30/09/2009

CONDAMNES A LA SOLIDARITE.

NOUS SOMMES CONDAMNES A LA SOLIDARITE.

Nous sommes condamnés à la solidarité. Le règne du "chacun pour soi" devrait prendre fin !

Comment est-il possible de ne pas baser nos pensées et notre mode de vie sur cet adage ?

Comment peut-on continuer de vivre sans tourment, sans gêne quand on a, parfois directement sous les yeux, des personnes, parfois aussi méritantes que nous, qui sont dans la gêne ?

Comment peut-on continuer, imperturbablement, à vivre selon la règle " avoir davantage, posséder davantage" et non selon la règle "être plus, être mieux" ?

Comment peut-on continuer à se comporter comme si la terre nous appartenait, comme s'il était normal de mettre mettre celle-ci sans vergogne à notre disposition, comme si dénaturer la nature était dans l'ordre des choses ? Nous continuons à polluer, à exploiter inconsidérément les richesses naturelles, à nous approprier des biens dont on manque cruellement dans d'autres endroits, parfois même près de chez nous. Dans ce dernier cas, on n'a même pas l'excuse de l'ignorance.

Consommer toujours plus, possèder toujours davantage, dominer les autres, exploiter la nature, préférer l'avoir à l'être et le paraître à l'être sont les mots-clés de notre société.

Dans le chapitre "LE FOND ET LA FORME", ce n'est pas, cette fois le Père ANTOINE qui aborde le sujet, mais un adepte qui l'interpelle en demandant son avis et en livrant son sentiment profond:

" Cher Père, je voudrais dire à mes frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse de son coeur; il semble que paraître soit tout. Je me hâtes de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on cherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. DIEU soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service, mais sans qu'il m'en coutât trop. Ici, je vois que tous travaillent à devenir bons, d'une bonté toute naturelle. Mais je découvre aussi que tous les coeurs ont déjà beaucoup de certitude."

16:18 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/09/2009

REFLEXIONS SUR L'HYPOCRISIE.

 

Hypocrisie.

Nous avons récemment parlé d'imposture. Imposture est un terme fort. L'imposture en matière religieuse est le fait, actif, déterminé, préparé, organisé, de donner le change. Il s'agit de présenter l'apparence de sainteté de façon à pouvoir s'imposer à ses semblables. L'imposture est le propre du phénomène sectaire.

Certes, l'imposture implique toujours l'hypocrisie. Mais l'hypocrisie est plus diffuse, plus difficile à cerner et, pourtant répandue.

L'hypocrisie consiste à affecter une piété, une vertu, un noble sentiment qu'on n'a pas. On pourrait dire comme Madame de MAINTENON que « le péché vaut encore mieux que l'hypocrisie ». C'est bien exact car le "pécheur" ( nous préférons dire " celui qui se trompe", "celui qui prend l'erreur pour la vérité" ne se targue jamais de se poser en exemple, ce qui sera toujours le cas de l'hypocrite.  

L'hypocrisie est le caractère d'une personne qui dissimule sa véritable personnalité et affecte, le plus souvent par intérêt, des opinions, des sentiments ou des qualités qu'elle ne possède pas. C'est l'affectation de piété, de vertu, de pureté, etc. C'est le contraire de la sincérité

L'hypocrisie prend parfois  un sens moins révoltant, surtout dans le style léger, pour désigner en un moment donné l'affectation de sentiments qu'on n'éprouve pas!

L'hypocrisie est le fait de mentir sur un sujet pour que cela nous apporte un bénéfice, peut-être seulement illusoire.

L'hypocrisie implique de mentir, ne serait-ce que le mensonge par omission. Ne serait-ce même que ne rien faire ou ne rien dire pour rétablir une vérité. Ainsi, j'ai connu le cas d'une jeune collègue qui portait le même nom de famille qu'un homme bien connu. Tout le monde croyait qu'elle en était la fille alors qu'il n'y avait aucun lien de parenté. Le sachant, elle ne faisait certes rien pour appuyer cette erreur dont elle n'était pas à l'origine. Mais elle ne faisait rien non plus pour le démentir. C'était quand même un mensonge et de l'hypocrisie.

Le menteur ne poursuit-il pas le même but que l'hypocrité ? Le menteur cherche à jouir d'une faveur qui ne lui est pas justement due. Ou, dans le cas précité, le mensonge par omission n'est pas prémédité ni organisé mais on profite de la confusion sans rétablir la vérité.

