30/11/2009

LA TENTATION ( IMAGES ).

LA TENTATION ( IMAGES ).

Les Antoinistes n'aiment pas beaucoup les images. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les temples sont très dépouillés.

Mais voilà, à force de parler de la tentation je n'ai pas pu y résister et je publie ci-après deux illustrations allégoriques de la tentation.

Tout d'abord, " l'ennéagramme des tentations ":

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Et, ensuite la représentation de la " Tentation de Saint ANTOINE " par Salvador DALI. Ce dernier tableau nous fait bien ressentir toute la souffrance qui peut découler des tentations:

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29/11/2009

LA TENTATION.

 

LA TENTATION.

Raisonnons un instant sur cette supplique comprise dans le « Notre Père »: « Ne nous soumets pas à la tentation ».

Avec tout le respect dû à toute religion, je dois bien reconnaître que cette phrase m'a toujours paru déplacée. Si l'on réfléchit bien, on y dit, tout simplement, que la tentation de commettre une action malvenue, de suivre une mauvaise inspiration, d'appliquer un fluide défavorable serait l'oeuvre d'une volonté divine! C'est attribuer à DIEU un véritable esprit machiavélique. C'est reconnaître que DIEU est présent dans notre histoire en pemanence et ce, non pas pour nous protéger ( ce qui n'est d'ailleurs pas exact ) mais surtout pour nous tendre des pièges.

Dans le chapitre « LA SANCTION MORALE », le Père ANTOINE fait un sort à cette croyance quand il dit: 

« DIEU est tout amour,Il ne peut avoir créé le mal. Si le mal existait, il serait l'oeuvre de DIEU, puisque tout est créé par Lui; or dès l'instant qu'Il crée le mal, Il cesse d'être bon; Lui seul est alors la cause de nos souffrances.

Mais la preuve de la bonté de DIEU c'est que nous sommes libres de créer les facultés qui peuvent assurer notre bonheur.

Puisque en vertu de notre libre-arbitre, nous pouvons établir des lois nécessaires à notre avancement, à qui nous en prendre, en cas d'échec, si ce n'est à nous-mêmes ?

Nous pouvons comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit pas plus qu'Il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées. »

En fait, les tentations existent bien mais elles ne relèvent pas du vice mais de la faiblesse humaine. Nous ne sommes pas maîtres de nos désirs, de nos envies ni même de nos pulsions. Elles sont inhérentes à la nature humaine. La seule erreur commise est d'en détourner les bénéfices.

Quand nous disons que les désirs, les envies, les pulsions ( et donc, les tentations qui en découlent ) sont inhérentes à la nature humaine, c'est parce que l'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est. Cette condition est d'ailleurs le moteur de tout progrès, pas seulement du progrès matériel, mais aussi du progrès spirituel ou moral.

Quand on examine le problème des tentations, le pire qui pourrait arriver est qu'elles déboucheraient sur l'incapacité d'aimer réellement ou sur la servitude vis-à-vis des fantasmes. Le pire que l'on découvre dans les tentations, ce sont toutes les lacunes du comportement humain: les relations individuelles ou sociales, le rapport à la vie et à la mort, le rapport à la société, à l'argent, au travail...

Il existe une autre version de la phrase citée en exergue: 

« Ne nous laisse pas succomber à la tentation ».

Ceux qui utilisent cette version se sont bien rendu compte de leur bourde. Mais ce n'est pas encore correct. En vertu du libre-arbitre, ce n'est que l'homme lui-même qui est en mesure de ne pas succomber à la tentation.

Ecoutons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »: 

« Soyons toujours prêts à analyser nos pensées; toutes celles qui se reportent dans le passé nous causent toujours une peine, elles nous engourdissent, nous rendent incapables d'accomplir nos devoirs; si le lendemain nous prions pour avancer, serons-nous à même de repousser de plus mauvaises encore, que celles-ci feront naître contre ceux qui servent d'instrument à notre progrès ? Aurons-nous la force de résister aux tentations et de rendre le bien pour le mal ? Non, notre manque de foi nous aura mis hors du combat et notre être ayant puisé dans les ténèbres, en subira les conséquences.

