22/10/2009

TOUJOURS SUR LE "CONNAIS-TOI".

TOUJOURS SUR LE "CONNAIS-TOI".

Je suis tombé sur un passage du Développement qui peut être rattaché à la question. Il s'agit du chapitre "COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER":

" Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c'est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c'est à la cause de tout ce qui tient dans l'imperfection qu'il faut porter le remède. cependant c'est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l'Enseignement et aussi du Développement. J'ai dit que nos défauts, tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l'atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d'autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c'est à la cause qu'il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont tous ces fluides qu'il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d'autant plus d'amour? J'ai enseigné que tout fluide est une pensée et toute pensée une loi, si nous ne puisons plus dans notre atmosphère, nous le ferons dans l'amour divin, cette réalité nous fait réfléchir bien souvent car quand nous avons puisé dans cet amour, nous sommes tout ranimés, nous disons:'' j'ai reçu une inspiration'', celle-ci nous étonne même parfois, elle change peut-être tout notre être et nous sommes heureux aussi longtemps que nous la respectons."

Ici, le Père nous met en garde contre notre possible fausse vue sur nous-mêmes, résultante de la vanité. D'où l'importance d'une bonne maîtrise dans la poursuite du "Connais-toi":

" Cependant nous pourrions encore nous tromper en croyant que nous avons été inspirés et tenter d'autres à suivre nos préceptes, tandis qu'ils ne seraient que de simples pensées résultant de notre atmosphère. Toutes les fois que nous recourons à celle-ci, nous effectuons nos actes matériellement."

A la fin de ce chapitre, le Père revient à nouveau sur le principe de la réincarnation. La bonne compréhension de ce principe de réincarnation est absolument utile si on veut bien comprendre notre ressort interne:

" Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous jouissions de l'aisance dans la précédente et réciproquement, nous n'attacherons pas tant d'importance à notre personnalité, nous aurons d'autant plus d'égards pour notre semblable parce que nous l'apprécierons d'une tout autre façon; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l'obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c'est l'embryon des vertus."

Quand on vous disait dans le précédent article que cette recherche sur et de soi-même était aussi le chemin vers une grande leçon d'humilité!

17:46 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

17/10/2009

ENTRETENIR UNE PENSE ( Envoyé par le Secrétariat du Culte Antoiniste )

ENTRETENIR UNE PENSEE. 

Ci-après la reproduction d'un message envoyé par la Secrétaire du Culte Antoiniste:

De temps à autre je consulte votre site et lis les commentaires.
Un commentaire a retenu mon attention : dans celui-ci, il est fait mention de "....le culte se meurt".
Ah si nous connaissions l'importance de la pensée! Le Père ne dit-il pas dans l'Enseignement que chaque lettre, chaque mot est un fluide ? "telle pensée, tel fluide". Si nous entretenons la pensée que "le culte se meurt" ne semons-nous donc pas le fluide ? Maudite intelligence, tu nous fais voir le mal dans le bien et le bien dans le mal.
Depuis la désincarnation du Père et ensuite de Mère, beaucoup d'anecdotes ont été racontées.
Le dernier travail réalisé par Le Représentant du Père Sr. Dumont avant sa désincarnation, s'intitule "MISE AU POINT PAR LE REPRESENTANT DU PERE". Il reprend entre autre le Cérémonial du Culte. On y parle de l'Opération, de la lecture du dimanche, etc.....
Il est disponible. Celui qui souhaite le recevoir, soit en téléphonant au Temple de Jemeppe (04/233.73.78), soit en écrivant au Secrétariat du Culte, rue Rousseau 2 - 4101 JEMEPPE S/MEUSE.
Bien à vous, fraternelles pensées.

17:08 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/10/2009

LA COMPASSION: ATTENTION AUX DERAPAGES.

 

LA COMPASSION:

ATTENTION AUX DERAPAGES !

La compassion est le sentiment par lequel on est, à la fois, porté, prédisposé, à percevoir ou ressentir et à reconnaître la douleur, la souffrance d'autrui; cette prédisposition nous poussant à y remédier. Etymologiquement, le mot « compassion » vient du latin cum patior, « je souffre avec ».

La compassion évoque un sentiment de fraternité humaine, qui nous incite à faire preuve de charité. Ce sentiment de fraternité nous empêche de monter de l'amertume, de la mauvaise foi, de l'envie. Ces sentiments néfastes ne peuvent qu'aboutir à la hargne. La hargne, c'est la manifestation d'un ,sentiment querelleur, de mauvaise humeur permanente. Elle se traduira par des propos acerbes, méchants et une attitude agressive, haineuse, pleine de méchanceté.