Voici encore bien une démonstration d'une affirmation de l'Antoinisme quand on parle des « sept péchés capitaux »: il n'y a pas de zone noire opposée à une zone blanche, il n'y a pas de mal absolu opposé à un bien absolu, mais les choses sont beaucoup plus nuancées.

Et, pour terminer, une citation de GANDHI. Citation qui nous met en garde vis-à-vis de ceux qui pratique une trop grande humilité. Une humilité trop visible n'est fatalement pas de l'humilité, mais cache autre chose: l'imposture: «  Cultiver l'humilité revient à cultiver l'hypocrisie. L'humble n'a pas conscience de son humilité. »

 

19:12 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/09/2009

ATTENTION AUX IMPOSTURES.

ATTENTION AUX IMPOSTURES!

A côté de l'apparence de sainteté, se cache souvent l'imposture. Les actions les plus vertueuses, les gestes les plus saints, les pénitences les plus sévères que les gens "saints" s'imposent à eux-mêmes, les marques d'humilité les plus touchantes, les méditations les plus spectaculaires ne sont que vanité, ne sont que des pièges de l'orgueil.

19:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/09/2009

EVITER D'ÊTRE INTRUSIF.

 

EVITER D'ÊTRE INTRUSIF !

Il convient bien de se baser, une fois de plus, sur les dix principes. Notamment le troisième (« Vous ne pouvez faire la morale à personne... »),le quatrième (« Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère... ») et le dixième (« Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance; vous pourriez faire le contraire, entraver son progrès. Sachez qu'une grande épreuve sera votre récompense si vous l'humiliez en lui imposant le respect... »).

Ceci nous amène à la compréhension de la solidarité, de la charité. Quand on pense « solidarité », on pense automatiquement à « entraide ». Quand on pense à « charité », on pense automatiquement à « secours ».

Mais comment agir correctement ? Ces idées sont plus subtiles à comprendre qu'on ne le croit généralement.

Souvent, quand on veut aider les autres, on ne peut s'empêcher de juger. On n'apporte pas son aide sans réserve. On ne se met pas au service d'autrui sans arrière-pensée.

Non, on arrive avec nos exigences. On entre dans le domaine d'autrui pour faire à sa place ce qu'il a à faire. Nous ne nous mettons pas à son service, mais nous entrons chez lui en maître, en donneurs de leçons.

C'est de la vanité et non de la charité: nous avons jugé l'autre comme non éduqué, comme inférieur et nous imposons notre façon de voir ou de faire. Cela parce que nous nous sommes jugés comme plus éduqués, comme supérieur. Nous voulons montrer notre importance. Nous devons apprendre à ne pas gêner les autres, à ne pas être importuns, à ne pas être intrusifs.

En fait, nous ressentons un manque personnel que nous voulons combler en le projetant sur autrui. La faiblesse dont nous souffrons, nous pensons la nier en la voyant en autrui plutôt qu'en nous.

Cela aussi parce que nous ne sommes pas prêts à l'aide désintéressée. Généralement, lorsque nous venons en aide à quelqu'un, ce n'est pas gratuit: nous attendons quelque chose en retour. Le pire, c'est encore lorsque ce quelque chose est de la gratitude.

Dans le chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »,le Père ANTOINE fait quelques remarques: 

« Il arrive que l'on fait la charité par acquit de conscience; dans ce cas, mieux vaudrait s'en abstenir. La vraie charité accomplie aussitôt que nous en voyons la nécessité, nous procure nuit et jour un vrai bonheur.

Quoique charitables, nous pouvons encore ressentir du remords lorsqu'il nous semble avoir rendu de mauvais services en agissant à l'égard d'une personne où nous aurions dû nous abstenir; car nous n'avons pas la sensibilité nécessaire pour juger en connaissance de cause et nous sommes éprouvés.

Mais quoiqu'il arrive, il est grandement désirable d'avoir la pensée de la charité; cette vertu découle de l'amour, tâchons d'être toujours prêts à l'exercer, de comprendre que nous ne faisons jamais la charité qu'à nous-mêmes. Si nous y trouvons un bien, un bonheur, remercions donc la personne qui nous en donne l'occasion. Ne restons jamais un seul instant sans épreuves, le doute nous accable souvent parce que nous sommes trop sensibles aux imperfections des autres; alors que nous devrions plutôt les secourir, nos faiblesses cherchent à découvrir les leurs et nous perdons ainsi le feu sacré de l'amour. Efforçons-nous de ne pas voir en nos frères ce que nous voudrions cacher en nous.

Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. »

18:15 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/09/2009

PENSEES SUR LA MEDITATION.

 

PENSEES SUR LA MEDITATION.


Avant de méditer, il faut s'assurer le calme: le calme dans son environnement mais surtout dans son âme. La première chose à faire, c'est de tenter d'éliminer les apriori, les jugements préétablis. La méditation consiste à vider l'esprit de tout ce qui l'encombre, de couper les fluides négatifs.

Il faut créer un état d'ouverture et de simplicité. Il est inutile de chercher un sujet ardu à haute portée philosophique sur lequel s'acharner mentalement. Une telle recherche n'est certes pas inutile... mais nous sommes loin de la méditation qui suppose beaucoup plus de simplicité.
Aussi longtemps qu'on n'a pas atteint ce degré de simplicité, on n'a pas accès à son âme parce que la pensée reste agitée et confuse. Aussi longtemps qu'on n'a pas éliminé les apriori, on reste l'esclave des émotions négatives comme la jalousie, l'orgueil, l'envie, la haine, le désir de vengeance...

Cet exercice ne peut qu'apporter une sensation de calme, de paix et d’équilibre, et de nouvelles perspectives se feront jour. Nous verrons tout sous un éclairage nouveau.

Quand on a atteint ce degré de simplicité, de dénuement de l'esprit, de désintéressement, on se rend compte qu' on a surtout tendance à chercher les défauts chez autrui. C'est la fameuse parabole de la paille et de la poutre: on voit les défauts chez autrui et on juge. Alors que, au contraire, ces défauts sont en nous. On est seulement incapable de les voir. Ou, plutôt,on ne veut pas les voir en nous, peut-être seulement inconsciemment et on les projette sur les autres. On ne voit chez les autres que ce qui existe en nous, peut-être refoulé.

La méditation est avant toute chose ce qui nous permet de trouver cette simplicité d'âme. C'est un travail sur soi-même, une démarche strictement personnelle sans aucune visée mystique. Celui qui espère que la méditation lui permettra de converser avec DIEU et d'irradier, de redescendre comme MOÏSE du Mont Sinaï, le front pourvu d'éclairs lumineux, se trompe!

Le retour sur soi-même, la création de cet état de simplicité nous amènera à inverser le regard pour le tourner vers l'intérieur. C'est ce que nous enseigne le cinquième principe.

C'est donc une remise en question. Parmi les dix principes, plusieurs nous demandent cettre remise en question et ce retour indispensable à la plus grande simplicité possible.

Cette remise en question, n'implique pas non plus négation de soi, rejet de ce que l'on est, mortification, ascétisme, autopunition ! La spiritualité ne s'obtient pas par la force, ni par l'orgueil. Ce ne serait qu'une forme de vanité !

Au contraire, la méditation c'est la remise en cohérence de soi-même, la cohérence entre l'être et le paraître. Ce n'est surtout pas l'éparpillement de la pensée, l'étalage de la piété, la recherche d'une fusion hypothétique, la poursuite d'une transfiguration. Ce sont là des égarements qui sont le signe avant-coureur d'un problème psychique sérieux. Quand on en est là,au lieu de trouver la paix on peut s'attendre à une très grande souffrance.

La méditation ne cherche pas à transformer les individus en êtres idéaux, parfait. Non, elle vise à ce que chacun s’accepte tel qu’il est et puisse vive en harmonie avec lui-même et ses semblables.

La méditation, bien comprise et bien pratiquée, doit donc avoir pour résultat non pas d'avoir une plus belle vie , non pas de vivre autrement mais d'avoir une vue plus sereine de la vie, donc de la ressentir plus profondément et plus justement. Elle doit donc permettre, et c'est cela le plus important d'avoir un jugement plus charitable.

Par là, elle permettra une ouverture aux autres de meilleure qualité.

17:57 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2009

EPREUVE, SOUFFRANCE ET VUE DU MAL.

EPREUVE, SOUFFRANCE ET VUE DU MAL.