Lorsqu'une pensée surgit en nous, voyons si elle ne se relie pas aux mondes inférieurs. Nous savons qu'il ne faut pas marcher à rebours, que le passé est souvent hérissé d'épines; mais l'avenir peut nous réserver bien des roses. Les souffrances sont souvent imprévues; cherchons à connaître nos erreurs et ne perdons pas de vue que tout effet a une cause. »

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26/11/2009

LA MEDITATION EST OPPOSEE A L'AMBITION.

LA MEDITATION EST OPPOSEE A L'AMBITION.

Méditer, c'est s'assoire ( au sens propre ou figuré ). Méditer, c'est renoncer, pour un moment, à se cramponner à ce qui est matériel.

Méditer, c'est abandonner, au moins pour un instant, l'obsession dualiste, l'obsession de tout séparer entre le "bon" et le "mauvais".

Méditer, c'est renoncer à avoir envers la spiritualité une attitude arrogante. C'est renoncer à apparaître comme quelqu'un de sûr de soi. C'est adopter une attitude dépourvue d'ambition, de revendication.

Pour cela, le meilleur moyen est de refuser d'employer des techniques de méditation, des rituels. Si méditer implique un effort de pensée, alors ce n'est pas une méditation!

L'ambition conduit inévitablement à la recherche de procédés sophistiqués, à des efforts de réflexions, à des détours dans lesquels on risque de s'égarer.

L'ambition amène à se nourrir de toutes sortes d'espoirs séduisants qui nen sont que chimères.

L'ambition amène au jugement. Le jugement conduit au tri des pensées, des actions que l'on voit se dérouler. La pratique de la méditation demande que l'on abandonne cette obsession du tri, de la catégorisation entre "bon" et "mauvais".

Cette catégorisation des pensées et des actions conduit à l'irritation, à la colère, à la haine. La méditation doit être considérée comme un moyen de prendre ses distances avec cet état d'esprit.

La véritable méditation est impossible sans désintéressement.

Je vous invite à réfléchir sur un extrait de l'Enseignement. Voyons ce que le Père ANTOINE dit dans le chapitre " L'IMPORTANCE DE LA PENSEE":

" Si une pensée soudaine nous rappelle un acrte commis autrefois avec plaisir, cette pensée fait surgir de nouveau le mauvais fluide et sans nous en apercevoir, nous allons à la dérive vers les ténèbres; nous accumulons autour de nous un fluide matériel et nous devenons bien malheureux, sans toutefois en connaître la raison: paresseux, sans courage ni dévouement, nous ne nous sentons plus anilmés du bien. Soyons toujours prêts à analyser nos pensées; toutes celles qui se reportent dans le passé nous causent toujours une peine, elles nous engourdissent, nous rendant incapables d'accomplir nos devoirs; si le lendemainb nous prions pour avancer, serons-nous à même de repousser de plus mauvaises encore, que celles-ci feront naître contre ceux qui servent d'instrument à notre progrès ? Aurons-nous la force de résister aux tentations et de rendre le bien pour le mal ? non notre manque de foi nous aura mis hors du combat et notre être ayant puisé dans les ténèbres, en subira les conséquences."

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24/11/2009

VERVIERS: PHOTO PRISE LORS DE L'INAUGURATION DU TEMPLE ANTOINISTE.

VERVIERS:

PHOTO PRISE LORS DE L'INAUGURATION DU TEMPLE ANTOINISTE.

1191463

 PUISE DANS:

http://antoinisme.blogg.org/

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23/11/2009

DEVELOPPEMENT SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

DEVELOPPEMENT

SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin.

Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain"

Vous croyez peut-être que je vais vous faire une dissertation ou un réflexion de mon cru. Non, les réflexions ( ou les "développements" ) à ce propos, je les ai trouvées dans le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ?":

" Celui que nous dison notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah ! si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance , n'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

   Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

  La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. Ah ! pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu'Il nous délivre de nos souffrances alors que c'est Lui qui est en nous qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s'y refuse. Nous ne souffrons donc qu'au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C'est la raison pour laquelle il a été révélé que l'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde, c'est-à-dire que nous aimons par notre amour tout opposé à la réalité"

19/11/2009

NOUVELLES REFLEXIONS SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

NOUVELLES REFLEXIONS SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

"Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir. Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire"

Le sage n'affirme aucun dogme à propos de la façon dont il devrait se comporter avec autrui. Et, réciproquement, il ne doit attendre de la part d'autrui rien de préétabli, rien d'obligatoire.

Donc, en ce qui concerne la morale, l'attitude religieuse, il ne doit pas essayer de modifier les autres à son image sous le prétexte qu'ils ne correspondent pas à un moule, le moule en question n'étant rien d'autre que nos propres certitudes.

Ceux qui se comportent de ctte manière, c'est tout simplement parce qu'ils doutent au lieu d'avoir la foi véritable. Pour étouffer leurs doutes, pour se rassurer sur ce qu'il croit être leur foi mais qui n'est en réalité que de la croyance, ils essayent d'utiliser les autres.

Le sage ne doit pas se préoccuper de convertir à tout prix. Le sage doit respecter la façon de vivre et de croire d'autrui.

Au contraire, il devra toujours considérer les autres comme autant de miroirs de lui-même et se remettre en question au vu des pratiques d'autrui.

Chercher à tout prix à convertir, c'est chercher à se fabriquer un territoire dont on deviendrait le maître. Sur le plan de la morale, il ne peut exister aucun territoire dont on serait propriétaire.

C'est ainsi que, très naturellement, nous débouchons sur le troisième principe.

09:30 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2009

LA FRIVOLITE.

 

LA FRIVOLITE.

 

 

Selon les dictionnaires: « Tendance qui consiste à changer trop facilement d'opinion, de décision, de sentiment ou de comportement. » Donc, nous sommes dans le domaine de la versatilité, dans l'émotionnel pur, dans la superficialité, dans l'inconstance: inconstance de goût, d'humeur, de tempérament, de volonté ( on pourra souvent dire que les inconstants au lieu d'être pourvus de volonté sont des velléitaires ).


La frivolité, c'est également et avant tout, un état d'esprit qui fait que l'on accorde prioritairement l'attention à des actions mentales, matérielles ou physiques superflues, sans intérêt réel. La frivolité nous empêchera de voir ce qui se passe réellement autour de nous. On pourrait dire, plus méchamment, nous permettra de ne pas voir ce qui se passe.


Les gens frivoles, superficiels accordent une importance capitale au « paraître », à l'apparence pour soi et pour les autres.


Faire montre de frivolité, de superficialité, c'est ne rien prendre au sérieux. C'est en fin de compte faire preuve d'égoïsme, d'un manque de compassion.


Le Père ANTOINE s'est penché sur le sujet, notamment dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »: 


« Quand certaines pensées nous procurent de l'agrément dans ce qui flatte nos faiblesses et nous porte à les assouvir, nous pouvons trouver sublime, comme l'a dit D., ce que nous regardons avec les yeux de la matière. Mais il en est de cette satisfaction comme de tous les plaisirs passagers. Des enfants en bas âge sont satisfaits d'un rien, alors que d'autres plus âgés, plus sérieux et plus raisonnables demandent plus et mieux. »

Toutefois,il faut bien reconnaître que les personnes qui prétendent n'accorder aucune importance aux apparences font souvent preuve d'hypocrisie. Ces personnes chercheraient ainsi avant tout à tenter de prouver leur absence de frivolité, de superficialité. Attention: prétendre n'accorder aucune importance à l'apparence, voire même la mépriser pourrait bien être une façon d'apparaître , de se distinguer facilement de la masse! On doit, au contraire, craindre que les personnes qui présentent comme une vertu leur manque total de superficialité, de frivolité devraient en avoir honte. Pour eux, il n'y a aucun espoir d'évolution.


Le frivole veillera à apparaître, à faire belle figure, à créer de la sensation et, réciproquement, il sera sensible à cet aspect des choses chez les autres. Il sera attiré par « le beau plumage » et « le beau ramage ». Voici, toujours dans le même chapitre, ce que le Père ANTOINE dit de ces préférences pas toujours sensées: 


« Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d'amour pour les uns et en manquer pour d'autres, ce n'est pas aimer en réalité, car celui qui possède l'amour vrai ne cesse jamais d'aimer; il affectionne indistinctement les uns et les autres; s'il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n'en dira pas du mal. »

 

Il ne faut pas confondre « frivolité » avec « spontanéité ». Le frivole ne sera pas nécessairement spontané, loin s'en faut. Au contraire, la frivolité impliquera souvent une certaine recherche. C'est logique puisque le frivole accorde une grande importance au « paraître ». La frivolité ne relève donc pas, comme on pourrait peut-être le penser, du naturel, de l'inné. La spontanéité relève du naturel. La frivolité, elle, pousse plutôt, à quitter le naturel. Je vous livre un petit passage de l'Enseignement que l'on peut méditer: 


« Nous devrions toujours agir naturellement, ce n'est qu'en sortant de notre naturel que nous nous égarons; nous nous éloignons de la vérité, croyant nous en rapprocher. La raison en est bien simple: n'est-ce pas se dénaturer que de ne pas agir naturellement , Ah! Pauvres êtres que nous sommes ! Etudions-nous, voyons si nous ne voulons pas nous persuader que ce qui existe en apparence est au dessus de la réalité, que le mensonge est plus grand que la vérité. C'est toujours la vue d'ADAM qui nous fait prendre le bien pour le mal et le mal pour le bien; elle contrarie la marche de l'épreuve qui doit nous élever, tout en nous détournant de la raison; nous ignorons que c'est en l'interprétant contrairement que nous souffrons parce que nous nous dénaturons. Si l'épreuve nous rend malheureux, c'est parce que nous y voyons le mal tandis qu'elle est un bien. Rendons-nous en compte, nous reconnaîtrons que c'est l'erreur seule qui nous accable; si nous étions instruits de l'efficacité de l'épreuve, nous comprendrions qu'elle fait notre bonheur. »


Pourquoi un tel détour ? Quel est le rapport de ce long texte avec le sujet traité ? Le rapport se trouve dans la dernière phrase: la frivolité n'est en fait qu'un moyen d'échapper à l'épreuve. Par la frivolité, on échappe à l'épreuve en refusant de la voir.

 

16/11/2009

EMOTIONS ET SENTIMENTS.

EMOTIONS ET SENTIMENTS.

Les émotions semblent souvent nous emporter, nous priver de toute volonté. On se laisse facilement submerger par les sentiments, par les émotions.

Les émotions, on peut difficilement les éviter. Un évènement, souvent imprévu, se présente à nous et il est normal qu'il provoque une réaction, une émotion.

Les émotions amènent des sentiments. Les sentiments, ce sont en fait des jugements, négatifs ou positifs. Et cela, il faut essayer de le gérer, sinon nous nous laissons emporter par la "vue du mal". Nous trisquons de "voir le mal" là où il n'est pas ou de "voir le bien" alors que c'est loin d'être le cas.

Peut-on guider ses sentiments ? Peut-on rester maître de ses sentiments ?

Pour la plupart des personnes, les sentiments positifs ne font pas problèmes.

Là où cela devient malsain, là où cela nous fait mal, c'est quand il s'agit de sentiments de peine, de colère ou de peur.

Faut-il absolument refouler les sentiments ? Non, plus haut on ne parlait d'ailleurs pas de refouler les sentiments mais de les gérer.

Cette gestion des sentiments implique qu'on doit les accepter mais qu'il faut réagir et, surtout s'abstenir de jugement.

Retenons bien le cinquième principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vou connaître que je le place sur votre chemin. mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui, il en sera le remède souverain"

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02/11/2009

LA NEGATIVITE ET LES IDEES SUICIDAIRES.

 

NEGATIVITE ET IDEES SUICIDAIRES.


Inévitablement, nous connaissons tous, à un moment ou l'autre, pendant des périodes courtes ou plus longues, l'expérience de la négativité. Chacun de nous connaît des journées creuses où rien ne va.

La négativité est le résultat d'une sorte d'agression, parfois seulement imaginée, du monde extérieur qui nous amène à ne pas aimer la situation dans laquelle on se trouve, à désirer, souvent ardemment mais vainement, que la situation soit différente de ce qu'elle est.

La mélancolie est une manifestation de cette négativité. C'est un état dépressif qui se manifeste même lorsque les évènements vécus sont en principe heureux et agréables. La personne atteinte se sent enveloppée sous une chape de plomb que rien ne peut enlever. La personne mélancolique se sent vide et privée de toute volonté. Il ne prend même plus la peine d'avoir aucune initiative. C'est comme si celles-ci étaient freinées ou annihilées. On se sent comme coupé de la vie, retranché du monde.

Alors, nous percevons tout comme une attaque. Donc, nous nous réfugions dans une attitude de repli sur nous-mêmes, défensive ( au mieux ), ou ( au pire ) offensive. Nous nous renfermons sur nous, nous pensons à protéger tout ce qui est à nous et nous passons à l'attaque ( sournoisement, ou offensivement ).

Ce mode de comportement génère des tensions, des ragots, des médisances, de la calomnie, le mécontentement. Et nous chercherons presque toujours à créer et élargir un cercle de mécontents.

On peut dire que c'est la culture du ressentiment, de l'amertume. A l'origine du ressentiment, de l'amertume, on trouvera toujours cette négativité. On trouvera toujours une blessure ( peut-être seulement imaginaire, mais l'effet est le même ), une violence subie ( qui ne sera parfois qu'une impression de violence, une situation ressentie comme violence ), un affront ( mais la sensibilité est tellement exacerbée que n'importe quoi de bénin peut être ressenti comme affront ).

Celui qui se considère victime ne peut bien souvent réagir car il se sent impuissant. Ce sentiment d'impuissance aggrave la négativité car non seulement on s'estime victime de quelque chose par injustice mais en plus on a une image dévalorisée de soi-même. On ne peut réagir, on ne peut faire que ruminer son amertume et rechercher une vengeance.

Il nous arrivera fatalement de faire supporter aux autres notre négativité. Nous deviendrons ainsi responsables des relations parfois malsaines, souvent médiocres avec autrui.


Il ne sera donc nullement étonnant que nos manques, notre sentiment d'impuissance apparaissent dans notre vie quotidienne et l'empoisonnent, notamment au sein de la famille, sous forme de nervosité, de violence parfois, mais aussi de renoncement, d'inertie, ou d'acceptation de tout.


La négativité fera donc courir des risques divers. Le risque le plus sérieux sera l'isolement social,la dévalorisation de soi-même, dévalorisation accompagnée de tendances suicidaires.


Une personne suicidaire est une personne qui souffre, qui se sent dépassée par les événements.


La première manifestation d'une tendance suicidaire sera d'abord le désir de ne plus se réincarner. C'est certes assez contradictoire de dire cela vu qu'on pourrait penser que le but est, justement, d'arriver au bout du cycle des réincarnations. Mais, nous avons bien dit lorsque le cycle normal est terminé, lorsqu'on a atteint la perfection, qu'il n'y a plus aucune raison pour l'âme de se réincarner!


Ce n'est pas le cas ici! il n'existe pas de critères ou de ressentis particuliers, qui permettent de déterminer notre ancienneté sur Terre, notre nombre de vie ou l'absence de vies antérieures terrestres. Le fait qu'on ne souhaite plus revenir sur Terre la prochaine incarnation n'est que le sentiment d'être mal à l'aise sur un monde injuste et guerrier.


Dire que le monde, que la société actuelle est devenue « guerrière » peut paraître exagéré. Nous sommes en tout cas dans une société de concurrence généralisée, exacerbée. Il n'y a qu'à observer les expressions de la vie courante: ainsi on parlera d'attitude commerciale « agressive ».


Dans la société actuelle, les gens ont la hantise du « déclassement ». Le mot « déclassement » est dans toutes les pensées. Les gens vivent dans une angoisse sourde mais tenace: la peur du « déclassement ». La plupart ont la conviction que personne n'est à l'abri, que tout le monde ( et d'abord soi-même ) risque à tout moment de subir un déclassement: risque sur l'emploi, le salaire, la position sociale, la considération des proches...


