN COMPRENDRE LA SOLIDARITE:

CELLE-CI N'EST PAS LA RESPONSABILITE MUTUELLE !

 

Dans le même chapitre que celui cité dans l'article précédent, le même participant ( à l'examen, je ne pense pas qu'on puise dire « un adepte » interpelle aussi le Père ANTOINE sur la question de la solidarité. Voici ses termes: 

 

«  … mais j'ignorais que nous étions solidaires, c'est-à-dire responsables les uns des autres. Il me semble même Vous avoir entendu dire que nous n'avons que la responsabilité de nous-mêmes, ce qui exclurait la solidarité. »

 

A quoi le Père ANTOINE répond: 

 

« Vous ne vous armez pas moins de l'intelligence lorsque vous entendez par solidarité la responsabilité mutuelle des êtres. Il est urgent pour vous de chercher à comprendre le sens véritable de la solidarité afin d'arriver à démolir votre fausse interprétation. Les objections que vous présentez à l'ENSEIGNEMENT me font supposer que vous êtes un chercheur, mais porté à croire plutôt le contraire de ce que je proclame. Vous vous imaginez que la création existe réellement, tandis qu'elle n'est qu'apparente et vous vous basez sur elle pour raisonner la solidarité, pour dire que la responsabilité en est inséparable, qu'elle est sa condition essentielle. Mais si vous ne cherchez à vous rendre compte de la réalité d'une chose purement morale qu'en vous en rapportant à une chose purement matérielle, vous vous induisez en erreur, ce sont deux points que vous vous interprétez erronément en croyant que l'un c'est l'autre, que la solidarité ne sous-entend que la responsabilité mutuelle. »

 

J'avais émis des doutes plus haut sur la qualité d'adepte de cet intervenant. Je crois plutôt qu'il s'agit d'un intrus infiltré pour déstabiliser le Père et ses disciples; Le père ANTOINE, d'ailleurs, n'est pas dupe car il ajoute: 

 

«  Votre manière de voir dénote même que vous avez scruté l'ENSEIGNEMENT plutôt avec l'intention d'y découvrir des arguments pour le combattre. Vous vous êtes arrêté à un point que vous croyez réel parce qu'il vous apparaît palpable au point de vue de la matière, ce qui prouve que vous visez plutôt les effets que leur cause qui leur est opposée. »

 

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16/04/2009

L'ANTOINISME ET LE DUALISME.

L'ANTOINISME ET LE DUALISME.

Lorsque nous avons brièvement établi une comparaison entre l'ANTOINISME et le CATHARISME, nous avons dit qu'une des différences essentielles résidait dans l'attitude envers le "dualisme".

Le CATHARISME est fondamentalement dualiste. Il pousse le dualisme jusqu'au manichéisme, c'est-à-dire la croyance entre une lutte entre le principe du "bien absolu" et du "mal absolu".

Dans le chapitre" LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ?", le Père ANTOINE répond à une personne qui l'interroge à ce propos. Cette personne lui dit, entre autres choses:

" ...Je pensais que la création toute entière reposait sur le dualisme, deux principes opposés l'un à l'autre;..."

Le père ANTOINE se lance dans une longue réponse puisque  l'interpellation est beaucoup plus longue et comporte plusieurs points. Sur cette question, voici ce qu'il dit:

" Vous paraissez être étonné de lire à la page 3 que la solidarité est le principe fondamental indispensable à la création, laquelle, croyez-vous, repose sur le dualisme. Il vous est autant utile de vous pénétrer du sens véritable de la création que vous que vous éprouvez de difficulté à en apprécier la base, car vous quittez l'ENSEIGNEMENT pour recourir à la matière, résultat de l'intelligence qui ne vous permet pas de saisir la réalité dans ce passage, qui vous porte à croire que la création existe bien réellement, autant matériellement que spirituellement et qu'elle repose sur deux principes opposés l'un à l'autre. Mais comment pourrions-nous nous nous rendre compte d'une chose si nous n'en connaissons que l'effet, par une autre qui s'y oppose ? Si l'intelligence qui est la science reconnaît dans la création deux principes opposés, c'est parce qu'elle croit y voir une réalité et si vous l'interprétez de cette façon, je vous trouve bien à côté de l'ENSEIGNEMENT. Certes, vous cherchez à l'approfondir, mais je le répète exclusivement par l'intelligence qui vous voile le sens véritable de la révélation dans ces passages essentiels; si vous vous basiez sur la foi, elle vous persuaderait du contraire de ce que vous croyez y voir."