Je vous ai entretenus à plusieurs reprises de ce problème de souffrance, de mal de vivre. Je vous ai dit qu'il y avait des pages admirables dans l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE pour qui prend la peine de les chercher. Voici encore un extrait du chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE ":

"En résumé, la vue du mal c'est l'épreuve et l'épreuve c'est la vue du mal; plus l'une est grande, plus l'autre l'est également. La souffrance ne survient-elle pas toujours de vouloir que notre erreur soit une vérité ? Au lieu de dire: ''Je souffre à cause d'une personne qui me contrarie'' il serait plus raisonnable de dire que nous souffrons de l'erreur que nous commettons en voulant contrarier la réalité.

  Chaque jour nous apporte sa lumière qui nous  ôte parfois de bien grandes peines en nous faisant reconnaître la vérité. Dès que celle-ci nous apparaît, notre doute s'évanouit, la souffrance, perdant alors sa raison d'être, s'éteint d'elle-même. Nous nous trouvons souvent dans telle situation, un seul mot de l'un ou l'autre de nos semblables nous délivre de bien grandes souffrances en nous éclairant sur leur cause; si nous souffrons, c'est toujours à croire le contraire de ce qui est; disons alors que l'erreur seule produit la souffrance, tandis que la vérité nous en délivre.

  Nous qui voulons travailler à édifier notre avenir, cherchons à nous connaître, nous serons convaincus que la souffrance résulte uniquementde la vue du mal qui nous montre l'erreur dans la vérité. Suivons toujours l'impulsion de notre nature, ne redoutons ni la critique, ni le blâme; ne cherchons pas à nous justifier, ce serait commettre nous-mêmes l'erreur, celle de notre semblable nous est utile car tout a sa raison d'être."

Et, un peu plus loin, dans le même texte:

"La vérité seule nous rend heureux, c'est en elle que réside le véritable amour. Seule l'erreur nous fait souffrir, elle nous donne une fausse vue qui nous montre le mal dans le bien et le bien dans le mal, elle dssimule ainsi notre nature, dans la pensée que nous serions plus heureux en paraissant ce que nous ne sommes pas.

  Appliquons-nous à comprendre le sens véritable de toutes choses, l'apparence s'effacera insensiblement et nous agirons de plus en plus naturellement."

Voilà bien là un principe récurrent dans la pensée antoiniste: bien se connaître et tâcher à tout prix de rester dans son naturel. Toute tentative de sortir de son naturel équivaut à se trahir  soi-même et n'amène que souffrance.

 

 

 

19:49 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/09/2009

LA VRAIE HUMILITE.

LA VRAIE HUMILITE.

La vraie humilité n'est pas toujours évidente à déceler.

Les hommes sont aveuglés par leurs propres difficultés, par leur mal de vivre. La première conséquence de cet état est d'avoir une faible estime de soi-même. Avoir une faible estime de soi-même n'est pas de l'humilité. Se juger moins important que les autres n'est pas de l'humilité. C'est une souffrance découlant de l'obsession de leur jugement. On se figure sous le regard des autres, on se figure être l'objet de leur jugement et on en est terrorisé. Ce n'est pas là de l'humilité. La dévalorisation volontaire de soi-même n'est pas de l'humilité !

Le manque de confiance en sa propre sagesse, en sa valeur intrinsèque n'est pas non plus de l'humilité. Le manque de confiance en soi-même amène à rechercher sans cesse la sagesse, la connaissance à l'extérieur de soi-même. C'est se forcer à aller à l'encontre de ses propres capacités: on ressent une grande connaissance intérieure mais on n'ose pas se faire confiance.

A ce propos, il y a un beau texte du Père ANTOINE dans le chapitre "LA FOI ET LE DOUTE DANS L'EDUCATION":

" La personne qui a peur est exposée à être atteinte; elle peut attirer ce qu'elle redoute. Nous avons dit que celui qui n'a pas peur marche sans danger sur le bord d'un toit. La foi le préserve de toute chute tandis que le moindre doute suscite une crainte qui le fait tomber."

Et, plus loin:

" Et pour en revenir à notre sujet, nous pouvons affirmer que la peur est une maladie que la foi peut guérir. Il n'est pas difficile de comprendre combien cette imagination nous rend malheureux, car une chose n'est un mal que parce que nous le voulons. combien de personnes doutent d'elles-mêmes et, par là, n'arrivent jamais à mener à bien une entreprise. La moindre souffrance est un effet du doute, c'est par lui que surgissent tous les malheurs. Si l'un de nos semblables a quelque défaut qui touche à l'une ou l'autre de nos faiblesses, pourquoi sommes-nous si peu croyants que d'en souffrir ? Ah! si nous pouvions espérer par notre intelligence ce que nous pouvons par la foi, nous serions autant heureux que nous sommes malheureux. Par la foi nous ne voyons plus de la même façon, elle surmonte tout ce qui nous afflige, toute faiblesse qui correspond à celles d'autrui."