La bonne compréhension des dix principes ( à passer en revue ) et de l'Auréole de la Conscience amènent à dissuader de détester quiconque. Si on n'est pas pénétré de ces sentiments, il est impossible d'éprouver de la compassion pour autrui,celui-ci, même par surprise, se présentera à nous. d'aider ou de délivrer la personne, y compris si elle n'est pas du du simple fait de sa proximité.


Une fois de plus, la relecture des dix principes n'est pas inutile:

  • le premier qui nous rappelle que « ...vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez » ce qui signifie bien que DIEU se trouve potentiellement en chaque homme ;

  • le troisième: « vous ne pouvez faire la morale à personne... » qui nous interdit toute condescendance;

  • le quatrième qui nous met en garde (« ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère... » )et ( « ...si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes... ») qui nous interdit de tirer gloire de notre charité;

  • le cinquième que l'on peut reprendre en entier: «  efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain. »;

  • le septième: « Elle (l'intelligence) se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné »;

  • la première partie du dixième principe: « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance... » qui nous recommande donc la modestie dans nos actes.


On peut encore citer ce passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »: 

« Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté. »


Attention, il faut bien prendre garde aux distorsions de la compassion, aux dérapages stériles. Quels sont ces dérapages possibles ?

Nous trouvons d'abord la pitié. La pitié est cependant une manifestation qui masque des émotions, notamment le mépris,. La pitié est composée de colère et de peur. Notre pitié s'adresse à des personnes pour lesquelles nous n'avons pas ou peu d'estime.

La pitié prend bien souvent des proportions qui n’ont rien avoir avec la compassion. La pitié implique trop souvent un sentiment de supériorité ou de condescendance de la part de celui qui la manifeste et, en revanche, une certaine humiliation pour celui qui en est l'objet. Par définition, la personne dont nous avons pitié n'est pas à la hauteur de nos standards. C'est avec une certaine arrogance que nous pensons qu'elle est incapable d' améliorer son état.

Au risque de se lancer dans un débat sémantique, on peut aussi faire la distinction entre l'apitoiement qui implique de la complaisance, de la tristesse mais qui ne donne aucun résultat concret. S'apitoyer des heures sur quelqu'un ne résout en rien ses problèmes.

L'apitoiement ne doit pas être confondu avec la pitié qui implique de la condescendance.

 

Dans les textes que nous venons de citer, le Père insiste sur la notion de proximité (d'où vient le terme «  prochain » utilisé notamment dans le premier principe et le terme « semblable » ). Quand on parle de « prochain » ou de « semblable » il est plus question de proximité du moment ou de proximité de l'endroit. Il n'est pas question de la proximité habituelle ( culturelle, familiale, de relations...). Dans cette proximité habituelle , on n'a guère de mérite à éprouver de la compassion. Celle-ci se manifeste plus facilement.

Je vous renvoie ici au chapitre « LA CHARITE MORALE »: 

« Une autre façon de pratiquer la charité morale, c'est de se maintenir dans un bon fluide pour être à même de supporter toute épreuve. Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable ? Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal... »

C'est bien ce que nous disions plus haut au sujet de la proximité. Le Père insiste ici sur la proximité occasionnelle et non sur la proximité habituelle. On n'a aucun mérite à ne pas voir le mal, à éprouver de vraie compassion envers quelqu'un qui fait partie de notre proximité habituelle.

 

 

 

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LA COMPASSION: ATTENTION AUX DERAPAGES.

 

LA COMPASSION:

ATTENTION AUX DERAPAGES !

La compassion est le sentiment par lequel on est, à la fois, porté, prédisposé, à percevoir ou ressentir et à reconnaître la douleur, la souffrance d'autrui; cette prédisposition nous poussant à y remédier. Etymologiquement, le mot « compassion » vient du latin cum patior, « je souffre avec ».

La compassion évoque un sentiment de fraternité humaine, qui nous incite à faire preuve de charité. Ce sentiment de fraternité nous empêche de monter de l'amertume, de la mauvaise foi, de l'envie. Ces sentiments néfastes ne peuvent qu'aboutir à la hargne. La hargne, c'est la manifestation d'un ,sentiment querelleur, de mauvaise humeur permanente. Elle se traduira par des propos acerbes, méchants et une attitude agressive, haineuse, pleine de méchanceté.

La bonne compréhension des dix principes ( à passer en revue ) et de l'Auréole de la Conscience amènent à dissuader de détester quiconque. Si on n'est pas pénétré de ces sentiments, il est impossible d'éprouver de la compassion pour autrui,celui-ci, même par surprise, se présentera à nous. d'aider ou de délivrer la personne, y compris si elle n'est pas du du simple fait de sa proximité.


