05/09/2009

PEUT-ON PARLER D'UN MATERIALISME DE L'ESPRIT ?

EXISTE-T-IL UN MATERIALISME DE L'ESPRIT ?

Peut-on parler d'un matérialisme lorsqu'on parle de choses de l'esprit ? Le matérialisme se limite-t-il purement et simplement à la recherche de l'intérêt matériel ?, à l'accumulation de richesses, d'avantages, de prérogatives d'où découlent des faveurs, des priorités, des passe-droits ?

Pour certains, la matérialisme se cantonne à la recherches de biens terrestres? Est-ce si sûr ?

Pour commencer, au lieu d'utiliser le mot "matérialisme", qui caractérise une philosophie, parfois même austère, il conviendrait mieux de parler de l'intéressement, de la poursuite d'un intérêt.

Si on a bien posé cela, on comprendra plus facilement qu'il peut exister ce que certains appellent un matérialisme spirituel.

On peut répondre affirmativement. Aussi longtemps que l'on poursuit une approche spirituelle qui promet le salut, les miracles, le paradis, on reste enchaîné. On reste emprisonné dans les illusions, dans la recherche de l'intérêt personnel. Cet intérêt-là n'étant pas de nature strictement matériel... mais peut-être encore plus néfaste car c'est une recherche basée sur l'enrichissement de l'égo. nous retombons dans le fameux narcissisme dont on a déjà abodamment parlé.

Si l'on vit dans cet esprit, on vit dans un monde de séduction, d'illusion: on attend béatement la solution, par récompense soit-disant méritée, de tous les problèmes.

On s'imagine que l'on va bénéficier de moyens magiques, miraculeux pour résoudre tout. Hélas, rien de cela ne se prépare. Ce n'est qu'une façon de nier l'existence des épreuves. Ce n'est qu'une façon de ne pas les affronter avec ses moyens propres.

En fin de compte, c'est ainsi que l'on comprend mieux la différence qui exisrte entre la foi et la croyance.

Le Père ANTOINE dénonce, de manière très crue, cet état d'esprit. Pour ce faire, il utilise des mots, des phrases, qui, on en est conscient, peuvent choquer certains.

Voyons le chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI":

"Ne croyons pas ne DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

  La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien."

Et plus loin, dans le même texte, un passage qui peut faire référence à la déception qui frappe celui qui a cru trouver les solutions à ses problèmes dans une approche spirituelle promettant le salut et qui tombe de haut:

" La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer. d'un autre côté cependant, lorsque nous désirons demander une chose à DIEU, nous avons toujours plus de foi en notre semblable qu'en npus-mêmes; c'est la preuve que nous nous appuyons sur la croyance plutôt par un doute. Elle nous tente à prier DIEU pour être heureux dans l'assouvissement de notre imperfection, tandis que le bonheur ne résulte que de notre amélioration. Mais celle-ci ne peut s'effectuer que par la vraie prière qui consiste dans les actes et non dans les paroles, qui s'appuie sur la loi qui dit: Fais bien et bien tu trouveras.

  Je le répète, la croyance en DIEU telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine."

19:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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