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14/04/2009

TEMPLE DE SPA: ECOLE DU NOUVEAU SPIRITUALISME.

TEMPLE DE SPA:

ECOLE DU NOUVEAU SPIRITUALISME

Au temple de SPA, s'est ouverte une " Ecole du nouveau spiritualisme ".

Celle-ci se propose d'étudier des textes de diverses origines: christianisme - bouddhisme - antoinisme - psychanalyse - etc...
Les réunions, qu'on ne nomme pas pompeusement « leçons », se tiennent les samedi de 14H00 à 16H00, aux dates suivantes: 21 mars - 18 avril -16 mai - 20 juin -18 juillet - 22 août - 19 septembre - 17 octobre - 21 novembre - 19 décembre.
CROYANTS OU NON sont les bienvenus.

 

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07/04/2009

Texte de René NELLI: Réflexions sur l'ORGUEIL.

REFLEXIONS SUR L'ORGUEIL

Extrait de René NELLI .

Nous ne partageons pas, loin s'en faut, toutes les idées de René NELLI. De plus, il s'agit, vous vous en rendrez compte d'un texte assez alambiqué. Toutefois, il m'a paru intéressant de reproduire l'extrait suivant. Extrait du livre «  JOURNAL SPIRITUEL D'UN CATHARE D'AUJOURD'HUI »

 

«  Nos jeunes gens se dédoublent à perte de vue. Une de mes amies qui les fréquentent beaucoup et qui les aime sans pitié m'a dit un jour: '' Ils se méprisent, mon cher; ils sont fiers de se mépriser !'' Bien sûr. Ils se méprisent d'être fiers de se mépriser: ils sont fiers d'avoir l'audace de se mépriser d'être fiers de se mépriser...Mais c'est toujours la satisfaction de soi qui a le dernier mot.

 

Orgueil et vacuité. L'envie d'être content de sa personne est première: elle peut se passer de tout contenu. On s'enorgueillit de tout et de rien, selon son tempérament et ses astres de naissance: d'être riche ou d'être pauvre, d'avoir pris part à une guerre ou à une révolution; ou d'avoir échappé bassement à l'une ou à l'autre; d'être en pleine forme ou d'avoir attrapé la vérole, de vivre dans un siècle facile ou dans des temps d'Apocalypse ...Il y a des gens qui vieillissent par vanité.

Ce garçon, qui siffle dans la rue d'un air glorieux est tellement sûr d'être au monde qu'il n'en est pas encore revenu. Je préfère, somme toute, l'humilité qui a plus de chances, elle, de venir d'ailleurs.

Nos convictions, je le sais, ne reflètent que la nature de nos tempéraments particuliers: elles sont justiciables de la caractérologie de chacun. Cela suffit à leur enlever à peu près toute valeur. C'est toujours mon portrait que je trace. Il y a des esprits qui sont portés, du fait de leur humeur native, à tout imaginer, partant à tout concevoir selon un schéma de continuité. Un optimisme inné leur donne confiance en toutes les vertus possibles de l'évolution. Pour eux tout évolue: la matière devient esprit, l'homme devient surhomme, le temps devient l'éternité; DIEU lui-même « devient ». Il est évident que dans tout idéalisme, c'est notre subjectivité qui s'infinise de la sorte. Mais également dans toute critique. »

J'ai déjà entendu certaines personnes affirmer qu'il y avait une corrélation entre l'Antoinisme et le Catharisme. Il y a certes des points communs comme la croyance en la réincarnation. Mais les divergences sont très grandes surtout en ce qui concerne la notion du mal et du péché.

Les Cathares étaient des manichéens. Ce qui veut dire, grosso modo, qu'ils croyaient en une opposition entre le Bien parfait et le Mal absolu.

Les Antoinistes ont une position relativiste: ils parlent d'imperfections, de défaillances, d'épreuves, de vue du mal...

 

20:00 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2009

DERRIERE LES MOTS DE L'ENSEIGNEMENT.

DERRIERE LES MOTS DE L'ENSEIGNEMENT.

A force de lire et relire l'ENSEIGNEMENTfinissent par apparaître certains sens non visibles au départ.

Ainsi , nous nous rendons compte que,trop souvent, la représentation que nous avons de nous-mêmes est enfouie deriière un fatras de jugements arbitraires, négatifs ou de doutes.

A la réflexion, il apparaît que ce que nous pensons être de l'amour altruiste n'est qu'un sentiment fortement imprégné de volonté de captation  et que ce que l'on attend de l'autre, c'est de la passivité, de l'acceptation sans borne.

Il faut aussi bien admettre que ce qui compte d'abord c'est l'avoir au lieu de l'être, le paraître au lieu de l'être.

La plus grande qualité de l'ENSEIGNEMENT est de nous inviter de façon concrète à reprendre la maîtrise de nous-mêmes, la maîtrise du pouvoir de décision sur notre propre existence, sur notre propre mode de vie. Il faut assurer complètement la responsabilité de nos pensées et, surtout, bien être au fait de notre "vue du mal";

03/04/2009

"RECIPROCITE". EGALE DE "SOLIDARITE" ?

RECIPROCITE – SOLIDARITE.

EST-CE IDENTIQUE ?

 

Nous parlions de réciprocité dans le dernier article. Nous disions que cette notion était identique, ou en tout cas très proche , de la notion de solidarité dans l'ENSEIGNEMENT Antoiniste.

 

En effet, si l'on interprète bien,la réciprocité c'est la tournure d'esprit qui fait que, d'office, on considère l'autre comme semblable à soi. L'autre n'est pas un « ennemi », un « contre-homme » mais un équivalent à soi-même. Quand on regarde l'autre, c'est comme si on se voyait dans un miroir.

 

Cela nous rappelle trois principes de l'ENSEIGNEMENT Antoiniste:

  • La dernière partie du quatrième principe: « ...Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

  • Le cinquième principe:

  • « Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pou vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain. »

  • Une partie du dixième principe:

  • « ...Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect... »

  • Et, dans le chapitre «  LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR », nous trouvons ce petit passage: 

  • « Nous ne pourrions apprécier la réalité que par son opposé: l'obscurité donne le prix à la lumière, la maladie à la santé; il en est de même de l'amour que nous ne ressentons qu'à travers notre semblable. Le vrai bonheur ne peut résulter que du malheur; c'est ce qui explique que ADAM traverse l'abîme de l'incarnation comme nous le faisons tous; nous en sortirons en travaillant à notre amélioration, alors nous pourrons comparer le véritable amour à celui de la bestialité.

20:14 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2009

" RECIPROCITE":PENSEE DE Jean - Paul SARTRE.

LA RUPTURE DE LA RECIPROCITE.

( PENSEE DE JEAN – PAUL SARTRE )

Cela paraîtra sans doute étonnant pour certains de trouver ici une pensée de Jean – Paul SARTRE, celui-ci étant un athée convaincu.

 

Mais, comme le dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT »:

 

«  La preuve que nous nous dirigeons suivant notre nature, c'est qu'on ne voit souvent aucune distinction entre les actes du croyant et du non-croyant; celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés et agir plus honnêtement que le premier qui témoigne ainsi de son manque de foi. Nous savons en effet que la meilleure façon de propager une doctrine, c'est de la pratiquer; par elle-même elle n'est rien, sa force n'est que dans l'exemple. Le matérialiste n'étant pas convaincu de sa manière de voir, proclame la matière en la revêtant de la morale... »

 

Mais revenons à l'extrait de Jean – Paul SARTRE: 

 

« Dans la réciprocité modifiée par la rareté, l'autre nous apparaît comme le contre-homme en tant que ce même homme apparaît comme radicalement AUTRE. C'est-à-dire porteur pour nous d'une menace de mort. Ou si l'on veut: nous comprenons en gros ses fins – ce sont les nôtres; ses moyens – nous avons les mêmes; mais nous les comprenons comme si c'étaient les caractères d'une autre espèce, notre double démoniaque. »

 

SARTRE parle de « réciprocité ». ANTOINE, lui, préfère parler de solidarité et de « vue du mal ».

 

Dans le chapitre «  LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », il dit aussi parlant encore des matérialistes: 

 

« Cependant nul n'a le droit de critiquer les adeptes d'une telle doctrine. Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée la conscience, faculté naturelle d'essence divine qui, en se développant, rend l'esprit plus sensible au bien et au mal. C'est celle-ci qui les empêche d'abdiquer la morale pour revendiquer les idées purement matérielles et y conformer leurs actes, qui leur dit: '' C'est moi qui suis votre DIEU et votre maître. Rapprochez votre raisonnement de l'obéissance et du respect que vous désirez me témoigner. Il me suffit de vous éclairer sans chercher à vous convaincre, car il est plus grand et plus méritoire de vouloir être honnête en refusant de croire en DIEU que de croire en Lui et de prétendre Le servir, tout en restant dans les ténèbres.''

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