Cette hantise du déclassement est devenue source de négativité. Paradoxalement, cette négativité est devenue la source d'énergie majeure de la vie sociale: on n'agit plus tant pour progresser que pour ne pas être déclassé: dès lors, parfois, tous les coups sont permis! Dans cette optique, l'anxiété est poussée à son paroxysme. Elle est devenue source de concurrence et de frustrations.




Les suicidaires ne décident jamais par avance d’abréger leur existence par le suicide. Si cet évènement intervient c’est que les choses ne se seront pas déroulées comme prévu. Ils recourent à cette solution parce que la vie incarnée est plus lourde à porter que prévu , et puis les malheurs de l’ existence ne sont pas programmés et nul ne peut prétendre être certain de pouvoir toujours affronter la réalité lorsque celle ci prend mauvaise tournure.


Une mauvaise lecture ou une lecture superficielle de l'Enseignement pousse parfois à penser qu'il y a de la négativité dans l'Antoinisme, que l'Antoinisme est pessimiste. On citera souvent, en exemple, ce passage du chapitre « REINCARNATION »:


« Ah! Quand pourrons-nous nous éveiller, quitter l'affreux cauchemar de l'incarnation ? »


Voilà la phrase qui m'est souvent citée pour me démontrer le fait que l'Antoinisme serait basé sur un pessimisme ambiant. Il faut bien relativiser et resituer ce passage qui vient après toute la révélation sur la réincarnation. Il s'agit de bien expliquer que le principe des réincarnations multiples et successives aura un jour une fin. Que ce cycles de réincarnations a un but: l'éveil final et la fusion dans la divinité. On n'est donc pas condamné à un cauchemar perpétuel. Dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE? », nous trouvons, en écho de qui vient d'être dit, la conclusion suivante: 


« A mesure que nous traversons les tissus de matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'on jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU. » Voilà une autre façon, certes moins brutale, de dire lamême chose.


Nous trouvons aussi le début du chapitre « LA CHARITE MORALE »: 


« ...Ici-bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique... »


Certes, on parle de « tribulations et de vicissitudes » qui semblent être la définition de monde. Mais il ne s'agit rien d'autres que des épreuves rencontrées. Et c'est l'occasion d'une mise en garde: il faut se défaire de l'hypocrisie ( « parler de la morale » ) mais de mettre celle-ci comme fondement de notre vie. Nous sommes donc loin de prôner une fuite devant les ennuis!


Il y a aussi, à la fin de ce chapitre, un très beau passage qui nous montre un vissage résolument optimiste de l'Antoinisme: 


« ...nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie, qui fera comprendre à l'un comme à l'autre que la vie spirituelle est la seule vie, que le monde corporel n'en est que le reflet, une illusion, une chimère bien misérable. Nos souffrances nous permettent, par contraste, de mieux savourer le bonheur; n'est-ce point dans les grands froids de l'hiver, au milieu de la neige et des glaces, que nous apprécions surtout les joies de l'été ? Nous disons souvent aux heures ensoleillées : Il fait doux aujourd'hui, le beau temps! C'est alors que nous nous souvenons du mauvais et nous établissons une comparaison. »


Une leçon à tirer: les chocs de la vie sont autant de points de rupture avec le passé, avec les illusions, avec les erreurs de compréhension. Ces chocs de la vie nous aident à nous éloigner de ce qui est accessoire pour accorder de l'importance uniquement à l'essentiel. C'est chaque fois l'occasion de s'interroger sur le sens de l'existence. Une fois cet état d'esprit adopté, on en sort avec davantage d'énergie, de force morale et de courage.


Que penser dès lors des frères qui n'ont pas eu cette force devant une masse d'épreuves qu'ils n'ont pu surmonter et qui les a amenés à quitter le monde volontairement et prématurément, par le suicide. Gardons-nous de juger. Faisons profit de ce passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 


« Juger les actes d'autrui avec malveillance, y voir l'injustice est une erreur; c'est plutôt nous qui nous trompons mais notre peu d'avancement nous empêche de reconnaître la réalité. »

 


 



 

 

 

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