Une fois de plus, la relecture des dix principes n'est pas inutile:

  • le premier qui nous rappelle que « ...vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté alors que du prochain vous m'isolez » ce qui signifie bien que DIEU se trouve potentiellement en chaque homme ;

  • le troisième: « vous ne pouvez faire la morale à personne... » qui nous interdit toute condescendance;

  • le quatrième qui nous met en garde (« ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère... » )et ( « ...si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes... ») qui nous interdit de tirer gloire de notre charité;

  • le cinquième que l'on peut reprendre en entier: «  efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain. »;

  • le septième: « Elle (l'intelligence) se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné »;

  • la première partie du dixième principe: « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance... » qui nous recommande donc la modestie dans nos actes.


On peut encore citer ce passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »: 

« Cependant le remords ne provient pas de l'égoïsme, une personne charitable peut seule l'éprouver; voulant rester fidèle à sa conscience, elle ne cesse de penser à l'infortune qu'elle a vue; mais si les fluides ne se rencontrent pas, elle est parfois incapable d'assimiler le sien à celui de l'autre personne et ne peut plus être touchée; il s'établit alors un intervalle qui entrave sa volonté. »


Attention, il faut bien prendre garde aux distorsions de la compassion, aux dérapages stériles. Quels sont ces dérapages possibles ?

Nous trouvons d'abord la pitié. La pitié est cependant une manifestation qui masque des émotions, notamment le mépris,. La pitié est composée de colère et de peur. Notre pitié s'adresse à des personnes pour lesquelles nous n'avons pas ou peu d'estime.

La pitié prend bien souvent des proportions qui n’ont rien avoir avec la compassion. La pitié implique trop souvent un sentiment de supériorité ou de condescendance de la part de celui qui la manifeste et, en revanche, une certaine humiliation pour celui qui en est l'objet. Par définition, la personne dont nous avons pitié n'est pas à la hauteur de nos standards. C'est avec une certaine arrogance que nous pensons qu'elle est incapable d' améliorer son état.

Au risque de se lancer dans un débat sémantique, on peut aussi faire la distinction entre l'apitoiement qui implique de la complaisance, de la tristesse mais qui ne donne aucun résultat concret. S'apitoyer des heures sur quelqu'un ne résout en rien ses problèmes.

L'apitoiement ne doit pas être confondu avec la pitié qui implique de la condescendance.

 

Dans les textes que nous venons de citer, le Père insiste sur la notion de proximité (d'où vient le terme «  prochain » utilisé notamment dans le premier principe et le terme « semblable » ). Quand on parle de « prochain » ou de « semblable » il est plus question de proximité du moment ou de proximité de l'endroit. Il n'est pas question de la proximité habituelle ( culturelle, familiale, de relations...). Dans cette proximité habituelle , on n'a guère de mérite à éprouver de la compassion. Celle-ci se manifeste plus facilement.

Je vous renvoie ici au chapitre « LA CHARITE MORALE »: 

« Une autre façon de pratiquer la charité morale, c'est de se maintenir dans un bon fluide pour être à même de supporter toute épreuve. Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable ? Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal... »

C'est bien ce que nous disions plus haut au sujet de la proximité. Le Père insiste ici sur la proximité occasionnelle et non sur la proximité habituelle. On n'a aucun mérite à ne pas voir le mal, à éprouver de vraie compassion envers quelqu'un qui fait partie de notre proximité habituelle.


 


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10/10/2009

TOUTES LES QUESTIONS SE RAMENENT A LA QUESTION DE DIEU.

 

TOUTES LES QUESTIONS FONDAMENTALES SE RAMENENT A LA QUESTION DE DIEU.

La morale doit être notre premier souci. On ne peut concevoir une vie sans éthique. Certaines doctrines peuvent nous paraître étranges, difficilement acceptables. D'accord, mais la vie dans l'absence d'une doctrine ne peut produire rien d'autre que du tourment.

La distinction entre le bien et le mal, la notion même de bien et de mal, n'est que le résultat de siècles d'une prédominance d'un modèle social et religieux. C'est pourquoi, les usages moraux peuvent différer d'une civilisation à l'autre. Cela ne devient compliqué, voire explosif, que lorsque des civilisations sont confrontées brutalement sans préparation. En fait, il apparaît que les hommes sont, naturellement, soumis d'office, aux diktats des traditions.

Toutes les questions se ramènent à un problème unique, fondamental, le problème de DIEU.

DIEU est l'éternel objet de préoccupation des hommes. Certains s'acharnent à le représenter à leur image. Certains l'imaginent tout puissant, omniscient, justicier, vengeur. Pour d'autres, ce sera un DIEU pusillanime, velléitaire, sans grande consistance, bien de bonhommie et de gentillesse. Mais c'est toujours un DIEU qui arrange bien les hommes.

D'autres encore s'attachent à le nier, à en détruire toute idée.

