08/08/2009

LE LIBRE ARBITRE: UN CADEAU, UN DEFI OU UNE CHARGE ?

QUELQUES REFLEXIONS SUR LE LIBRE ARBITRE:

CADEAU, DEFI OU CHARGE ?

Chaque fois que nous demandons de progresser parce que c'est notre désir, pourquoi cela rat-t-il ? Pourquoi un grain de sable vient-il se mêler à notre mécanisme mental ? Pourquoi se présente-t-il sur notre route quelque chose ou quelqu'un qui nous fait dévier, qui fait passer au second plan notre désir moral ?

Que faut-il en penser ? Faut-il maudire ce fameux « libre arbitre » puisque c'est à cause de celui-ci que nous sommes capables de faire des choix ? Et souvent pas toujours le choix le plus judicieux ?

Le « libre arbitre » que l'on nous présente comme un cadeau ne serait-il qu'un faux cadeau ?

Je reprends quelques passages de l'ENSEIGNEMENT dans lesquels le Père ANTOINE traite du « LIBRE ARBITRE ».

Ainsi, ce passage du chapitre « UN DERNIER MOT DE CETTE REVELATION »: 

« Je ne sais comment m'exprimer pour vous persuader de la nécessité du libre arbitre. Nous disons qu'il est une imperfection, en effet, n'est-ce pas parce que nous le désirions que nous sommes ici dans la matière ? Et dire cependant qu'il n'est pas un seul d'entre nous qui ne le recherche comme la plus grande des vertus ! Sans lui, il est vrai, où serions-nous ? Au même point qu'avant de nous créer le séjour matériel; car si nous avons voulu le posséder, c'est afin de pouvoir jouir un jour du vrai bonheur, quand nous serons assis sur la gloire de nos oeuvres. Si nous reconnaissons par notre libre arbitre, avoir commis le mal, n'est-ce pas lui qui aurait fait comprendre le bien ? Si nous eussions été privés du libre arbitre, nous n'aurions pu faire le mal, il est vrai, mais il nous eût été également impossible de connaître le bien; étant simples et ignorants, comment aurions-nous pu progresser ?Avant de venir habiter la terre, nous étions des malheureux comparativement au vrai bonheur. Cependant pour jouir de celui-ci, nous devons surmonter le libre arbitre. Le mal nous faisant connaître le bien, celui-ci à son tour anéantit le mal; mais alors nous ne sommes plus libres, nous ne pouvons plus le faire, notre conscience ne le permet plus. Il faut conclure de tout ceci que dans la spiritualité il y a aussi de l'imperfection, puisque c'est en elle que l'individualité prend naissance; nous devons la surmonter à son tour pour pouvoir goûter le vrai bonheur qui ne réside que dans l'unité absolue de l'ensemble. »

Dans le chapitre « LE VRAI BONHEUR NE RESULTE QUE DU MALHEUR », le Père ANTOINE dit, dans ce petit passage: 

« Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. EVE et le serpent représentent l'erreur, l'intelligence qui nous divise; mais si nous nous efforçons d'aimer, nous rentrerons dans l'unité de l'ensemble, au sein de DIEU, où nous jouirons du véritable bonheur que nous ne pouvons apprécier sans les vicissitudes que suscite notre libre arbitre ».

Voilà l'explication. Raisonnons sur la cause de nos ratés, de nos difficultés, de nos épreuves ( des « vicissitudes » )et nous comprendrons. Dans le cinquième principe, il est révélé que la Providence place toujours sur notre chemin des êtres susceptibles de vous venir en aide par le seul fait qu'ils constituent un obstacle, justement.

On pourrait croire que le « libre arbitre » n'est là que pour nous retarder dans le progrès. Il n'en est pas ainsi. On ne nous empêche pas de progresser. Nous ne devons pas considérer les épreuves comme des injustices. La preuve que ces épreuves nous sont salutaires, c'est qu'elles nous font souffrir. Cette souffrance est la preuve de notre désir de progrès. Ce désir de progrès sera, finalement, le plus fort.

Relisons ensemble la conclusion du chapitre « LE LIBRE ARBITRE »: 

« Tel est le contrôle du libre arbitre, déduisant le mal du bien, l'erreur de la vérité. C'est ainsi que nous concevons les termes de comparaison et que nous entreprenons tous le chemin du progrès. Nous sommes tous des ADAM, nous avons tous subi cet examen. Je l'ai déjà révélé: si DIEU avait établi des lois pour aller à Lui, elles seraient obligatoires, nous ne pourrions nous en dispenser; nous serions redevables à DIEU de notre bonheur puisque à Lui seul en reviendrait le mérite. »

Le libre arbitre nous octroie une force et un potentiel énormes. Cependant, si on ne réalise pas qu'on dispose de cette force, on ne peut l'exploiter.

Mais, dans les épreuves, il faut toujours garder la foi. A ce propos, dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE », le Père ANTOINE ne nous dit-il pas:

« La foi annule toute loi que nous impose la matière, notre imperfection de laquelle nous sommes l'esclave. »

 

18:38 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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