11/01/2010

MODESTIE, HUMILITE, FAUSSE MODESTIE ET ORGUEIL.

 

FAUSSE MODESTIE: DEBUT OU PARAVENT DE L'ORGUEIL.

La modestie et la discrétion sont deux qualités enseignées depuis la plus tendre enfance. Elles sont considérées comme des qualités nécessaires à la vie en communauté, à la bonne entente. Tout le monde aura déjà pu être irrité par l'éducation donnée par certains parents: les louanges systématiques envers de petits enfants chez qui on découvre les qualités de futurs EINSTEIN!

On recommande donc toujours la modestie. Mais que signifie « être modeste ». Le véritable modeste ne pratique pas le « complexe de l'estrade ». Le véritable modeste ne cherche pas à se couvrir lui-même de lauriers. Le délinquant, voire même le criminel, s'il parvient à échapper à la Justice, écrira ses mémoires, sera l'hôte des journaux écrits ou télévisés, alors que le véritable homme de bien sera plus modeste. Il ne se précipitera jamais vers les micros et les recherchera encore moins !

Lorsqu’on lui fait l’honneur de remarquer ses talents, un élan d’humilité le pousse souvent à minimiser ses mérites. Tous, nous avons au moins une fois prononcé ces paroles “Oh ! Tu sais, ce n’était pas grand chose”.

Le sentiment que l'on peut avoir de l'importance de soi-même est pourtant un sentiment ambigu: ce sentiment est parfois considéré comme un leurre provoquant beaucoup de souffrance à soi-même et à autrui. En revanche, on peut aussi dire que l'être humain ne chercherait jamais à s'améliorer moralement s'il n'avait le sentiment de cette importance de soi-même. Comme toujours, sur une même palette, en parlant d'une attitude, on peut glisser facilement d'un extrême à l'autre.

Et bien même si cette attitude paraît, au premier abord, saine et naturelle, si l'on examine un peu plus loin, on pourra s'apercevoir qu'elle n'est pas toujours aussi vertueuse que cela. Cette modestie pourrait n'être que de la fausse modestie et la fausse modestie est le début de l'orgueil.

Un excès de modestie n’est rien d'autre que de l’orgueil déguisé. En minimisant ses mérites, on ne fait que grandir ses talents et on y ajoute même une qualité: cette fameuse modestie. Une telle retenue peut même se révéler indécente. A force de refuser les éloges, on finit par devenir un monstre d’orgueil.

Il faut apprendre à accepter les compliments. Il faut donc accepter ceux-ci avec une véritable honnêteté et faire preuve d'une authentique modestie. Il faut apprendre à recevoir les éloges quand ils sont mérités. Lorsqu'on a accompli un beau travail ou une bonne action et que l'on en est louangé, il faut savoir accepter ceux-ci mais sans tomber dans le travers de l'auto-satisfaction. Il faut remettre « les pendules à l'heure ». Il est rare qu'une bonne action ait pu être accomplie, qu'un beau travail ait pu être réussi sans que l'on ait bénéficié, même de façon très minime, de l'aide ou de l'exemple de quelqu'un.

Il faut bien distinguer l'humilité réelle de la « fausse modestie ». Celle-ci simule, « singe » l'humilité souvent pour susciter les éloges. Au contraire, l'humilité consiste à être bien certain de tout en admettant que l'on n'y est en fin de compte pas forcément soi-même l'unique responsable.


C'est donc un comportement, une tournure d'esprit qui fait qu'on ne se place pas au-dessus des autres, tout en étant bien certain de ses propres capacités et mérites.

19:04 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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