Nous pouvons en retirer que l'humilité ne consiste pas à se plaindre de ses imperfections et de ses faiblesses mais à accepter de se transformer, jour après jour. En nous résident des qualités extraordinaires: il nous reste à les réaliser. Nous ne pourrons le faire qu'en faisant ressortir notre bonté fondamentale. réaliser cette bonté et rester dans cet état d'esprit est la recette de l'humilité.

 

15:25 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/09/2009

FOREST ( BRUXELLES ): LE TEMPLE ANTOINISTE.

TEMPLE ANTOINISTE

 DE FOREST ( BRUXELLES )

Forest

15:46 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/09/2009

COMMENT ARRIVE LA SOUFFRANCE ?

 

COMMENT ARRIVE LA SOUFFRANCE ?

 

Je vous ai entrenu sur la souffrance, sur diverses formes de souffrances. Comment arrive la souffrance ? Comment expliquer cette souffrance ? Quand il s'agit d'une souffrance morale, elle est toujours liée à la « vue du mal », à l'obsession du jugement ( juger, être jugé, être l'objet du regard...)

Le Père ANTOINE en parle dans ce passage du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L'INTELLIGENCE »: 

« Nous ne devons pas ignorer que les plus souffrants sont ceux qui veulent vivre avec le plus d'honnêteté; ils voient à tout instant le mal dans leurs semblables et chaque fois que cette vue apparaît, on éprouve une souffrance.

Comment pourrions-nous devenir heureux si le mal existait ? Car plus nous sommes développés, plussommes-nous sensibles à sa vue qui ne fait que nous affliger.

La souffrance nous arrive de mille manières; un seul mot de l'un ou de l'autre de nos semblables la provoque: sommes-nous en présence d'une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n'y voyions le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n'existe pas, qu'il n'est que la conséquence de la matière, de notre imperfection, l'erreur qui nous fait voir tout coàntrairement à la réalité. Tout ce qui existe n'a-t-il pas sa raison d'être, son utilité qui émane de la vérité ? Dire qu'il faut surmonter la matière, si elle existait réellement, ce serait dire qu'il faut réprouver la raison, l'utilité, la vérité. Si nous devons surmonter la matière pour jouir du vrai bonheur, n'est-ce pas parce qu'elle est la cause de nos souffrances ? Et je viens de faire remarquer que la souffrance n'est due qu'à notre imagination; c'est donc d'imaginer la matière que nous souffrons, parce que là nous ne sommes plus dans la réalité. L'injustice nous afflige quand nous la voyons en autrui, car lorsque nous la commettons, nous n'en souffrons nullement, au contraire, elle nous réjouit puisque nous quittons la vérité avec plaisir pour y pénétrer. J'ai révélé qu'accuser autrui d'une injustice dont on souffre, c'est accuser DIEU, c'est dire qu'il est injuste; n'est-ce pas celui qui l'a commise qui doit en subir les conséquences et non point nous si nous sommes dans la vérité ? Voulons-nous abréger considérablement nos souffrances, même arriver à les anéantir ? Remontons à la cause, à l'imagination, qui nous fait souffrir de la vérité, en voulant qu'elle soit l'opposé. »

Une fois de plus, on peut apprécier le fait que le Père s'inclut toujours dans la leçon. Il ne dit jamais « Vous », mais « Nous ».

18:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/09/2009

LA PASSION ( Texte de Chögyam Trungpa )

LA PASSION

 ( Texte de Chögyam Trungpa )

Sans partager toutes les idées ( loin s'en faut ), de l'auteur, voici un petit extrait du livre "LE MYTHE DE LA LIBERTE". Il s'agit d'un texte plein de lucidité:

" La passion est l'occupation majeure dans le monde humain. En ce sens, elle est une forme intelligente de cupidité où l'esprit logique, la raison, est toujours orienté vers la création de bonheur. On ressent de façon aigüe la séparation d'avec les objets de plaisir, il en découle un sentiment de perte, de pauvreté, souvent accompagné de nostalgie. Vous sentez que seuls les objets de plaisir pourraient vous procurer le confort et le bonheur, mais vous vous sentez gauche, ni assez fort ni assez magnétique pour que ces objets soient attirés naturellement dans votre territoire. Toutefois, vous vous évertuez à les y attirer. Cela engendre souvent une attitude critique envers autrui. On veut magnétiser les meilleures qualités, les situations les plus agréables, les plus sophistiquées, les plus civilisées. "

Nous retrouvons les thèmes du regard sur autrui, du regard d'autrui sur soi, de l'attitude de jugement, du manque, de la recherche du bonheur ( mais souvent portée sur des objets illusoires )

19:17 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/09/2009

LES SOUFFRANCES DE L'ESPRIT, CONSEQUENCE DE LA VUE DU MAL.

 

LES SOUFFRANCES DE L'ESPRIT.

 

Pour débuter un petit texte extrait du chapitre « L'EXISTENCE DE DIEU EST LA NEGATION DE LA MATIERE & L'EXISTENCE DE CELLE-CI LA NEGATION DE CELLE DE DIEU »: 

« Les pensées qui surgissent en dehors de la foi ne peuvent être que la conséquence d'une faiblesse et quand nous parvenons à les surmonter, c'est par cette vertu car tout ce que nous croyons venir du corps est plutôt l'obstacle qui empêche de se rendre compte de la réalité. Sans posséder la foi nous ne pourrions raisonner la question physique que par elle-même, par ses propres lois, opposées à la morale. »

Un peu plus loin dans le même texte: 

« Nous sommes l'esclave de notre imperfection qui n'est que l'imagination de la matière et nous ne pourrons être libres que lorsque nous l'aurons surmontée. Ce sont les personnes de parti pris qui voudraient y contredire; le sceptique, par exemple,prétend que l'âme est le néant parce qu'il ignore que le travail moral peut le persuader du contraire. »

Et dans « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN »: 

« Je vous ai déjà enseigné que DIEU me disait :''laissez-moi pénétrer chez vous, ne me repoussez pas'' mais alors je ne savais comment comprendre ce langage; il n'était pas très logique puisqu'il venait de DIEU; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si DIEU cherche accès en nous, ce ne peut être que pour flatter nos faiblesses mais plutôt poiur les déraciner. DIEU est entré en moi à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait Le supporter. Cela nous arrive bien souvent: nous adorons DIEU, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons que penser pour ne pas Lui ouvrir. Lorsqu'il a pénétré en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès; car le mal comme le bien a sa cause solidaire, il n'existe que par l'intermédiaire de notre semblable. »

Là, dans ces passages, nous avons quelques exemples de souffrances morale, d'épreuves spirituelles.C'est un problème qui tracassait beaucoup le Père ANTOINE. Il décrit encore le drame vécu par chacun dans le chapitre « L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL »: 

« Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. »

Fort bien dit. Mais on n'envisage ici que des souffrances spirituelles compréhensibles mais pourtant déjà difficiles à corriger. Que dire des souffrances spirituelles éprouvantesdont on ne peut discerner les causes.Ces souffrances prennent des formes innombrables, omniprésentes, renforcées par la conscience que l'on a de porter un fardeau. De temps à autre, celui qui en souffre a l'impression que ce fardeau a disparu. Dès lor, il se croit libéré. Ce n'est hélas souvent qu'un répit, voire même une illusion.

Prenons le cas des psychotiques.Je viens de lire l'article d'une journaliste, Dominique FERNANDEZ. Je vous en livre quelques extraits: 

« Qu'est-ce qu'un psychotique ? Quelqu'un qui n'arrive pas à coïncider avec lui-même, qui ne sait plus qui il est, car il se sent multiple, débordé par une multitude de doubles qui ont chacun autant de légitimité à se prétendre le modèle original.

Occuper une place, éviter le vide, la marge définitive, le néant, et en même temps se demandxer si cela vaut la peine d'être quelqu'un, d'avoir une identité définie, d'être confiné dans un rôle pour lequel on n'est pas fait, telle semble la grande douleur du psychotique.

