09/09/2009

LES SOUFFRANCES DE L'ESPRIT, CONSEQUENCE DE LA VUE DU MAL.

 

LES SOUFFRANCES DE L'ESPRIT.

 

Pour débuter un petit texte extrait du chapitre « L'EXISTENCE DE DIEU EST LA NEGATION DE LA MATIERE & L'EXISTENCE DE CELLE-CI LA NEGATION DE CELLE DE DIEU »: 

« Les pensées qui surgissent en dehors de la foi ne peuvent être que la conséquence d'une faiblesse et quand nous parvenons à les surmonter, c'est par cette vertu car tout ce que nous croyons venir du corps est plutôt l'obstacle qui empêche de se rendre compte de la réalité. Sans posséder la foi nous ne pourrions raisonner la question physique que par elle-même, par ses propres lois, opposées à la morale. »

Un peu plus loin dans le même texte: 

« Nous sommes l'esclave de notre imperfection qui n'est que l'imagination de la matière et nous ne pourrons être libres que lorsque nous l'aurons surmontée. Ce sont les personnes de parti pris qui voudraient y contredire; le sceptique, par exemple,prétend que l'âme est le néant parce qu'il ignore que le travail moral peut le persuader du contraire. »

Et dans « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN »: 

« Je vous ai déjà enseigné que DIEU me disait :''laissez-moi pénétrer chez vous, ne me repoussez pas'' mais alors je ne savais comment comprendre ce langage; il n'était pas très logique puisqu'il venait de DIEU; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si DIEU cherche accès en nous, ce ne peut être que pour flatter nos faiblesses mais plutôt poiur les déraciner. DIEU est entré en moi à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait Le supporter. Cela nous arrive bien souvent: nous adorons DIEU, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons que penser pour ne pas Lui ouvrir. Lorsqu'il a pénétré en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès; car le mal comme le bien a sa cause solidaire, il n'existe que par l'intermédiaire de notre semblable. »

Là, dans ces passages, nous avons quelques exemples de souffrances morale, d'épreuves spirituelles.C'est un problème qui tracassait beaucoup le Père ANTOINE. Il décrit encore le drame vécu par chacun dans le chapitre « L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL »: 

« Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. »

Fort bien dit. Mais on n'envisage ici que des souffrances spirituelles compréhensibles mais pourtant déjà difficiles à corriger. Que dire des souffrances spirituelles éprouvantesdont on ne peut discerner les causes.Ces souffrances prennent des formes innombrables, omniprésentes, renforcées par la conscience que l'on a de porter un fardeau. De temps à autre, celui qui en souffre a l'impression que ce fardeau a disparu. Dès lor, il se croit libéré. Ce n'est hélas souvent qu'un répit, voire même une illusion.

Prenons le cas des psychotiques.Je viens de lire l'article d'une journaliste, Dominique FERNANDEZ. Je vous en livre quelques extraits: 

« Qu'est-ce qu'un psychotique ? Quelqu'un qui n'arrive pas à coïncider avec lui-même, qui ne sait plus qui il est, car il se sent multiple, débordé par une multitude de doubles qui ont chacun autant de légitimité à se prétendre le modèle original.

Occuper une place, éviter le vide, la marge définitive, le néant, et en même temps se demandxer si cela vaut la peine d'être quelqu'un, d'avoir une identité définie, d'être confiné dans un rôle pour lequel on n'est pas fait, telle semble la grande douleur du psychotique.

L'épouvante de n'être personne, de n'être rien, n'est-elle pas commune à toutes les femmes et à tous les hommes, ceux-là même qu'on dit sains, dissimulée sous les masques dont ils s'affublent pour garder contenance. »

Voilà, nous y sommes. Vousvous demandiez sans doute où je voulais arriver par ce grand détour. Tout est dit dans ce dernier paragraphe.Toujours cette obsession du regard d'autrui, du jugement dont on se croit l'objet. C'est fatal, à force de regarder les autres de façon critique, à force de porter des jugements sur eux, on intégre cette mentalité et on sent peser sur soi cette malédiction. '' Maudite vue du mal'' comme disait le Père ANTOINE.

Comme Le père dit dans ler chapitre « LA SOUFFRANCE PHYSIQUE ET LA SOUFFRANCE MORALE »: 

« Vous dites qu'une personne a jeté le trouble dans votre esprit en voulant vous persuader que toutes les maladies du corps ne sont que l'effet des imperfections de l'âme, c'est la preuve qu'elle vous a dit la vérité car si vous en souffrez, c'est parce que vous voulez faire de la vérité l' erreur, il n'y a que celle-ci qui suscite la souffrance. »

Vous avez bien lu:on veut toujours faire de la vérité l'erreur.

 

19:42 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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