24/01/2010

EXISTE-T-IL UNE DICTATURE DE L'EMOTION ?

 

EXISTE-T-IL UN DICTATURE DE L'EMOTION ?


Nous avons tendance à être submergés par nos émotions. Nous sommes en permanence soumis à des émotions. On s'acharne d'ailleurs en permanence à solliciter nos émotions, à les provoquer.

Certains appellent même cela la dictature des émotions. Le mot « dictature » est peut-être exagéré. En tout cas nous sommes sollicités en permanence: la radio, les journaux, les journaux télévisés, les émissions spéciales les « téléthons » et autres émissions de « charité ». Dans beaucoup de cas, il n'est pas exagéré de parler du business de la charité.

Doit-on cependant rester sourds et aveugles ? Non, il y a des situations où en regard de l'excès de souffrances, de malheurs subis par certains, la compassion s'impose naturellement. On ne peur pas rester sans compassion devant l'accumulation de malheurs subis par certains.

On trouve bien des gens qui estiment qu'on en fait parfois trop, qu'il ne faut pas se laisser submerger par ses sentiments. En fait, ces personnes refusent d'apparaître trop humains, redoutent même d'apparaître trop humains. Dans leur esprit, l'humanité ne serait en fin de compte qu'une preuve de faiblesse!

Ils oublient trop facilement qu'il faut laisser la compassion parler, se manifester spontanément. En effet, la souffrance finit bien par traverser toute vie humaine. La souffrance, c'est ce qui fait apparaître justement notre fragilité. Notre fragilité est blessée. Nous sommes d'ailleurs blessés par le simple fait que, un jour ou l'autre, nous ne pouvons plus cacher cette fragilité. Aussi forts nous croyons être, aussi faibles, du jour au lendemain, nous apparaissons. Et, nous restons sur le bord du chemin, vulnérables et impuissants.

Je ne puis m'empêcher de vous livrer un petit texte du Père ANTOINE, puisé dans le chapitre « LE MALHEUR DE L'UN FAIT SOUVENT LE BONHEUR DE L'AUTRE »: 

« Que de faux pas ne faisons-nous pas à cause de notre ignorance qui nous fait tout interpréter contrairement ! Ne serions-nous pas trompés d'une autre façon chez les gens les plus honnêtes, si nous nous laissions surprendre par le doute ? N'est-ce pas nous-m^mes qui nous trompons ? Je le répète, n'oublions pas que tout effet a une cause, chaque fois que nous nous rendrons la peine de la chercher, nous la découvrirons en nous. »

15:48 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.