L'épouvante de n'être personne, de n'être rien, n'est-elle pas commune à toutes les femmes et à tous les hommes, ceux-là même qu'on dit sains, dissimulée sous les masques dont ils s'affublent pour garder contenance. »

Voilà, nous y sommes. Vousvous demandiez sans doute où je voulais arriver par ce grand détour. Tout est dit dans ce dernier paragraphe.Toujours cette obsession du regard d'autrui, du jugement dont on se croit l'objet. C'est fatal, à force de regarder les autres de façon critique, à force de porter des jugements sur eux, on intégre cette mentalité et on sent peser sur soi cette malédiction. '' Maudite vue du mal'' comme disait le Père ANTOINE.

Comme Le père dit dans ler chapitre « LA SOUFFRANCE PHYSIQUE ET LA SOUFFRANCE MORALE »: 

« Vous dites qu'une personne a jeté le trouble dans votre esprit en voulant vous persuader que toutes les maladies du corps ne sont que l'effet des imperfections de l'âme, c'est la preuve qu'elle vous a dit la vérité car si vous en souffrez, c'est parce que vous voulez faire de la vérité l' erreur, il n'y a que celle-ci qui suscite la souffrance. »

Vous avez bien lu:on veut toujours faire de la vérité l'erreur.

 

19:42 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/09/2009

RÔLE EXACT DE L'INTELLIGENCE.

RÔLE EXACT DE L'INTELLIGENCE.

A force de lire l'ENSEIGNEMENT, on pourrait penser que le Père aNTOINE méprise absolument l'intelligence. Dans le chapitre "NOUS N'ACUERRONS LA VERITE QUE PAR NOTRE ERREUR", il met les choses au point.

" J'ai révélé qu'on fait erreur en accusant ADAM d'être la cause de nos souffrances, qu'il nous a montré plutôt le véritable chemin du bonheur, que nous devrions au contraire lui rendre hommage et bénir sa défaillance.

   Nous devons considérer l'intelligence de la même façon et autant la revendiquer que j'ai paru l'incriminer dans mes révélations. Je crois que nous n'avons pas encore bien saisi son rôle. Il est vrai qu'elle est le siège de notre imperfection et incompatible avec la foi; cependant elle a aussi son utilité, sa raison d'être. Représentons-nous une personne pauvre en intelligence, combien ne la voyons-nous pas malheureuse ! si nous étions privés de cette faculté, quelle serait notre compréhension ? Pourrions-nous prévoir les choses et les concevoir ? C'est d'en être dépourvu qu'ADAM n'a pu apprécier qu'il étéit en DIEU; n'était-il pas alors plus malheureux que dans l'incarnation ? Combien de temps ne nous a-t-il pas fallu pour développer l'intelligence au degré où elle est arrivée actuellement: impossible de nous en rendre compte."

18:36 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2009

PEUT-ON PARLER D'UN MATERIALISME DE L'ESPRIT ?

EXISTE-T-IL UN MATERIALISME DE L'ESPRIT ?

Peut-on parler d'un matérialisme lorsqu'on parle de choses de l'esprit ? Le matérialisme se limite-t-il purement et simplement à la recherche de l'intérêt matériel ?, à l'accumulation de richesses, d'avantages, de prérogatives d'où découlent des faveurs, des priorités, des passe-droits ?

Pour certains, la matérialisme se cantonne à la recherches de biens terrestres? Est-ce si sûr ?

Pour commencer, au lieu d'utiliser le mot "matérialisme", qui caractérise une philosophie, parfois même austère, il conviendrait mieux de parler de l'intéressement, de la poursuite d'un intérêt.

Si on a bien posé cela, on comprendra plus facilement qu'il peut exister ce que certains appellent un matérialisme spirituel.

On peut répondre affirmativement. Aussi longtemps que l'on poursuit une approche spirituelle qui promet le salut, les miracles, le paradis, on reste enchaîné. On reste emprisonné dans les illusions, dans la recherche de l'intérêt personnel. Cet intérêt-là n'étant pas de nature strictement matériel... mais peut-être encore plus néfaste car c'est une recherche basée sur l'enrichissement de l'égo. nous retombons dans le fameux narcissisme dont on a déjà abodamment parlé.

Si l'on vit dans cet esprit, on vit dans un monde de séduction, d'illusion: on attend béatement la solution, par récompense soit-disant méritée, de tous les problèmes.

On s'imagine que l'on va bénéficier de moyens magiques, miraculeux pour résoudre tout. Hélas, rien de cela ne se prépare. Ce n'est qu'une façon de nier l'existence des épreuves. Ce n'est qu'une façon de ne pas les affronter avec ses moyens propres.

