11/09/2009

COMMENT ARRIVE LA SOUFFRANCE ?

 

COMMENT ARRIVE LA SOUFFRANCE ?

 

Je vous ai entrenu sur la souffrance, sur diverses formes de souffrances. Comment arrive la souffrance ? Comment expliquer cette souffrance ? Quand il s'agit d'une souffrance morale, elle est toujours liée à la « vue du mal », à l'obsession du jugement ( juger, être jugé, être l'objet du regard...)

Le Père ANTOINE en parle dans ce passage du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L'INTELLIGENCE »: 

« Nous ne devons pas ignorer que les plus souffrants sont ceux qui veulent vivre avec le plus d'honnêteté; ils voient à tout instant le mal dans leurs semblables et chaque fois que cette vue apparaît, on éprouve une souffrance.

Comment pourrions-nous devenir heureux si le mal existait ? Car plus nous sommes développés, plussommes-nous sensibles à sa vue qui ne fait que nous affliger.

La souffrance nous arrive de mille manières; un seul mot de l'un ou de l'autre de nos semblables la provoque: sommes-nous en présence d'une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n'y voyions le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n'existe pas, qu'il n'est que la conséquence de la matière, de notre imperfection, l'erreur qui nous fait voir tout coàntrairement à la réalité. Tout ce qui existe n'a-t-il pas sa raison d'être, son utilité qui émane de la vérité ? Dire qu'il faut surmonter la matière, si elle existait réellement, ce serait dire qu'il faut réprouver la raison, l'utilité, la vérité. Si nous devons surmonter la matière pour jouir du vrai bonheur, n'est-ce pas parce qu'elle est la cause de nos souffrances ? Et je viens de faire remarquer que la souffrance n'est due qu'à notre imagination; c'est donc d'imaginer la matière que nous souffrons, parce que là nous ne sommes plus dans la réalité. L'injustice nous afflige quand nous la voyons en autrui, car lorsque nous la commettons, nous n'en souffrons nullement, au contraire, elle nous réjouit puisque nous quittons la vérité avec plaisir pour y pénétrer. J'ai révélé qu'accuser autrui d'une injustice dont on souffre, c'est accuser DIEU, c'est dire qu'il est injuste; n'est-ce pas celui qui l'a commise qui doit en subir les conséquences et non point nous si nous sommes dans la vérité ? Voulons-nous abréger considérablement nos souffrances, même arriver à les anéantir ? Remontons à la cause, à l'imagination, qui nous fait souffrir de la vérité, en voulant qu'elle soit l'opposé. »

Une fois de plus, on peut apprécier le fait que le Père s'inclut toujours dans la leçon. Il ne dit jamais « Vous », mais « Nous ».

18:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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