Pour certains, DIEU se caractérise par une présence permanente. D'autres se reconnaissent impuissants à le représenter mais le recherchent avec acharnement. D'autres encore s'activent pour cacher l'idée qu'ils ont d'un DIEU qui existe mais les ignore.

Mais certains esprits prétendent avoir résolu la question de DIEU. Ils se targuent d' avoir éliminé de leur esprit l'idée même de DIEU. Dans leur esprit, la destruction de l'idée de DIEU a été accomplie. Ils se targuent de ne plus avoir aucune question ni inquiétude à propos de DIEU.

Mais un esprit où cette destruction a été accomplie, où la question de DIEU ne se pose plus, comment va-t-il combler le vide béant créé en lui. Pour combler ce vide, ils sont condamnés à de perpétuelles occupations. Je dis bien « occupations ». Il faut là aussi bien distinguer entre les « actions » et les « gesticulations ». Dans la quête perpétuelle aux « occupations », on en arrivera facilement à préférer les « gesticulations » aux « actions ».

Pour compenser le vide laissé par la perte de DIEU, pour se consoler de l'absence de l'idée de DIEU, on va se lancer, avec ardeur, vers toutes sortes de passions, parfois futiles.

On recherchera toutes sortes de mysticismes purement matériels: le culte de la beauté, de la force, de la société, de l'individu, de la collectivité, de la nouveauté...

16:10 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/10/2009

ROBERT VIVIER: ANTOINE ET LA PRIERE.

"DELIVREZ-NOUS DU MAL"

( Robert VIVIER ):

Claudine GOTHOT-MERSCH, Professeur aux Facultés Universitaires SAINT-LOUIS ( BRUXELLES ) se livre, en postface de l'édition  publiée en  1989 chez LABOR à une étude détaillée de ce roman. Elle l'étudie sur le plan littéraire et aussi, surtout, psychologique. Voici un extrait de cette étude. Elle ne manque pas d'intérêt.

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"L'expérience de la guerre, faite dans les tranchées, n'a pu que développer son attention ( son =  deRobert VIVIER )envers la classe sociale où l'Antoinisme trouvait - et trouve encore - l'essentiel de ses adeptes. Et qui sait si l'horreur de tuer, dont témoigne si bien "LA PLAINE ETRANGE",n'a pas eu son influence sur le choix du sujet ? ( Suit un extrait )

" Ce qu'il faut que je dise aussi, parce que cela a crié et saigné en moi, c'est que sur le fantassin a pesé le plus lourdement le dilemme proposé par la guerre à la conscience de l'homme! tuer, ou faillir à son devoir...Il fut le seul qui dut regarder ses mains rouges"

Car Louis ANTOINE, pendant son service militaire, a tué accidentellement un autre soldat - évènement qui pésera sur son évolution, comme bien l'on pense. Ce n'est peut-être pas un hasard non plus si la période du service militaire prend, dans le roman de VIVIER, une place relativement importante.

Et puis, choisir pour héros ANTOINE le Guérisseur, c'était se donner l'occasion d'écrire "l'histoire d'une âme": on reconnaît ici le titre de l'étude que VIVIER a consacrée à MAETERLINCK lors du centenaire du poète. il s'y proposait pour but "non d'expliquer l'oeuvre par l'âme, mais plutôt de suivre l'aventure d'une âme à travers les textes d'une oeuvre". Ôtons le mot "textes", et cela pourrait s'appliquer parfaitement à "DELIVREZ-NOUS DU MAL": à travers la constitution progressive de l'antoinisme, ce qui intéresse VIVIER, c'est de suivre le parcours spirituel d'ANTOINE."

Plus loin, après des considérations purement techniques et littéraires qui, si elles sont intéressantes ne trouvent pas leur place sur ce blog, elle revient sur la façon dont VIVIER a abordé la personne du Père ANTOINE:

" Il pouvait sembler difficile, de prime abord, de donner une varaisemblance psychologique à cet étrange personnage d'ouvrier sans instruction devenu guérisseur, prophète,et fondateur d'une secte spiritualiste. VIVIER réussit à faire admettre qu'il n'y a pas là d'incohérence, de hiatus inexplicable, en avançant que lorsqu'ANTOINE prie, lorsqu'il guérit, il le fait en ouvrier.

" La prière est une chose qui ressemble au travail. une espèce de travail lent, prolongé, difficile parfois, mais qui ne peut ne pas être efficace. Tout travail est une affaire de bon vouloir, de courage, de patience. ...Quelque chose s'ouvre, comme une galerie qu'on suit dans l'obscurité, longuement, à la façon des mineurs dans la taille. ANTOINE oriait, pater après pater, coup de pic après coup de pic."

19:32 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |