28/12/2009

SUR "LA PLENITUDE D'ÊTRE": Réflexions n° 1

 

SUR « LA PLENITUDE D'ÊTRE » :

REFEXIONS N° 1.

L'article précédent peut sembler trop philosophique et éloigné de la simplicité de l'Antoinisme. Il n'en est rien: le sujet n'est pas si complexe et il touche au coeur de l'Enseignement Antoiniste. Il nécessite cependant des compléments de recherches. Ainsi, cet extrait de l'article précédent:

«  Tout d'abord, chaque homme peut être considéré comme un "DIEU en devenir" et l'essence de DIEU est présente dans toutes les essences. Ce qui fait la supériorité de l'essence de l'homme, c'est qu'il en est conscient. C'est la notion de l'immanence de DIEU. D'autre part, DIEU est le modèle et la source de toutes les essences. C'est donc vers Lui que l'homme tend par son progrès moral. »

Nous touchons ici à la double nature de DIEU: son immanence ( c'est-à-dire sa présence au sein de chaque homme – chaque homme étant en quelque sorte « DIEU en devenir » ) et sa transcendance ( c'est-à-dire son existence en tant qu'essence de tout, modèle de tout et but de tout ). C'est une vue qui s'écarte de la notion traditionnelle de transcendance qui ne conçoit DIEU que comme une entité supérieure à tout, omnisciente, omnipotente par opposition aux hommes.

La notion traditionnelle de transcendance pousse trop facilement les adeptes à tenter de le rejoindre via le mysticisme, voire la complaisance au martyr. On voit les extrémités auxquelles cette complaisance pousse certains, la recherche de la mort par le terrorisme!

Notre conception de DIEU , son immanence couplée à son état d'essence absolue, nous fait croire que ce n'est pas par le mysticisme qu'on le rejoindra mais par notre façon de nous comporter vis-à-vis de nos semblables. J'ai trouvé un passage intéressant dans le chapitre « DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE »: 

« Disons-nous bien, mes enfants que nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, en nous efforçant d'aimer. DIEU n'est pas là où nous Le croyons, Il est en nous-mêmes. Il nous dispense l'amour, Il est l'amour Lui-même. Aimons alors notre prochain par Lui. Par notre foi nous comprendrons le but de la vie, nous saurons tout, nous pourrons résoudre le grand problème de l'existence. »

Voilà qui est clair. Clair...mais pas toujours facile à mettre en oeuvre. D'autant plus que l'Auréole de la Conscience nous propose encore bien davantage: 

«  ...c'est de la foi que naît l'amour: l'amour qui nous montre dans nos ennemis DIEU Lui-même; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU... ».

Il est parfois déjà si difficile de montrer de l'amour à un proche. Qu'arrive-t-il si on n'en est pas capable. Lisons la suite du chapitre: 

«  Il arrive que nous n'avons pour certaines personnes que de l'indifférence. Qui en souffre si ce n'est nous-mêmes, puisque l'amour est indispensable pour être heureux ? Méditons cette question et nous trouverons pourquoi nous sommes si souvent chagrins. Nous pouvons être parfois éprouvés par les efforts que nous faisons pour atteindre l'amour; mais si on l'obtenait plus facilement, aurait-il de la valeur ? J'ai dit souvent que si l'on pouvait se procurer de l'or aussi facilement que le sel, il n'aurait pas plus de valeur que celui-ci. »

Suivent alors une série de considérations et de recommandations:

«  Nous devrions toujours penser que nous devons aimer pour nous acheminer plus sûrement vers la vertu, vers le bonheur. Ne nous défions jamais que de nous-mêmes; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité. »

Voilà, direz-vous une bien longue digression. Ce n'est pas une digression. Dans ce dernier paragraphe, le Père ANTOINE nous démontre à quel point l'amour qui nous est demandé est lié à la foi qui est nécessaire. En somme, la foi est nécessaire pour pouvoir manifester de l'amour et, en revanche, l'amour entretient la foi.

Et, à présent, nous arrivons à la conclusion du chapitre: notre conception de la transcendance. Toutes ces difficultés rencontrées dans l'exercice de l'amour sont les épreuves qui nous mènent au chemin vers le DIEU, modèle de tout, source de tout et essence de toutes les essences: 

« A mesure que nous traverserons les tissus de la matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'un jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de DIEU »

Voilà, résumée en une phrase, notre notion de la transcendance de DIEU et notre conception de la vie.

Cela peut être complété par cet extrait du chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. »: 

« Quand nous comprendrons DIEU, nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu'Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. De là, nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès; l'humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s'amélioreront. »

Mais, nous ne pourrons sans doute vraiment « comprendre DIEU » que lorsque nous l'aurons rejoint.

18:17 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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