En fin de compte, c'est ainsi que l'on comprend mieux la différence qui exisrte entre la foi et la croyance.

Le Père ANTOINE dénonce, de manière très crue, cet état d'esprit. Pour ce faire, il utilise des mots, des phrases, qui, on en est conscient, peuvent choquer certains.

Voyons le chapitre "LA CROYANCE ET LA FOI":

"Ne croyons pas ne DIEU, n'espérons jamais rien de Lui, mais croyons en nous et agissons naturellement. Sachons que nous sommes DIEU nous-mêmes, que si nous voulons, nous pouvons.

  La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien."

Et plus loin, dans le même texte, un passage qui peut faire référence à la déception qui frappe celui qui a cru trouver les solutions à ses problèmes dans une approche spirituelle promettant le salut et qui tombe de haut:

" La croyance est encore là la cause de nombreuses souffrances, car elle nous fait haïr plutôt qu'aimer. d'un autre côté cependant, lorsque nous désirons demander une chose à DIEU, nous avons toujours plus de foi en notre semblable qu'en npus-mêmes; c'est la preuve que nous nous appuyons sur la croyance plutôt par un doute. Elle nous tente à prier DIEU pour être heureux dans l'assouvissement de notre imperfection, tandis que le bonheur ne résulte que de notre amélioration. Mais celle-ci ne peut s'effectuer que par la vraie prière qui consiste dans les actes et non dans les paroles, qui s'appuie sur la loi qui dit: Fais bien et bien tu trouveras.

  Je le répète, la croyance en DIEU telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine."

19:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/09/2009

SAINT-ETIENNE: TEMPLE ANTOINISTE.

1142908

Extrait de http://antoinisme.bloggg.org

18:33 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2009

SUR LA DIFFICULTE DE SE RECUEILLIR.

RECUEILLEMENT ?

Il est d'abord difficile de définir ce qu'est ( ou ce que devrait être ) le recueillement.

Pour d'aucuns, se recueillir, c'est s'isoler pour réciter mentalement des prières. Ce serait donc se couper, pendant un temps plus ou moins long, du monde.

Pour d'autres, le recueillement est indépendant de la prière, mais c'est toujours s'isoler du monde pour émettre des pensée, pour rechercher des inspirations, pour éliminer les mauvaises pensées, pour approfondir l'un ou l'autre passage de l'Enseignement...

Le véritable recueillement, le plus profitable aussi, doit avoir lieu dans le monde: c'est d'abord avoir toujours le souci de mieux appréhender ce qu'est réellement autrui, qui il est réellement pour nous.

Le recueillement, c'est mettre de la constance à comprendre l'autre, à l'aider, à le réconforter, à lui montrer l'exemple.

Attention ici, le recueillement ne doit pas se confondre avec la fausse humilité. Cela ne doit pas devenir de la vanité.

C'est ici que nous touchons au coeur du problème: tous ces sentiments doivent se vivre dans le secret du coeur. C'est cela le véritable recueillement. Exhiber sa charité, ce n'est pas pratiquer la charité, ce n'est rien d'autre qu'exhiber sa vanité.

Le recueillement doit permettre de mieux comprendre le monde danautre, matières lequel on vit.

Le recueillement doit permettre de mieux comprendre les autres.

Le recueillement doit permettre de s'oublier et surtout pas de se couper des autres.

Si au cours d'un recueillement, on en arrive à s'oublier, à oublier ce qui est matière en nous, alors il nous aidera à nous rapprocher des autres.

 

01/09/2009

LA MODESTIE ( Pensée de SULLY=PRUDHOMME)

 

"La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse."

Sully Prud'homme, Pensées.

On ne peut s'empêcher d'y penser en relisant un passge du chapitre "LE DESINTERSSEMENT", que voici:

" Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l'intérêt; la moindre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c'est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s'ils font bien ou mal parce que cette vertu nous satisfait en tout, elle anéantit la vue du mal complètement. Je le répète, c'est l'importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous ne sommes pas désintéressés."

La pensée citée au début doit se comprendre dans ce sens: il est bien malaisé de se défaire de tout désintéressement. Même dans des comportements quotidiens, l'intérêt montre le bout de son nez.

Il faut toujours rester dans le naturel. La falsification du naturel ne peut que provoquer, dans le futur, bien des désagréments: mensonge, envie, mépris, haine, acrimonie...

18:32 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |