30/09/2009

CONDAMNES A LA SOLIDARITE.

NOUS SOMMES CONDAMNES A LA SOLIDARITE.

Nous sommes condamnés à la solidarité. Le règne du "chacun pour soi" devrait prendre fin !

Comment est-il possible de ne pas baser nos pensées et notre mode de vie sur cet adage ?

Comment peut-on continuer de vivre sans tourment, sans gêne quand on a, parfois directement sous les yeux, des personnes, parfois aussi méritantes que nous, qui sont dans la gêne ?

Comment peut-on continuer, imperturbablement, à vivre selon la règle " avoir davantage, posséder davantage" et non selon la règle "être plus, être mieux" ?

Comment peut-on continuer à se comporter comme si la terre nous appartenait, comme s'il était normal de mettre mettre celle-ci sans vergogne à notre disposition, comme si dénaturer la nature était dans l'ordre des choses ? Nous continuons à polluer, à exploiter inconsidérément les richesses naturelles, à nous approprier des biens dont on manque cruellement dans d'autres endroits, parfois même près de chez nous. Dans ce dernier cas, on n'a même pas l'excuse de l'ignorance.

Consommer toujours plus, possèder toujours davantage, dominer les autres, exploiter la nature, préférer l'avoir à l'être et le paraître à l'être sont les mots-clés de notre société.

Dans le chapitre "LE FOND ET LA FORME", ce n'est pas, cette fois le Père ANTOINE qui aborde le sujet, mais un adepte qui l'interpelle en demandant son avis et en livrant son sentiment profond:

" Cher Père, je voudrais dire à mes frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse de son coeur; il semble que paraître soit tout. Je me hâtes de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on cherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. DIEU soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service, mais sans qu'il m'en coutât trop. Ici, je vois que tous travaillent à devenir bons, d'une bonté toute naturelle. Mais je découvre aussi que tous les coeurs ont déjà beaucoup de certitude."

16:18 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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