15/01/2010

CONSEQUENCES DE LA FALSIFICATION DE LA NATURE.

 

EXTRAIT DU CHAPITRE

«  COMMENT NOUS NOUS FALSIFIONS LA NATURE ».

 

Deux petites remarques: la première pour rappeler que ce chapitre est en réalité la reponse à une question fréquemment posée au Père ANTOINE («  y a-t-il un régime diététique à suivre, recommandé par le Père ?»); la seconde, comme bien souvent le Père, dans son développement semble parfois s'écarter du sujet, mais c'est souvent pour mieux y revenir par la suite et puis, un sujet abordé permet souvent de faire le point sur d'autres questions. En fin de compte, beaucoup de choses, parfois apparemment lointaines, sont liées.

 

Autre remarque sur le libellé du titre. Ce n'est pas « Comment nous falsifions la nature » ( encore que le Père développe le sujet ), mais « Comment nous nous falsifions la nature »: en falsifiant la nature, l'homme falsifie aussi la sienne propre.

 

«  Nous avons, par l'intelligence, abusé de toutes choses et falsifié à tel point la nature que nous préférons maintenant la falsification à la réalité, nous y sommes si bien habitués que tout ce qui est réel nous est insupportable. C'est la raison pour laquelle j'ai révélé que l'intelligence ne peut supporter la réalité. Je suppose que nous ayons du vin à volonté et que nous en prenions pour nous désaltérer, nous aurons toujours soif de vin et jamais d'eau, celle-ci ne pourrait nous être agréable; pourquoi ? Parce qu'elle est pure. Il en est de même pour tous les aliments, nous préférons même pour leur préparation les personnes qui savent le mieux nous les falsifier. Aucun aliment ne paraît à notre table sans avoir subi quelque falsification, le goût du naturel nous est insupportable. »


Cela correspond bien à mon préambule. Maintenant, première apparente digression: le Père se rapporte au principe de la réincarnation. Ce principe éclaire, ici aussi, sa position:


« Ne nous sommes-nous pas déjà demandé pourquoi et comment ces pensées nous arrivent ? Il n'est pas difficile de nous en rendre compte: si notre évolution s'accomplit par une succession d'existences, nous en traversons certainement où nous avons d'autant plus de facilité de nous procurer le nécessaire que nous en avions moins dans l'existence précédente. N'en avons-nous pas abusé ? Il est vrai que le milieu où nous renaissons n'est pas souvent plus élevé et qu'il nous donne l'éducation en rapport avec son degré d'évolution, l'intelligence seule s'y manifeste pour tout et c'est même une bien grande réjouissance pour des parents que leurs enfants en soient largement doués. »


Autre digression apparente: le Père profite de sa réponse pour aborder la question de l'éducation des enfants:


« Il arrive souvent que lorsque ceux-ci sont devenus adultes les parents se reposent entièrement sur eux, ils leur accordent toute leur confiance et renoncent à leur autorité parce que le développement intellectuel de leurs enfants dépasse le leur ! Cela se conçoit aisément chez les personnes qui n'ont pas encore compris le but de la vie et ignorent ce qui peut vraiment nous ranimer. »


Mais ce n'était qu'une digression apparente. Il revient au rôle de l'intelligence pour l'homme, à son utilité certes indéniable mais aux risques qu'elle fait courir. C'est ainsi que nous en revenons aussi à la falsification de la nature ( grande découverte de l'intelligence ):


« En effet, l'intelligence des enfants permet de mieux trouver les moyens de jouir de l'aisance , qui est toujours un bonheur matériel; ils facilitent celle de leurs parents en faisant connaître des choses qu'ils ignorent pour dénaturer d'autant plus tout ce qu'ils croient rendre plus agréable. Mais c'est en dépassant la mesure du nécessaire que nous nous dénaturons, or, nous le savons, si nous falsifions les aliments, c'est toujours de manière à les rendre plus excitants, ce qui fait que nous en abusons, car nous en prenons plus que la faim et la soif ne l'exigent, nous nous développons ainsi des besoins factices par l'imagination due à notre intelligence qui nous tente à l'excès. »


Maintenant, nous comprenons aussi le libellé du titre ( «  Comment nous nous falsifions la nature » ):


«  Nous lui obéissons avec plaisir pour la satisfaction qu'elle nous procure, tout en ignorant que les pensées qu'elle nous suggère sont à notre détriment, que c'est en l'écoutant que nous nous détraquons tous les organes et que nous abrégeons insensiblement notre existence. »


Enfin, en conclusion, en falsifiant la nature, nous falsifions non seulement notre nature physique mais aussi notre nature morale:


« Je vais peut-être vous étonner si je vous dis que tous nos défauts, voire la plus grande méchanceté, ne sont que la conséquence de ce que nous absorbons. N'avons-nous pas révélé que toute chose a son fluide ? Mais dans les fluides il y en a de bons et de mauvais. N'entendons-nous pas dire souvent par des hommes qui se sont acquis de nombreuses connaissances que certaines plantes possèdent des propriétés qui remédient à ce que d'autres peuvent avoir abîmé ? La science ne nous a-t-elle pas fait reconnaître que toute plante a sa vertu ? Tous nos défauts ne sont dus qu'à des substances que nous avons falsifiées, croyant alimenter mieux notre corps. C'est ainsi que nous nous sommes dénaturés. »


 

18:09 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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